II. NONA, N0NAGIUM, droit curial. Voy
N'eufme.
NON ANTULA (Abbaye de). Celte abbaye fut fondée vers 752 par Anselme, duc de Forojulium, dans le Modénais. Anselme s'étant rendu à Rome , le pape Etienne l'admit dans l'Ordre
de Saint-Benoit, et le nomma abbé de son couvent. L'abbaye fut plus tard enrichie par les donations d'Âstolphe, roi des Lombards, parent d'Anselme, et par celles de ses successeurs ; ce qui lit que dans très-peu de temps il s'y trouva onze cent quarante-quatre religieux. Voy. D. Mabillon, Annal. Ordin. S. Benedicti , t. II. Gaet. Moroni, au mot Moderna. Le Diction, de la théol. cathol.
NONCE (Suncius), terme qui signifie en général tout ambassadeur, et plus spécialement l'ambassadeur que le Pape envoie vers un prince ou un Etat catholique, ou qui assiste de sa part à une assemblée de plusieurs ambassadeurs. Avant le concile de Trente , les nonces connaissaient en première instance des causes qui sont de la juridiction ecclésiastique; depuis ce concile, ils ne peuvent être que juges d'appel des jugements rendus par les ordinaires des lieux soumis à la discipline des décrétales et du con- -cile de Trente. Dans les royaumes qui n'y sont pas soumis, les nonces n'ont aucune autorité ni aucune juridiction, et ils sont regardés comme de simples ambassadeurs. Le P. Thomassin parle des anciens apocrisiaires, et dit qu'ils étaient ce qu'ils sont aujourd'hui. Les notices, en France, sont dans l'usage de faire les informations de vie et mœurs des ecclésiastiques nommés aux évéchés et archevêchés. Dans une réponse aux éveques d'Allemagne, Pie VI démontre que le Saint-Siège a le droit d'envoyer partout ou il le juge convenable , dans tout l'univers catholique, des nonce» soit ordinaires, soit extraordinaires, jouissant d'une juridiction stable; que jamais personne n'a refusé au Pape le droit d'envoyer des nonces dans les cas extraordinaires ; que le droit d'envoyer des nonces ordinaires, jouissant d'une juridiction stable, est fondé sur la primauté divine du Saint-Siège; que les Papes ont toujours exercé ce droit depuis le commencement de l'Eglise jusqu'à nos jours, et que ce droit a été reconnu par les conciles, les évéques, et même les puissances civiles. Voy. Conc. Trid., sess. XXIV, cap. xx , de Reform, Les Mém. du clergé, tom. VII, p. 1427 et 1428. Thomassin, Discipline de F Eglise . art. II, l. I, ch. L, LI. Richard et Giraud. .'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. laet. Moroni , vol. XLVIII, p. 151-168.
NONCIATURE; c'est la fonction du nonce.
On le dit aussi du temps que cette fonction dure, et de la juridiction du nonce. Il y a quatre nonciatures cardinalices, c'est-à-dire qui conduisent directement au cardinalat ; c est Paris, Madrid, Lisbonne et Vienne en Autriche. Le concile de Trente a restreint le pouvoir des légats et des nonces apostoliques. Compar. Nonce.
NONE (Non«), en terme de bréviaire , signifie la dernière des petites heures canoniales qui se disent avant vêpres. Elle répond a trois heures anrès midi.
NONES (Sonee), terme du calendrier romain. Le mot de nones vient de ce que le jour des nones était neuf jours avant les ides, et pouvait s'appeler nono idus. Les nones sont le cinquième jour des mois de janvier, février, avril, juin, août , septembre, novembre et décembre * et le septième jour des mois de mars , mai, juillet et octobre , parce que ces quatre derniers mois ont six jours avant les nones, et les huit autres en ont quatre seulement. Voy. Bergier, Dirtmn. de théol., art. Heures canoniales. D. Macri Hierolexicon, ad voc. Home canomcjs. Compar. Heures canoniales.