‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 438 sur 1294 · NOIR · texte numérisé non relu

NOIR

XOLT

siècle, a donné : R. P. Ludovici Nogueira, Lusitttni wàei.Jes. theoloyi, Expositio Bullœcruciata Lasitanur evncrsstr ; Coloma Agrippinœ , 1692, in -fol.; on trouve dans ce commentaire une foule d'autorités du droit canonique concernant les indulgences , les absolutions , les réserves , les interdits, les censures et autres matières semblables. Voy. le Joum. fies Savants, 4693, p. 107, 1" édit., et p. 80, 2« édit. Richard et Giraod.

NOGUERÀ (Jacques ou Diego de), doyen de l'Eglise de Vienne, en Autriche, né en Espagne, virait au xvr siècle. On a de lui : De Écclcsia Ckrnhab hcereticorum conciliabulis dignoscenda : m, in-fol. Voy. Nicolas- Antonio, Biblioth.

NOGDIER (François), a publié : Histoire chronologique de i'Éghte et des évëques et archevé- Ques d'Avignon ; Avignon , 1659. Voy. le P. Le Long, Hibuoth. histor. de ta France.

NOHAA, quatrième fils de Benjamin. Voy.

I Paralip., vm, 2.

HOHESTA , fille d'Elnathan et mère de Joachirn. roi de Juda. Voy. IV Rois, xxrv, 8.

HOHESTAN , nom qu'Ézéchias, roi de Juda, donna au serpent d'airain que Moïse avait élevé dans le désert, et qui s'était conservé jusqu'à cette époque parmi les Israélites. Voy. IV Rois, xnii.

I HOIR (Jean LE), chanoine théologal de Séei, né à Alençon en 4622, mort à Nantes l'an 161/2, acquit une certaine réputation comme prédicateur; mais, comme il était janséniste, il étoit vu d'un mauvais œil. 11 s'attira , en outre, de fâcheuses affaires par sa hardiesse à reprendre la doctrine et la conduite de ses supérieurs. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Sermon sur in prédestination des tamts : 1630; — 2<» une traduction de l'Echelle du cloitre , ouvrage attribué à saint Bernard; — 3° Les Avantages incontestables de rÉ'jlise sur les calvinistes; Paris et Sens, 1673, io-12; — K»Les Souvelles Lumières politiques ou f Évangile nouveau; 4676 et 4687, in-12; ouvrage réimprimé sous ce titre : Politique et intrigues de la cour de Home; 4696, in-42; — j° L' Évéque de cour opposé" à Vévéque apostolique; Cologne, 1682, 2 vol. in-12; — 6» Lettre à «*• la duchesse de Gtuv sur le sujet de l'hérésie de la domination epticripale qu on établit en France; 4679, io-12; ouvrage qui a été mis à Y Index par un décret daté du 26 juin 4684. Voy. les Mém. du i<-y/iM. Morén, édit. de 1759. Richard et Giraud. Feller.

II • HOIR (Jérôme LE), de l'Ordre des Augustins, né à Fossano, en Italie, vivait au xvi* siècle.

II m publié un Traité de f* adoration de Jésus- Christ dans f Eucharistie . et contre les Vaudois; 1500,

III. HOIR (Pierre LE), dominicain allemand. Voy. Niger , n« II.

IV. HOIR (Raoul LE), moine de Saint-Germer, florissait vers l'an 4457. On a de lui vingt livres de Commentaires sur le Lévi tique ; ils ont été insérés dans la dernière Bibliothèque des Pères.

H0IRM0UTIER (Sigrum Monasterium) , ile de l'Océan occidental sur la côte de France , au diocèse de Luçon , s'appelait autrefois Her, Herto, //en ia, lie- Dieu {Insula Dei). Saint Filbert ayant été chassé de son monastère de Jumiéges par saint Ouen, trompé par Ébroïn, maire du palais, se retira dans le Poitou, où il fut bien accueilli par Ansoald , évéque de Poitiers, qui lai donna un asile dans l'île de Her. Le saint y bnda, vers l'an 674, un monastère qu'on appela

Hermoutier, puis par corruption Noirmoutier. Lors de l'invasion des Normands en 834, les religieux de cette abbaye errèrent dans diverses

[irovinces, nuis ils s'arrêtèrent à Tournus, sur a Saune. Ils conservèrent cependant leur ancienne maison de l'ile, où ils avaient un prieuré conventuel. Au xn» siècle, les moines de Citeaux, venus du monastère de Buzai, près de Nantes, s'établirent dans cette ile, et c'est à cause de leur robe blanche que l'abbaye de Notre-Dame, située dans l'Ile de Noirmoutier, fut appelée Abbaye- Blanche. Le nom d' Ile-Dieu donné à cette ile lui venait de ce que les moines qui y demeuraient vivaient dans une grande sainteté. Voy. La Martinière, Diction, géoqr. La Galtia Christ., tom. II, col. 4425 et 4440, nov. edit. Richard et Giraud. Compar. Filbert. N0LASQUE. Voy, Pierre Nolasque.

N0LDIUS (Chrétien), protestant, né à Hoybia, en Scame, l'an 1626, mort à Copenhague en 4683, fut ministre et professeur de théologie dans cette dernière ville. Ses principaux ouvrages sont : 4° Concordantiœ partkularum hebrato-chaldaicarum ; ouvrage justement estimé , et dont la meilleure édition est celle d'Iena , 4734, in-4°; — 2° Historia Idumara, seu de vita et gestis Herodum diatribe; — 3° Sacrarum Historiarum et antiquitatum Synopsis ; — 4e Leges distinguendi, seu de virtute et vitio distinctionis ; ouvrage mis à V Index par un décret en date du 40 juin 4659; — 5° une nouvelle édition de l'historien Joseph. Voy. l'abbé Ladvocat, Diction, hist. portât. Witte," Dt'ar. biagraph., tom. I. Freher, Théâtre, p. 649. Richard et Giraud. Feller, liioar. univers.

N0LE (Nota), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Naples, située à trois lieues du mont Vésuve. Son premier évéque, saint Félix, siégeait au m* siècle. Voy. Ughelli, Italia Sacra. tom. VI, p. 242. Richard et Giraud. GaeU Moroni, vol. XLVIII , p. 70-73.

N0LI (Naulum), petite ville épisc. sous la métropole de Gènes. Elle appartenait au diocèse de Savone, lorsqu'en 1239 Grégoire IX y établit un évéché dans l'église de Saint-Pargoire. Voy. Ughelli, liai. Sacra , tom. IV, col. 1004. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 73-76.

N0LIN (Denis), avocat au parlement de Paris, né dans celte ville en 4648, mort l'an 4710, quitta de bonne heure le barreau pour étudier spécialement l'Écriture sainte. On lui doit : 1" Lettre de N. Indès (anagramme de Denis N.) où t on propose la manière de corriger la version grecque des Septante, avec des éclaircissements sur quelques difficultés; Paris, 1708, in-8«; — 2» Ré-

fonse aux réflexions du P. Tournemine , etc., sur ouvrage précédent, dans les Mém. de Trévoux, janvier 1710, art. IX ; — 3° deux Dissertations : l'une sur les Bibles françaises, et l'autre sur f Éclaircissement de la Dissertation anonyme de l'abbé de Longuerue et des Lettres choisies de Richard Simon touchant les antiquités des Chai" déens et des Égyptiens; Paris, 1710, in-8°; — 3° Lettre sur la nouvelle édition des Septante, par J.-E.Grabe,dans \eJourn. des Savants, Supplém. décembre 1710. Horéri, édit. de 1759. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

N0LTEN (Jean -Arnold), en latin Noltenius,

firo testant, né à Sparemberg, en YVestphalie , 'an 1683, mort à Berlin en 1740, exerça les fonctions de pasteur à Hanovre, professa la théologie à Francfort-sur-l'Oder, et devint, en 1720, chapelain du roi. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 4° De Judiciis sanctorum in mundum et angelos; Brème, 4748, in-4»; — 2» Argumentum pro veritate religionis christianœ; ex miraculis

IN OMB

desumphm; Francfort-sur-l'Oder, 1718, in-4»; — 3» In Prophetiam Ziphaniœ; ibid., 1719-1720, in-4°; — v Sermon* choisis, en allemand ; ibid., 1727, in-4». Voy. le Journ. littér. d'AUrmugne , lom. I. Suj>plém. franç. de Bâte, lom. III. Ricbard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

I. NOM, mis dans l'Ancien Testament sans addition, signifie le nom du Seigneur que Ton n'exprime pas par respect. Le nom de Dieu marque souvent Dieu même, ainsi qu'on le voit au psaume cxxni. Les Juifs pensent que Moïse, les prophètes, Jésus-Christ même, opéraient des miracles au nom de Dieu, dont ils connaissaient la vraie prononciation, qui, selon eux , est oubliée aujourd'hui. Imposer un nom marque l'autorité, soit absolue, comme lorsque Dieu changea les noms d'Abram en Abraham, et de Saraï en Sara ; soit subordonné, comme lorsque Adam nomma Éve et les animaux. Dans l'Exode, Dieu dit qu'il a mis son nom dans l'ange qui, de sa part, parlait à Moïse, pour signifier qu'il regardait comme fait par lui-même ce que ferait cet ange , et comme rendus à luimême les honneurs qui lui seraient rendus. Prendre le nom de Dieu en vain est interposer, fausser, légèrement, présomptueusement le nom de Dieu dans ses discours. Dieu défend aussi de jurer par les noms des idoles, car c'est regarder comme quelque chose ce qui n'est que néant. Connaître qttelqu'un par son nom est une marque de distinction et d'amitié dont Dieu use quelquefois dans l'Écriture. Les rois d'Orient agissaient ainsi envers ceux qu'ils honoraient de leur bienveillance. Le nom se met souvent pour la réputation. Susciter le nom d'un homme mort se dit du frère d'un homme décédé sans enfants qui donne a ceux qui naissent de la veuve de celui-ci le nom de ce frère défunt, et non pas le sien. Effacer le nom de quelqu'un signifie effacer sa mémoire, détruire sa race, ses enfants, ses ouvrages. Un nombre de noms d'hommes se met aussi pour autant de têtes. Voy. Lévitiq., xxiv, 11. Psaume cxxill. Exode, xx, 7; xxiu, 13, 21. Isaïe, xlv, 4. Josué, vi, 27. 11 Bois, vu, 9. Huth,iv,ô, 10. etcApocal., m, 4. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théol. J.-B. Glaire, Le Pentateuque avec une traduct. française et des notes philologiques, etc. Exode, p. 118, not. 3. Compar. Adonaï, Kl. hum, Jehova.

II. NOM DE BAPTEME {Pramomtn), sorte de nom propre que le parrain et la marraine donnent à un enfant quand on le baptise, pour le mettre sous la protection spéciale du saint dont on lui donne le nom ; aussi les catholiques doivent-ils prendre ce nom dans le catalogue des saints de la nouvelle loi. Il est défendu d'admettre des noms profanes, fabuleux, poétiques, ridicules, impies, etc., aussi bienque ceux que l'Ecrit ure attribue particulièrement a Dieu, ceux des idoles et des fausses divinités, ceux de païens, de Juifs, de réprouvés, ou encore des noms de fêtes, ou ceux qui,jointsa d'autres surnoms, pourraient avoir une signification ridicule. Voy. le Sacramentaire de saint Grégoire. Chrysostom., Womt/. Xlll in KpUt. ad Cor. Thiert , Traité de» superstitions, tom. II, 1. I, c. x. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol.

III. NOM DE JESUS. Saint Paul, parlant de Jésus-Christ, dit que t Dieu l'a exalté et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers. » Autrefois nos pères, profitant de la leçon du grand apôtre, ne prononçaient jamais le saint

nect ; il est fâcheux que cette louable coutume se soit perdue parmi nous. C'est au nom de Jésus que les apôtres opéraient des miracles: c'est à lui qu'ils rapportaient toute la gloire de leurs succès; preuve évidente que ce n'étaient ni des imposteurs qui agissaient pour leur propre intérêt, ni des hommes crédules abusés par de fausses promesse*. Dans plusieurs diocèses, on célèbre le 14 janvier une fête ou un oflice particulier à l'honneur du saint Nom de Jésus, parce que le lw jour de ce mois est entièrement consacré au mystère de la Circoncision. Un décret du pape Innocent XIII , de 1721 , ordonna crue dans toute l'Éelise latine on célébrerait la fête du saint Nom de Jésus le second dimanche après l'Epiphanie. Voy. Actes, iv, 3, 8, etc. Philip., ir, 9-10. Bergier. Diction, de théol. Le Diction, de la thétd. catholique. Gaet. Moroni, vol. XLV1II, p. 80-82, où l'on trouve les noms de plusieurs auteurs qui ont écrit sur le nom de Jésus.

IV. NOM DE MARIE, féte on oflice qui se célèbre surtout dans les églises d'Allemagne le dimanche dans l'octave de la Nativité de la trèssainte Vierge Marie, en mémoire de la délivrance de la ville de Vienne, assiégée par les Turcs en 168.1. Ce monument de piété et de reconnaissance fut institué par le pape innocent XI. Voy. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XLVm.p.83-84.

V. NOM DE RELIGION ( Nomen proféssionis monasticœ), nom que prennent beaucoup de religieux et de religieuses en entrant en religion, pour montrer qu ils ont tout quitté, jusqu'à leur nom.

NOMANCE ou NOMANCIE (Onomantia), espèce de divination par laquelle on tire des conjectures sur la destinée d une personne par les lettres de son nom de baptême, séparées, comptées d'une manière superstitieuse, et appliquées quelquefois à des figures bizarres de planètes on d'autres corps.

I. NOMBRE D'OR , appelé aussi Cycle tunmire, appelé chez les Grecs Bnnéadécaétéride , période de 19 ans inventée par Méthon, mathématicien d'Athènes, qui vivait 433 ans av. J.-C. Cette période avait pour but de remettre le soleil et la lune au même point à deux heures une minute vingt secondes près. On croit qu i] fut nommé Sombre d'or a cause de son utilité', ou parce que les Athéniens le firent écrire en caractères d'or dans la place publique. Compar. Cycle.

II. NOMBRE TERNAIRE, nombre qui a toujours été consacré chez les Juifs, les païens et les chrétiens. Les chrétiens l'ont consacré à cause du mystère de la sainte Trinité. Voy. De Vert, Explieat. des cérém. de t Église, t. tu, p. 27. Bichard et Giraud.

NOMBRES, livre canonique de l'Ancien Testament et le IV* du Pentateuque. On l'a nommé ainsi parce que les trois premiers chapitres contiennent le dénombrement des Hébreux et des Lévites, que l'on fit séparément après l'érection et la consécration du tabernacle. Dans les Bibles hébraïques, ce livre porte pour titre Bammidltàr, c'est -a-dire dans le désert , titre qui lui convient d'autant mieux qu'on y trouve les lois données aux Hébreux dans le désert et l'histoire de ce peuple dans le même désert. On voit dans les Nombres ce qui se passa depuis le départ des Juifs du mont Sinaï jusqu'à leur arrivée dans les campagnes de Moab, au delà du Jourdain, c'est-à-dire pendant l'espace de trente-neuf ans. On y voit aussi les guerres faites par Moïse aux rois Séhon et Og, ainsi qu'aux Madiamtrs ; puis diverses lois promulguées par ce grand

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et les châtiments par lesquels Dieu punit les murmures des Juifs. Voy. D. Calmet, Dirtion.de la Bible. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute quelques incrédules qui ont voulu contester l'authenticité de ce livre et soutenir qtTil a été écrit dans les siècles postérieurs a Moïse. J.-B. Glaire, Introd. histor. et oit., etc., tom. II, où l'authenticité des Sombres est établie avec celle des autres livres du Penlateuque; et Les Livres suints vengés, qui défendent la réalité et la véracité de certains récits, tels que ceux du serpent d'airain, de l'ânes*e de Balaam et de l'exterminât ion des Chananéens, contre les attaques des incrédules, des rationalistes et des mythologues modernes.

NOMENCLATEUR (Somenclator), nom donné dans l'Eglise romaine à l'officier qui appelait ceux que le pape invitait à manger, et qui écoutait ceux qui lui demandaient audience. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLV1II, p.

IfOMENTTJM ou FOMENTA, NOMENTANA,

ancienne ville épisc. d'Italie située à douze milles de Rome. Cette ville n'existe plus, et on a bâti sur son emplacement un petit bourg appelé Lamentant». Nomentum a eu seize évèques, dont le premier, Ursus, siégeait en 415. Voy. C^nelli, Ual. sacra, tom. X, col. 146. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVHI, p. 92-94.

HOMICUS. Voy. Nokique.

NOMINATAIRE , personne nommée i quelque bénéfice, ,

BOUTHATEUR , celui qui nomme à un bénéfice. V>.y. BÉNÉFICE, COLLATEUR, PATRON.

I. NOMINATION (Nominatio, nuncupatio), terme qui, en matière bénéficiale; se dit du droit de présentation à quelque bénéfice, et de celui que les gradués avaient de demander et d'impétrer les bénéfices qui venaient â vaquer dans les mois qui leur étaient destinés. Ces nominations devaient être concédées par les universités. Il y avait donc deux sortes de nominations : l'une pour les bénéfices vacants (vacantta), et l'autre pour les bénéfices à vaquer (rueotum). Le droit de nomination des patrons laïques et ecclésiastiques se rapportait à la première espèce, et la nomination des gradués par les universités appartenait à la seconde, ainsi qoe la nomination des indultaires par ceux qui avaient l'induit, et la nomination du roi dans le cas des expectatives. Voy., sur le droit de nomination , ce qui est dit dans l'art, suivant.

C'anper. BÉNÉFICE, ÉLECTION , EXPECTATIVE,

Gradves, lNnm.T, Patron, Présentation.

H NOMINATION ROYALE, nomination faite par le roi aux prélatures, et sur laquelle ceux qui sont nommés se pourvoient à Rome pour obtenir des bulles. Nous savons par la tradition qu'autrefois les évèques étaient choisis par d'autres évèques, avec le consentement du clergé et du peuple. Celui qui doit gouverner le diocèse doit, dit saint Cyprien, être choisi en présence du peuple, et en être jugé digne par le témoignage et le suffrage publics. C'est une tradition divine et apostolique, dit-il ailleurs, que, pour l'ordination d'un évèque, ceux do la province s'assemblent, et qu'on nomme un prélat en présence du peuple . qui connaît la vie , les mœurs et la conduite de celui qu'on propose. Le concile de Laodicée ne défend que les assemblées tumoltuaires, et le peuple parait avoir eu plus d'autorité dans les élections depuis .Constantin que sous les règnes précédents. Cependant, comme te nombre des chrétiens s'était considérablement augmenté, on eut égard aux des divers Ordres, des nobles, des ma-

gistrats et des moines, quoiqu'on regardât toujours principalement le jugement du clergé. Enfin, dans les royaumes qui se formèrent des débris de l'empire romain, il fallait avoir aussi le consentement des princes, qui, voyant l'autorité des évèques sur leurs peuples, étaient jaloux de ne laisser élire que ceux sur qui ils croyaient pouvoir compter. Sous les deux premières races des rois de France, les monarques étaient souvent les mailres des élections; mais, depuis Charlemagne, elles devinrent plus libres. A cet exposé, qui n'est qu'une courte analyse de l'article de Rtchard et Giraud, nous croyons devoir ajouter quelques considérations extraites du Cours atpftabét. de droit canon . par l'abbé André. L'Église ne pouvant se perpétuer que par le ministère pastoral, il fallait bien qu'elle eût reçu de Jésus-Christ le pouvoir de se choisir des ministres, de les consacrer, de les établir sur une partie du troupeau, d'étendre ou de borner leur juridiction, de les corriger, de leur infliger des peines spirituelles, ou même de les destituer, s'ils devenaient prévaricateurs. Et c'est aussi ce qu'elle a pratiqué, sans le secours de la puissance temporelle, soit dans les trois premiers siècles, soit dans les temps postérieurs, sous la domination des princes qui n'étaient pas chrétiens. Car certainement les Césars, les magistrats idolâtres, le peuple païen, n'intervenaient pas dans l'élection et la mission des évèques nui étaient préposés aux diverses églises répandues dans 1 empire romain. Mais le mode d élire les évèques n'est pas asser. déterminé par la loi divine pour qu'il n'ait pas subi des variations qui ont pu être également salutaires, suivant les temps et les lieux. Seulement, et c'est une chose que bien des écrivains semblent avoir trop oublié, rien n'a été fait en cette matière autrement que de l'aveu exprès ou tacite de l'autorité compétente, c'est-à-dire du souverain Pontife, sans l'autorité duquel l'institution canonique n'a jamais pu être conférée vnlidement. En permettant que le peuple fût appelé aux élections des évèques , 1 Église a voulu montrer qu'elle ne faisait pat acception des personnes, qu'elle ne voyait, ne voulait et ne couronnait que le mérite, et cela dans un temps où les fidèles étaient entièrement libres des passions intérieures et des influences étrangères. Ajoutons que par cette concession l'Eglise s'assurait la confiance du peuple, et l'expérience a prouvé qu'elle n'avait pas eu tort, puisque les choix du peuple ont été pour la plupart des canonisations anticipées. Mais, il faut bien le remarquer, le peuple désignait son élu ; mais l'acte constitutif de l'élection consistait dans l'assentiment des évèques voisins. On a prétendu, lors du concordat de 1817, qu'en France le privilège de nommer aux évêchés et aux archevêchés était un droit inhérent à la couronne. C'est une grande erreur, non-seulement dogmatique, mais encore historique. Car il est notoire que ce n'est pas un droit, mais un simple privilège accordépar le Saint-Siège dans le concordat de Léon X . La preuve c'est que , relativement aux pays conquis et qui ne se trouvaient pas dans ce concordat , les rois de France ont toujours demandé et obtenu successivement des induits particuliers de nominations postérieurs au susdit concordat. Ce fait montre clairement la nullité et la non-existence de ce droit su | posé, sur lequel Napoléon lui-même n'a jamais osé élever aucune prétention. Ainsi c'est le souverain Pontife qui seul confèrej de droit, aux évèques et aux archevêques, l'institution canonique , en vertu de la juridiction suprême

NONÀ

NONN

qu'il a reçue de Jésus-Christ même sur toute 1 Église, et non pas, comme l'ont prétendu certains canonistes parlementaires, au nom de l'hgiise; erreur qui a été condamnée dans Richer. Voy. Chrysost., Homil. III in Act. Apost., n. 2- Euseb., 1. VII, c. xxx. Socrat. , Hist.

eccles., I. II, c. xvn. Sozomen., Hist. eccles.. 1. III, c. x. Labbe, tom. IV. Thomassin, Discipline de C Église, part. 1, 1. 1, c. xiv, xv; part. III, I. II, c. xxiv-xxvi ; part. IV, 1. H, c. XL et xlii. NOMINAUX, philosophes et dialecticiens qui

Eensaient que la recherche et la possession de l vérité consistait à connaître et à expliquer les propriétés des noms. Ils eurent pour principal fauteur Guillaume Occam , surnommé le Docteur invincible. Indépendamment de ses erreurs philosophiques, il tomba dans des erreurs en matière de théologie; mais il est probable

Îu'il se rétracta, et qu'il mourut dans la paix e l'Église. Voy. Bergier, Diction, de théologie. Compar. Occam.

NOMIQUE ( Somicus ), mot dérivé du grec, et qui signilie proprement qui concerne , oui regarde la loi, et, par extension, habile dans la connaissance de la loi. Nom donné, chez les Grecs, à un officier ecclésiastique qui était en quelque sorte le préfet des rites et des rubriques,

?u'il devait Taire scrupuleusement observer, our le rang, il suivait le primicier des lecteurs , et précédait le protocanonarque. Magri remarqué que cet officier s'appelait aussi Somophutax, c'est-à-dire gardien des lois; mais

Sue dans les Vies des Pères il se prend pour ispensateur, parce que sans doute le religieux chargé de faire les distributions devait observer les règles monastiques. Magri ajoute que , selon d'autres , le Somique était le maître de chœur, Cantorum Prafectum. Voy. Maori Hierolexicon. ad voc. Nomicus.

NOMMER. Vau, Appeler.

N0M0CAN0N, mot dérivé du grec, et qui signifie toi et règle. Il se prend : Ie (pour un recueil de canons et des lois impériales qui y ont rapport; 2° pour un recueil des anciens canons des apôtres, des conciles, des Pères , sans aucune relation avec les constitutions impériales; 3° pour les livres pénitentiaux des Grecs. L'an 554 ou 561, Jean d'Antioche ou le Scolastique compila le premier Somocanon de la première espèce, et Photius, patriarche de Constantinople , en compila un autre de la même espèce en 885. Le plus célèbre commentaire est celui qui en a été donné par Balsamon en 1180. Cotelier a publié un Somocatton de la seconde espèce, et les Pénitent tels de Jean le Jeûneur, patriarche de Constantinople , en est un de la troisième. Il y a encore trois autres Nomocanons, qu'on peut voir indiqués dans le Diction, de la théol. cathol., où Permaneder fait remar-

3uer que le Nomocanon publié par Cotelier ans ses Monumenta Eccles. Grœc., avec une traduction latine et des notes, ne vaut presque pas la peined'ètrecité.Com/jar.jEAN,n°LXXXlX, Jean , n° CX VIII, Balsamon.

N0M0PUYLAX, mot dérivé du grec, et qui signiOe loi et gardien; nom donne à 1 officier de l'empire grec qui avait soin de faire observer les lois. Compnr. Nomique.

NON CONFORMISTE. Voy. Conformiste.

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