I. OBED, père de Gaal. Voy. Juges, IX
IL OBED , fils de Booz et de Huth, fut père d'isaî et aïeul de David. Voy. Ruth, tv, 17.
UL OBED, fils d'Ophlal et père de Jéhu, de la tribu de Juda. Voy. I Paralip., 11, 37.
IV OBED, père du prophète Azarias. Voy. II Pat-dip., xxiii, 1.
OBEDEDOM, fils d'Idithun, Lévite, et père de S méias, de Jozabad, de Joatha, etc., fut surnommé Gethéen , probablement parce qu'il était de Geth-Remmon, ville des Lévites, au delà du Jourdain. L'Ecriture nous apprend qu'il eut une nombreuse famille, parce que le Seigneur le bénit lorsque l'arche fut mise en dépôt dans sa maison, après qu'Oza eut été frappé de mort en punition de sa témérité. Plus tard, Obédédom et ses fils furent destinés à garder les portes du temple. Voy. II Rois, vi, lOetsuiv. I Pdralip., xvi, 38.
OBEDIA, fils de Joab, revint de la captivité de Babjfiom avec Esdras. Voy. I Esdras, vm.
0B£ûlLHVL(Obedientia), terme qui se prend : 1* pour un acte par lequel un supérieur ecclésiastique accorde à un inférieur certaines permissions, comme d'aller en voyage, en misaon, etc.; 2° pour l'envoi des religieux qui vont
desservir des bénéfices dépendants de quelques monastères ; 3° pour ces bénéfices mêmes, qu'on a aussi nommés cellee, preepositurce, grangtn*. et qu'on nommait prieurés; 4° pour l'envoi des ambassadeurs de quelques princes vers le pape, afin de lui rendre hommage pour quelques fiefs qui relèvent de lui; 5° pour la vertu d'obéissance ; 6° pour les pays ou provincesdu royaume qui n'étaient pas soumis au concordat ou qui n'y étaient assujettis que pour les bénéfices consihtoriaux. Prise dans le premier et le second sens, Vohédience a été l'objet d'un règlement du concile de Trente, qui rappelle à ce sujet la disposition des canons, soit anciens, soit nouveaux. Vny. Çonc. Trid., sess. XXV, cap. rv, De Hegul. Richard et Giraud. Le Diction. eccUs. et canon, jtortatif. L'abbé André , qui , dans son Diction, de droit canon , rapporte le règlement du saint concile et indique les divers canons qu'il rappelle. Compar. Obéissance et Pays d'obé-
DIENCF.
OBÉDIENGIAIRE (Obedientiarius), nom delà première dignité de 1 ancien chapitre de Saint- Just a Lyon.
0EÉDIENT1EL (Obedientialis). On a donné autrefois ce nom à un officier chargé de faire des distributions aux chanoines qui se trouvaient au chœur.
OBÉDIENCIER (Obedientiarius), religieux envoyé par son supérieur pour desservir un bénéfice dont il n'est pas titulaire, et qui est révocable ad nutum. Ces religieux ainsi envoyés étaient toujours deux ou trois, et vivaient comme dans leurs monastères.
OBEISSANCE (Obedientia), vertu par laquelle on se soumet aux ordres de ses supérieurs en ce qu'ils commandent de juste et de raisonnable. Les religieux et les religieuses font un vœu solennel d'obéissance, qu'on peut appeler un lien spirituel qui les oblige à obéir à leurs supérieurs dans les choses qu'ils ont droit de leur commander. 11 y a deux sortes d'obéissance : une de nécessité, et une de perfection; la première comprend seulement ce que le supérieur a droit d ordonner, et la seconde , tout ce qui n'est pas mal. Afin d'être méritoire et parfaite, l'obéissance doit être aveugle, prompte, humble et courageuse. Voy. Collet, Moral., tom. V. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théot.y où l'auteur réfute les incrédules qui se sont récriés à l'envi contre la maxime des apôtres . // faut plutôt obéir à Dieu qu'aux hommes ( Actes , v. 20 ). L'abbé André , qui , dans son Cours alphabét. de droit canon , donne des détails sur l'obéissance des clercs, séculiers, et des religieux.
I. OBERHJEUSER ou OBERHAUSER (Benoit), bénédictin, né à Weissenkirchen , dans la haute Autriche, en 1719, mort à Saltzbourg l'an 1786, professa la philosophie à l'université de cette dernière ville, puis le droit canon à Eulde. Plus tard il retourna à Saltzbourg , où il fut nomme en 1776 conseiller archiépiscopal pour les atTaires ecclésiastiques. De nouvelles opinions commençaient alors à prévaloir dans les écoles d'Allemagne : Honteim y avait préludé dans son Febrontus; elles se répandirent dans les domaines de la maison d'Autriche. L'empereur Joseph II les favorisait , et des évéques complaisants se prêtaient à ses vues. Oberhaeuser, entre autres, les avait adoptées. Il relevait les prérogatives des princes temporels au préjudice des droits et de l'autorité de l'Église , et il enseignait cette doctrine dans ses leçons, l'établissait dans ses ouvrages, et la faisait soutenir dans des thèses publiques. C'est