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ainsi que, dans son Thomassinus abbreviatus , il enseigne que les princes seuls ont d'eux-mêmes le droit d'imposer des empêchements dirimants au mariage , et que si l'Eglise en impose, c'est par leurs concessions. Clément XIII adressa au prince évéque de Fulde un bref par lequel il lui enjoignait de destituer Oberhaeuser. Celui-ci se soumit, et se retira à l'abbaye de Lambach, où il avait Tait sa profession. La Biogr. univers, de Michaud donne la liste de ses ouvrages ; pour nous . nous signalerons seulement ceux qui figurent dans Ylndex librorum prohibitorum, tels que : 1° Thèses in Jure canonico ; ex Historia de processu judicialis antiquo; — 2* T/uases canonieœ in prœmium Juris canonici, de legum Malet ia ; — 3° Thèses ex Jure canonico et civi/i; ex Historia juris ewtesiaslici ; — 4° Thèses canonica de u-iu sacra* potestatis maxime in Germa~ nia; — 5» Generalia ex historia. Propugnatae fuerunt respective diebus 20 aprilis, 13julii, 19 aug. 1761 et 26 jan. 1763, in perillustri Conventu ad S. Salvatorem Fuldx; — 6° Prœlectiones canonicœ juxtu titulos Libri I, Il et tll Decretaiium, ex Monumenti*, Auctoribus et C outroversiis mêlions nota"... hodierno eruditionis genio et studio accommodatay. Vol. lll. Quas Thèses, ac Pra?lectiones, juxta Decretum 10 febr. 176V proscriptas, Auclor ipse laudabiliter ac solemniter reprobavit. K'»y. Meuscl, Ijexicon. Feller, Biogr. univers. La Knur. Biogr. gêner.
11. OBERHjEUSER ou OBERHAUSER (Bernard), bénédictin, né dans les Étals du princeévèque de S.tltzbourg, avait fait profession dans l'abbaye d'Estal, en Bavière. Il enseigna la philosophie a Saltzbourg et à Frisingue. L'abbave d'Estal étant devenue vacante, il eu fut élu abbé. On a de lui un cours de philosophie sous le titre de : Bietmium philosophiie thomisticte, 1725, 4 vol. in-4°. Il en parut un supplément I'aul729, in-4*. Voy. Feller, Biogr. univers.
OBERN DORFER (Céiestin), bénédictin, né à Landshut en 1724, mort l'an 1765. professa au lycée de Freysing la logique, la physique et la théologie. lia laissé : 1° Scnolte catnolicorum, tum phi/nsophia , tum theologia propter suatn , quam m ducendo usurpant, dtalecticam, a nota pedantismi contra helerodoxos, nom nuit on J. Bruckerum, vindicatee; Freysing, 1756, in-4»; — 2°/*^snlutiones ex psychotogia et theologia naturali; ibid., 1758, in-V»; — 3° Brevis Apparalus eritditionis de font i bus theologia» ; Augsbourg, 1760, in-8»; — 4° Theologia dogmatico histoheo scholastica; Fribourg, 1762-1765 , 5 vol. in-8»; — 5° Systema thcologiœ dogmatico-historico'criticum: Freysing, 1762-1765, 5 vol. in-8»; Zacherl y a ajouté sept autres volumes. Voy. Meusel, Lexicon. La Souv. Biogr. génir.
OBERRAUCH (Antoine-Nicolas), franciscain, plus connu sous le nom de religion Iléraclien, né dans le Sarnethal en 172£ , mort au couvent de Schwaz, devint successivement lecteur en droit canon à Hall , dans le principal couvent d'inspnick , et professeur de théologie morale à l'université de cette dernière ville. On a de lui, entre autres écrits : 1° Institutions jttstitiœ christiana*, seu Theologia moralis ; Inspruck (.Eni-Pons), 1774 , 4 vol.; ouvrage mis à l'Index (decr. 11 jan. 1796); Haas dit que l'auteur se conduisit chrétiennement à cette occasion ; — 2e Theologia moralis; 8 vol.; nouv. édit. augmentée; Nuremberg, 1796; — 3° Vindicùt Theologiae moralis adversus recens. Friburg.; 1776 ; sa Théol. morale avait été attaquée dans la Souv. Bil'lioth. de Fribourg ; — 4° Itufon et Amyntas, 4 vol., 1788, 1792, et augm., 1804, — 5» De la Contrition, contre la critique d'Augsbourg,
179V ; — 6° Introd. à la Perfection chrétienne, 1800; — 7» Delà Passion de Jésus-Christ; 1800; — Le saint Chemin de ta Croix, ou les Quatorze Stations ; 1800; — 9° De eliyendo vitœ statu Trac ta tus ; 1800; — 10 Dissertation sur la fin dernière ;\^d\. Haas, dans le Diction, de la théol. cathol.
0BERTHDR (François), pi ètre, professeur de théologie, né à "Wurîzbourg en 1745, mort l'an 1831, montra dès sa jeunesse une aptitude extraordinaire pour les études les plus sérieuses; aussi devint-il facilement un profond théologier et un habile canoniste. Malheureusement une imagination ardente, et une sorte de passion pour la nouveauté lui tirent abandonner les routes les plus droites et les plus sûres pour se jelera l'aventure dans des voies périlleuses qui ne pouvaient le conduire qu'à des aberrations. Tout réformer, tout changer, était son idée dominante. Et, comme le dit très-bien le savant Dux, qui lui a consacré un article dans le Da tion. Je la théol. cathol., et que nous ne faisons guère que copier ici , si pendant son séjour à nome ridée du catholicisme s'imprima fortement dans son âme, elle prit cependant en lui une forme particulière et originale. Cette idée
Iiarla plus à son imagination qu'à sa raison ; il a comprit plutôt au point de vue de l'esthétique et de la beauté de ses formes qu'au point de vue de la stricte théologie et de la rigueur des dogmes. Suivant lui . toutes les différences qui séparent les chrétiens des diverses confessions devaient s'évanouir ; tous les partis devaient se réunir dans une fraternelle alliance en se faisant des concessions réciproques. C'est ainsi que le catholicisme d'Oberthur se transforma , sous cette inspiration d'ailleurs généreuse, en un vague cosmopolitisme, suivant lequel il formula son Idée biblique de l'Église de Dieu, en prenant les textes de la Bible pour servir de preuves à ses opinions, au lieu de
Kiiiser ses opinions dans les idées mêmes de la ible. C'est ainsi que, fidèle au principe de Herder, qu'il avait adopté : « Plus de tradition; à chaque maitre sa méthode » , il altérait constamment la vérité dans ses leçons de dogmatique, et s'écartait sans scrupule des dogmes sacfés du catholicisme. Oberthur a publie des éditions communes et des écrits polémiques des Pères de l'Eglise, en prenant pour base les éditions des bénédictins de Saint-Maur. Comme les divers écrits d'Oberthur portent tous plus ou moins l'empreinte des aberrations de son esprit , nous croyons inutile de les citer ici ; ils sont d'ailleurs indiqués dans le Diction, de la théol. cathol.; nous signalerons seulement l'opuscule allemand intitulé : Mes Vues sur la destination des chapitres et sur le culte divin dans les catfufdrales , comme ayant été misa Y Index. (Decr. 12 junii 1826.)
0BICIN ou 0BIZZINI (Bernardin), connu aussi sous le nom de Thomas Sovariensis ou de Sovuria, de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Non, près de Novare, mort à Rome vers 1634, se livra à l'étude des langues orientales. U se rendit à Jérusalem en qualité de commissaire apostolique, présida par ordre de Paul V un synode dans lequel les hérésies de Nestorius et d'Eutychès, encore influents en Orient, furent condamnées. De retour à Rome , il enseigna les langues orientales, et fut provincial de la province deBrescia. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Traité des quatre fins dernières, de l'Assomption et de la Sativité de la Vierge; Bei game, 1601 et 1660, in-8'; — 2» Couronne de la B. Vierge Marie, avec des Médita-
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Hons et des Exercices spirituels; Bergame, 1603; Milan , 1612 ; — 3° Rouautne chrétien ; Brescia , 1610,— 4- U Miroir de ta confession ; — 5° des Homélies sur les Évangiles pour tout le carême; — 6» des Sermons et d'autres livres de piété ; tous ces ouvrages sont écrits en italien; — 7" Isagoge id est brève introductorium arabicum in sctenttatn iogices, cum versions latina. oc Tbe- *r* «mette fviei ; Borne, 1625, in -4°. Voy. Wading, Scriptor. Ordin. Minor. Le P. Jean «le Saint-Antoine , Biblioth. univ. Francise, tom. I, p. 211 et suiv. Tiraboschi, Storia délia Ijetteratura Italiana , tom. "VIII. Bichard et Giraud. La >W. Bioqr. génér.
i. OBIT (OfntuSf anniversarium), messe fondée, et qu'on dit tous les ans pour un défunt à l'anniversaire de sa mort. Le plus ancien obit de France est celui du roi Childebert, qui était fondé à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, i Paris, et qui se disait l;i veille de Saint- Thomas. Il y avait dos obits où l'on distribuait de l'argent, et d'autres où l'on donnait du pain, du sel, etc. A Notre-Dame de Bouen il y avait trois obits auxquels assistaient trente chanoinessts, c'est-à-dire trente tilles ou veuves qui possédaient des prébendes nommées les trente yril+iuks de Saint -Romain. Voy. Moléon, Voyage hlurij.. p. .774. Bichard et Giraud.
II. OBIT, terme qui se prenait aussi quelquefois pour une chapelle ou chapellenie à titre de bénéfice , ou pour une simple fondation de messes ou de prières, sans désignation ou nomination du chapelain , ou pour l'émolument même qu'il produit , comme lorsqu'on disait que les obits et fondations ne s'imputaient pas a la congrue d'un curé, ou ne se réduisaient pas en distributions manuelles dans un chapitre.
I. OBITUAIRE , nom donné au livre sur lequel on écrit la fondation des obits, et aux registres qui servent à inscrire le nom des morts et lejour de leur sépulture.
II. OBITUAIRE, bénéficier pourvu d'un bénéfice vacant par mort ou per obitutn. Quand deux obituaires étaient pourvus du même bénéfice en cour de Borne , les contestations qui s'éleraient entre eux pour être maintenus se décidaient par la règle qui prior tetnpote, potior jutt : ainsi le premier pourvu devait être maintenu. Il en était autrement des bénéfices vacants par mort, auxquels les patrons laïques
. présenté ; c'était la date de l'institution qui devait opérer la maintenue. Un simple iMuaire de cour de Borne n'était pas partie capable pour reprocher au pourvu d un bénéfice . qui en jouissait depuis un an, les défauts qui pouvaient se rencontrer dans les titres de ce pourvu ; les provisions de Yobituaire devaient contenir la clause de dévolu. Voy. Dénisait. CotUrt. de Jurisprud., au mot OBITUAIRES.
OBJECTIONS. 11 y a beaucoup de chrétiens d'une foi d'ailleurs sincère qui s'alarment trop facilement en voyant les objections des incrédules contre la religion. Ils devraient se rappeler que les objections contre le christianisme sont aussi anciennes que le christianisme luimême; qu'elles ont été renouvelées à tous les âges de l'Eglise avec un acharnement toujours croisant, mais qu'elles ont été toujours impuissantes, et que les victoires et les triomphes de l'Eglise ont constamment été en raison du nombre et de la violence des attaques. Les incrédules modernes n'ont fait que reproduire d'anciennes objections mille fois répétées par les Pères de I Eglise et les autres apologistes du christianisme. Au reste, si l'on veut y réflé-
chir, il n'est aucune vérité contre laquelle on ne puisse faire des sophismes, aucun fait au-
auel ou n'oppose des probabilités, aucune loi ont un disputeur entêté ne conteste la justice, aucune institution qui u'entraine quelques inconvénients. La religion est incommode, elle gêne les passions; voilà son grand crime; voilà pourquoi on lui a fait de tout temps une guerre incessante. Tout a été mis à contribution pour la combattre : l'histoire, la chronologie, la géographie, la physique, l'astronomie, l'histoire naturelle, la philologie, les découvertes de toute espèce, les relations des voyageurs, etc. Et lorsqu'on a cru découvrir une objection qui n'avait pas été faite, un système qui n'avait pas encore été proposé, une conjecture singulière et inouïe, on l'a présentée comme une victoire complète remportée sur la religion. Mais toutes ces objections de l'incrédulité n'ont pas renversé une seule des preuves du christianisme ; celles-ci subsistent dans leur entier. Voy. les Traités de ta Religion et de l'Église dans les théologiens, et les ouvrages des apologistes chrétiens.
I. OBLAT (Oblatus), enfant que les parents offraient autrefois à Dieu pour être religieux dans un monastère. Ces sortes d'oblats n'étaient pas moins religieux que les autres, quoiqu'ils eussent été offerts des leur plus tendre enfance par la dévotion de leurs parents. Voy. Mabillon,. icta SS. Renedict., t.V; pra-f., p. 106; pra-f., tom. VIII, p. 19. Bergier, Diction, de théol.
H. OBLAT ou FRÈRE CONVERS. Voy. Con-
VERS
III. OBLAT et OBLATE, personne séculière qui se donnait avec ses biens à quelque monastère. Il y avait de ces oblats appelés aussi donnés. (Voy. Donnes.) Les oblats étaient des serfs de dévotion, différents de ceux qui l'étaient par leur naissance, et des simples valets. Us diiïéraient aussi des frères convers en ce que ces derniers étaient religieux, et en portaient l'habit, tandis que les oblats n'étaient pas religieux, et portaient un autre habit que celui des religieux. Mabillon rapporte l'origine des oblats de I Ordre de Saint-Benoit à un homme noble qui se donna avec sa femme à l'abbaye de Cluny vers l'an 918. Voy. les Annal. Bened., 1. LV, n° 8, et I. LVIII , no 8.
IV. OBLAT. moine lai que le roi mettait autrefois dans chaque abbaye ou prieuré dépendant de sa nomination , auquel les religieux étaient obligés de donner une portion monacale à condition qu'il ouvrirait les portes de l'église, qu'il sonnerait les cloches, et ferait d'autres fonctions semblables. Ces places étaient destinées à des soldats estropiés et invalides. Les monastères qui ne voulaient pas recevoir ces sortes d'obtats leur payaient une pension. Les places des oblats ont cessé depuis la translation qui en fut faite par Louis XIV à l'hôtel des Invalides , auquel contribuaient toutes les abbayes et tous les prieurés conventuels qui étaient à la nomination du roi. Voy. Bichard et Giraud. Le Diction, ficelés, et canon, portatif. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction, d'antiquités chrélteunes.