II. OCCASION DE PÉCHÉ. Voy. Péché
OCCULTES. Voy. Clanci LAlRES.
OCCURRENCE. En style de bréviaire et de rubriques, on dit que déux oflices sont en occurrence lorsqu'ils se rencontrent le même jour; ainsi, lorsque la fête d'un saint tombe le dimanche, l'oflice du saint est en occurrence avec celui du dimanche; les rubriques enseignent auquel des deux on doit donner la préférence.
OCELLUS. Voy. OCHIN.
OCHIA, ville du Japon située dans l'île de Niphonia, où, l'an 1554. il y avait un évèque latin, Guillaume, de l'Ordre de Saint-Dominique. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. III, p. 1414.
OCHIN ou 0CHIN0, OCKIN ou OKIN (Bernardin), en latin Oceltus, théologien, né à Sienne en 1487, mort à Schlakow, en Moravie, l'an 1564, entra dans l'Ordre des Franciscains de l'Observance, dont il devint déliniteur général, puis il entra chez les Capucins en 1534. Le zele qu'il déploya pour l'observance régulière le lit élire vicaire général dans le chapitre de Florence de l'an 1538, puis dans celui de Naples de l'an 1541. Cependant sa liaison avec Jean Valdès, partisan de Luther, lui lit avancer diverses propositions hétérodoxes, et, au lieu de se rendre à Rome, où il était cité, il alla à Genève, s'y maria et passa a Augsbourg. L'an 1555, on l'appela à Zurich pour y être ministre de l'Église italienne; mais il en fut chassé en 1Û63, parce que dans ses Dialogues il enseignait plusieurs erreurs, entre autres la polygamie. Ce moine apostat a laissé un certain nombre d'ouvrages, qui sont tous àl' Index de Clément VIU. Voy. Sponde, Annal., ad ann. 1547. n. 22. Hermant, fiist. abrégée des hérésies. Sander., H&res., xxxiii. Les Annales des Capucins. Varillas,//iW. des hérésies. Nicéron, Mémoires, tom. XIX. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Bioyr. génér.
0CH0SATH , ami d'Abimélech, roi de Gérare, qui vint avec ce prince et Phicol, général de son armée, pour faire alliance avec Isaac. Voy. Genèse xxvi 2(i.
I. OCHOSIAS, roi d'Israël, était (ils d'Achab, qui, avant de mourir, l'avait associé à la royauté. Adorateur de Baal et d'Astarté, dont Jézabel, sa mère, avait introduit le culte dans Israël, il attira sur lui la colère du Seigneur. Josaphat, roi de Juda, ayant équipé une flotte à Asiongaber, Ochosias le pria de permettre que ses serviteurs allassent avec les siens à Ophir ; Josa-
fihat y consentit; mais la flotte fut anéantie par es vents, et le voyage n'eut pas lieu. Ochosias remporta quelques avantages sur les Moabites, qui s'étaient révoltés : mais une chute qu'il fit du haut de la plate- forme de son palais l'empêcha de poursuivre ses succès, et il mourut peu de temps après, selon la prédiction du prophète Élie. Voy. III Rois, xxii, 40, 50.1V Rois, i, 1-18.
II. OCHOSIAS ou JOACHAZ, roi de Juda, était fils de Joram etd'Athalie. Allié à la maison d'Achab, il lit le mal devant le Seigneur. Il s'unit a Joram , roi d'Israël , pour combattre le roi de Syrie, et les Hébreux curent l'avantage dans la bataille qui fut livrée devant Ramoth de Galaad; mais Joram ayant été blessé, les deux rois revinrent à Jezraël. Pendant ce temps Jéhu, général des troupes de Joram, ayant reçu du prophète Élisée l'ordre d'exterminer la maison d'Achab, obéit, et tua Joram, puis Ochosias; cependant ce dernier eut assez de force pour aller jusqu'à Mageddo, où il mourut. Afin d'accorder ce récit avec celui des Paralipomène* ,
OCTÀ
ODEA
où il est dit que Téhii avant trouvé Ochosias caché dans Samarie, !e fit périr, on peut dire que Samarie est mise non pour la ville , mais pour le royaume de ce nom. Voy. IV Rois, ix, 14, 15, etc. II Paralip., xxn, 2,9, etc. D. Calme t. IHrtion. de la Bible.
OCHRAH, père de Phégiel, apparlenait à la tribu d'Aser. Voy. Nombres, 1,13.
OCKAM. Voy. OCCAM.
OCKIN. Voy. Ochin.
OCKLEY (Simon), anglican, orientaliste, né à Exeter eu 1678, mort t Swavesey, dans le comté de Cambridge, l'an 1720, fut curé dans cette dernière ville, et professa à Cambridge la langue arabe. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1» Introductio ad lingnas orientales , etc.; Cambridge, 1706, in-8», — • 2° The History of the présent Jeu-* throughout the world; ibid., 1707, in-12 ; trad. de l'italien du rabbin Léon de Modène, et augmenté d'un Supplément concerning the Carottes and Samaritans, d'après Richard Simon ; — 3" iln Account of south-west barl>ary containmg trhat is tnost remarkable in the territories ofthe king ofFez and Morocco; ibid., 1713, iu-8°, avec une carte ; — 4° The History of the Saracens: Londres, 1708, 1718; ouvrage très -intéressant, réimprimé plusieurs fois, trad. en allemand et en français ; — 5° The Second apocri/phal H"<k of Esdras, trad. d'après une version arabe; 1716; — 6* des Sermons. Voy. Chalmers, General biographical Dictionary. Feller. Michaud. La •Vow. Biftjr. ge'nèr.
0CHR1DA , la même qu'ÀCHRIDA , ville épisc. de Macédoine, dans l'exarchat de Dace. C'est aujourd'hui un archevêché in partihus , ayant pour solfragant Castoria, siège également in mu Htm. Voy. De Commanville, Table alphaabèt., p. 4, au mot Achrida. Gaet. Moroni, volume. XLV1II, p. 257. Compar. Achrida.
OCTAPLES (Octapla), terme grec d'érudition sacrée, qui signifie gui a huit rangs, huit colonnes. Les octaples étaient une espèce de bible polyglotte a huit colonnes. On y trouvait : 1° le telle hébreu en lettres hébraïques; 2° le même texte en caractères grecs ; 3° la version grecque d'Aquila; 4* celle de Symmaque; 5° celle des Septante ; 6» celle de Theodotion; 7° celle qu'on appelait la cinquième grecque; 8* celle qu'on nommait la sixième. Origène est l'auteur des f^taplrt. Voy. Orh;ène. Compar. Exaples.
OCTATEUQDE (fktuteuchus), terme composé de deux mots grecs, dont l'un signifie htm, et l'autre livre. On a donné le nom d'Octatmque aux huit premiers livres de l'Ancien Testament, comme on a donné celui de Pentateuque aux cinq livres de Moïse. Ainsi YOctateuque contient les cinq livres de Moïse et les trois suivants, qui sont Josué, les Juges et Ruth. Voy. Proeope de Gare , qui a fait dix livres de Commentaires sur VOctateuque.
OCTA VAIRE (fJctmarium), livre qui contient ce qu'on doit réciter à l'office pendant les octaves, c'est-à-dire les intervalles de huit jours durant lesquels l'Eglise fait la féte, le service ou la commémoration d'un saint, ou de quelque fête solennelle.
I. OCTAVE (Saint), martyr de la légion thébéenne, et compagnon de Saint Maurice. Voy. Malrice, n» 1.
II. OCTAVE, espace de huit jours destiné à la célébration d'une féte, pendant lequel on répète tous les jours une paitie de l oOice de la féte, comme les hymnes, les antiennes, les versets , avec une ou plusieurs leçons relatives au sujet. Le huitième jour, que l'on nomme proprement Yortave , l'office est plus solennel
que les jours précédents. Ordinairement les fêtes les plus solennelles, comme Noël, Pâques, la Pentecôte, la Fête-Dieu, la féte du patron, sont accompagnées d'une octave.
III. OCTAVE. On appelle encore octave la station d'un prédicateur qui prêche plusieurs sermons pendant V octave de la Fête-Dieu. Celte coutume a été établie en France depuis l'hérésie des protestants, dans le but d'instruire particulièrement les peuples sur le sacrement de l'Eucharistie, et de les aiïerrnirdans la foi de ce mystère. Ainsi l'on dit que tel prédicateur a prêché Y octave dans telle église. Dans quelques diocèses il y a des paroisses où l'on fait une octuve des morts.
I. OCTAVIEN (Saint), était diacre de saint Eugène, évèque de Carlhage. Voy. Eugène, n° VII.
II. OCTAVIEN , antipape , mort à Lucques en 1164, appartenait à la famille des comtes de Frascati. Il était prêtre -cardinal du titre de Sainte-Cécile , lorsque deux cardinaux le nommèrent après la mort du pape Adrien IV, arrivée l'an 1150. Il prit le nom de Victor IV, et fut soutenu par l'empereur Frédéric V. Voy. Baronius. Annal, ad ann. 1160 et 1164, n. 11.
OCTOÈQUE (Octoechus), nom donné, chez les Grecs , à un livre d'église qui contient des ! i cipaires, des canons et autres choses qui se chantent à l'office sur quelqu'un des huit tons, en commençant par le premier.
OCTOGAME (Oclogamus), qui a été marié huit fois; il est question des octogames dans le droit canonique.
OCULI , terme de bréviaire qui signifie le troisième dimanche du carême ; il a été ainsi nommé parce que Oculi est le premier mot de l'introït de la messe qu'on dit ce jour-là.