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IV. OFFICES SÉCULIERS. Voy. Offices, n» L

OFFICIAI; prêtre qui exerce la juridiction ecclésiastique contentieuse d'un diocèse : Officiniis ab offirto quo fungttur quasi officialis ab effineruiu. Cette charge fut créée lorsque les evéques, se trouvant accablés d'affaires, sentirent le besoin de se faire seconder par leurs archidiacres, ou par des prêtres à qui ils donnaient une commission révocable ad nutum. On les nomma vicaires ou officiaux ( vicarii générales, officiâtes). Plus tard on partagea leurs fonctions, et l'on nomma vicaires généraux ou grands vicaires ceux à qui les évêques commirent la juridiction volontaire ; et officiaux, ceux à qui ils cummirent la juridiction contentieuse. On croit que l'usage des officiaux ne commença que vers la fin du xm* siècle. Dans un diocèse on distinguait deux sortes iïofficinux : Ynfficial prmeipa/. oui exerçait la juridiction ordinaire sur tout le diocèse, et qui, comme aujourd'hui, tenait son siège dans la ville épiscopaîe ; et les

officiaux forains {officiâtes foranei), qui étaient répandus dans les divers cantons du diocèse, et qui exerçaient leur juridiction forts et extra civitntem ; ces derniers étaient de simples délégués; ils jugeaient seulement des causes légères, et on pouvait appeler de leurs jugements a l'official principal. Il y avait aussi des officiaux métropolitains et primatiaux qui prétendaient soumettre les évéques de la métropole à leur juridiction en matière de correction et de discipline ecclésiastique; mais ces prétentions étaient également contraires aux dispositions du concile de Trente et aux maximes de l'Église de France. De droit commun, l'évéque peut instituer et destituer des officiaux à son gré. Mais en France la jurisprudence a fort varié à cet égard. Les officiaux doivent être prêtres, d'après la disposition du concile de Tours de l'an 1583; disposition qui a été confirmée par le règlement des officialités fait par l'assemblée du clergé en 1605, et par l'article 5 du règlement spirituel de la chambre ecclésiastique des états de 1614. Le concile de Trente (sess. XXIV, c. xvi, de Reform.) veut qu'ils soient docteurs en droit canon ou licenciés. C'est ce qu'exige aussi l'ordonnance de Blois (art. xlv). A défaut de gradués, le concile de Trente demande que ce soient les plus capables. En général les officiaux connaissent des matières purement spirituelles. Voy. les Mém. du clergé, t. VII, p. '205, 207, 26*2 et suiv., 299. et tom. XI, p. 713 Le Règlement du clergé de 1625 et 1636, édit. de 1695. Le Journ. des Sttvants, 1692, p. 404 de la 1" édit., et 304 de la 2«. Le Journal des Audiences, arrêt de février 1690. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André.

0FFICI ALITÉ. On entend par ce mot : Ie un tribunal ecclésiastique institué par les évéques ou archevêques pour exercer en leurs noms et places la juridiction contentieuse. Ainsi Vofficialité n'est en quelque sorte qu'une émanation du pouvoir juridictionnel de I évèquc, qui, au lieu de décider et de punir par lui-même directement et immédiatement, juge par un tribunal émané de lui; 2» l'auditoire (auditorium) où l'ofiicialité rend la justice. 11 y avait autrefois en France trois sortes éy officialités : les ordinaires, les foraines et les privilégiées. Les officialités ordinaires étaient celles qui étaient établies dans la ville de la cathédrale, et dont les appellations étaient portées au supérieur naturel ; les foraines étaient celles qui étaient établies hors de la ville de la cathédrale, parce que le diocèse s'étendait sur le ressort d'un autre parlement ou sur celui d'une autre monarchie; les privilégiées èlùent celles dont les appellations étaient portées au pape omisso medio. Il faut bien remarquer que quand on dit que les officialités ont été supprimées en France, cela ne peut s'entendre que des attributions temporelles dqnt les officialités jouissaient; car la juridiction contentieuse qui est inhérente à la juridiction spirituelle de l'Eglise, et qui en est uue conséquence nécessaire, ne saurait cesser d'exister. Ainsi la puissance civile, quelle qu'elle soit, ne peut empêcher, si ce n'est par la voie de fait ou par force majeure, c'est-a-dire par la persécution, que l'Eglise n'établisse des tribunaux pour juger ce qui regarde le personnel du clergé dans les matières purement religieuses, la discipline, la foi. Il arrive tous les jours aux évêques d'interdire les fonctions à des ecclésiastiques qu'ils jugent indignes de les exercer, sans que 1 autorité civile s'y oppose; bien plus, elle leur reconnaît ce droit. Or, si les évêques ont ce

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droit, pourquoi ne pourraient-ils pas le conférer à des ofllciaux ? La loi de septembre 1790 n'a donc pu supprimer que les attributions temporelles et légales des offtcialitis, qui par là même n'ont rien perdu de leur autorité spirituelle. Voy. les Mémoires du clergé, tom.VIl, p. 1478, 1490, 1491,1496,1497. La Biblioth. canon., addit. verb. Official. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabét. de droit Canon. VEncyclop. co/W., au Suppfém.

OFFICIALITÉS (NOUVELLES). La plupart de nos derniers conciles provinciaux, tenus en 18V.» et 1850, ont rétabli canoniqueraent les tribunaux ecclésiastiques ou officiatités métropolitaines et diocésaines, en déterminant leurs droits, leurs pouvoirs et leurs attributions. Tels sont les conciles de Paris tenu en 1849, de Reims, tenu à Soissons, 1849, d'Avignon, 1849, de Tours, tenu à Rennes, 1849, de Lyon, 1850. Voy. l'abbé André, qui rapporte les paroles de ces divers conciles.

OFFICIANT est la même chose que célébrant. Votf. Célébrant.

OFFICIERS DU ROI, autrefois, d'après les maximes de la jurisprudence de France, ne pouvaient être excommuniés ni interdits par le

{>ape ou par les évêques pour la fonction de eurs charges. Les officiers des cours séculières du royaume n'étaient pas non plus justiciables des cours d'Église pour ce qui regardait l'exercice de leurs offices. Voy. les Mém. du clergé, tom. VII, p. 590.

OFFRANDE {Qblatio, donarium), terme qui se prend : 1° pour les présents qu'on fait à Dieu ou à ses saints; 2" pour cette partie de la messe où le peuple fait son présent à l'autel ; 3° pour les choses mêmes que le peuple donne en allant baiser la paix à l'autel pendant la messe. Les Juifs et les païens contribuaient aux sacrifices usités parmi eux, et les premiers chrétiens agissaient ainsi par rapport au sacrifice de la messe. Ils apportaient eux-mêmes du pain et du vin à l'église pour la célébration de l'Eucharistie, et le présentaient a l'évéque. Les anciens auteurs nous apprennent que cette coutume était en usage tant chez les Grecs que chez les Latins ; chez les Grecs, on offrait seulement un pain pour être consacré et distribué au clergé et au peuple, pour la communion, tandis que chez les Latins tous les fidèles offraient du pain et du vin. On prenait là-dessus tout ce qui était nécessaire pour le saint sacrifice, et on gardait la reste pour la nourriture des clercs et des pauvres. Plus tard , on le distribua aux fidèles

8ui ne communiaient pas. Cette coutume d'of- •ir dji pain et du vin pour servir de matière au sacrifice a duré, à ce que l'on croit, jusqu'au XIII* siècle, et n'a cessé tout à fait que depuis le xvi«. Voy. De Vert, Cérérn. de l'Église, t. I, p. 1*2. Booquillot, Liturg. sact., p. 278.

OFFRANDES. Les Hébreux avaient plusieurs sortes d'otfrandes qu'ils présentaient au temple. Il y en avait de libres, et il y en avait d'obligation : les prémices, les décimes, les hosties pour le péché, étaient d'obligation; les sacrifices pacifiques, les vœux, les offrandes de vin, d'huile, de pain, de sel, et d'autres choses que l'on faisait au temple ou aux ministres du Seigneur, étaient simplement de dévotion. Les offrandes de grains, de farine, de pains, de gâteaux, de fruits, de vin, de sel et d'huile étaient communes dans le temple. Offertes seules par les pauvres, étaient indispensablement jointes aux sales riches. Une partie de ces offrandes appartenait aux prêtres; mais l'encens qu'on y joignait devait être brûlé sans réserve. Si ces

offrandes étaient d'épis, soit de froment, soit d'orge, on taisait griller ces épis, on les froissait dans la main , et on les offrait au prêtre dans un vase; il jetait par-dessus de l'huile, de l'encens, du vin et du sel, puis faisait brûler cela sur l'autel, après en avoir pris ce qui lui était du. Il réduisait aussi en miettes ce qui devait être brûlé des pains ou gâteaux entiers qu'on avait offerts ; il versait par-dessus l'huile et les autres assaisonnements, et jetait le tout sur l'animal offert en sacrifice pour être consumé avec lui. lorsqu'il se trouvait joint à ces sortes d'offrandes. Voy. Levitiq., Il, 2, 11,15. Nombres, xv, 4. 5. D. Calmet, Diction, de la Bible.

0FFREDUS , écrivain du xvir* siècle, a donné une S<mirnc sur les Décrétâtes; Padoue, 1G31.

O'FIHELV (Maurice), connu aussi sous le nom de Maurtce de Portu, prélat irlandais, mort à Galway en 1513, se fit recevoir docteur à Padoue, où il enseigna les arts libéraux. Nommé archevêque de Tuam en 1500, il assista, en 1512, aux deux premières sessions du concile de La- Iran. On lui doit, entre autres écrits : 1° Didtonarium sacra" Script urte; Venise, 1003, in-fol.; il n'a paru de ce dictionnaire qu'une partie, qui se termine au mot ex*tinguere: — 'frbnchiridion /We', »bid.,1509, in-4»; - 3» De rerum Contingenta et divina prcedestinatione; ibid., 1505, in-4*>; — 4* Concordantiœ et castigationes in Mefap/iysica/ia Doct. Subtitis ; ibid , 1501, in-fol.; — 5» des Sentions; Paris, 1587, 1589, 1591, in-4». Wood, Athenat Oxonienses. Possevin , Apparatus sacer. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. Francise. La Nouv. Biogr. génér., qui indique les autres écrits d'O'Fihely.

00, roi de Basan, ou de cette partie de la terre promise qui est située au delà du Jourdain, entre les montagnes de Galaad à l'orient, le Jourdain au couchant, le Liban et les mont* d'Hennon au septentrion, et le torrent de Jéhoc au midi. Ce prince, d'une taille de géant, avait un lit de neuf coudées de long sur quatre de large. Moïse, après avoir vaincu Séhon, roi des Amorrhéens, s'avança du coté de Basan, où régnait Og ; il délit ce prince, la mit à mort, lui, ses enfants et tout sou peuple , et s'empara de son pays, conformément aux ordres de Dieu, uui voulait détruire ces nations abominables, dont les crimes justifiaient la punition, même selon les lumières naturelles. Le récit de Moïse sur Og a fourni aux incrédules le sujet de plusieurs objections, dont nous dirons un mot ici. Ainsi, dans le Deutér. ( ni . Il i, les mots On montre son lit, etc., ne prouvent nullement que l'auteur du Deutéronome n'était pas contemporain ; elle ne démontre pas davantage qu'il soit l'ouvrage d'une main plus récente; car Moïse écrivant le Deutéronome quelque temps après la mort d'Og, a très-bien pu citer à ceux qui ne l'avaient pas vu, comme une preuve de sa taille gigantesque, le ht de fer que ce roi avait fait transporter avec ses autres effets à Rabbath pour y être en sûreté. (Juant à la taille gigantesque du roi de Basan, il n'y a rien qui doive surprendre ; il faut être d une bien grande ignorance pour nier l'existence des géants dont il est fait mention dans la Bible. Nous l'avons prouvée dans Les Livres saints vengés. Les dimensions de son lit n'ont rien non plus d'incroyable, si on considère que l'expression du texte, coudée d'homme, signifie naturellement la longueur de la coudée d un homme ordinaire, et non la longueur prise à la mesure d'Og luimême. Voy. Nombres, xxt, 33 et suiv. Deutér., in,2. D. Calmet, Diction, delà Bible, et Comment, sur ces passages de l'Ecriture. J.-B. Glaire,

OINC

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La sainte Bible, en latin et en fronçait, etc.; Paris, 183*, note sur le Deutéron., m, 11, et Les Livre* saint* venges, tom. I,p. 245 et suiv.

OGER , abbé de Lucedla dans le xn* siècle. On a de lui quinze Sermons sur ta Cène, qui ont été insérés dans les Œuvres de saint Bernard, tom. II.

OGERDUS (Jérôme), moine de Cluny et bachelier en théologie, vivait au xvu* siècle. Il a donné : Oratio in comitiis generalibus Cluniacensumi hntitn die 28 aprilis anni 1697. Prœsid. ser. Pr. Em. Theod. a Turre Anmiar, episenpo cardimie Bu/ionio. abbate Clumacense, etc.; Paris, in-4». Voy. le Journ. des Savants, p. 3*2, Inédit., et p. 308. 2» édit.

OGIER (François), littérateur, mort à Paris en 1670, se fit connaître comme prédicateur, et obtint quelques bénéfices. Il ne manquait ni d'éloquence ni d'érudition. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 1° Jugement et censure de la ductrine curieuse de François Garasse , jésuite ; -,1623: —2* un Recueil de sermons intitulé

publiques; Paris, 1652-1655, 2 vol. in-4»;

— 3* Inscription antique de la vraie croix de C ablayede Grandmont , avec un Sermon sur la Pasnon; ibid., 1658, in-8°. Voy. le Jour»; des SawntM666 1794. Richard et Giraud. La Nom. Bioqr. ijénér.

0GILV1E (John), littérateur et poète, né en Ecosse l'an 1733, mort à Midmar, dans le comté d'Abcrdeen, en 1*14, administra la paroisse de Midmar. Ses principaux ouvrages sont : 1» Sermons, 1767, in-8»; — 2° Philosophtcal andcriticul Ob*ervitK'ni on compositions ; 1774, 2 vol. in-8«;

— 3° An inquiry into the causes of infidelitu and sceptiasm; 1783, in-8°; — 4» Theoiogy of Ptato. eompared trith the principes of oriental and

n philosopher* ; 1793, in-8»; — 5° Examiof the erxdenceof prophecy in behalf of the m religion; 1803, in-8°. Voy. la Nouv.

Biour <)tné, .

0 G fi ON. Y.y. POIREAU.

0 H A M , roi d'Ilébron, fut un des cinq ruis qui assiégèrent Gabaon. Après la perte de la bataille, il fut pris et mis à mort par l'ordre de Josoé. Voy. Josué, x, 1. 2, 3, etc.

OHOL, Uls de Zorobabel et petit-fils de Josias. l'ov I I*aralip., m, 20. OBOLAl, hlsdeSésan. Voy. I Paralip., n,31. OHOLI, un des braves de l'armée de David. Voy. I Paralip., XI, 41.

OIGNON. Voy. Poireau.

OIGNY (Ingtacum), abbaye de chanoines régulier» de la congrégation de France , située à quelques lieues de Dijon , au diocèse d'Autun. Elle lui fondée au commencement du xii* siècle. Les fondateurs de cette communauté s'étaient d'abord proposé de vivre en ermites; mais ils embrasèrent l'institut des chanoines réguliers, parce qu'ils ne le crurent pas contraire à leur esprit de retraite , on le voit par leurs premières constitutions, qu'ils ont puisées aussi dans la règle de Saint-Benoit Voy. D. Martenne et Durand, Vouage littér., tom. I, 1" part. Moréri, Dirtirm. hutor.

OINCT ou OINT (l'nctus), terme qui se dit : 1» par l'excellence de Jésus- Christ; — 2» de toutes les personnes sacrées, comme les rois, les prophètes, les prêtres.

OINCTS ou OINTS, OINGTS, secte de calviqui eut pour chef Writ , et qui s'éleva Tan 1570 à Banstede, dans le comté de Su -

therland, en Angleterre. Us prétendaient : Voue ceux de leur seeie ne pouvaient pécher, non plus que ceux à qui les péchés avaient été une fois ; 2» que le Nouveau Testament était

seulement une prédiction de ce qui devait arriver, et que Jésus-Christ viendrait encore sur la terre avant le jugement dernier pour remplir touteslespromesses. Voy. Sander., Itérés., ccxxx. Jovet, tom. I, p. 106* Génébrard, Chronogr.,

m* siècle, c. v.

OINDRE. Voy. ONCTION, n« I.

OISEAUX, sont sortis de la terre, selon les uns, et des eaux, selon les autres. Ce dernier sentiment parait bien mieux fondé dans l'Écriture et dans les Pères, et le texte de Moïse lui est favorable. En effet, dans la récapitulation des ouvrages <Ju cinquième jour, le texte dit expressément que Dieu créa les poissons, les monstres marins et tous les oiseaux, selon leurs espèces. C'est dans ce sens que les Pères et la plupart des interprètes ont entendu le texte de Moïse, et ont cm que les poissons et les oiseaux avaient la même origine et avaient été créés le même jour. Les écrivains sacrés ne se bornent pas à parler des oiseaux toutes les fois que quelque fait historique ou tout autre motif analogue les y oblige; ils les citent fréquemment dans leurs comparaisons, et ils font mille allusions à leur nature, à leurs propriétés, à leurs mœurs, etc. 11 est donc important d'avoir une idée des oiseaux pour bien entendre une partie assex considérable de la Bible. Moïse met tous les oiseaux de proie au nombre dos animaux impurs ou immondes, c'est-à-dire de ceux qu'on ne pouvait ni manger ni offrir en sacrifice. Or on voit quels oiseaux étaient purs et impurs selon la loi, dans le Lé\itique(xi, I3-2Î), et dans le Deutéronome Çxiv, 11, 12 et suiv.). On offrait des sacrifices d oiseaux en trois occasions . 1° pour le péché , lorsque la personne n'était pas assez riche pour offrir un animal à quatre

f lieds; 2° pour la purification des femmes après eurs couches; 3° pour ceux qui étaient puriliés de leur lèpre. Voy. Genèse, i, 20, 21, etc. Lévitiq., v, 7, 8, etc.; xi, 13-21; xii, 6, 7; xiv, 7 et suiv. Deutér., xiv, 11, 12 et suiv. Ambros., in Hexamer., I. V, c. XIV. Cyrill., In Gènes., 1. I. Chrysost., Sontii. in Gènes. VII. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. II, p. 73-83, où il est traité de toutes les espèces d'oiseaux mentionnés dans la Rible, et p. 292-294, où on voit celles qui étaient propres à être offertes en sacrifice.

OISSEL (Oxella), lieu situé près de Rouen où, l'an 11)82, on tint un concile au sujet d'un différend qui s'était élevé entre l'archevêque de Rouen et l'abbé de Fontenelles. Voy. Dom Guillaume Bessin, Conciliât Bhotomagensis provin-

OKELT (Francis), théologien anglais, né en 1718, mort àBedfortl'an 1791. Il reçut les ordres mineurs; mais il demeura toute sa vie attaché a la secte des Frères Moraves. On a de lui : 1* The Nutui e and necesstty of the new créature m Christ; trad. de l'allemand ; 1772, in-S°; — 2° A Fait h fut narrative of God's gracious dealings with Hiel; 1781, in-8°; — 3° T/w Divine K*tionsitfjohn Engtcbrccht, 1781,2 vol. in-S°,etc. Voy. Chalmers, General biograplikalDictuMui y. La Nouv. Bioyr. génér.

OKIN. Voy. Ocuin.

OKOLSKI (Simon), dominicain polonais, mort en 1654, professa la théologie, Ait préfet des études à Lemberg, prieur des couvents de Kaminiek et de Tysmeniek, puis provincial de son Ordre en Pologne. Il a laissé , outre son Orbit Polonus : 1° Hussia florida rosis et liliis, h. e., sanguine, pratdicattone , religione, vit a ; Léopol, 16*6, in-V»; - *• Proro

OLÀH

OLDE

.Vagnus, episcopus Ratisponensis; Craco vie, 1649, in4*. Voy. le P. Échard, Script. Ord. Prœdic, tom. II, p. 500.

OKSZI (Stanislas), en latin Orichovius , théologien polonais, né dans le diocèse de Premislaw au xvi* siècle, fut disciple de Luther et de Mélanchthon. Il devint chanoine de Premislaw; mais, son attachement aux erreurs de Luther lui ayant attiré des réprimandes, il ahandonna son hénélice, se maria , et attaqua violemment les ecclésiastiques. Cependant il rentra dans le giron de l'Église en I50I, et déploya le plus £rand zèle contre les protestants. Outre plusieurs écrits purement littéraires, on % de lui : 1° De Cvelibatus Lege; liàle, 1551 , in-8°; — 2° Orutiu pro dignitate sncerdotali ; Cracovie, 1561, in-8°;

— 3° De Staneari Secta ; Cologne, 1563, in- 8"; — 4' De Bello odversus Tureas suscipiendo ; Cracovie. 1583, in-8°' Voy. la Xouv. Biogr. génér.

OLAF ou OLAÛS II (Saint), en latin Olavus, surnommé le Gros, roi de Norwégc, mort en 1030, était fils d'un des rois ou princes do Norvège, Il se lit remarquer dos son enfance par une glande probité, beaucoup de modération, de prudence et une pénétration peu ordinaire. Il eut à combattre les Goths et les Danois, qui avaient envahi la Norwégc; mais il ne put réussir à les chasser, et il se contenta de s'emparer du pays de Gothland et de ravager les cotes du Jutland et de la basse Saxe, jusqu'en Frise. De la il passa en Angleterre, où il aida le roi de ce pays a se débarrasser des Danois, et, à son retour en Norwé^e. il fut proclamé roi. Il marcha contre Olaf-Scot-Konung, roi des Danois et des Goths, mais ce prince lut lit des propositions de paix, et les deux rois formèrent le dessein de convertir a la foi de Jésus-Christ ce qui restait d'idolâtres parmi leurs sujets. Malheureusement Olaf-Scot mourut peu de temps après, et les Norvégiens demandèrent à leur roi le rétablissement de l'ancien culte. Olaf n'y voulut point consentir, et il perdit à la fois la couronne et la vie. Sa féte fut établie au 29 juillet, et célébrée solennellement parmi les peuples du Nord. Le Martyrologe romain le mentionne comme un martyr le 29 août. Voy. Adam de Brème, Hist. eccles. des peuples du septentrion. Jean Magnus, Hist. des Goths. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér. . qui cite un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur Olaf.

I. 0LAFSEN (Êtienne), protestant islandais , né à Mule-Syssel au commencement du xvn» siècle, mort en 1688, devint successivement pasteur à Valtenaes et prévôt dans son lieu natal. On a de lui : Voluspa , phiiosophia antinuisstma norvago-dunica ; item Havamal, es Biblioth. P. P. Hesenii Islandi; Copenhague, 1665, in-4°;

— 2° une Traduction islandais* des Psaumes de Kmgoê: Skalholt, 1646, et Holura, 1751 et 1772. Voy. Kin.it i ou Einarsen , Sctagraphia kùtoriœ litteraria Islnndicte. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

II. 0LAFSEN (Jean), protestant islandais, né en 1731, mort à Copenhague l'an 1*11 , étudia dans cette dernière ville les belles-lettres et la théologie. Outre quelques écrits purement littéraires, il a laissé : 1° De Baptismo srjeiisr/ue sacris rttibus in boreali quondatn ecclesia usitatis; Copenhague, 1770, in-4°; — 2° De Cognatwne spirituàu a tiostris majoribus observatu; ibid., 1772, iu-8°; — 3° Dispulatio metaphysica de nihilo; ibid., 1758, in -4». Voy. Einari ou Einarsen, Sctagraphia historiée litterariœ Islandicir. La Noue. Biogr. génér.

OLAH ou OLAH US (Nicolas), prélat hongrois, né à Hermanstadt en 1493. mort l'an 1568, fut

successivement évèque d'Agram, chancelier du royaume , archevêque de Gran et primat de Hongrie. Il travailla avec succès à rétablir la discipline et à améliorer les études ecclésiastiques. Outre quelques écrits scientifiques et littéraires, il a laisse un excellent résumé de la doctrine catholique, intitulé Catholieœ ac christiame reiigionis pracipua Capita:\\enne, 1560, in-4°, et dans Peterfy, Concilia, tom. II. Voy. Horanyi, Memorin Hungarorum. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér., et surtout le P. Muszka, Histoire des Palatins de Honyrie; Tyrnau , 175*2, in-fol., source la plus abondante où l'on puisse trouver des renseignements sur la vie et les ouvrages de ce prélaL

0LAVIDÊ ou 0L A VIDÉS (Don Pablo-Antonio- José), comte de Pilos. célèbre homme d'Etat et économiste espagnol, né a Lima en 1725, mort en Andalousie l'an 1803. Comme il ne res-

fiectait pas assez les idées et les coutumes reigieuscs de son pavs, il donna lieu par sa conduite à des dénonciations. Il fut condamné par l'Inquisition à vivre exilé, après avoir d'abord passé huit ans dans un couvent pour y faire pénitence. Mais sa captivité ne dura que trois ans: une surveillance peu sévère lui permit de s'évader. Il vint en France, où il fut accueilli comme un martyr de la philosophie. Il embrassa d'abord les principes de la révolution, qu'il ne tarda pas a abjurer. Il revint de bonne foi à la religion qu'il avait dédaignée, et cest pour la défendre qu'il composa un ouvrage qui lui obtint la permission de rentrer en Espagne. Cet ouvrage a pour titre : El Evange/io en triumfu; ce livre , qui en moins de deux ans a eu huit éditions, a été traduit en français par lluynaud des Échelles; Lyon, 1805, 4 vol. in -8°; "1821, 3 vol. Feller. Rioyr. univers, L'Ami de la Religion et du Roi, 6 février 1822, n° 782, tom. XX. p. 385. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

0LBE (Ol bus), siège épise. de la province d'isaurie , au diocèse d'Antioche , sous la métropole de Séleucie. On en commit quatre évéques. dont le premier, Kusèbe, assista au premier concile de Coustantinoplo. Olbe n'est aujourd'hui qu'un simple évéché in partibus, sous l'archevêché de Séleucie , qui est également un siège in partibus. Vuy. Lequien, (Jnens Christ., tom. Il, p. 103(3. De Commanville, /" Table alphabét., p. 175. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVItl, p. 286.

0LBERT. Voy. Albeht , n» VIL

I. 0LBIA, siège épisc. de la Libye Pentapole, au patriarcat d'Alexandrie. On en connaît tro s évéques, dont le premier fut Athanase, le second Antoine, et le troisième Publius, qui assista au premier concile général d'Éphèse. Voy. Synesius, Epist. LXXVI. Lequien, Onens Christ., tom. II, p. 630. De Commanville, I" Table alpha lté t., p. 175.

II. 0LBIA ou 0LBIUM, métropole de la première Bithynie. Voy. Nir.OMKDIE.

0LB0R. Voy. Osnon.

I. 0LDEND0RP (Chrétien-Georges- André), missionnaire, né à Grosslallèrt, près de Hildesheiin , en 1721 , mort à Ebersdorf l'an 1787 , entra dans la secte des Frères Moraves, visita les iles de Sainte-Croix , Saint-Thomas et Saint- Jean , parcourut l'Amérique du Nord, et, de retour en Europe en 1769, remplit les fonctions de prédicateur dans plusieurs villes d'Allemagne. Il a donné en allemand : Histoire des missions des Frères évangéligues aux iles Caraïbes , Su» t- Thomas , Sa in te-Croixet Saint-Jean ; Ba rbv . 1777, 2 vol. in-8* ; trad. on suédois; 178G-178S,

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