‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 470 sur 1294 · II. OMER (SAINT-). Voy. Saint-Omer · texte numérisé non relu

II. OMER (SAINT-). Voy. Saint-Omer

OMISSION, péché aui consiste à omettre ou

à ne pas faire ce que la loi de Dieu nous commande. Comme la morale évangélique nous ordonne beaucoup de bonnes œuvres et les actes de toutes les vertus, la plus grande partie des finîtes que commet le chrétien sont des péchés d omission. Mais connue l'inadvertance et la faiblesse peuvent y avoir beaucoup de part, ordinairement ces fautes ne sont pas aussi grièves que les péchés d'actiou ou de commission , qui consistent à faire ce que la loi de Dieu nous défend. Voy. Dernier, Dtction. dethéol.,et\e Traité de* péchas dans les théologiens.

0M0PH0RIUM, terme grec qui signifie porté sur tes épaules. C'est le nom qu'on a donné à un ornement que portent dans l'Eglise grecque le» métropolitains et les évèques. C'était dans les premiers siècles un manteau descendant jusqu'aux genoux, et orné de croix. Les empereurs de Constanlinople l'accordaient i certains évèques comme une marque d honneur. Plus tard les patriarches donnèrent ce manteau aux métropolitains et aux évèques, et il devint ainsi commun à tous les évèques de l'Orient. Ils le leçoivtnt encore de no3 jours lors de leur sacre.

Pendant la messe ils le déposent au moment de

l'Évangile, et le remettent après la communion. Il ne faut pas confondre Vomophorium avec le val hum, que le pape seul confère dans l'Eglise lutine aux prélats qu'il veut honorer. Voy. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Omophorion, Pallil'M. Le Dation, de la théol. enthot., au mot Omophorium. Compar. notre art. Pallium.

OMPHALOPSIQUES ou OMPHALOSICHES , OMBILICAINS, mot dérivé du grec, et qui signifie nombril. Quelques écrivains ont cru que ce nom avait été donné aux bogomiles ou pauliciens de la Bulgarie, mais il est plus probable

3u'on a voulu désigner par là les hésychastes u xr» et du XIIe siècle, lesquels croyaient voir sortir de leur nombril une lumière qu'ils disaient être céleste, et semblable à la gloire du Thabor. Voy. Sponde, Annal, ad 1337, n* 11. Compar. HÉSYCHASTES.

OMRAÏ , de la tribu de Juda , fut un des premiers habitants de Jérusalem après la captivité de Rabylone. Voy. I Paralip., IX, 4.

ON, ville d'Êiivpte. Voy. Hêliopolis, n» I. ONAM , fils .le Soba. Voy. Genèse, xxxvi, 23. I Paralip., | . U>, etc.

ON AN, fils de Juda et petit-fils de Jacob. Il fut frappé de mort pour avoir empêché, par un crime abominable, que Thamar. veuve de lier, son frère ainé, et qu'il avait été obligé d'épouser, ne devint mère. Voy. Genèse, xxxvm , 8, 9 et suiv. D. Calmet, qui rapporte ce que dit à ce sujet le livre apocryphe connu sous le nom de Testament des douze patrimehes.

I. ONCTION , OINDRE, se dit, en terme de religion , du caractère des choses sacrées qu'on leur a imprimé en les oignant d'huile. C'est dans ce sens qu'on dit l'onction du baptême, de lu confirmation , Y onction des prophètes, des prêtres , etc. Onction se dit aussi, dans un sens fi-

Eiré, des mouvements de la grâce, des consolions du Saint-Esprit, de toutes les choses qui

f orient à la piété et à la dévotion. Chez les lébreux, les onctions étaient très-fréquentes. Ils s'oignaient et se parfumaient les cheveux, la tète et la barbe. On oignait aussi les morts pour les garantir de la corruption ; on oignait les rois et les grands prêtres pour la cérémonie de leur inauguration, et on oignait aussi les vases sacrés du tabernacle et du temple pour les consacrer au service du Seigneur. L'onction d'une pierre était une espèce de dédicace. Dans le christianisme nous reconnaissons l'onction spirituelle de Jésus -Christ, le vrai oint du Père, qui nous a oints par sa grâce. Saint Marc nous apprend que les apôtres, envoyés par Jésus- Christ pour prêcher dans toute la Judée, opéraient plusieurs merveilles, qu'ils oignaient les malades, et les guérissaient au nom du Seigneur. Saint Jacques veut qu'on joigne l'onction aux prières des prêtres pour les malades, afin qu'ils obtiennent tout à la fois du soulagement et la rémission de leurs péchés. Voy. Genèse, XXlli, 18. Exode, xxix, 29; xxx , 26. Lévit., iv, 3. I Kois, ix, 16. III Hois. xix, 15. 16. Psaume, xliv, 0; cxxxii, 2. Mallh., vi, 17. Marc, vi, 13; Xiv, 8. Luc, iv, 18, vu, 38, 48. Jean, II, 20, 27 ; xil, 3. Actes, iv, 27; x, 28. II Corinth., i, 21. Jacq., v, 14. D. Calmet, Diction, de lu Bible. Richard et Giraud. Ijergier, qui , dans son Diction, île théol., réfute le» erreurs des protestants sur cette matière.

IL ONCTION, EXTREME -ONCTION, sacrement drt, mourants. Voy. EXTRÊME-ONCTION.

ONDOIEMENT, ONDOYER. L'ondoiement est un acte par lequel on baptise un enfant sans observer les cérémonies de l'Église. Quand l'en-

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