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(1 Rois, m, 2). Les or«7/e* uieirroietev sont des i paroles de Dieu (Jérémie,
1,2). I oreilles sourdes VI, 10)
OREMDS, terme latin et ecclésiastique qui signifie prions. En disant oremu», le prêtre étend ,
fiuis joint aussitôt les mains, comme pour inviter e peuple à prier avec lui. Voy. De Vert, Explication simple, littérale et historique des cirémon. de / Église, tom. I, p. 226. Gaet. Moroni , vol. XLIX,j>.8iM>l.
ORENS (Saint). Voy. Orient, n» IL ORENSE, autrerois Amphilocopo/is, Aqvce calidce et Vigentes, ville épisc d'Espagne située dans la Galice , sous la métropole de Compostelle. Les Espagnols prétendent que le premier évéque d'Orense fut saint Arcadius, disciple de saint Jacques; mais on n'en connaît pas d'évéque avant Benoit, qui siégeait l'an 562. Vou. Richard et Giraud. Gaet. iïoroni, vol. XLIX, p 9 1 -92
ORESME (Nicolas ou Nicole), évéque de Lisieux, né à Caen, mort en 1382, fut élu, l'an 1355, grand maître du collège de Navarre. 11 devint successivement archidiacre de Baveux, doven de la métropole de Rouen , trésorier de la Sainte-Chapelle, précepteur du dauphin depuis Charles VI, puis évéque. Parmi ses ouvrages, nous citerons : l°un Discours contre les dérèglements de la cour de Rome, qu'il prononça devant le sacré collège à Avignon, où il avait été envoyé vers le pape Urbain V en 1363; — 2° De Anticnristo et ejus ministris, oc de ejus' dem advtntu, signis propinquis simul remolis , ex diversis Sacrarum Scripturarum testimomis tlegantissime compilât us, etc. ; inséré dans DD. Martenne et Durand, Arnplissima co/lectio,etc.% tnm. IX ; — 3* des Sermons; — 4° un Traité sur rimmaculée Conception, etc. Voy. Launoi, Hist. lot. du collège de Savane. Huet, Origines de Caen, 2» édit., p. 331 et 332. Du Tillet, Chronique. Moréri, Diction, histor. Le Mercure, octobre 1750. Richard et Giraud. Miehaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
1. 0 RESTE (Saint), martyr dans la petite Arménie, fut compagnon de saint Eustrate. Voy.
EUSTRATE, n* I.
IL ORESTE (Orestis portus), aujourd'hui Porto Riivaylioso, ancien siège épisc. situé dans la Calabre ultérieure, à l'embouchure du fleuve Mataure. On n'en connait qu'un évéque, Longien, qui assista au sixième concile tenu en 501, sous le pape Symmaque. Voy. Ughelli, Italui sacra, tom. X, col. 155. De Commanville, P* Tafde alphabéU, p. 177. Gaet. Moroni, vol. XLIX, p. 92-93.
OREUS, ville épisc. d'Eubée située vers le golfe de Meliacum, sous la métropole d'Athènes. On croit que c'est la même que lalantium, siège épisc. uni à celui de Daulie, sous la même métropole. On en connaît cinq évèques, dont le premier, Théophile, assista au concile de Chalcédoine. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 203. Richard et Giraud.
ORF ANEL (Hyacinthe), dominicain^né à Jana, dans le royaume de Valence, l'an 1578, martyrisé au Japon l'an 1622, fut envoyé,en 1605, dans les iles Philippines, puis au Japon, alin d'y prêcher la foi. 11 opéra de nombreuses conversions, et il y avait quinze ans qu'il évangélisait le pays, lorsqu'il fut arrêté et condamné a être brûlé vif. On a de lui : Histor ta ecclesiaslica de lot successos de la christmndad de Japon ; Madrid, 1633, in-4". Voy. le P. Echard, Scnptor. Ord. Pradic., t. IL Fernandez , Historia cedes. de nuestros t tempos, p. 289. Melchior Mançano de Haro, Historia del insigne mortyrio que diez y suite religiosos de la \
Ord fn de Santo- Domingo parlecteron eni c. xxxv, fol. 64. La iïouv. Biogr. génér.
0RGAS (DU CAMP D*), écrivain du xvir siècle, a publié : Satyres ou Hé flexions sur tes erreurs des hommes et les nouvellistes du temps; Paris, 1690, in-12; cet excellent ouvrage contient d'utiles instructions. Voy. le Joum. des SeiW*,1690,p. 420, 1" édit., et p. 320, 2e édiL Richard et Giraud.
ORGE, grain qui mûrit le premier. Chez les Hébreux, on en commençait la moisson immédiatement après la féte de Pàque, et, le lendemain de cette féte, on en offrait an temple les prémices, qu'on avait été cueillir exprès à h campagne. Les rabbins appellent quelqu l'orge la nourriture de* hétes, parce qu'en on en nourrissait les animaux. Dans l'épreuve de la femme adultère, on n'offre que de l'orge, a cause du crime honteux dont elle est accusée. Cependant les Hébreux usaient souvent du pain d'orge. L'orge désigne aussi quelquefois une chose de peu de valeur. Voy. Lévitiq., xxili, 10-12. Nombres, v, 15. Il Rois, xvn, 28. III Rois, iv, 28. H Paralip., u, 15. Ezéch., xiu, 19. Osée, m , 2. Jean, VI, 9. J.-D. Glaire, Introd. histor. ci ait., etc., tom. II, p. 110, où l'on trouve des passages de plusieurs voyageurs modernes qui montrent que les Orientaux font encore aujourd'hui le même usage de l'orge que les anciens Hébreux.
ORGUE (Organum), instrument de musique qui est en usage dans les églises pour célébrer 1 office divin avec plus de solennité. Nous voyons dans saint Augustin, sur le psaume lvi, que cet instrument est fort ancien ; maison n'en connait pas l'inventeur. Les premières orgues que l'on vit en France furent envoyées, en 757, par l'empereur Constantin au roi 'Pépin. On ne touche point l'orgue au Credo, parce que c'est une profession de foi que chacun doit faire tout entière, et le concile de Trêves de l'an 1549 défend de toucher l'orgue et de chanter aucune antienne depuis la consécration jusqu'à VAynus Dei, afin de laisser les lidélcs révérer en silence le mystère de la mort de Notre -Seigneur. Chez les Russes, on ne souffre ni orgue ni aucun instrument de musique dans les églises. Quant à l'instrument que les Hébreux appelaient hougdb oa huijûb.oxx hugyâb, et qui est ordinairement traduit dans la Vulgate par oiganum, ce n'était pas un corps d'orgue comme les nôtres, mais un simple composé de plusieurs tuyaux collés ensemble, et dout on jouait en faisant passer successivement ces divers tuyaux le long de la lèvre inférieure. Voy. Minders, Antiq. saxonnes etfranç., tom. IL Le P. Lebrun, Explic.de la messe, tom. H, p. 443 , tom. IV, p. 84. Moléon, Voyage liturg., p. i67. J.-B. Glaire, Introd., etc., tom. II, p. 163.
ORGUEIL (Superhia), désir déréglé de sa propre excellence, inorainatus propiiœ excellent tue appetitus, dit saint Thomas. L'orgueil est donc un désir, une complaisance, un amour déréglé de sa propre grandeur et de sa propre excellence, soit réelle, soit imaginaire, soit absolue, soit respective; car l'objet de l'orgueil est la propre grandeur, la propre perfection, la ropre excellence du sujet superbe et orgueil» eux, soil qu'il s'attribue des qualités qu'il n'a pas, soit qu'il s'approprie celles qu'il a véritablement, au lieu de les rapporter à Dieu; soit qu'il se préfère aux autres et qu'il s'élève audessus d'eux , soit que, sans penser aux autres, il s'arrête avec complaisance sur lui-même, contre l'ordre qui lui prescrit de ne s'attacher et de ne se complaire qu'on Dieu, en lui rapportant tous les avantages, comme au premier
irincipe et à la dernière fin de toutes ./orgueil est un péché mortel de sa nature, car e péché mortel consiste dans l'aversion et dans 'éfoignement de Dieu ; c'est le premier de tous es péchés, parce que c'est le premier qui a été commis par les anges rebelles et par nos premiers parents; c'est le premier des pécliés capitaux, parce qu'il est la source de tous les autres, et que nous en portons la racine dans notre cœur, comme l'enseigne saint Augustin. Enfin c'est le plus dangereux de tous les péchés, parce qu'il corrompt les meilleures actions, qu'il flétrit les plus belles vertus, et qu'il est la marque évidente de la réprobation, comme l'humilité est le caractère propre des prédestinés. Voilà pourquoi {"orgueil est un des vices les plus souvent condamnés dans l'Ecriture sainte. Les remèdes contre l'orgueil sont : 1° la connaissauce de soi • même , de ses misères et de ses péchés: 2° la vanité et le néant de ce qui enorgueillit; 3n la contemplation de Jésus-Christ, qui s'est humilié par amour pour nous. Voy. hiclianl et Giraud. Bergier, Dictioti.de théol.
I. 0R1A, ville épisc. de l'Afrique occidentale dont la province est inconnue. C'est aujourd'hui un simple èvèché IJI /«/'7i//H.çsuffragant de Carthage , archevêché également m partibus. Voy. Gaet. Moroni. vol. XLIX, p. 106.
II. ORIA (Dr ia ou Uritanmn), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Tarente, située sur une montagne de l'Apennin. Cet évèché fut érigé, dans les premiers siècles de l'Eglise, sous la métropole de Bl indes ou Brindisi. Au \' siècle, les deux diocèses furent réunis jusqu'en 1591, que Grégoire XIV les désunit. Le premier évéque d'Oria, après la séparation, fut Vincent Tufus, nommé en 1595. Voy. Ughelli, Itnlia sacra, tom. IX, col. 163. Richard et Giraud. De Commanville, /" Table afphabét., p. 201. Gaet. Moroni, vol. XLIX, p. 100-109. Compar. Brkndes.
0RICH0VIOS. Voy. Okszi.
I. ORIENT. C'est ainsi que le prophète Zacharie (ni, 8; vi, 12) nomme le Messie, et le chaldéen emploie le mot même Messie. Le texte hébreu porte Germe; mais le nom de Germe se donne aussi au Messie (Isaîe, iv,2. Jérém.,xxiu, 5; x x x 1 1 1 , 15); Rosenmuller le rationaliste en convient lui-même. Ceux qui cherchent à détourner le vrai sens des prophéties disent qu'il est question dans ces passages de Zorobabel , parce qu'il était venu de Babylone, qui est à l'orient de la Judée; mais i. est incontestable que ni Zorobabel ni aucun personnage autre que le Messie n*a pu être appelé un germe qui
? germera de lui-même, aucun autre n'a effacé 'iniquité de Juda en un jour et rétabli la paix dans le monde. Voy. D. Calmet, Comment, tutér. sur Zarbarie.
II. ORIENT ou 0RENS, 0RIENTIUS (Saint), évéque d'Auch, né à Huesca, sur la frontière d'Aragon, mort à Auch le 1er mai 439, vendit ses biens, en distribua le prix aux pauvres, et se retira dans la vallée de Lavedan,où il mena la vie éréraitique. Nommé évéque d'Auch vers l'an 119, il travailla à abolir dans son diocèse les derniers débris du paganisme; il fut député par Théodoric I", roi des Goths, vers Aetius, général des Romains, afin de solliciter la paix, et il réussit dans celte négociation. L'Église célèbre sa féte le 1" mai. On a de saint Oi lent un poème intitulé : Commonitorium , et dans le-
Siel l'auteur trace le tableau des divers obstaes qui s'opposent à notre salut. Le premier livre de cet ouvrage a paru avec des notes du P. Martin Delrio: Anvers, 1599 ou 1600; Salamanque, 1601 et 1611, in-i°; Leipzig, 1651, in-8\