IV. ORDRE ROMAIN. Voy. Ordo, n8 II
ORDRES MAJEURS, MINEURS. Voy. Majeurs, Mineurs.
ORDRIG VITAL. Voy. Orderic Vital.
OREB , un des princes des Madianites, qui fut tué avec Zeb, autre prince du même peuple, par les Israélites de la tribu d'Éphraîm. Il est dit d'Oreb qu'il fut tué au rocher (fOre^et. de Zeb, qu'il le tut au pressoir de Zeb. On voit de là que ces deux endroits prirent chacun le nom du prince qui y avait péri. Outre ces deux chefs de l'armée de Madian, il v eut deux autres rois madianites, Zébié et Saimana, qui moururent dans cette guerre percés par le glaive de Gédéon. Voy. Juges, vu, 25; vin, 5, Si. Ps.LXXXll, 10. Isaïe , x , 26.
OREBITES (OreMœ), hérétiques hussites, ainsi nommés d'une montagne à laquelle ils donnèrent le nom d'Oreo, et où ils se vantaient d'avoir reçu leur foi comme Moïse. Cette branche de hussites avait pour chef un mauvais prêtre nommé Bédric, natif de Moravie. Ils professaient les mêmes erreurs que les antres hussites, et se distinguaient par leur cruauté à l'égard des prêtres et des religieux. Voy. Sponde, Annal., ad ann. 1420. jEneas Sylvius, De Ortu,regione ac gestis Bohemorum , cap. XUII.
OREGGI ou 0REGI0 (Agostino), en latin Oreus, cardinal et archevêque de Bénévent, né à oanta-Solia, bourg de la Toscane, en 1577, mort à Bénévent l'an 1635, fut d'abord théologien du pape Urbain VIII. On a de lui : 1° Anstotelis vera derationalis anima immortalitnte sententia; Bologne, 1621 , in-4'; — 2° De Deo ; — 3° De Trinitate; — 4° De Incarnai ione ; — 5° De Angelis; — 6° De Peccatis, etc. Ses Œuvres complètes ont paru à Rome, 1637, in-fol. : 1612. Voy. 01doini, dans son édition augmentée des Vitae pontificum et cardinalium de Ciaconius. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL1X, p. 87-88.
OREILLES. Parmi les locutions bibliques dans lesquelles entre le mot oreille, il en est très-peu qui ne se comprennent aisément; nous n'indiquerons ici que celles qui pourraient présenter quelques difficultés aux lecteurs peu familiarisés avec le style de nos Livres saints. Ainsi :1° l'expression révéler, découvrir /'•■•> cille .i quelqu'un, qui veut dire proprement écarter les cheveux qui couvrent son oreille, la mettre à nu, se prend métaphysiquement pour faire savoir quelque chose à quelqu'un, lui apprendre une chose qu'il ignore (I Rois, XX, 13); 2° percer l'oirille, c'est inspirer une obéissance entière (Ps. xxxix, 7). Ce dernier sens fait allusion à l'usage établi chez les Hébreux de percer Yoreille avec une alêne au serviteur qui renonçait au privilège de sortir de servitude en l'année sabbatique ou jubilaire ( Exode, xxi, 6. Deuléron., xvi, 17); 3* pour designer un grand malheur, on dit que les oreilles tinteront à tous ceux qui l'entendront