‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 483 sur 1294 · T1US · texte numérisé non relu

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ORIENTAUX (CHRETIENS). On comprend

sous ce nom : 1° les Grecs schismatiques; 2° les Jacobites, Syriens, Egyptiens ou Copules, et les Éthiopiens; S les Slestoriens de la Perse et des Indes; 4° les Arméniens; tous ou presque tous sont séparés de l'Eglise catholique depuis plus de 1200 ans. Nous avons parlé de chacune de ces sectes sous leur nom particulier. Ou a montré dans le livre de la Perpétuité de la fui, par des témoignages incontestables, et surtout par la liturgie de ces différentes sectes, qu'elles ont la même croyance que l'Eglise romaine sur tous les dogmes que les protestants ont rejetés et

ment, le culte et l'invocation des saints, le nombre des sacrements, etc. C'est pourquoi ces chrétiens orietttattx regardent aussi bien que nous les protestants comme hérétiques. Voy. Bergier, Diction, de théol.

0RIENTIUS. Vou. Orient, n<> II.

0RIFEX. ORIFICUS. Voy. Aurifex.

ORIFLAMME {Auriflamnui , aurea flamma, oliflamnta.oloflamma), étendard de l'abbaye de Saint-Denis. C'était une espèce de bannière faite de soie couleur de feu, brodée d'or et attachée au bout d'une lance en guise de gonfanou. Elle ne servait d'abord qu'au comte de Vexin, avoué de Saint-Denis, pour défendre les biens de ce monastère; mais lorsque Louis VI eut acquis le comté de Vexin. il lit porter l'oriflamme dans les expéditions militaires, après l'avoir reçue des mains de l'abbé de Saint-Denis. Quelquefois les rois la portaient autour du cou, mais sans la déployer. Depuis la bataille de Rosbecque, gagnée sur les Flamands par Charles VI, en 13K2, il n'est plus question de l'oriflamme. Voy. Galant, Traité de l'oriflamme. Du Cange, au mot Oriflamme.

0RIGÈNE, théologien, né à Alexandrie Fan 185, mort à Tyr l'an 253. fut surnommé Adamantinus, c'est-à-dire de diamant ? à cause de son application infatigable au travail. En effet, il était, bien jeune encore, profondément versé dans es sciences divines et dans la piété; aussi dès l'âge de dix-huit ans il succéda à Clément d'Alexandrie, son maitre,dans la place de catéchiste ou de chef de l'école chrétieune d'Alexandrie. Les chrétiens et les idolâtres accouraient en foule pour l'entendre: il raffermit les uns dans la foi et convertit les autres en grande partie; mais prenant trop à la lettre ce que Jésus-Christ dit des eunuques volontaires, il se fit lui-même eunuque. 11 visita successivement Rome, l'Arabie, la Palestine, où Théoctiste, évéque de Césarée, le lit prêcher, quoiqu'il fût encore laïque; Antiochc, où l'impératrice Mammée l'avait fait venir pour l'entendre discourir sur la religion chrétienne; puis il se rendit en Achaïe. C'est dans ce voyage que Théoctiste et plusieurs autres évéques de la province l'ordonnèrent prêtre. Cette ordination irrita Demetrius, évéque d'Alexandrie, qui déposa Origène du sacerdoce et le fit condamner par deux conciles. Origène se retira alors à Césarée de Palestine,

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Où il ouvrit une école qui acquit bientôt une grande célébrité, et il compta au nombre de ses disciples saint Grégoire Thaumaturge et saint Athénodore, son frère. Plus tard il se rendit à Athènes et en Arabie, où il ramena à la vérité Bérylle, évoque de Bostres, et il soufTrit avec un courage héroïque pendant la persécution de Dèce.Les ennemis a'Origene l'ont accuséd'avoir approuvé la magie illicite et de n'y avoir trouvé aucun mal. Un protestant, Beausobre, a réfuté cette accusation; mais il a commis une injustice manifeste envers ce Père, en affirmant qu'il enseigna l'opinion de la transmigration des âmes. Le vrai malheur d'Origène est d'avoir eu des disciples obstinés à soutenir tout ce qu'il avait dit, bien ou mal. et à l'entendre dans un sens qui n'a jamais été le sien. La même chose est arrivée à saint Augustin. Origène. a laissé un grand nombre d'ouvrages; saint Épiphane assure qu'on en comptait six mille; mais la plupart sont perdus. Tout ce qui nous reste de ses Commentaires sur l'Ancien et le Nouveau Testament, a été recueilli par Iluet sous ce titre : Orinenis Opéra exegetica; Bouen, 1662; Paris, 1679; Francfort. 1685. Les Œuvres d'Origène ont eu de nombreuses éditions; la meilleure est celle qui a été donnée par le P. Charles de la Rue, bénédictin de la congrégation de Saint- Maur: Paris, 1733-1759, 4 vol. in-fol. Voy. Thomas du Fossé , Hist. de Tertullien et d'Origène, publiée sous le nom de de la Mothe. Le P. Doucin, Hist. de torigénisme. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecelés.. tom. II. D. Ch. de la Bue, Pre'facede la nouvelle édit. des ouvrages d'Origène. Richard et Giraud,qui donnent le catalogue des ouvrages d'Origène, exposent ses divers points de doctrine en indiquant les passages de ses écrits qui les contiennent, et citent Tes erreurs qu'on lui a attribuées, mais montrent en même temps qu'il n'est pas coupable de toutes celles qu'on s est plu à fui imputer. Bcrgier, qui s'attache aussi a le justifier des fausses inculpations et des exagérations de certains protestants. Michaud , Hiogr. univers. L' Encyclop. eot/iol. La Nouv. Biogr.génér., où le DrIIéfélé donne la liste des différents ouvrages d'Origène, avec un

aperçu et une appréciation de ce qui est tenu dans chacun d'eux.

IL ORIGÈNE l'Impur, né en Egypte, vivait au IIIe siècle. Il enseignait que le mariage était une invention du démon, qu'il était permis de suivre tout ce que la passion pouvait suggérer, et qu'il fallait empêcher la génération par tous les moyens possibles, même les plus exécrables. Il autorisait les livres apocryphes de l'Ancien et du Nouveau Testament, entre autres les Actes de saint André et de quelques autres apôtres. Ces doctrines horribles, qui auraient dù naturellement révolter à cause de leur excès même, trouvèrent cependant des partisans, qui, quoique rejetés avec horreur par toutes les Eglises, se perpétuèrent jusqu'au v siècle. Voy. d'Argentré, Cotlect.judictor., tom. I. Nicolas Eymeric, Directorium inquisitorum , part. II, quaest. XIV. Spond., Annal., ad ann. 1192. Pluquet, Diction, des hérésies.

ORIGÊNISME. doctrine des Origénistes. Il y a eu deux sortes d'origénisme, comme on peut le voir par l'article suivant.

ORIGÉNISTES (Origeniani), sectateurs des erreurs d'Origène. Il y en a de deux sortes : 1» les disciples d'Origène l'Impur ; 2° ceux d'Origène Adamantinus , le Père de l'Église. Les premiers, surnommés Vilains, pratiquaient toutes les abominations de leur chef et subsistaient encore au v siècle; les autres, qui avaient

adopté tontes les erreurs attribuées à Origène, commencèrent à paraître en Italie l'an 397, par le moyen de Bufin d*Aquilée. Ces erreurs se répandirent aussi en Egypte, surtout parmi les moines; et, vers l'an 415, AviLprêtre espagnol, les'renouvela en Espagne. Les Origénistes furent condamnés, l'an 553, par le concile général de Constantinople. Voy. saint Épiphane, Hœres., t xii i et lxiv. Saint Augustin, De Hrrres.,c. xun. Saint Jérôme, Epist. ad Pammach. Pinchinat, au mot Origêne. Richard et Giraud.Bergier.Gaet. Moroni,vol. XLIX. p. 118-120.

ORIGINEL (PÉCHÉ). Voy. PÉCHÉ.

ORIGOELA ou ORCHUELA (On ■ > U t. Onxllis), ville épisc.d'Es pagne dans le royaume de Valence. On prétend qu il y avait un évèché dans cette ville au temps des Romains et des Golhs, sous l'antipape nommé BenoltXIII.L'églbed'On'^w/r? fut érigée en cathédrale dans le concile de Bile, et elle eut pour premier évêque Pierre Ruii de Corella, sous le titre de gouverneur; mais Eugène IV révoqua ce privilège. Jules II unit cette enlise à celle de Carthagène, en 1510; et, l'an 1553, Jules III l'en sépara. Grégoire Gallo, premier évêque d'Origuela, prit possession de ce siège en 1566. Voy. de Commanville, /" Table alphabet., p. 177, au mot Orcei.lis. Bichard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIX, p. 118-120.

0RI0L (Pierre). Voy. Auriol, n° II.

0RI0L0. Voy. Forum Ci. m du , n« I.

0RI0N, signe du ciel qui est immédiatement avant celui du Taureau. Selon les anciens Hébreux, le mot Kesil, que la Vulgatc a rendu par Orion , signifie cette étoile de la seconde grandeur que les astronomes appellent le Cœur du Scorpion. Elle parait au commencement de l'é-

Îuinoxe d'automne, et présage le froid. Voy. ob, ix, 9. Amos. v. 8. J.-D. Michaelis, Supplementa ad Lexica hebraica, p. 1319-1321.

ORISTAGNI, ville archiépisc. de Sardaigne. Voy. de Commanville, /*« Table alpliabét., p. 22, au mot Arbore a. Gaet. Moroni, vol. XLIX, p. 120-125. Compar. notre art. Arbora.

ORLANDI ou ORLENDI (François), dominicain, vivait au xvitr* siècle. Il professa l'histoire et la théologie à l'université de Pise. Il a publié : 1° Duplex Lavacrum in Cu>na Domini fuielibus exhibitum, atterum ex Christi mandalo de sacra pedum lotione , alterum ex veteri Ecclesur disciplina de expiandis altaribus; Florence, 1710, in-4°; — 2" Orbis sacer et pro forais illustratus, oput ecclesiasticœ et profana? historiat , neenon géographie* stutliosis opprime utile: ibid., 1728, 1731 et Î732, 3 vol. in-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1710,1711 et 1733.

0RLANDINI (Nicolas}, jésuite, né à Florence en 1561, mort à Rome 1 an 1G0G, dirigea le collège de Nola, puis le noviciat de N'a pies, et fut appelé à Borne pour élro employé a la sec ré tairerie générale. Il a laissé : !• Annua* Littertt Soc. Jesu. ann. 1583-1585; Borne, 1585-1587, 3 vol. in-8°; — 2° Historia Soc. Jesu, pars l, sitt lgnatius$ ibid., 1615, in-fol.; Cologne, 1615, 1621, in-4"; ibid., 1620, in-fol.; cet ouvrage a été continué jusqu'au milieu du xvn« siècle; le t. VII et dernier parut en 1750; — 3» Vita Petn Fabn,

Îuiprimus fuit e decem xociis S. Ignatii; Lyon, 617, in -8°. Voy. Sotwell, Biblioth. ScHptor. Societ. Jesu. Bichard et Giraud. Fcller. Michaud.

ORLANDO (Matthieu), évêque de Cefalu ou Cifalu, en Sicile, né l'an 1610, mort en 1616. avait fait profession dans l'Ordre des carmes. Il a laissé : 1* Cursus theologicus in tertiam partent D. Thomas ad methodum scholaslicam orvinatus, tomus l, — 2» Constitutiones synodales. Voy. la Biblioth. Sicu/a.

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