‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 484 sur 1294 · ORNE · texte numérisé non relu

ORNE

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I. ORLÉANS ( lurelia, Aurelice, Aurelianum), ville épisc. de France, érigée en évèché au ut* siècle, sous la métropole de Sens; mais devenue sufTragante de Paris en 1622, lorsque Grégoire XV érigea la capitale de la France en nrchevèché. Comme on ne sait rien de certain au sujet des trois premiers évéqties d'Orléans, on porte comme premier Diopet, qui assista par ses députés au concile de Cologne en 346. et à celui de Sardique l'an 347. Depuis l'an 511 jusqu'à l'an 1411, il s'est tenu à Orléans treize conciles. Voy. la Gallia Christ., tom. Il, p. 30; tom. IV, p. 342; tom. VIII, col. 410 et seq. La Regia, tom. X, XI , XIV, XVII. Labbe, t. IV, V. XI. Hardouin, tom. II, III, VI. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 10-22. Gaet. Moroni, vol. XLIX, p. 125-131.

II. ORLEANS (Laurent d'), capucin du xvii* siècle, a publié : La Mort mystique, ou la mort de rûme propre, par soumission volontaire, en la main de Dieu; Paris, 1684.

III. ORLÉANS ou DORLÉANS (Louis), fameux ligueur, né à Orléans, mort à Paris en 4629, a laissé , outre quelques écrits satiriques en faveur de la Ligue, quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Ludovici d'Orléans unius ex confederatis pro catholica fide Parisiensibus ad A. S. unum ex sociis pro hœretica perfidia Turonensibus Expostulatio; Lyon, 1574: — 2° Apologie, ou défense des catholiques unis les uns aux autres contre les impostures des catholiques atsocie's à ceux de la religion prétendue réformée; 1586, in -8°; — 3° Avertissement des catholiques anglais aux Français catholiques du danger où ils sont de j)erdre leur religion , etc.; 1586, 1587, 1588, in-8». Voy. Gouiet, Bibfiolh. Franç., t. V. Lenglet-Dufresnoy, Mémoires historiques, t. IV, p. 107. Lelong, Bibiioth. histor. de la France, tom. I, III, IV. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr.génér., art. Dori.éanS (Louis).

IV. ORLEANS ou DORLÉANS, D'ORLÉANS (Pierre-Joseph), jésuite, né à Bourges en 1641, mort à Paris l'an 1698? professa la rhétorique. Outre des ouvrages d'histoire et des Vies de plusieurs Pères jésuites, il a laissé : 1° Sermons et instructions chrétiennes ; Paris, 1696, 2 vol. in-12; — 4° Vies du B. Louis Gonzague et du B. Stanislas Kostka. Voy. le Journ. des Savants, 1681, 1683, 1693, 1695, 1696, 1712 , 1734 et 1735. Le Diction, portât, des Prédicat. Richard et Giraud, aux art. Orléans (Pierre -Joseph d') et Dor- LÊans. Feller, Biogr. univers.

ORLENDI. Voy. Orlandi.

ORMI ou ORMIAH, OU RM Y AH (Ormia ou L'rmia), ville épisc. d'Adorbigane ou ancienne Médie, située dans les montagnes de la Perse, près du lac Kamadhan. L'Église des nestoricns s'étant divisée en trois partis , le catholique Siméon Denha établit son siège à Ormi sur la (in du xvie siècle, et depuis ses successeurs ont pris le nom de Siméon. Les nestoriens et les jacobites y ont eu des évêques de leur communion. Les évêques nestoriens sont : 1* N..., qui assista à l'élection d'un nouveau catholique après la mort de Sebarjésu III ; Ebedjésu, aui se trouva à l'élection du catholique Élie II; 3" N..., transféré du siège de Balada par le catholique Élie. On ne connait qu'un evéque jacobite d'Ormi, c'est Ignace , qui siégeait en 1189. Ormi est sous le patriarcat des Chaldéens. Voy. I^equien, Oriens Christ., tom. II, p. 1528, et p. 1601. Gaet. Moroni, vol. XLIX, p. 131.

ORNAN. Voy. Aréuna.

ORNEMENTS SACERDOTAUX. On désigne plus particulièrement par ces mots les orne-

ments avec lesquels le prêtre dit la messe : l'amict, l'aube, la ceinture, le manipule, l'étole et la chasuble. Or ces ornements ont été en usage avant le temps même de Constantin , et il y aurait péché mortel à célébrer la messe sans ces ornements. Les novateurs ne peuvent se récrier contre cet usage sans s'élever contre la coutume du ironde entier; car les luthériens eux-mêmes se servaient autrefois de chasubles dans quelques-unes de leurs églises en célébrant leur liturgie, et ceux qui suivent la liturgie anglicane sont vêtus à l'autel comme les prêtres de l'Église romaine. Ceux qui font la visite des églises paroissiales doivent veiller à ce Qu'elles soient pourvues d'ornements convenables ; ces ornements doivent être fournis par les fabriques. Autrefois, en France, quand les fabriques étaient trop pauvres, ils devaient être fournis par les béneticiers qui jouissaient des dîmes, et subsidiairement par ceux qui possédaient des dîmes inféodées. Les ornements d'église ne sont point sujets aux exécutions de justice. D'après le règlement du concile de Bordeaux, approuvé par Grégoire XIII, les vases sacrés et les omemetds neufs ne peuvent être employés dans l'Église sans avoir été consacrés ou bénits. Les ornements sacerdotaux perdent leur bénédiction lorsqu'ils perdent la forme sous laquelle ils ont été bénits. On doit prendre, pour dire la messe, les ornements qui conviennent à l'office, et un simple prêtre ne peut les prendre a l'autel que quand il n'y a ni sacristie ni crédenec, et pour lors il doit les prendre au coin de l'autel, du côté de l'Évangile; les cardinaux et les évêques seuls ont le droit de les prendre au milieu de l'autel. Voy. Collet, Examen des saints mystères, p. 292. Mémoires du clergé, tom. VI, p. 1202. Richard et Giraud. Bergier, à l'art. Habits. L'abbé André , au mot Ornements.

ORNITHOMANCIE (Ornithomantia) , expression grecque qui veut dire divination au moyen des oiseaux. C'est, en effet, par le moyen du vol des oiseaux que certains hommes superstitieux prétendent découvrir les choses cachées , et naturellement inexplicables.

0R0BI0 ( Isaac de Castro ) , fameux écrivain juif, né au commencement du xvir> siècle en Portugal, selon Rodriguez de Castro, en Espagne suivant de Rossi, professait extérieurement, comme ses parents, la religion catholique , et avait re<;u d'eux le nom de Balthazar. Il fit ses études à Salamanquc avec tant de succès, qu'il fut nommé professeur de philoso-

(hie dans la célèbre université de cette ville. I cultiva depuis la médecine. Comme il montra son attachement au judaïsme, il fut mis en prison ; mais ayant été mis en liberté au bout de trois ans. il passa à Toulouse, professant toujours extérieurement le catholicisme. Ne pouvant plus se contraindre sur ses sentiments religieux , il se rendit à Amsterdam , où il abjura publiquement la foi catholique , reçut la circoncision ; et prit le nom A' Isaac. On a de lui : 1° TVfli".* Écrits latins, publiés et réfutés par Philippe Limborch, dans son livre intitulé : De Veritatc religionis christiana;, etc.(w>y. LlM BORCH ) ; — 2° Certamen philosophicum propugnatœ veritatis divinœ ac naturalis adversus Joannis Brendenburgii et Spinosœ principia. en latin et en hollandais; Amsterdam , 1681, 1684, 1703, 1730, in-12; ouvrage qui est regardé comme un des plus forts contre le spinosisme; — 3° Israël vengé; Londres, 1720, in-12; — 4* plusieurs traités restés manuscrits. Voy. Rodriguez de Castro, Escritores Rabinos espaholes. Feller. De

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