‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 487 sur 1294 · I. ORTHODOXIE, saine doctrine. Voy. l'art, précédent · texte numérisé non relu

I. ORTHODOXIE, saine doctrine. Voy. l'art, précédent

II. ORTHODOXIE. On appelle ainsi une féte qni se célèbre chex les Grecs le dimanche qui termine la première semaine de carême, au sojft du rétablissement des saintes images après la persécution des Iconoclastes. Cette féte a été étal die en 842 par Methodius, patriarche de CoiKtantinople , avec le concours de l'impératrice Théodore. Voy. Léo Allatius, Traité des dimanches et dt> fêtes des Grecs. Baronius, Annal., ann. 842, n« 27 et suiv.

ORTHODOXOGRAPHE ( Orthodoxographus ) , terme dogmatique dont on se sert pour désigner les auteurs qui ont écrit sur les dogmes catholiques et les ouvrages de ces auteurs.

ORTHOSIADE ou ORTHOSIE, ORTHOSE, ville maritime de la Phénicie vis-à-vis de l'Ile d A rade, non loin de Tripoli. C'est là que Tryphon se retira après avoir été abandonné de ses propres troupes < I Machab.,xv, 37). Cette même ville, appelée aujourd'hui ïortose ( Tortosa ), et qui a porté aussi anciennement le nom AWntamde,tl même de Constuncie, est devenue dans la suite un évéché sous la métropole de Tyr, dans le patriarcat d'Antioche. On en eonnait quatre évèques, dont le premier, Phosphore, assista au concile d'Antioche, où l'on jugea pour la première fois la cause d'Athanase, évèque de Perrha. 11 souscrivit aussi au concile de Chal- Orihostade a eu aussi un évéque latin, "a l'Ordre des Frères Mineurs, qui fut i en 1345 par Clément VI. Voy. Lequien, Onets Ckrist.,Xom. II. o. «26; tom. M, p. 1230. W'ading, Annal., tom. III. Richard et Giraud.

ORTHOSIE, ville énisc. de la province de Carie, sous la métropole d'Aphrodisiade, au diocèse d'A>ic, m tuée près du fleuve Méandre. Strabon, Pboe, Ptolémée et toutes les Notices en font mention. On n'en eonnait qu'un évèque, Dtogéne, qui fut représenté au concile de Chalcédoine par un prêtre nommé Théoctiste. Ortkttnt n'est aujourd'hui qu'un simple évéché tn martttms, sous la métropole de Stauropolia. Voy. Lequien, Orieiw Christ., tom. I, p. «08. Guet. Moroni, vol. XUX, p. 191. Cornpar. notre art.

AfHHODlSlADl.

I. ORTIZ (Aionso ou Alphonse), chanoine de Tolède, né dans celle ville, mort ver» 1530. Parmi ses écrits, noua citerons : 1* Missale mixham, secundum rtgulam fi. lstdori,dictum Moiar*Us, Tolède, 15U0, in- fol. , — 2" Brevêariutn

mixtum secundum rtgulam B. Isxdori, dictutn Mozarabes: ibid., 1502, in-fol.; l'éditeur a enrichi ces deux ouvrages de savantes préfaces. Voy. Nicol.-Antonio, Biblioth. Hisp. nova. Ticknor, History ofSpanish littérature, lom. I,p.483. Feller. Micfiaud. La Souv. Biogr. génér.

II. ORTIZ (Biaise), parent et contemporain du précédent, né à Villarobledo, bourg dans le diocèse de Tolède, fut d'abord vicaire général à Calahorra; entré dans la maison du cardinal Florent (depuis le pape Adrien VI), il suivit ce pontife à Rome, et plus tard il devint chanoine théologal et vicaire général de Tolède. On a de lui : 1° Itmerarium Adriani VI, ab Hisponia Romam usque,ac ipsius pontificatuseventus; Tolède, 1548, in-8°; et dans les Miscellanea de Baluze, tom. 111; — 2« Descriptif) graphica summi templi Toletani: Tolède, 1514, in-8»; et dans la CoUect. dopusc. latins de Franç. Cerda. Voy. Nicol.-Antonio, Biblioth. Hisp. nova. Feller. Hichaud. La Nouv. Bingr. génér.

ORTOGRIN , moine de Werthin, vivait an ix« siècle. 11 a composé la Vie de saint Ludger, qui a été insérée dans D. Mabillon, Acta Sanctorum Ordtn. S. Benedicti, in sœculorum classes distribua.

ORTON (Job), théologien anglican non -conformiste , né i Shrewsbury en 1717, mort l'an 1783. Après avoir exercé les fonctions pastorales pendant quelques années, il renonça au ministère. Il a laissé beaucoup d'ouvrages, dont les principaux sont : 1° Sermon pour les vieillards; in-12 ; — 2° Discours sur les devoirs du chrétien ; in-12 ; — 3» Discours sur plusieurs suiets de pratique ; in-8»; — 4° Méditations sur les Saerements; in-12; — 5° Exposition pratique de t Ancien Testament ; 6 vol. in -8°; ouvrage posthume: — 6» Lettres pour t édification des fidèles. Voy. Bcrgier, Bioqr. univers.

ORTON E (Orlona ad Mare), ville épisc. de l'Abruize citérieure, sous la métropole de Chieti, et située sur la côte du golfe de Venise. On en connaît deux anciens évèques : Calumniosus, qui siégeait sous Grégoire le Grand, et Victor, sous Martin 1"; ce qui a fait supposer que cet évéché avait été supprimé, puis rétabli par Pie V, qui y nomma Jean-Dominique Rebiba en 1570. Le siège d'Ortone fut uni à celui de Campli ou Campoli en 1624. De Commanville dit qu'Ortoneeutun évéché dès le iv* siècle, jusqu'à saint Grégoire. Voy. Ughelli, Italia sacra, tom. VI, p. 772, et tom. X, p. 311. De Commanville, ln Table alphabét., p. 177-178. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL1X, p. 192-194.

I. ORVAL (AUREA VALUS), abbaye de l'étroite observance de Citeaux, située au diocèse de Trêves, à deux lieues de Chiny et i six de Sedan. Ole fut fondée en 1072 par Arnoul II, comte de Chiny, dans le Luxembourg, pour les moines bénédictins sortis de la (la labre; mais ils furent rappelés peu après dans leur pays, et Othon, lils a Arnoul, donna cette maison a des clercs, a condition qu'ils vivraient sous la conduite d un prévôt nommé Fulbert. Après la mort de celui-ci, les chanoines tombèrent dans un si grand relâchement, qu'Albert, fils d'Othon , demanda d < religieux de Citeaux à son oncle Alberon, évéque de Verdun. Saint Bernard, ami de ce prélat, chargea Guy, abbé de T roi s- Fontaines, de pourvoir à ce monastère. Guy entra a Orval en 1131 , et y établit Constantin pour premier abbé. Cette communauté devint extrêmement florissante; mais le aèle des religieux se ralentit sensiblement, et, l'an 1674, D. Chartes de Bentxeradt, qui en était abbé, y introduisit la réforme. Voy. Richard et Giraod.

OSÀN

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