‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 488 sur 1294 · II. ORVAL (Gilles d*). Voy. Gilles, n°IV · texte numérisé non relu

II. ORVAL (Gilles d*). Voy. Gilles, n°IV

III. ORVAL (Ma rie- Éléonore de BÊTHUNE D'),abbessede Notre-Dame du Val de Gif. au diocèse de Paris, née l'an 1658, morte en 1733, fut élevée à l'abbaye de Roval-Lieu. Elle y lit profession, fut transférée à l'abbaye de Saint-Pierre de Reims, dont sa sœur était abbesse, et prit possession, en 1687, de l'abbaye de Gif. Elle gouverna cette maison durant 47 années, avec prudence, charité et régularité. On a d'elle : 1° Réflexions sur les Evangiles; Paris, in-12; — 2» L'Idée de la perfection chrétienne et religieuse pour une retraite de dix Jours; ibid.,1719, in-12; — 3* Règlements de l'abbaye de Gif, avec des réflexions. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

ORVIÈTE (Orvietum, Urbevetum, Urbiventum, anciennement Vrbs vêtus. Oropitum , Orobitum, Orbitum, Herbanum), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Rome, située près du confluent de la Paglia et de la Cbiana , à seize lieues de Rome. Son premier évêque, Jean, siégeait en 590, du temps de Grégoire le Grand. Voy. Ughelli, Italia Sacru. tom. I, p. 1463. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL1X, p. 104-224. Daudrand, Diction, géographique univers.

ORV ^Matthieu), dominicain, né dans le diocèse de Saint-Malo, mort à Paris en 1557, fut prédicateur ordinaire du cardinal de Tournon, inquisiteur en France, pénitencier apostolique et vicaire-général de la province. 11 a publié : i° Ad hatresum redivivas affectiones Alexipliarmacum; Paris, 1544 ; Venise, 1551 ; — 2° Opusculum de imaginibus; — 3° Septem Scholœ contra ha-reticos; dans cet ouvrage, il réduit toutes les hérésies à sept chefs. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ord. Prardic, tom. H, p. 162 et 163.

ORTCANDA, siège épisc. de la province de Lycie, au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Aphrodisiade. Hiérocle et l'ancienne Notice en font mention. Voici deux de ses évéques : N..., qui assista et souscrivit au septième concile général, deuxième de Nicéc, et Théodore, qui se trouva au concile de Photius. Voy. Lequien, O'-iens Christ., tom. I, p. 993.

ORYMMA, siège épisc. de la première Pamphylie, au diocèse d'Asie, et sous la métropole de Syde. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Paul, assista et souscrivit au concile d'Ephèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1004. Richard et Giraud.

OSA ( Barthélémy d'), né à Bergame, florissait vers l'an 1340. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels on cite une Histoire des Papes et des Empereurs. Voy. Philippe de Bergame, Supplem. W Chron., ann. 1334. Léandre Alberti.

OSAÏAS, père de Jézonias, était, du temps de Néhémie, un des principaux Juifs de Jérusalem. Voy. Il Esdr., xu, 32.

OSANNE (La bienheureuse), vierge, du Tiers Ordre de Saint-Dominique, née à Mantoue en 1448, morte le 18 juin 1505, se consacra à Dieu dès l'âge de sept ans, et prit l'habit religieux à

Suinze ans. Pleine de pudeur, de modestie, de ouceur et de charité, elle regardait comme perdu le jour où elle n'avait pu assister son prochain, soit eu consolant les affligés, soit en soulageant les pauvres ou en servant les malades. Elle supporta avec courage les tentations auxquelles elle fut en butte et les persécutions dont elle fut l'objet ; aussi Dieu récompensa-t-il sa vertu par les dons de miracle et de prophétie. Innocent XII a permis à l'Ordre des Frères Prêcheurs d'en faire mémoire tous les ans comme d'une bienheureuse, et de célébrer l'office et la du commun d'une Vierge. Voy. Franc.

SylvesL Ferrar. Seraphi-Razzi , et Y Office de la sainte. Richard et Giraud.

I. OSBERNE ou OSBERT, bénédictin anglais de la congrégation de Cluny au XP siècle , devint précenteur de l'église de Cantorbéry, et eut pour ami Lanfranc , archevêque de la même église. Osberne a composé : 1° la Vie et les miracles de saint Dunstan ; — 2° la Vie de saint Odon, archevêque de Cantorbéry. On lui attribue, en outre, des Èpttres familières et un livre intitulé De la Consonnance des voix. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XX, p. 94 et suiv. Richard et Giraud.

II. OSBERNE ou OSBERT DE STOCKECLAHE, ou DE CLARENGE, bénédictin anglais du xn* siècle , fut prieur de Saint-Pierre de Londres. On a de lui : 1* Vie de saint Edouard ///, roi d'Angleterre; — 2» Histoire de la vie et du martyre de saint Ethelrède , roi des Anglais orientaux; — 3» Vie de sainte Elburge, vierge; — 4° Recueil des miracles de saint Edmond, martyr. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés.. tom. XXII, p. 302. Richard et Giraud.

OSBOR ou OSBORI, OLBOR (OsboHum), lien situé en Allemagne, et où saint Annon, archevêque de Cologne, tint un concile l'an 1062, en présence de l'empereur Henri IV. On condamna dans cette assemblée Cadaloûs, évèque de Parme, antipape sous le nom d'Honorias II , et on y approuva l'élection d'Alexandre II. Voy la Regia, tom. XXV. Labbe, tom. IX. Hardouio, tom. VI.

I. OSÉE, le premier des douze petits prophètes, était fils de Béeri, que les rabbins ont pris faussement pour Beérah, chef des Humilités transporté en Assyrie par Téglathphalasar (l Paralip., v, 6); car, indépendamment de la forme des noms qui n'est pas la même, la chronologie ne permet pas de confondre ces deux personnages. C'est aussi sans fondement que les rabbins donnent pour patrie à notre prophète lu ville de Jérusalem, et que le faux Épiphane le fait naître à Bëlémoth. Osée virait dans le royaume de Samarie. Quant aux arguments que Maurer a mis en avant pour prouver qu'il était du royaume de Juda, Hengstenberg les a suffisamment réfutés dans sa Christo/oçf de l'Ane. Testam. L'inscription de la prophétie porte que le prophète a exercé son ministère sous Osias, Joathan, Achaz et Ëzéchias , rois de Juda, et sous Jéroboam, fils de Joas, roi d'Israël, c'est-à-dire Jéroboam II. Osée a principalement prophétisé contre le royaume des dix tribus; car toutes ses prédictions sont dirigées contre Éphraïm, Israël et Samarie; et, s'il parle de Juda, ce n'est qu'en passant et avec une sorte d'indulgence, atin de mieux faire ressortir l'iniquité d'Israël. Les prophéties d'Osée, composées de quatorze chapitres, se divisent naturellement en deux parties. La première, qui comprend les trois premiers, contient deux actions symboliques. La deuxième partie, dans ses onxe chapitres, se rapporte en général aux mêmes objets que la première. Le prophète y tonne contre 1 idolâtrie, les veaux d'or de Samarie, de Béthel et de Galgala; il reproche aux Israélites les mensonges, les parjures, les homicides, les vols, les spoliations, la fornication, l'adultère, etc. Tous les événements prédits dans ces derniers chapitres sont ceux qui ont été annoncés par des actions symboliques dans les trois premiers, c'est-à-dire la destruction du royaume d'Israël, la déportation de ses habitants en Assyrie, leur retour dans des temps plus heureux , la venue et le règne du Messie. Plusieurs critiques dernes, convaincusque les oracle* de la dei

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partie ne sont que différents morceaux séparés, te sont efforcés d'assigner à quelle époque du ministère prophétique d'Osée on devait rapporter chacun de ces morceaux; mais ils ne s'accordent nullement entre eux, en sorte qu'on n'en trouve pas deux du même sentiment. Le style et le ton du livre étant, en effet, absolument le même dans toutes ses parties, ce serait un vrai phénomène, dans l'hypothèse qu'il aurait été composé par pièces et par morceaux à des époques aussi distantes qu on le suppose. Aussi de Wette, un des plus fameux rationalistes de ces derniers temps, est- il d'un sentiment tout à fait différent. Les Grecs célèbrent la féte d'Osée le 17 octobre, les Égyptiens le 20 février, et les Latins le 4 juillet. Voy. D. Calraet, Diction, de la Bible. Bergier, qui réfute les objections des incrédules contre certains récits du prophète. J.-B. Glaire, qui, dans son ïntrod. histor.etcrit., etc. (tom. IV, p. 1-17), traite les diverses questions qui se rattachent au livre de notre prophète.

II. OSÉE, dernier roi d'Israël, fils d'Êla, régna de Tan 73* à l'an 730 avant J.-C. Il conspira contre l'usurpateur Phacée, le tua et s'empara du pouvoir, il fit le mal devant le Seigneur, fut vaincu par Salmanasar, roi d'Assyrie, auquel il «engagea à payer tribut; mais ayant plus tard cherché à s'affranchir, il attira de nouveau sur son royaume les armes des Assyriens. Osée, de nouveau vaincu, fut envoyé à Babylone, ou il mourut dans les fers. Samarie dut, après un *iége de trois années, se soumettre à Salmanasar, et les Israélites, transportés au delà de l'Euphrate, virent leur pays occupé par les Chutéens, qui y sont encore aujourd'hui connus sous le nom de Samaritains. Ainsi furent accomplies les menaces des prophètes, et le royaume d'Israël tinit 250 ans après qu'il se fut séparé de celui de Juda. Voy. IV Rois, xv, 30; xvii.l, 2, etc. Osée, xrv, i. Michée, i, 6. D. Calmet, £hchcm. de la Bible.

I. OSIANDER (André), théologien protestant, né à Guotzhausen, près de Nuremberg, en 1496, mort â Kœnigsberg l'an 1552, prêcha un des premiers la doctrine de Luther, assista en 1529 au colloque de M ar bourg et à la diète d'Augshourg. Cependant il ne fut point d'accord avec Luther sur tous les points , et il devint chef de secte. Ses partisans furent appelés Osiandriens. On a de lui : 1* Conjecturât de ultimis tempori- £*u or de fine mundi; Nuremberg, 1544, in-4*; — 2» HamtfMÙB evmgelico> Libri IV, grœce et lafme.Bàle, 1537, in-fol.; 1501, grec et latin ; Paris, 1545, latin seulement; trad. en allemand, Francfort, 1540, in-8°; — 3» Hiblin sacra, etc.; Tubingue, 1000, in-fol.; cet ouvrage a eu quatre autres éditions. Tous les écrits d'André Osiander sont à 1 index de Clément VIII.

II. OSIANDER (André), dit le Jeune, petit-fils du précédent, né à Blaubeuern, dans le Wurtemberg, en 1562, mort à Tubingue en 1617, devint surintendant général, puis chancelier de l'université de Tubingue. Outre des Sermons et des Mémoires académiques, il a laissé plusieurs ouvrages de théologie , dont le plus connu est intitulé Papa non papa, hoc est , papat et papicolarum de pr&cipuit christ iana? fidet parttb'u lutherann mnfessto; Tubingue, 1599, in-8°; Francfort, 1610, in-12. Quand bien même le décret de Clément VU!, qui a mis à l'index les livres d'Osiander l'aïeul, n'aurait pas compris expressément ceux du petit-fils, ils n'en sont pas moins compris dans la deuxième règle générale de lWex du concile de Trente, laquelle porte que

les livres des hérétiques lesquels traitent de religion, sont absolument défendus.

III. OSIANDER (Jean-Adam), luthérien, mais d'une famille différente des précédents, né à Vaihingen, dans le Wurtemberg, en 1622 ou 1626, mort à Tubingue l'an 1697, professa la théologie, et devint chancelier de l'université de cette dernière ville. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° Commentarius in Pentateuchum ; Tubingue, 1676-1678, 5 vol. in-fol.; — 2» In Josuem; ibid., 1081, in-fol.; — 3» InJudices; ibid., 1682. in-fol.; — 4» In Librum Ruth; ibid., 1682, in-fol.; — 5° In primum et secundum Librum Samuel is; Stuttgart, 1687, in-fol.; — 6° Tractatus théologiens de magia ; Tubingue, 1687, in-8»; — 7» Primitiat evangelica> , seu dispositionesin k'vangelia dominicalia et festivalia; ibid., 1665-1691, in-44; — 8° De Azylis Hebrœorum, gentilium et christianorum ; ibid., 1673, in-4°; — 9» Dissertatio de sncrifich Caini et Abêtis: 1678, in-4»: — 10° Cltima Jacobi Oracula de duodecim filiis; 1669, in-4"; — if Disputationes acadrmtcœ in praxipua et maxime controversa Novi Testamenti loca; 1680, in-80; — 12° Dispntutio de raptu Puuii; 1662, in-4*>; — 13" Disputationes de mysterio Trinitatis; — 14° De Jubilceo Hebraorum, gentium et christianorum ; — 15° Theolngia casualis. Les écrits d'Osiander ont, sous plus d'un rapport, un mérite qu'on ne saurait leur contester sans injustice; mais ils sont remplis d'erreurs luthériennes. C'est de lui, sans doute, qu'il est ditdans l'Index libror. prohibitor. : « Osiander (Johannes Adamus).Sysiema Theologicum.seu Theologia positiva acroamatira in IV partes distincta. (Decr. 31 martii 1681.) — Et cetera ejtts opéra de Relig. trartantia. » (Decr. 10 maii 1757.) Voy. Kœnig, Biblinth. Le P. Le Long, Biblioth.Sacra.

IV. OSIANDER (Jean-Adam), luthérien, théologien et philologue, né a Tubingue en 1701, mort en 1756, était petit-tils du précédent. Il professa la langue grecque a l'université de Tubingue. Son principal ouvrage est intitulé De Immortalitate nnimœ rationatis, ex tontine ratio* nis probabili; Tubingue, 1732, in-4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

V. OSIANDER (Luc ou Lucas). dU Mitant, luthérien, né à Nuremberg en 153V, mort à Stuttgart l'an 1601, était lils d'André Osiander, chef des Osiandriens. Il devint surintendant général des églises de Wurtemberg. Ses principaux ouvrages sont : 1° Biblia latina ad juntes hebraici textus emendata, cum brevi ac perspieua expositione illustrafa ;Tub\Tif;\ie,io]&-\tàQ,l vol. in-4°; trad. en allemand; Stuttgart, 1609; — 2° De Ratione concionandi; ibid., 1582, in-8°; — 3» Admonitio de studiis Verbi divini ministrorum priva lis recle insliluendis ; ibid., 1691. in-8°. C'est sans doute ce Lucas Osiander qui figure dans l'Index de Clément VIII. Voy. la Nouv. Biogr, génér.

VI. OSIANDER (Luc ou Lucas), dit le Jeune, chancelier de l'université de Tubingue, né à Stuttgart en 1571, mort à Tubingue en 1638. était fils du précédent. Il se montra très-zélé contre les Jésuites, les réformés, les anabaptistes et les Schwenkfeldiens , et fut un des défenseurs de lubiquisme les plus ardents. On a de lui, parmi plusieurs autres écrits : 1° Justa Defensio de quatuor qua/stionibus quoad omnipra'sentiam humana Christi naturœ ; — 2* Disputatio de omniprarsentia Christi hominis; — 3» De Regimine ecclesiastico; — 4° Orthodoxat conciliationi\ Modi; — 5° De Enthusiusmo; — 6° De Viribus tiberi arbitrii;— 7« De Baptismo, — 8* De F (ficacia verbi, etc. Nous ferons pour cet auteur la même réflexion que pour André Osiander le

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Jeune : Quand bien même le décret de Clément VIII qui a mis à Y Index les livres du père, n'aurait pas compris expressément ceux du fils, ils n'en seraient pas moins compris dans la deuxième règle générale de l'Index du concile de Trente, laquelle porte textuellement que les livret des hérétiques lesquels traitera de la religion, sont absolument défendus.

OSIANDRIENS (Osiandriant), hérétiques protestants qui avaient adopté les erreurs d'André Osiander, disciple, collègue, mais ensuite rival de Luther, parce qu'il voulait avoir le plaisir de dogmatiser en chef. Les Osiandriens prétendaient : 1° que Jésus-Christ a été médiateur en qualitéde Dieu seulement; 2° que l'homme n'est justifié formellement, ni par la foi, ni par la grâce, ni par l'imputation de la justice de Jésus- Christ, comme le disent Luther et Calvin, mais par la Justice essentielle de Dieu, par la nature divine communiquée à l'homme justifié. Yoy. Spondc, Annal., ad ann. 1549, n. 10, et ad ann. 1552, n.20. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de ihéol. Comvar. Osiander, n* I.

OSIANDRIENS (DEMI-), en latin Semi-Osiandrutni, nom donné à ceux des Osiandriens qui prétendaient avec Luther que l'homme fut justifié sur la terre par l'imputation de la justice de Jésus-Christ, et, avec André Osiander, que l'homme fut justifié dans le ciel par la justice même essentielle de Dieu.

OSIANDRISME, se dit : 1« de la doctrine d'André Osiander (voy. Osiandriens); 2» d'un recueil d'Actes du conseil de Nuremberg, dont les empiétements dans le domaine religieux déterminèrent André Osiander & quitter cette ville. Ce recueil, dont le nom est Osiandrtsmus , seu Acta Norimbergce, est à Ylndex de Clément VIII.

OSIMO (Auximum), ville épisc. des États pontificaux dans la délégation d'Ancône, et près de Musone.Le siège de Cingoli, qui existait dès le vi* siècle, a été uni a celui ù'Ùswio. Le premier évèque de cette ville, saint Léopard, fut nommé sous le pontificat d'Innocent I". Voy. Ughelli , 7/û/ifl Sacra, tom. 1, p. 496. De Commanville,/ra Table ulphabét.. p. 32. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLlX, p. 245-277.

OSIO (Félix), en latin Osius, né à Milan en 1587, mort l'an 1631 à Padoue, où il était professeur de rhétorique. 11 se distingua par son savoir dans les langues et les belles-lettres, et par son éloquence. Parmi ses ouvrages, purement littéraires, nous remarquerons seulement: Romano-Gratcia , tractatus de sepulcris et epitaphiit ethnicorum et christianorum. Voy. Feller, art. Osius ou Osio.

0SISMIENS1S LEONIA. Voy. Saint-Pacl DE Léon.

I. OSIUS ou HOSIUS, célèbre évèque de Cordoue, né l'an 257, mort en 358, mérita le titre de confesseur par la constance qu'il montra durant la persécution de Dioctétien et de Maximien. Il jouissait de l'estime de Constantin le Grand, qui, vers l'an 319, l'envoya à Alexandrie, où il assembla un concile dans lequel on traita des mélétiens, des ariens et des sectateurs de Colluthe. 11 présida, en 325, le premier concile de Nicée, et, en 317, celui de Sardique. L'empereur Constance s'efforça, mais en vain, de le gagner à l'arianisme, et lui écrivit à ce sujet. Appelé A Sirmich, on l'y retint captil, et il eut la faiblesse de souscrire, en 356, à la confession de foi que les hérétiques dressèrent dans cette ville; mais, avant de mourir, il protesta contre la Violence qu'on lui avait faite a Sirmich. et il anathématiaa l'arianisme. Nous avons d'Osius line Lettre adressée à l'empereur Gonstauue, et

qui nous a été conservée par saint Athanase. Voy. Athanaa., Epùt. ad Solitar., et HxHor. Arian.ad Monach., c. lUL XLIV. Au pu s t. , Contr.

Epiitolam Parmeniani, i, 7. Euseb., De Vita Constantini. 1. II, c. lxjii; 1. 111. c. vu. Socrat., Hist. eccles., 1. 1, c. vu, vm; 1. H, c. xx, xxix, xxxt. Sozomen., Hist. eccles., 1.1, c. x, xvi. xvn; 1. 111, c. XI. Tillemont, Mémoires, tom. VU , p. 300. D. Ceillier, Hist. génér. des Aut. sacr. et eoclés. Nicol.- Antonio, Biblioth. Hisp. vet. Baronius, Annal. Galland, Biblioth. Patrum, tom. V; Prolegom., c. vm. Richard et Giraud. Feller. La Nouv. Bioqr. génér. Le Diction, de ia Uiéol. catltol.

IL OSIUS (Félix). Voy. Osio.

OSLAVESHLEN ou OSLAVESLIN, ancienne place située dans le royaume de Mercie, en Angleterre; l'an 823, on y tint un concile qui fut présidé par Ulfrède, archevêque de Cantorbéry. Voy. La Regia, tom. XXI. Labbe, tom. IV. Hardouin, tom. VIL Henri Spelman, Concilia Maqna Hritanniœ et Hibernite, tom. I, edit. de Dav. Wilkins.

OSHA (Oxoma, Uxoma). ville épisc. d'Espagne sous la métropole de Tolède, et située sur le Du oro. Cette ville fut presque entièrement ruinée parles Sarrasins au vm* siècle: mais, à la fin du XI», l'évèché fut rétabli par Alphonse VI, roi de Castille. Le premier évèque d'Osma, Jean I*r, souscrivit en 597 au concile de Tolède. Voy. de Commanville, P* Table alphabét.,p. 179. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLlX, p. 200-261.

OSMOND (Saint), évèque de Salilbury, mort le 3 décembre 1099, était fils du comte de Séez. Il distribua au clergé la plus grande partie de ses revenus, et suivit en 1066 a la conquête de l'Angleterre le duc Guillaume, qui lui donna le comté de Dorset, puis la charge de grand chancelier, et, vers l'au 1078, l'évèché de Salisbury. Osrnond fit paraître un rare désintéressement, une grande pureté de moeurs, et une remarquable exactitude de la règle : cependant à rassemblée de Rockingham H abandonna par faiblesse les intérêts de saint Anselme , archevêque de Cantorbéry. Osmond a été canonisé en 1458 par Calixte III ; sa féte se célèbre le 4 décembre. On a de lui : un Traité des offices ecclésiastiques qui a été en usage jusqu'au temps de Henri VIII ; il a été intitulé : Liber ordinalis, ou Cunsuetudinarhim ecclesiar, ou bien encore : Honnraries Preces. Voy., outre les Vies des saints, VHist. littéraire de la France, tom. VIII, p. 574. Feller. Michaud. La Souv, Biogr. génér. Gaet. Moroni, voi. XLlX, p. 261.

OSMOND dit du Sellier, et auparavant le Père Tranquille, capucin, né i Bayeux, vivait au xviii» siècle. On a de lui : 1« Instructions théo logiques fur les promesses faites à la sainte Eglise ; 1733, i n-12; — 2» Défense de la doctrine de saint Augustin touchant la grâce efficace; 1734, in-»»;

— 3° Éclaircissement de plusieurs difficultés sw les conciles généraux; 1734, 2 vol. in -12; — 4° Examen en forme de lettres de l'instruction pastorale de M. tarchevéque de Cambrai du 14 avril 1734, in -4»; 1736; — 5* Réponse à la flibliothéque janséiuste du P. Moloma ; 1740, in-12;

— 6* Justification de l'histoire ecclésiastique de M. Fleury; 1736 et 1738, 2 vol. in-12. Voy. la France littéraire.

OSNABRUCK (Osnabrucum), ville épisc. d'Allemagne, située sur la rivière de Hase. Ce* évôché fut établi, vers 1776, sous la métropole de Cologne par Charleraagne, qui fonda en même temps dans la ville une école considérée comme la première et la plus ancienne école d'Allemagne. Depuis la paix de Westphalie, le

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siéje fut possédé alternativement par on catholique et par un protestant. L'évêque catholique était nommé par le chapitre, et le protestant devait être choisi dans la maison de Brunswick- Lunebourg. L'évéque protestant n'avait que le gouvernement ci\il de l'évéché; et l'ecclésiastique était alors dévolu i l'archevêque de Cologne, qui tenait ordinairement à Osnabruck un évéque sutiragant. Les choses demeurèrent en cet eut jusqu'à l'occupation française au commencement du siècle. L'évéché, qui existait depuis plus de mille ans . fut aboli , la principauté désiastique fut sécularisée. Une organisation areiie fut décrétée en 1822 par le concordut icln avec Léon XII , concordat d'après lequel l'ereque d'Osnabruck ne devait être nommé que lorsque les circonstances seraient jugées favorables, et jusque-là le diocèse devait être soumis a la jutidiction de l'évéque de Hildesheim, et administré par un prélat suUïa^ant de ce dernier siège. En 1XJ0, Pie VIII Ût suffragant d'Osnabruck l'évéque d'Anthédon, et l'an 18U Grégoire XVI le nomma administrateur apostolique et vicaire apostolique des missions septentrionales d'Allemagne et de Hanovre. L'an 1538 on a tenu à Osnabruck un concile contre les hérétiques. Voy. Laurent Surius, in Commentais. De Commamille, ln Table alphabét.,

LIT* Richard et Giraud. Gaet. Moroni, voie XLLX , p. 261-263. Le Diction, de la t/téol. cathol.

0S0RIO ou OZORIO (Jérôme), en latin Oso- >iu*. évéque de Silves, né à Lisbonne en 1506, mort à Ta vi lia l'an 1580, fut d'abord archidiacre d'Evora. U se rendit remarquable par une grande charité, et son éloquence le lit surnommer le Cieérm du Portugal. Parmi ses ouvrages nous t itérons : 1« une Parapfinisc sur Job et sur les l'saumes; — 2° des Commentaires sur tes Parnboles et sur le «ire de la Sagesse ; — 3° Paru- (Arases et Commentaires sur quelques livres de l Écriture; — 4» De Vera Sopientm, lib. V; — 5» De fiobxlttote christiana; — 6» De Glana li- 6n V; — 7° De Régis Institutione et disciplina; — 8» In Eptst. .B. fauli ad Hom., lib. IV. Ses (En rts complètes ont été publiées à Rome, 1502, 4 vol. in -8». Son neveu, Jérôme Osorio, chanoine d'Evora, a donné, outre la Vie de l'évéque de Silves, des Paraphrases avec des notes sur quelques livres de l'Ecriture. Voy. Nicei on , Mvmotres, tom. XI et XX. Richard et Giraud. Fell*r. Michaud. Le Diction, de la théot. cathol. 0SOR0. Voy. Osara.

OSRHOÉNE ou OSROËNE, région située au delà de 1 Lupin aie, et ainsi nommée d'Orrhoë ou Osrhoé, son premier roi. Elle formait la neuvième province du diocèse d'Antioche, et avait pour métropole la ville d'Édesse. Thaddée, un des soixante -douze disciples , y fut envoyé par 1 apôtre saint Thomas pour y prêcher 1 Évangile sous le roi Abgar, qui se convertit avec tous ses sujets. L'an 107, dix- huit ôvéques se réunirent a Tsisite, dans l'Osrhoëne, pour la célébration de la fête de Pâques. Voy. Lequien , Onent Christ., tom. IL La Regia, tom. I. Gaet. Moroni , vol. L, p. 32.

OSSÉENS ou OSSÉNIENS, OSSONIENS, sectaires juifs qui parurent vers l'an 50 de 1ère chrétienne, et qui tirent profession de christianisme dans plusieurs articles. Vers l'an 100, Elcésai, juif et philosophe, se mit à leur tête, et ils prirent le nom d'Elcésaites. Ils enseignaient qu'on pouvait dissimuler la foi ou y renoncer extérieurement, pourvu qu'on la conservât dans la cœur, et que le martyre était un et mo péché mortel. Voy. Êpiphan., £/«-

, xix et xxx. Nicéphore , Hùt. eoeto., 1. V, c. iv. Compar. Elc£saitks.

OSSONABA ou 0SS0N0BA, ville épisc. de la Lusitanie , et de l'exarchat des Espagnes , qu'on croit être le village nommé Kstombnr, dans l'Algarve. i une lieue de Silves. en Portugal. C'est la première résidence de l'évéque des AL garves. Le siège d'Ossonaba a été transféré à Silves. Voy. de Commanville, /" Table alpha» bit., p. 178. Baudran , Diction, gréogr. univers,, au mot Estombab.

OSSONIENS. Voy. OssftENS.

OSTENSOIR, vase sacré consistant en une boita d'argent ou de vermeil, entourée de rayons, et dans laquelle on renferme la sainte Eucha» ristie pour l'exposer à la vénération des tidèles. 11 se nomme aussi soleil en raison do sa forme. L'ostensoir à rayons n'est cependant pss d'un usage universel dans l'Eglise. Dans certains rites, et principalement dans le Milanais, il a la forme d'un reliquaire a tourelles monté sur un pied. On retrouve souvent la figure de ce dernier dans d'anciennes peintures ou gravures. L'ostensoir ne peut être touché que par des ecclésiastiques dans les ordres sacrés , ou par 1rs personnes qui en ont reçu la permission. U peut être bénit par un prêtre à qui l'évéque le permet , parce que cette bénédiction n exige pas l'onction du saint chrême. Le croissant (tunula) doit être en or, ou du moins en argent doré; pour \ ostensoir, il peut être en matière moins précieuse, par exemple, en bronze doré ou argenté. L'usage de Vostensoir remonte à l'époqueoù fut instituée la Fête-Dieu, au m w siècle. A Lucerne, on porte depuis une haute en* tiquité le saint Viatique au malade dans un ostensoir ; le pape Siite IV approuva cet usage en 1479. Voy. l'abbé Jacquin et Duesberg, Diction, d'antiquités chrétiennes. L'abbé André, Court alphabet, de droit canon. Gaet. Moroni , vol L , p. 3i-38. Le Diction, de In théol. cathol.

OSTERMANN (Jean-Éric), protestant, philologue et poète, né à Zœrbig. dans le Mersobourg, en 1611, mort l'an 1068', professa la langue grecque à l'université de VVittemberg. Parmi ses ouvrages nous citerons : i* Positiones pbilologicat yrerrui-i Sovi Teitamenti contextum concementes; W ittemberg, 1660; — 2° De Astrolatria; ibid., 1063. Koy. la Nnuv. Biogr. génér.

I. OSTERWALD (Jean-Frédéric), protestant, né à Neufchatel en 1663, mort l'an 1747, exerça les fonctions de pasteur dans sa ville natale. Ses principaux ouvrages sont : 1° Traité des sources de la corruption ; — 2* Catéchisme , ou Instruction sur la religion chrétienne ; trad. en allemand, en hollandais et en anglais; l'abrégé de l'Histoire sainte, qui est à la tête de cet ouvrage, a été traduit et imprimé en arabe pour être envoyé aux Indes orientales ; — 3» Traité contre f impureté, in-12; — 4* une édition de la Bible , française de Genève, ave*, drs arguments et des ; réflexions , in-fol. ; — 5» des Sermons ; — 6« Ethica christiana: — 7» Théologie Compendium; — «• Traité du ministère sacré. Voy. l'abbé Ladvocat, Diction, histor. portât. Feller, Biogr. univers.

IL OSTERWALD (Jean-Rodolphe), pasteur de l'Église française de Baie et fils du précédent, a donné : Les Devoirs des communiantê, in-12; ouvrage très -estimé parmi les protestants.

OSTIE (• campagne

Tibre ; elle est aujourd'hui presque entièrement ruinée, et il n'y reste que la cathédrale de , où l'on dit la

[Ostia)% ancienne ville épisc de la de Rome, située à l'embouchure du

OSWÀ

OTHL

ches et les jours de féte. Elle sert de titre au doyen du sacré - collège , et au premier des six cardinaux évéques suiïragants du Pipe. L'évèque d'Ostie a l'usage du pallium et le droit de sacrer le Pape. L'an 1150, le siège d'Ostie a été uni à celui de Velletri ; le premier évéque d'Ostie, saint Quiriace, soutint le martyre en 230. Voy. Ughelli , Halia Sacra . tom. I , col. 41 ; t. X, col. 311. De Commanville, /'" Table alphabet., p. 178. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. L, p. 43-51.

OSTIENSIS. Voy. Henri, n° XXX.

OSTRACINE , ville épisc. de la première Augustamnique, sous le patriarcat d'Alexandrie. On en connaît trois évéques, dont le premier, Theoctistus , assista au concile de Séleucie. Voy. Lequien, On'en* Christ,, tom. H, p. 546.

OSTRUOE. Voy. Austrude.

OSTUNI (Ostunum), ville épisc. d'Italie, située sur les frontières de la province de Bari, sous la métropole de Brindes. Son premier évéque, Dattus, assista en 1071 à la consécration de l'église du mont Cassin. Voy. Ughelli, liai. Sacra, t. VIII, col. 46. Gaet. Moroni, vol. L, p. 58-59.

I. OSWALD (Saint), roi de Northumberland, né en 604, mort à Maserlield le 5 août 642, fut obligé, après la mort de son père, Ethelfrid, de se retirer chez les Scots, car Edwin, son oncle, s'était emparé du royaume des Northumbres. C'est à cette époque qu'Oswald fut instruit de la religion chrétienne, et qu'il reçut le baptême. A la mort de son oncle il recouvra la couronne, et remporta une victoire signalée sur Cadwalla, roi des Gallois. Oswald s'appliqua dès lors à faire fleurir la religion chrétienne dans ses Etats, et il périt dans sa lutte contre Penda, roi de. Mercic, qui voulait rétablir le paganisme. L'Eglise honore le 5 août la mémoire de saint Oswald. Voy. le V. Bède, Hist. ecctes. gentis Anglorum, I. III. Surius , Vitœ Sanctorum.

II. OSWALD (Saint), archevêque d'York, mort l'an 992, appartenait à une famille originaire du Danemark, qui s'était établie en Angleterre au temps des conquêtes des Danois. Il fut élevé par son oncle , saint Odon , archevêque de Cantorbéry , et il devint chanoine de Winchester. 11 devint bientôt par sa sage conduite doyen du chapitre; mais, voyant qu'on méprisait sa jeunesse, il se retira en rrance, dans l'abbaye de Kleury ou saint lien oit -sur -Loire, que dirigeait l'abbé Archambaud. Sa vertu émerveilla tous ses frères, et saint Odon le rappela auprès de lui ; mais à son retour en Angleterre Oswald apprit la mort de son oncle ; c'est alors qu'il se rendit auprès de son autre oncle, Osketille, archevêque d'York. L'an 962, Oswald fut placé sur le siège de Worcester. Il administra son diocèse avec tant de succès , qu'à la mort de son oncle il fut choisi pour lui succéder sur le siège d'York, et qu'on 1 obligea à gouverner ces deux diocèses en même temps. La grande utilité qu'on vit dans cette mesure ht passer sur les règles ordinaires. On n'eut pas lieu de s'en repentir. Oswald obtint les succès les plus éclatants dans les efforts qu'il fit pour rétablir la pureté de la foi et des mœurs dans York et dans Worcester. La translation de ses reliques eut lieu l'an 1001, mais les Martyrologes ne s'accordent pas pour le jour; les uns la placent au 15 octobre, et les autres au 23 ou au 29 février. Voy. Surius. D. Mabillon, V' Siècte bénédut. Ri-

III. OSWALD, chartreux anglais, mort en 1450, vint à Paris pour y terminer ses études , et se lia d'amitié avec Gerson, qui lui persuada

de prendre l'habit religieux. La vertu d'Oswald lui acquit la vénération des princes d'Angleterre, d'Irlande et d'Ecosse; ce qui contribua beaucoup à la propagation de son Ordre dans ces États. Outre la traduction latine de quelques ouvrages de Gerson , Oswald a donné : 1° Meditationes solitaria; — 2« De Remediis tentationum ; — 3» Pnrtiferium. Voy. Petreius, BiUhth. carthwi. Possevin , In Appar. saer. Pitseus, De Scriptor. Anal.

IV. OSWALD (Albert), dominicain, né à Mayence, vivait au xvii» siècle ; il fut appelé à Rome pour être un des théologiens de Casanate. On a de lui : Spiciiegium philosophicum collection in agro thomistico. Voy. le P. Echard , Scriptor. Ord. Pranlic, tom. II, p. 744.

OTERO (Jérôme -Ferdinand d'), écrivain espagnol du xvii» siècle, a publié : Traité des matières principales du droit pontifical; Bologne,

OTFRIDE ou OTFREI , OTFRIED, OTTFRJDE,

moine allemand , né en Franconie . mort vers 870, entra dans le monastère de Fulde, où il eut pour maîtres Raban Maur et Salomon , qui devint évéque de Constance. Plus tard il vécut dans le monastère de Saint-Gall, et il se fixa définitivement dans celui de Wissembourg. Il a donné en vers tudesques une Paraphrase libre des Évangiles , entremêlée de réflexions morales. Cet ouvrage a paru à Baie , 1571 ; Worms , 1631: tim, 172b; on le trouve dans le Thésaurus de Schiller, tom. I ; Graff en a donné une édition critique; Kœnigsberg, 1831, in-4°. Voy. I-ambecius, UiUioth. Vtnthbon., 1. II, c. v. p. 544. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., t. XIX , p. 208 et suiv. Richard t t Giraud. Feller, au mot Otfrife. La Souv. Biogr. génér.. art. Otfried.

0TGER( Saint), compagnon de saint Wiron.

Voif. Wiron.

OTHANA , ancienne ville épisc. de Sardaigne, sous la métropole de Torre. Ce siège a été uni au xvi'siècle à celui d'AIgheri. Othanc a eu seize évéques, dont le premier, Jean, siégeait vers l'an 1106 Voy. la Sardinia Sttcra, p. 217. Richard et Giraud. Compar. ALGHERI.

OTHEI , fils d'Amiud , appartenait à la tribu de Juda. Vou. I Paralip., IX, 4.

OTHELBOLD, abbé de Saint-Bavon de Gand, mort en 1084, a laissé : un Abrégé de F histoire de son monastère; cet ouvrage a été publié par Aubert le Mire dans son recueil intitulé : Donationum Belgicarum Libri duo. Voy. D. Rivet, HiH. littér. de la Frtmce , tom. VII.

OTHELIO (Marco-Antonio), en latin Othelius, professeur de droit à l'université de Padoue, né a Udine, dans le Frioul, mort en 1628, a laissé des Commentaires sur le droit civil et canon. Voy. Thomasini , In Elog. Doct., part. IL OTHILIE. Voy. Odille.

OTHIR, fils de Héraan, était chef de la vingt et unième famille des Lévites. Voy. 1 Paralip., xxv, 4, 28.

OTHLON, prêtre et moine de Saint-Emme-

ramne de Ratisbonne. né dans le diocèse de Frisingen vers l'an 10l3, mort l'an 1073, s'ap-

r'Iiqua avec succès a l'étude des arts libéraux. I étudia aussi les saintes Écritures, et fut chargé dans son monastère du soin de l'école, puis de [ l'office de doyen. Plus tard il demeura à l'abbaye de Fulde. Nous avons de lui : 1* Des Tentations, ouvrage publié par D. Mabillon dans ses Anatecta; — 2° Traité des trois questions; dans ce livre ? l'auteur traite de la bonté de Dieu, de l'équité de ses jugements, et des différents moyens qu'il nous donne de faire le bien; — 3» Cours spirituel; — 4° Manuel, ou Avertis tc-

OÏHO

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