OUDE
taie, à l'entrée du golfe de Venise. Son premier évéque, Benoit, assista en 431 à la mort de saint Paulin, évéque de Noie. t'ov. Ughelli, Halin Sacra , tom. IX, col. 51 ; tom. X , col. 2»>9. De Commanville, /" Table alphabet., p. PJ2, 123. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. L, p. (51-65.
OTRICOLIfO/ricw/um ou Ocriculum), ancienne ville épisc. d'Italie située dans l'Ombrie.au duché de Spolète et aux confins de la Sabine. Il n'en reste aujourd'hui que des ruines, non loin de la hauteur sur laquelle est bâtie une nouvelle ville qui porte le même nom. On n'en counait que trois évéques, dont le premier, Herculius, assista en 487 au concile qui fut assemblé a Home sous le pape saint Fétu III. Koy. Ughelli, llalia sacra, tom. X, col. 149. De Commanville, /" Tuble alphabet., p. 175. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. L, p. 60-65.
OTROKTSIFORIS (François^, Hongrois, mort à Tyrnau en 1718, lit ses études a l trecht, et fut ministre dans sa patrie. Après bien des disgrâces, occasionnées par son attachement a l'erreur, il embrassa la religion catholique et enseigna le droit à Tyrnau. On a de lui, outre plusieurs ouvrages polémiques imprimés en Hollande, dont il rougit ensuite et qu'il réfuta lui-même: i°Antiqua Religvj liuitgarorum, tere christiana et catho/ica: Tyrnau, 1706, in-8°, que le même auteur fit lorsqu'il fut revenu de ses préjugés ; — 2° Examen reformationis Luthei i ; ItiUU; — 3* Roma civitaa Dei sancta ; — 3° Tfwotitgia prophetica , seu clavis protihetiarum ; Tyrnau, 170o, in-4°. Voi/. Feller, Biogr. univers.
OTRYS (Omrumdu Oti vm, Otrus), ville épisc. de la Phrygie salutaire, sous la métropole de Synnade, au diocèse d'Asie. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Zoticus, était contemporain d'Apollinaire, évéque de Hiérapolis. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 818. De Commanville, /" Tab/en/phabét.,p. 179.
I. OTT (Jean- Baptiste), en latin Ottius, protestant, fils du suivant, né à Zurich en 1061, se rendit habile dans les langues orientales et les antiquités. 11 fut pasteur à Zollicken, professeur d'hébreu à Zurich, et, en 1715, archidiacre de la cathédrale de cette ville. 11 a laissé divers écrits, entre autres : i» Spicilegium sue excerptu ex Flavio Josepho ad Novi Testamenti illustrutionem; ouvrage qui est à Y Index (decr. 22 maii 1745); — 2° une Dissertation sur les vamx; en latin; — 3° un traité en allemand sur les Versions manuscrites et imprimées de la Hible qui ont été faites avant la prétendue réforme. Voy. Moréri.édit. de 1750. Richard et Giraud.
H. OTT (Jean-Henri ), en latin Ottius, protestant, père du précédent, né à Zurich en 1017, mort en 1682, professa dans cette ville l'élo-
Ïuence, l'hébreu et l'histoire ecclésiastique, armi ses ouvrages, nous citerons: 1° Oratio de causa jansenisttca ; — 2° une Dissertation latine, où il examine si saint Pierre a été à Rome, et quand il y a été ; — 3". une traduction du livre de la Grandeur de l'Eglise romaine, avec des remarques; ouvrage qui a été mis à l'Index (decr. 20 nov. 1663); — 4" Annales de l'histoire des anabaptistes; en latin: — 5° Examen des Annales de Baron t ut, en latin; également à V Index (decr. 30 julii 1678); — 6° une Défense latine de cet examen ; — 7° Traité sur lu Résurrection ; en latin ; un décret de la sacrée Congrégation de l'Index en date du 10 mai 1757, délend tous les autres ouvrages du même auteur qui traitent de la religion ; ce qui n'est que l'application de la deuxième règle générale de l'Index. Voy. Richard et Giraud.
0TTFRIDE. Voy. Otfridb.
I. OTTO (André), savant allemand, né à Colberg, mort en 1070, exerça diverses fonctions ecclésiastiques à Kœnigsberget àMarienwerder. Il a publié, outre plusieurs Traités théologiques : Anthroposcopia, seujudicium de homine ex lineamentis eorporis; Kœnigsberg, 1647, in-12; Lcipxig, 1664 et 1668. Vou. la S'ouv. Biogr. gêner.
II. OTTO (Everard), protestant, jurisc, né à Hamm en 1085, mort à Brème en 1756, professa à Utrecht. 11 a publié, entre autres 1« De Diis vialibus plerorumque Halle, 1714 , ln-8»; — 2» De Statu Ju blico; Utrecht, 1721: — 3° De Jurisprudentia st/mftolica; ibid., 1730, in-8»j — 3° Thésaurus juris romani; Levde, 1725-1729, 4 vol. in -fol., Utrecht, 1733-1735, 5 vol. in-foL Voy. la Nouv. Biogr. oénér.
III. ÛTT0 (Henri-Frédéric), protestant, antiquaire, né à Ordruff, dans le comté de Gleichen, en 1092, a laissé, outre quelques écrits purement littéraires: Thuringta Sacra, en collaboration avec J.-M. Schamel; Leipzig, 1737,2 vol. in-fol. Vntf. la Souv. biogr. gêner.
0TT0NELL1 (Jean- Dominique), jésuite, né à Fanano, dans le duché de Modène, en lî>84, mort à Florence l'an 1670, fut recteur des collèges de Recanati et de Fermo. Il a laissé : 1° Magistero spirituale per gli eserciii di S. Ignazi>>; Florence, 1669, in-8°; — 2° Délia critttana Moderazione del teatro; ibid.. 1640, 1646 et 1652, 4 vol. in-4"; — 3» Trattato délia Pittura e Scultura, uso ed abuso, etc.; ibid., 1652, in-4* ; — 4" plusieurs autres ouvrages intéressants. Voy. Tiraboschi, Storia délia Letteratura italiana, tom. VIU, p. 237. La Biblioth. Script or. Soc. Jesu. La tiouv. Biogr. génér.
0UACH et 0DASIS. Voy. Oasis.
OUBLIE, lui,. Ublie.
I. 0UDEAU (Françoise), dominicaine, morts à Poissy en 1644 , était très-versée dans la connaissance des saintes Écritures et des Pères de l'Église, et entendait parfaitement la langue latine. Elle a traduit en français: Sermons méditatifs dudévot Père saint Bernard, abtié de t 'laù vaux, sur le Cantique des cantiques; paris, 1621, in-8«. Voy. Hilarion de Costa, Les Eloges et les Vies des reines, des princesses et de» dames i/lustres , tom. 11, p. 731. La .Vont-. Biogr. génér.
II. 0UDEAO (Joseph), jésuite, né i Gray, eu Franche-Comté,enl007,mortàBesançoiienÎ668.
se livra avec succès à la prédication. Il a publié . i" Panégyriques des instituteurs d Ordres ; Paris, 1064, in-8°; — 2° Des Peines infligées par Dieu a f homme pécheur; Lyon, 1065, in-8°; — 3» Panégyriques de la sainte Vierge pour toutes les fêtes de Tannée ; ibid., 1666, in-8»; — i» Le Prédicateur évangétique, ou Sermons pour tout le Carême et r Octave du Saint-Sacrement : ibid., 1665, in-8». Voy. les PP. Augustin et Aloysius de Hacker, Bihlioth. des Écrtv. de la Comp. de Jésus, 1859, v* série, p. 562. La Nouv. Biogr. génér.
0UDENB0SCH (Adrien den), en latin Adrianus de Veteri Buicho, religieux, né à Oudenbosch, dans le Brabant, vivait au xv siècle, et appartenait au couvent de Saint-Laurent de Liège. On a de lui : 10Brevii Historiu Ecclesùs collegiattm S. Pétri Aicuriensis; — 2° une continuation ae la Chronique de Liège, commencée par Jean de Stavelo, religieux du même monastère; — 3° une continuation de Y Histoire du monastère de Saint - Laurent , commencée par le céièbrr Rupert, moine du même lieu, qui devint abbé de Deutsch, prés de Cologne. Les ouvrages d'Oudenbosch ont été insérés dans le9 PP. Marient te et Durand, Ampiissimu Collectio, etc., toi*. IV.
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Voy. André-Valère, Biblioth. Befg., tom. I, p. '22, édit. de 1739, in-V. Richard et Giraud.
OUDEHOT (Placide), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né à Raon-l'Étape, en Lorraine, vivait du xvir» au xviii* siècle. 11 Ot profession i Moyenmoutier, et acquit beaucoup de réputation comme prédicateur. On lui doit, outre plusieurs Oraisons funèbres : 1» Le Souveau Brevunredes dame» bénédictines de Saint e- Glossinde de Metz ; Barle-Duc, 1740, in-4»; — 2» des Stations cT A vent et de Carême; — 5° Octave des morte; — 6* Octave du Saint-Sacrement. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.
l.OUDlti (Casimir), érudit.né i Mézières-suren 1638, mort à Leyde en 1717, entra les Prémontrés, professa la théologie à Labbavede Moreau,dont il devint grand prieur, administra la cure d'Êpinay sous Gamacnes, au diocèse de Rouen ; mais sa liaison avec le pasteur Jurieu changea ses dispositions, et il passa en Hollande, où il embrassa le protestantisme; il devint sous-bibliothécaire de l'université de Leyde. Parmi ses nombreux ouvrages, nous ci- : 1° Supplementum de scriptoribus vei d" plis ecclesiosticis a Bellarmino omissu ad 1460; Paris, 1686, in-8»j — 2» De Scriptoribus Ecclesiat antiquis, tant impressis quam tnarwta-iptis; cuni muftis Disserta t., m gui bus insiymontm Ecciesice Auctorum Opuseula, a f que a lia argumenta examinantur; Leipzig, 1722, 3 vol. in-fol . qui ont été mis à l'Index (decr. 18 julii 1729); c'est une compilation pleine de fautes et d'inexactitudes qui viennent en partie de ce que Oudin ne savait pas assez de grec et de latin ; elle n'est pas moins pleine d'injures gros* Mères contre l'Eglise et contre l'Ordre religieux qu'il avait abandonné. Le savant anglican Guillaume Cave dit que son Supplementum fourmille également d'erreurs grossières; — 3» Veterum aliquot G a Uu* et Beigii scriptomm Opuseula sacra numquam édita ; Leyde, 1692, in-8»; — 4» Hirtona abbati* Catvi- Montis, dans les Acta Sancto- j lj tom. m. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, », 1 etX. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Moréri, Diction, histor. Hugo, Annales Ordin. Prcpmonttr,, tom. I, col. 55. Bouillot, Bioar. ardenstùe, tom. II. Richard et Giraud. relier. Michaud. La Souv. Biogr. génér. Le Diction, de la Uèol. cathoi.
IL OUDIN (François), jésuite, né à Vignai, en Champagne, l'an 1673, mort k Dijon en 1752, était très- versé dans les langues anciennes et modernes, ainsi que dans l'étude de l'Écriture, des conciles, des Pères, des antiquités profanes et sacrées et des médailles. 11 professa la ihétorique et la théologie , et montra toujours le plus grand zèle pour le progrés des lettres. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi les* quels nous citerons : 1« Synopsis théologien thesibut di^etta.eU .. Pont-à-Mousson, 1703, in-4»; — 2» S. rrancuco Xaverw Hymni novem et offici uni; Dijon, 1705, in 12; — 3» BiblU,thecu Pétri Fenett, ' etc.; Dijon, 1707, in-4*; — 4» Hymm novi, etc.; ibid., 1720, in-12; — 5» Mémoire instructif sur le bref de N. S. P. le pape Benoit XIII, qui commence par ces mots: Demissas preces; ibid., 1725, m-4"; — 6° De Theo/ogia greecanica Cotnntentarius.ex gallicn Jus. Oliveti, dans l'édit, du Cicèron de l'abbé d'Ohvet, tom. 111 ; — 7* Epistola B. Pou/i apostn/i ad liomanos explieata; Paris, 1743, in-12. Le P. Oudin a donné, en outre, plusieurs dissertations théologiques et historiques , qui ont été insérées dans les Mémoires ffe Trévoux, le Journal des Savants et quelques autres recueils. Voy. \w Mémoires dAr. tigny, tom. V. Michault, Mélanges histor. et phi-
lologiques, tom. IL Horéri,édit. de 1759. L'abbé Ladvocat, Diction, histor., édit. de 1760. Richard et Giraud. Feller. Michaud.
0UDRAADT (Jean), en latin Gerobulus. protestant , né à La Haye en 1540, mort à Utrecht l'an 1606, fut pasteur en plusieurs églises, notamment k Flessingue et à Utrecht. 11 a laissé dans sa langue maternelle divers écrits, entre autres : Histoire des églises réformées de la province d' Utrecht; Utrecht, 1603, in-8». Voy. la Souv. Bioar. génér.
I. ÛUEN ou DODON (Saint), en latin Dodo, Audœnus, évéque de Rouen, né i Sancy, près •le Soissons, en 609, mort à Clichy-la-Garenns le 24 août 683, était lils d'Authaire et d'Aige, personnages si illustres par leur piété, que, dans
3uelques endroits de la Brie et de la Normanie, As sont honorés par un « ulte public. Placé à la cour de Clotaire II, il devint, sous Dagobert 1", référendaire ou chancelier, et se lia* intimement avec saint Éloi, qui lui conseilla de fonder, en 634, l'abbaye de Hebais, au diocèse de Meaux. Saint Ouen ne tarda pas i entrer dans les ordres, et il fut promu k l'épiscopat en 640. Le diocèse de Rouen changea alors de face : saint Ouen instruisit son peuple avec le plus grand zèle, embellit les églises, fonda des monastères, assista en 644 au comnle de Chàlon sur-Saône, et réussit à rétablir la paix entre Thierry l'r et Pépin, due d'Austrasie. L'Église honore le 24 août la mémoire de ce grand évéque. On a de saint Ouen : La Vie de saint Êloi, qui a été publiée par D. Luc d' Achéry, Spicilegium, tom. V: par Ghesquière, dans les^cm Sanctorum Beigii, tom. 111, p. 294-331 ; elle a été traduite en français; Paris, 1626, in-S»; 1093, in-8»; 1847, in-8»; Arras, 1851, in-12. Voy. le P. Le Cointe, de l'Oratoire, Annal, ecclés. de Fronce. La GalUa Christ., tom. XL D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. III, p. 623-628. Pommerey, Histoire de l'abbaye de Saint~Ouen L'Hist. des archevêques de Bouen. La France pontificale. Richard et Giraud. Michaud. H. Fisquet, dans la Noua* Biogr. génér.
II. OUEN (SAINT-), en latin Sanctus Audœnus, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la ville de Rouen. Elle fut fondée, selon toute apparence, en 399, par saint Victrice, évéque de Rouen, et placée sous l'invocation des saints apôtres. Plus tard elle prit le nom de Saint-Ouen, parce que ce saint évéque y avait été enterré. Cette abbaye eut beaucoup a souffrir, au rx* siècle, lors de l'invasion «les Normands: elle fut plusieurs fois détruite par divers incendies, et, l'an 1562, les calvinistes la pillèrent. Rétabli, cependant, le monastère de Saint-Ouen a jeté un grand éclat; il avait sous sa dépendance neuf prieurés, sept chapelles et
auatre-vingts cures; plusieurs papes lui accorerent de grands privilèges ; Alexandre IV, entre autres, permit à 1 abbé de se servir d'ornements pontificaux et de conférer les ordres mineurs. Cette communauté fut gouvernée par des abbés réguliers jusqu'en 1462, époque à laquelle elle tomba en commende: l'an 1660, «Ile rut unie a la congrégation de Saint -Maur. Voy. Favin, prieur du Val, Hist. de la ville de Bouen, tom. II, édit. de 1738. La Gallia Chriet., tom. XL Ri-
OUFLAY ou VALFROIE (Saint), en laUn Wilfiaicus, diacre solitaire, né en Lombardie, vivait au vi* siècle. Après avoir passé sa première jeunesse dans des exercices de piété, il alla se mettre sous la conduite de saint Yriez, abbé en Limousin, qui acheva de l'instruire dans les voies de la perfection. Pénétré