OURS
OUTR
votion pour saint Martin, il accompagna son abbé dans le voyage qu'il fit à Tours. Peu de temps après, Ouflay se rendit à Trêves, où il bâtit un petit ermitage , et il y éleva une colonne sur laquelle il se tenait debout, les pieds nus, pendant les hivers les plus rigoureux. Ses ferventes exhortations et sa grande vertu convertirent les idolâtres de ce pays, qui brisèrent eux-mêmes leurs idoles. Il acheva ses jours dans la communauté des frères de son monastère. On célèbre sa féte le 2i octobre, et, le 7 juillet, celle de la translation de ses reliques dans la ville d'Yvois. l'or/, saint Grég. de Tours, Historia Fmneorum, 1. VIII, c. XV.
1 OULTREMAN (Philippe d ), jésuite, né à Valenciennes en 1585, mort en 1652, se livra à la
Îrédication pendant vingt-six ans. On a de lui : °Le Vrai Chrétien mtholique; Saint-Omer, 1622, in-8»; trad. en anglais, 1623, in-8°; — 2» U Pé- 1i (tangue chrétien; Luxembourg, 1629, in-8°, 1. 1; Mons, 1645 et 1650, tom. II et 111 ; trad. en flamand; Anvers, 1637, in-8°. C'est un corps complet de la morale chrétienne, tirée de l'Écriture et des Pères de l'Église. Voy. André- Valère, Biblioth. Belg., tom. II. Feller, Hiogr. univers. La Nouv. Biogr. gènér.
II. OULTREMAN (Pierre d), frère du précédent. Voy. DoitLTREMAN.
OURMYAH. Voy. Ormi.
I. ODRS (Ursus), animal qui était fort commun en Palestine. La férocité de Vours était passée en proverbe chez les Hébreux, aussi bien que sa ruse perfide. David dit qu'il a souvent lutté contre les ours et les lions. Quarante-deux enfants qui s'étaient moqués du prophète Élisée, furent déchirés par des ours: l'Écriture compare le transport d'un homme en colère au dé-
Sit d'une ourse à qui on a pris ses petits. Isaïe, écrivant le bonheur du règne du Messie, dit qu'alors on verra le bœuf et Vours paitre ensemble. L'owr* désignait le peuple gentil, et le bœuf, le peuple juif. Ces deux peuples, réunis dans l'Église, ne formeront plus qu'un seul troupeau. Dans la description des quatre grandes monarchies, Daniel désigne celle des Perses sous la forme d'un ours, et il présente ordinairement Cyrus sous la ligure de cet animal. La béte à sept têtes, par laquelle saint Jean semble désigner, dans l'Apocalvpse, les sept empereurs qui ont persécuté l'Église depuis cet apôtre, avait les pieds de Vours, le corps du léopard et la gueule du lion. On pense qu'il a voulu dire que ces princes avaient la force, la voracité et là malice de ces animaux. Vou. I Rois, xvu,3i. II Rois, xvii, 8. IV Rois, il, 24. Prov., xvii, 12. Isaïe, xi, 7. Jérém., Lument., m, 10. Daniel, vu, 5. Osée, mu, s. Amos, v, 19. Apoc, xm, 2. D. Cal met , Diction, fie ta Bible. Bochart, Hierozoicon, par. 1, 1. III, c. xi. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II , p. 61, 65.
H. OURS (Saint), martyr, appartenait à la légion thébéenne dont saint Maurice était le chef. Voy. Maurice, n* I.
III. OURS (Ursus), saint, abbé, né à Cahors, mort vers l'an 508, alla dans le Berry, où il établit trois monastères, puis il passa en Touraine, et se fixa dans un lieu appelé Sénevières. Il y construisit un oratoire avec un petit ermitage. Mais comme le nombre de ses disciples augmentait de jour en jour, il se vit force de fonder uu autre monastère à Loches, sur la rivière d'Indre. Il apprit à ses religieux a aimer ht pauvreté, l'humiliation, le travail, l'abstinence, le détachement parfait de toutes les choses de la terre: en un mot, à vivre dans une grande pureté de cœur et d'esprit. Après sa mort , ceux
qu'il avait commis pour diriger les monastères qu'il avait fondés dans le Berry et la Touraine , y furent nommés abbés. Ainsi, saint Leubasse ou Libasse fut le premier abbé de Sénevières. On a placé au 28 juillet la fête de saint Ours et celle de saint Libasse. Voy. saint Grég. de Tours, Vita Pntrutn, c. XVItl.
IV. OURS (ORDRE DE L'), en latin Equestris Ordoab Crso, Ordre établi en Suisse, l'an 1213, par l'empereur Frédéric H, en faveur de l'abbé de Saint-Gall, et en reconnaissance des services que les Suisses lui avaient rendus. Les chevaliers, qui avaient saint Gall pour patron, portaient un collier auquel était attachée une médaille qui représentait un ours élevé sur une éminence de terre. Voy. l'abbé Justiniani, But. des Ordr. milit., c. xxxvm.
I. OU SEL ou OISEL, LOI SEL (Jacques), protestant, érudit, né à Dantzig en 1631 , mort à Groningue l'an 1686, descendait de l'ancienne famille des Loisel, qui produisit dans le xvi* siècle le célèbre jurisc. de ce nom. Après avoir commencé ses études à Dantzig, il alla les continuer en Hollande sous la direction de Saumaise. de Golius et de Daniel Hensius. Il étudia aussi le droit à Utrecht, et il devint plus tard professeur de droit public à Groningue. Parmi ses divers écrits, nous citerons : M. Minutii Pelicis Octavius, cum integris omnium notis et commentariis; accedit liber J. Firmici Materai de Errore profanarum religionum ; Leyde, 1652, in-4", et 1672, tn-8*. Voy. Nicéron, Mémoires, t. XLII. Chauffepié, Nouv. Diction, hvttor. Le Journ. des Savants, fevr. 1715. La Nouvelle Biographie générale.
II. ODSEL ou OISEL, LOISEL (PhiUppe), né à Dantzig en 1671, mort i Francfort-sur-l'Oder l'an 1721, neveu du précédent, devint ministre de l'église allemande de Leyde, puis professeur de théologie à Francfort. Il était très-versé dans les langues orientales; il pouvait l'être d'autant mieux qu'il conserva jusqu'à sa mort une mémoire prodigieuse. Nous avons de lui : 1* De Lepra cutis Hebnwrum Disstrlatio inauguralis ; Franeker, 1709, in-4". et dans les Commenlationes de Lepra de Schilling ; Leyde, 1778; — 2» Introductio in accentuationem Hebrajorum metrkam; ■bld., 1714, in-4*; — 3° De Accentuait' me Hebrarorum prosaica ; ibid., 1715, in-4°;l'auteur soutient dans ces deux derniers ouvrages que la ponctuation est aussi ancienne que les livres sacrés; — 4e De Auctore Decalogi Dissertationes dme; Francfort, 1717 et 1718, in-4»; — 5* DeNominibus Decalogi; ibid., 1717, in-4*; — G* De Decalogo soli Israeli dato Dissertationes très, ibid., 1719, in-4*; — 7* De Na titra Decalogi Dissertationes duce; ibid., 1723, in-4*; — • 8* De Denario regni calnrum, seu parabola Mat th., xx, 1-16, Dissertationes dut* ibid., 1720 et 1723, in-4». Voy.,
Kur les auteurs à consulter, l'art, précéd. et bbé 1 .a bouderie, dans la Biogr. univers, de Mi chaud.
0 USTIOUG (Ustinga, Ustiugo), ville épisc. de Moscovie, et capitale de la province du même nom. Elle est située au confluent de la Suchana ou Dwina et de l'ioug. Ce siège a été uni i celui de Totma. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 1317. Gaet. Moroni, vol. L, p. 75-76.
OUTAIN (Saint), était frère de saint Foignan, martyr. Vou. Foignan.
OU TRAM (Guillaume), théologien anglican du xvii* siècle, est auteur d'un traité estimé qui a paru sous le titre de De Sacrifiais Judttorum libri duo; Londres, 1677, in-4*. L'auteur y disserte sur les sacrifices de la loi ancienne , sur ceux des Gentils, et finit par celui de la croix.