PACIFIQUE
PACIFIQUES ou PACIFICATEURS. On a
nommé ainsi : Ie au v* siècle, ceux qui suivaient F Hénotique (Voy . ce mot) de l'empereur Zenon, et qui, sous prétexte de réconcilier les catholiques avec les eutychiens, s'écartaient des décisions du concile de Chalcédoine ; comme s'il était permis de changer quelque chose à la foi de l'Église par complaisance pour les hérétiques; 2° au xii* siècle, cenx qui formèrent entre eux une association religieuse pour purger nos provinces méridionales d'une multitude de bandits, qui, sous le nom de brabançons et de cotereaux,y exerçaient des violences inouïes, pillaient h- sacré et le profane, mettaient les villes et les villages à feu et à sang. C'était uu reste de troupes anglaises que les fils du roi d'Angleterre avaient accoutumées au pillage; 39 au xvi* siècle, certains anabaptistes qui parcouraient les bourgs et les villages, en disant qu'ils annonçaient la paix, et qui, par cet artifice, séduisaient les peuples; 4° eniin les théologiens syncrétistes ou conciliateurs, qui ont cherché un milieu pour accorder, soit les catholiques a\ec les protestants, soit les différentes sectes
PACT
PADE
de ces derniers entre elles, et qui tous ont fort mal réussi. Vu y. Ber^ier, Diction, de tkéol., au molPAcmnuEs.Corntxzr. notre art. Syncrétiste.
PÀCITJCHELLI (Ange), dominicain, né à Monte-Pulciano , en Toscane , mort à Rome en 1660, se distingua par sa piété , son éloquence et son érudition. Il a laisse : 1° Lezzioni morali sopra Giona propheta; Venise, 1664, in- fol.; — 2* Discorri morali sopra la Passione di nostro Signort Giesu-Chrùto ; ibid., 1672, in-fol.,3* éd.:
— 3» Expantio in Epistolam B. Pauli apostoli ad Romans; Pérouse, 1666, in-fol.; — 4° Exercita-
* hbna dormitantis anima in ptalmum lxxxvi, Misericordias Domini, canticum Magnificat, SalutatiaiemangelicametantiphonamSiUeRegiDi; Venise, 1639, in-fol.: — 5» Traltato délia patunza ; Pérouse, 1657, in -4»; Venise, 1661 et 1679;
— Traltato délia penitenza necestaria ad ogni ttato di persane; Venise, 1672, in-24. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Pratdic. , tom. II, p. 592.
PACIDS (Jules), j. irise, et philologue, né à Vicence en 1550, mort à Valence, en Dauphiné, l'an 1635, se fit recevoir docteur en droit à Padoue, et professa à Heidelberg, à Montpellier et à Valence; il était, en outre, très-versé dans les langues anciennes. Selon les uns, il était né catholique, et il abjura le catholicisme, ensuivant les antres, il abandonna le protestantisme, sa religion primitive , et se Ct catholique à Valence. Parmi ses ouvrages nous citerons : Isa- «ornea m corpus juris civtlis et Décrétâtes; Lyon, lfiu6, in-8»; Erfurt, 1644; Amsterdam, 1647; TJtrecht, 1662, 1680, in-8». Voy. Thomasini, Elog. doct., tom. II. Nicéron, Mémoires, tom. XXXIX. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Souv. Hiogr. génér
PACOlfE ou PACHOME (Saint), le principal fondateur des communautés monastiques, né dans la Thébaide en 292, mort le 9 mai 318, appartenait à une famille païenne. Forcé, à l'âge de vingt ans, de s'enrôler dans les nouvelles levées que Maximin fit faire en 312, il fut si touché de la charité qu'il vit pratiquer à quelques chrétiens, qu'à la lin de la guerre il revint dans la Thébaide et embrassa le christianisme; puis il se plaça sous la conduite d'un anachorète nommé Palémon, et il fit de si grands progrès dans la vertu que sa réputation se répandit bientôt dans les villes voisines , et attira un assez grand nombre de chrétiens a Tabéna, lieu où Paco nie s'était établi. Peu à peu ses disciples augmentèrent, et il compta bientôt dix monastères observant les règles qu'il avait données aux religieux de Tabéna. Lorsque saint Athanase visita les églises de la haute Thébaîde, saint Pacôme alla au devant de lui avec tous ses religieux, qui chantaient des hymnes et des psaumes; et, en 318, le saint abbé assista au concile de Latople. L'Église honore sa mémoire le 14 mai. Il nous reste de saint Pacome: l°deux R"jla monastiques ; la plus courte se trouve dans Palladius, Historia Lausiaca, et la plus longue, dont on ne connaît que la traduction latine par saint Jérôme, a été publiée par Ach. Statius; Rome . 1575; elle a été insérée, en outre, dans les Bibliothèques des Pères; — 2° quelques Traité* ascétiques qui ont été publiés dans les Bibliothèques des Pères. Vou. Bolland., Acta Sanctontm, au 14 mai. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. IV, p. 456 et suiv. Surius, ad 14 maii.n. 81, p.2l2.1Iélyot, Hist, des Ordres monastiques, religieux, etc., tom. I. Holstenius, Codex regidarum. Richard et Giraud. Feller. Michaud. Le Diction, de la théol. cathol.
PACS. Voy. PaC£US.
L PACTE, accord, convention, alliance;
terme que les Septante ont souvent traduit par testament ; de sorte que , dans le texte latin de l'Ecriture , on trouve assez indifféremment les mots d'fl//ïfl«ce, de pacte et de testament.
IL PACTE (Pactum), terme qui se prend : 1° pour les alliances de Dieu avec les hommes; 2° pour un traité, un accord, une promesse, une convention de deux ou de plusieurs personnes sur une même chose. Le pacte, en ce sens, diffère du contrat en ce que le contrat produit une obligation réciproque entre deux ou plusieurs personnes, tandis que le pacte ne produit, de sa nature, obligation que dans l'une ou l'autre des personnes qui pactisent; 3° pour le consentement qu'on donne au démon pour faire des choses merveilleuses par sa puissance. Dans ce cas, on distingue un pacte exprès , qui consiste dans un consentement positif ou formel , et un pacte tacite, quand on pratique quelque cérémonie superstitieuse , sans renoncer expressément à tout commerce avec le démon. Les incrédules prétendent , il est vrai , que tout pacte et tout commerce avec le démon sont purement imaginaires; que si quelques insensés ont cru traiter réellement avec lui, ce n'a pu être qu'en rêvant ; que tous ceux qui se sont vantés d opérer des prodiges par son entremise ? sont des imposteurs, et que tous ceux qui y ajoutent foi sont des esprits faibles; mais où sont les preuves de ces prétentions? Ont- ils démontre par des arguments positifs la fausseté de tout ce qu'ont dit à ce sujet les écrivains sacrés , les Pères de l'Eglise , les anciens philosophes , les voyageurs qui se donnent pour témoins oculaires de ce qu'ils rapportent? C'est ce qu'ils auraient dû faire; et, tant qu'ils ne l'auront pas fait, nous sommes en plein droit de ne point croire à leurs vaines assertions. Voy. Bergier, Diction, de théol. Compar. notre art. Magicien.
PACZ. Voy. Pacl*US.
PADERBORN {Paderbonna, Paderbuna, PaterbornaY ville épisc. d'Allemagne sous la métropole de Mayence, et située sur la Lippe. Elle doit son origine à Charlemagne, qui y ut transférer, en 794, l'évéché qu'il avait établi à Burebourg. Le premier évéque de Paderborn, Harmar ou Hatumar, disciple de saint Burchard, fut nommé en 799. On a tenu deux conciles dans cette ville : l'un en 777, et l'autre en 786. Voy. La Regia, tom. XVII L. Labbe, tom. VI. Hardouin, tom. (IL Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. L.p.101- 102. Le Diction, de la théol. cathol., qui a donné la liste des principaux évéques mentionnés dans Richard et Giraud, en y ajoutant ceux de la nouvelle circonscription du diocèse.
PADERNO (Paternum), ancienne ville épisc. d'Italie située dans la grande Grèce, sur la côte occidentale . vers le cap appelé aujourd'hui Cap de Sainte-Alice. Lorsque les Sarrasins envahirent l'Italie, cette ville fut complètement détruite; et, plus tard, on a bâti sur son emplacement une nouvelle ville , qui est connue aujourd'hui sous le nom de Ziro. On n'en connait qu'un évéque, Abundantius, qui fut un des trois légats que le pape Agathon envoya, l'an 680, au concile de Constantinonle. On pense qu'après la destruction de Paderno son évéche fut transféré à Umbriatico, dont l'évéque réside aujourd'hui à Ziro. Voy. Ughelli, liai. Saa:t tom. X, col. 157. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. L, p. 102.
PADET (Pierre), proviseur du collège d'IIarcourt,à Paris, né en Normandie, mort vers l'an 1040, a publié : Considérations sur un livre in/itulé Raisons du désaveu fait par les évéques du royaume; mis en lumière sous le nom du car-
PAGA
rimai de 1* Rochefoucauld, dans lesquelles il a pris le nom de François Timothée, catholique ; Paris, MM.
I. PADILLA (François de), théologien et historien, né à Antequera en 4547, mort l'an 1007, professa la théologie à l'université de Séville, et devint chapelain du palais royal de Tolède, puis chanoine sacriste de l'église de Malaga, Il a laissé . 1° Historia ccctesiustica de Etjxina, hasta tl anno 700 de Christo; Malaga, 2 vol. in-fol.; — 2» Conciliorum omnium Index, ckronographia , *eu epitome; Madrid, 1587, in-4°; — 3* Induire septem Ecclesia; sacramentorum ; Ibid., 4587, in-8°; — 4° Historia de la sauta Cnm de Loreto; ibid., 1588, in-89;— 5» Instruccion de Curas; Mala-a, 1603, in-8». Voy. Nicol.-Antonio, Biblioth. Hixp. La Nom!'. Biogr. génér.
II. PADILLA (lldephonse de), de l'Ordre des Frères Mineurs, a donné : un Commentaire sur le prophète Habacvc; Rome, 4702.
III. PADILLA ( Laurent de), archidiacre de Malaga, né à Anteqoera vers l'an 1485, mort vers l'an 1540, fut historiographe de Charles- Quint. Il a publié : Catalogo de Ins Santos de Us/mut; Tolède, 1538, in-fol. Voy. Nicol.-Antonio , Httihoth. Hisp.
PAD0DE {Pntaviwn), ville épisc. d'Italie sous la métwpole d'Aquilét*; ce diocèse est borné au nord par la Marche Trévisane, au levant par le Dogado, au midi par la Polésine, et au couchant par le Vicentin. Le premier évèque de Padoue fut saint Prosdocimus, Grec de nation, et disciple de saint Pierre ; cet apôtre l'ordonna en 40. L'an 1340, on célébra à Padoue un concile qui fut présidé par Gui d'Auvergne, ou de Bologne, légat de Clément VI. Voy. Ughelli, ilniia sacra, tom.V,col. 418, et tom. X, col. 322. Bzovius. Sponde. RainaMus, A. C.1350. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. L, p. 102-126. Le Diction, de la thëol. cathol.. oui cite les princi-
Kiux évéques parmi les 4l0 mentionnés par ichard et Giraud, et ceux qui se sont succédé jusqu'en 4786.
I. PAÊS ou PAEZ (Balthasar). de l'Ordre de la Trinité, né à Lisbonne, où il est mort en 1638, se lit recevoir docteur àCoïmbre, professa dans son Ordre, prêcha avec réputation, et fut un des juges de l'Inquisition. On a de lui : 4° des Sermons; — 2* des Commentaires sur fÉpitre de saint Jacques, sur le cantirpx de Moïse Cantemus Domino, qui se trouve dans l'Exode (xv), sur cet autre cantique de Moïse Audite, Cwh, guœ ISMnr ( Deuteron., xxxh), sur celui d'isale Confilettor < xii ) , et sur celui d'Éiéchias, qui se trouve dans Isaie (xxxvm , 10-20); Paris, 4638, 2 vol. in-fol. Voy. Nicolas -Antonio, Biblioth.
II. PAÊS ou PAEZ (François), jésuite, né à Olmedo en 1564, mort à Gorgora, dans le royaume d'Amhara,en 4622, fut envoyé en mission dansl'Abyssinie. Il apprit en peu de temps les différents dialectes du pays, et prêcha avec tant de succès qu'il convertit le roi Za-Denghel et toute sa cour. Ce prince fut tué dans une «édition; son successeur, Méteck Seghed, se montra très-favorable aux missionnaires, et leur permit d'élever un vaste établissement à Gorgora; l'an 4624, il embrassa aussi le christianisme. Le P. Paea a laissé : 4° des Lettres, qui ont été insérées dans les Littera* annwr, de 4<i2i a 1626; — 2° une Histoire rf Abyssinie , de l'an 1555 à l'an 1622; elle a été donnée en latin par Kircher, dans son Œdipus AVgyjttiacus, et trad. en français a la suite de la version d'un opuscule de VossiuS, sous ce titre : Dissertation touchant ("origine du Nil, etc.; Paris, 4667, in-4°; —
& une Doctrine chrétien** , en langue ghé« ; *-
4» un Traité des mœurs des Abyssins, txi dialecte amliarique. Voy. Bruce, Travels to discover ihe sources of the Si le. iob Ludolf, Hittoria Mthiopica. Michaud. La tfouv. Biogr. génér.