III. PAÈS ou PAEZ (François Alvar), prélat
Krtugais, mort à Séville en 1352, professa dard le droit civil à Bologne. L'an 1304, il entra dans l'Ordre de Saint-François, devint pénitencier de Jean XXII , évèque de Coron , dans la Morée , puis évèque de Silves, et nonce en Portugal sous Benoit XII. On a de lui : 4» De Plan- , ctu Ecciesirr; Ulm, 4474; — 2» une Somme de théologie; ibid.; — 3* Apologie de Jem X.Xlt, contre Marsile de Padoue et Ockam ; Lyon, 4517. Voi,. Moréri,édit.de4759.
PAES M ANS (Gilles). Voy. Nomwus.
PAEZ. Foi/. PAÊS.
PAGANINUS (Gaudentius), professeur d'humanités à Pise, vivait au xvii* siècle. Issu d'une famille protestante, il abjura à Rome. On lui doit : 4» une explication des passâmes les plus difficiles de Tertullien, intitulée : Sakurra: tertulliana; — 1° De Moribus chrisiianorum ante tempora Constantin* ; — 3» De Dogmatum Qrigtnts cum philosojyhiQ Platonis Comparutions , etc. PAGANISANS. Fow. Etonophroncs.
PAGANISME, PAÏENS ou PATENS. Le paganisme est le polythéisme joint i l'idolâtrie, c'est-à-dire la croyance de plusieurs dieux et le culte qu'on leur rend dans les idoles ou simulacres qui les représentent. On croit que ce nom est venu de ce qu'après l'établissement du christianisme, les habitants de la campagne, que nous nommons les paysans (paaani), furent les derniers qui demeurèrent attachés au cuite des faux dieux , et qui continuèrent à le pratiquer, pendant que les habitants des villes et tous les hommes instruits s'étaient faits chrétiens. De là il est arrivé que polythéisme, id»Utne, paganisme, sont devenus synonyme». Nous devons signaler les erreurs principales dans lesquelles sont tombés de savants écrivains de différentes communions, mais surtout les incrédules, par rapport au paganisme. Ainsi : 4° on a soutenu, contre le témoignage de l'Ecriture et les enseignements de l'histoire, que le poly- [ théisme et l'idolâtrie ont été la première refi- ! gion du genre humain. 2e On a soutenu encore
Sue le culte des polythéistes se rapportait à un ieu suprême , qui était servi et obéi par des dieux inférieurs, dont ils étaient les ministres; qu'en un mot les païens ne reconnaissaient
Ju'un seul Dieu, un Dieu unique; ce qui est autant plus faux, que tous les anciens monuments attestent unanimement que les païens accordaient la nature divine et les attributs divins à plusieurs êtres entièrement distincts, et
1 inscrivaient un culte également divin en leur tonneur. Un savant brahmane converti au monothéisme. Ram-Mohun-Roy, que nous avous connu à Paris en 1832, et qui a composé plusieurs ouvrages de controverse religieuse, en^ seigne lui aussi positivement que l'idolâtrie qui régne aujourd'hui chez La plupart des Hindous était inconnue à leurs pères; et la raison qu'il i en donne est que les Vêdas proclament un Dieu ; unique. Mais son sentiment n'est nullement fondé; nous croyons l'avoir démontré dans Les Livres saints vengés, en réfutant chacun des arguments du célèbre brahmane. 3° Les protestants n'ont pas craint de comparer les catholiques aux païens, à cause du culte qu'ils rendent aux saints, à leurs images et i leurs reliques; mais cette comparaison est aussi ridicule ; elle marque de la part de