‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 506 sur 1294 · X. PAIN DES ANGES ou PAIN CÉLESTE · texte numérisé non relu

X. PAIN DES ANGES ou PAIN CÉLESTE

se dit de la sainte Eucharistie.

XI. PAIN SACRE (Panis sucer), morceau de cire, de pâte ou de terre sur lequel on fait des cérémonies et bénédictions particulières, qu'on enchâsse dans des Agnus Dei ou des reliquaires, et qu'on garde avec respect.

PAINPONT {Ponspamt), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, en Bretagne, au diocèse de Saint- Malo, à deux lieues de Rennes. C'était d'abord une dépendance de l'abbaye de Saint- Méen de Gaêl , habitée par des religieux bénédictins. Vers la fin du xu« siècle, Tuai, qui en était prieur, ayant vu les chanoines s'opposer à sa nomination lorsqu'il fut élu abbé de Saint- Jacques de Montfort, résolut de soustraire l'abbaye de Painpont à la juridiction de l'abbé de Saint-Méen, et d'y établir des chanoines réguliers; il y réussit, grâce à la protection de l évéque de Saint -Malo et du pape Innocent 111. Ce furent les chanoines réguliers de la congrégation de France qui possédèrent l'abbaye de Painpont jusqu'en 1789. Voy. YHist. de la- Bretagne.

PAIR ou PATIER, PATERNE, POIX (Saint), en latin Patentas, évéque d'Avranches, né à Poitiers en 482, mort le 16 avril 565, fit nrofession dans le monastère d'Ansion , appelé depuis de Saint-Jouin, au diocèse de Poitiers. Plus tard il résolut de vivre dans la solitude , et il se rendit dans le diocèse de Coutances, accompagné d'un seul religieux, Scubilion ou Escouvillon; il s'arrêta à Sesciac, lieu qui fut ensuite nommé Chezay, et il y mena la vie la plus austère. Ce* pendant il reçut quelques disciples, à qui il éleva de petites cellules écartées. Ordonné diacre, puis prêtre, saint Pair convertit beau* coup de païens, fonda un grand nombre de monastères dans le Cotentin, le diocèse d'Avranches, le Maine, la Bretagne, etc., et succéda en 552 à Gilles, évéque d'Avranches. Il fit paraître dans cette nouvelle charge les plus éminentes vertus, assista en 557 au troisième concile de Paris, et mourut pendant une visite qu'il avait voulu faire à ses religieux de Chezay. Ce monastère ayant été ruine, dans la suite, on construisit non loin de là une nouvelle église de Saint- Pair, dont on fit une paroisse qui avait conservé le titre de doyenné de Saint-Pair dans l'évéché de Coutances. L'Église honore le 16 avril la mémoire de ce saint. Voy. Fortunat, évéque de Poitiers. D. Luc et D. Mabillon, Suppléai, du Ifr Siècle bénédict. Bichard et Giraud. PAIRS DE FRANCE, officiers de la couronne ui, autrefois, étaient les premiers conseillers u parlement de Paris, qui pour cela s'appelait la cour des Pairs. 11 n'y eut d'abord que douze pairs : six ecclésiastiques et six laïques ; les ecclésiastiques étaient : l'archevêque de Reims et les évéques de Langres et de Laon, qui étaient ducs et pairs; ceux de Beauvais, de Noyon et de Chàlons-sur-Marne, comtes et pairs. Quand le roi tenait son lit de justice , les six anciens pairs ecclésiastiques étaient à la gauche du monarque, et les laïques à sa droite, après les princes du sang; ailleurs ces pairs ecclésiastiques précédaient tous les pairs qui n'étaient pas de la maison royale. Voy. Richard et

I. PAIX, nom donné à ce que l'on baise par vénération à l'offrande ou après la consécration, soit image, soit patène, soit reliquaire. Vvy. Baiser, n°I.

IL PAIX, terme qui se prend dans l'Écriture : 1° pour la tranquillité publique ou particulière; 2* pour la paix intérieure ou extérieure , 3» pour

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