‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 507 sur 1294 · PALA · texte numérisé non relu

PALA

la prospérité éternelle on temporelle; 4° pour Fanion qu'on doit conserver les uns avec les autres, ou qu'on doit éviter d'entretenir avec ies méchants d'une manière qui soit préjudiciable an salut. Voy. Bergier, Diction, de théol.

PAJOH (Claude), théologien protestant, né à Romorantin en 1626, mort à Carré, près d'Orléans, Pan 4685, professa la théologie àSaumur, et exerça les fonctions de pasteur à Marchenoir et a Bionne, près d'Orléans. Il eut , au sujet de la prédestination et de la grâce, de vives disputes arec le ministre Jurieu , qui le mettait au nombre de ces sociniens et de ces indifférents cacnes qui • formaient dans les églises reiorm«vs de France, depuis quelques années, ce malheureux parti où l'on conjurait contre le christianisme. • On donna le nom de pnjonisme au parti de ceux qui avaient embrassé ses opinions. On a de Pajon : 1° Sermon sur II Cor., ni, 17 ; Saumur, 1ti66, in-8*; — 2° Examen des Préjugés légitimes de Nicole; Bionne, 1675, 2 vol. in-12; — 3* Remarque* sur r Avertissement paston»/; Amsterdam, 1685, in-12. Voy. Moréri, édit. de 1759. BossuetySixième Avertissement sur ki Lettres de M. Jurieu, n. v, tom. XXII, p. 181- 1i«,édit. de J.-A. Lebel.

PAJONISTES (Pajonista*), nom donné par les calnntstes aux disciples du ministre Pajon, qui raflinait sur l'arraimanisme. Voy. Bergier, Diction, de théol. Compar. l'art, précéd.

1. PALACIOS ( Michel de), théologien, né à Grenade, vivait au xvi* siècle. On a de lui : 1* Disputes sur les trois premiers livres des Sente*rt< ; Salamanque , 1574, et, sur le quatrième, 1577;— 2* Commentaire sur haie; ibid., 1572/, - » Sur teint Jean ; ibid., 1581 ; — 4» Sur CEpitre aux Hébreux; ibid., 1590; — 5» Pratique th&Jfigiquc de* contrat t et des restitutions ; ibid., 15^; — 6» Objections contre les paradoxes de Gometiut Pereyrn. Voy. KœnigtBiblioth. vetusetnova.

H. PALACIOS ( Paul de), frère du précédent, né a Grenade, mort en 1582, a publié : 1° Commentaire sur t Évangile de saint Matthieu ; Anvers, 1572; — 2» Chaînes sur saint Matthieu et tes douze petits Prophètes; Cologne, 1588; — ^Commentaires sur r Ecclésiastique; ibid., 1593. Voy. Ka>nip, Biblioth. vêtus et nova.

PALACIOS (Ange), de l'Ordre des Carmes, et docteur en théologie, né dans le diocèse de Pampelune , vivait au xvn* siècle. II professa la théologie en Espagne et en Italie, fut provincial de la province d'Aragon, visiteur des provinces d'Andalousie et de Catalogne, et consulteur des congrégations do Saint- Office et de l'Index à Rome. U a publié : 1» Sententiœ theologicœ; Rome, 1613, m-V»; — 2" In D. Thomte Sumtnam theohgtcam Commentaria ;S&ngosse, 1670, 4 vol. «n-4». Denis Blasco, qui appartenait au même Ordre, a donné un Abrégé de ces commentaires. Voy. la BiUinth. Cannetit., tom. 1, col. 120.

PALAFOX DE M ENDOS A (Jean de), prélat, né^ dans le royaume d'Aragon en 1600, mort en 1uo9, fat nommé en 1639 évéque d'Angelopolis, dans le Mexique, avec des pouvoirs administratifs étendus, pais évéque d'Osma en 1653. 11 montra toujours beaucoup de sagesse, de régularité et de lèle pour les droits de l'épiscopat. 11 a laissé en espagnol plusieurs ouvrages, parmi lesquels on remarque : 1° Mémorial sur la dignité épisapak ; — 2» des Homélies sur la Passion ; — » Le Pasteur de la nuit de Noël, etc.; la plupart de ces ouvrages ont été traduits en français. Les ttuvres complètes de Palafox ont été publiées à Madrid, 1762,15 vol. in-fol. Voy. le P. Antoine Gonxaiès de Résende, Vie de Palafox; Madrid, 1666, in-fol.; trad. en français; Paris, 1690. Ni-

colas-Antonio, Biblioth. Hispan. Feller.Michaud.

PALAIRET (Élie), protestant, né en 1713 à Rotterdam, mort vers 1770, descendait d'une famille française réfugiée en Hollande par suite de la révocation de l'édit de Nantes. Il devint successivement prédicateur à Tournay, pasteur de l'église de France à Londres et vicaire de l'évêque de Bangor, dans la principauté de Galles. Outre des ouvrages de grammaire, il a publié : Observationes philologico-criticai in sacras Sovi Fwderis libros, quorum plurima loca ex auctorif/us potissimum grœcis exponuntur, Mu~ strantur ac vindirantur; Leyde, 17.">2, grand in-8*. Quelques-unes des explications de Palairet ont été réfutées par les auteurs des Acta eruditorum Lipsiensium, ann. 1757,451-458, et par Ch. Louis Rauer, dans Stricturarum Periculum, tom. I. Voy. Michaud, Bioqr. univers., au Supplém.

I. PALAIS ou PALLADE (Saint), évéque de Saintes dans le vr siècle, succéda à Didyme. U assista au quatrième concile de Paris, en 573, à celui de Saintes, l'an 580, et au H* concile de Màcon, en 585. L'Église de Saintes l'honore comme un saint et en fait la féte le 6 septembre ; plusieurs paroisses même l'ont pris pour patron. Cependant son nom n'est marqué dans aucun martyrologe , excepté dans le martyrologe moderne de Franco, où l'on s'est réglé sur l'usage de l'église de Saintes.

II. PALAIS (Palatium), abbaye de l'Ordre de Citeaux, sous le titre de Notre-Dame, située dans le diocèse de Limoges, et fondée l'an 1162.

III. PALAIS PATRIARCAL. On lit dans les Actes du concile de Sis et d'Adana, qu'Etienne, prélat arménien, y prit le titre d évéque du palais patriarcal ou catholique. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 14*0.

PALAMAS (GREGOIRE). Voy. Grégoire, n° XLV.

PALAMITE. Voy. HésvciusTE.

PALANC0 (François), évtViue de Xaca, né en Espagne l'an 1657, mort en 1 <20, avait fait profession chez les Minimes. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Traité de la providence de Dieu; Salamanque, 1692; — 2° Traité de la foi théolo-

Îique sur la II' part, de saint Thomas; Madrid , 701 ; — 3° De la Conférence en commun et en par ticulier; Salamanque, 1694.

PALANTIER (Jean-Paul), évéque deCedogna, dans le royaume de Naples , né dans le Bolonais, mort en 1614, appartenait à l'Ordre des Frères Mineurs, où il fut bachelier, maître ès arts et régent à Crémone. Il professa aussi la théologie chez les bénédictins de Sainte-Justine de Padoue. On a de lui : 1» Leçons sur les quatre livres des Sentences; Reggio, 1593, 3 vol. in-4«; Venise, 1591 et 1599, 4 vol. in-4">; — 2* Commentaire sur les Psaumes; Brescia, 1600, 2 vol. in-4"; — 3° Prœlectianes in lib. primum Posteriorum; 1580; — 4° Explication des Hymnes ecclésiastiques; Bologne, 1606; — 5» Lecture sur la puissance du Pape; Venise, 1680. Voy. Wading, Scriptor. Ordin. Minorum.Le P. J. de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise., tom. II, p. 198.

PALATIN. On nommait ainsi autrefois les acolvtes qui servaient le Pape dans son palais.

PÀLATIUS ou PALAZZI (Giovanni), historien, né à Venise vers l'an 1610, fut docteur, professeur de droit à Venise, professeur en droit canon à Padoue, et curé de la collégiale de Sainte- Marie- Mère-de-Dieu. Il reçut de Léopold I" le titre d'historiographe impérial. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Gesta Pontificum Homanorum; Venise, 1687-1690, 5 vol. in-fol.; François Pagi en a donné un Abrégé; Anvers , 1717, 2 vol. in-4»; - 2» Aristocratia ecclesiastica

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crtrfiinalwn ; "Venise. 1703, in-fôï.;«- 3* Vie de saint pierre, en italien.

PALDO SPHYRA. Voy. Althamer.

PALE. Voy. Pallk.

PALEA, motqui setroave en tète de plusieurs canons ou chapitres du décret de Gratien. On n'est pas d'accord sur la signification de ce titre. Les uns ont prétendu qu on avait nommé ainsi les canons dont on faisait peu (te cas, ou qui n'étaient plus en usage; les autres l'ont l'ait venir d'un mot grec qui a la même signification i que le mot latin iterwn, pour faire comprendre que ces canons sont répétés et rapportés en plus d'an endroit. Enfin on a aussi pensé que Paiea en latin, ou Pnylia en italien, était le nom d'un savant canoniste disciple de Gratien, et que Tau- ' teur, en revoyant son ouvrage, voulut lui faire l'honneur de inarquer de son nom les additions qu'il y fit. D'autres veulent que ce soit après la mort de Gratien que ces canons furent ajoutés au décret par ce Paiea, dont on mit le nom pour distinguer ce qui venait de lui et ce qui était de Gratien. Vmi. D. Macri Hiemlexicon. Richard et Gn aud. L'abbé André, Cours alphabét. dednrit canon. Le Diction, de la Ihéol. catltol.

PALEARIUS (Aonius), nom latinisé de Antonio delkt Puyha, érudil et controversée, né à Veroli, dans la campagne de Borne, pendu à Rome on 1570, était très-versé dans la théologie, la philosophie et tes langue». Il professa a Lucques puis a Milan; mais il se montra trop favorable aux luthériens. Accusé de nier te purgatoiic. de mépriser l'état monastique et d enseigner plusieurs autres erreurs, il fut jugé et condamné à mort. Parmi ses ouvrages nous citerons : l« De hnmortalitale amnuirum , Ub. /// ; L\ou, 1531, in-10; — 2« Actio m Pontihcei Bornanns et eorum asterfas, etc.; Leipzig, 1000, in-8°; discours qui est une défense formelle du protestantisme; — 3° Aonti Palearii ad Lutherum, Calwaum aliosque de concilio Tridenttno Epistoln. Ses Œuvres cotnptètei ont para à Amsterdam, 105HÎ, in-8°; Iena,1728, in-8°. Votj. te P.Nicéron, Mémoires, tom. XVI. Tiraboschi, Storia detla Le(teratura Uni., tom. VII, p. 111. Feller. Michaud. La Sonr. Uiogr. qénér.

PALEM0N (Saint), en latin Palœmon, anachorète, un des premiers anachorètes de te Thébaïde, mort vers l'an 330. Il est principalement connu pour avoir été te directeur de saint Pacôme, qu'il aida dans son nouvel établissement de Tahenne. Il mourut entre les bras de saint Paconie, qui lui rendit les derniers devoirs et le pleura comme son père. L'Église latine célèbre sa féte le 11 janvier; les Grecs semblent avoir eu l'intention de le joindre à saint Paul, premier ermite. Voi/. te P. Papebroch, au 14 mai.

PALENCIA iPalentia), ville épisc. d'Espagne située vers les frontières de la Vieille-Castifle , fut érigée dans les premiers siècles de l'Église sous la métropole do Tolède, dont elle fut suffi ayante jusqu'à ce que Grégoire XIII avant fait de Bur^os une métropole, lui donna pour suffragant l'évéché de Palencia,qui l'est encore aujourd'hui. Son premier évoque, Nestorio, fut, dit-on, disciple de saint Jacques. On a tenu deux conciles à Palcncia : l'un en 1114, et l'autre en 1380. You. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud. De Commanville,/" Tuile alphabét., p. 180. Gaet. Moroni, vol. Ll,|p. 10.

I.PALÉ0L0GUE (Jacques), fameux hérétique, né vers 1520 dans l'île de Scio, mort à Rome l'an 15H5, descendait des l 'idéologues qui ont occupé le trône de Constantinople. Envoyé en Italie pour y faire ses études, il embrassa les nouvelles

opinions, qui y comptaient alors de nombreux partisans. Cependant il quitta l'Italie pour se réfugier en Allemagne , où il espérait trouver une plus grande liberté de conscience. Après avoir erré pendant quelque temps en diflér entes provinces, il se fixa dans la Transylvanie, et succéda, en 1500, à Jean Sommer dans la place de recteur du gymnase de Clausenbourg. Ce fut alors qu'il adopta les principes de Budnée, principes dont les conséquences étaient si dangereuses pour la tranquillité publique, que Fauste Sot in lui-même s'empressa de les réfuter. Le scandale qu'occasionnait la doctrine de Paléologue éveilla l'attention des magistrats; il fut i arrêté sur la demande du pape Grégoire XIII, | conduit à Rome, et livré à l'Inquisition, qui le condamna à mort. On ne connaît de Paléologue

Sue quelques Opuscules, dont on trouve la liste ans la Biblioth. antt-triniiariorutn doSandiuS. Le plus remarquable est intitulé De Magistrat* utAitko; Losc, en Lithuanie, 1573, in-8», dans lequel l'auteur soutient , contre l'opinion des Unitaires, que Jésus- Christ n'a point abrogé la magistrature civile, et qu'il est permis a un chrétien de remplir des fonctions publiques. Voi,. Michaud, Bioqr. univers.

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