PALM
Anvers, 1672, 3 vol. in~4°; en français, Paris, 1844, 3 vol. in-4»; cette histoire, que Pallavicini composa pour l'opposer à celle de Fra-Paolo Sarpi , est bien écrite , en italien , et elle a été faite sur de bons mémoires; — 2* Vmdicationes Soc. Jesu ; Rome, 1649, in-V»; — 3» Gh Faiti sacri; ibid., 1637; — 4* Massimeed espressioni di civile ed ecclesiastica prudensa ; ibid., !713,in-8°. Voy. Alegambe, Bibltoth. Scriptor. Societ. Jesu. Tiraboschi, Storia délia Lctteratura italiana,i.\Ul, p. 132-136.
PALLE ou PALE. Ce mot, dit le P. Lebrun, vient de pallium, manteau, couverture. On prétend que dans l'origine c'était une pièce de toile ou d'étoffé de soie assez grande pour couvrir l'autel entier, et on l'en couvrait en effet lorsque le prêtre y avait placé le calice et ce qui était nécessaire au sacrifice. Dans le Sacramentaire de saint Grégoire, le corporal et la palte sont appelés pailœ corporales, pour les distinguer des nappes d'autel, qui sont simplement nommées police; dans la suite, on a donné le nom de corporal au linge qui est au-dessous du calice , et celui qui est dessus a retenu le nom de palle; en raccourcissant pour la commodité, on y a mis un carton pour le tenir plus ferme. De sorte qu'aujourd'hui la palle est un carton carré revêtu d'une toile de lin. En Italie, la pfitle est sans carton. La palle doit être d'une toile unie dans la partie de dessous, c'est-à-dire celle qui touche le calice. 11 est nécessaire que la palle soit bénite avant qu'on la fasse servir au saint sacrifice. Cette bénédiction doit être faite par l'évêque ou par un prêtre qui en a reçu la permission. Or la palle perd sa bénédiction quand elle est assez déchirée pour ne pouvoir plus servir convenablement. Voy. le Brun, Explication det cérémonies de la messe . tom. II , p. 25. Bocquillot , Liturgie sacrée. D. Macri Hierolexicon, ad voc. Palla. Bergier, Diction, de théol. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 47-48.
PALLIÈRE S (François de REBECQ DE), dominicain, né i Paris en 1678, mort en 1750, acquit une grande réputation de sainteté, et mérita par ses vertus la vénération de tous ceux
Ïii le connaissaient. Fidèle disciple de saint homas, dont il imitait la pureté, il professa pendant plusieurs années la philosophie et la théologie dans plusieurs couvents de son Ordre. Il a mis la dernière main a YOriens christianus. que le P. Lequien avait laissé imparfait, et il le publia ; Paris, 1740, 3 vol. in-fol. Voy. Richard et Giraud.
PALLIUM, ornement pontifical propre aux papes, aux patriarches, aux primats et aux métropolitains, qui le portent sur leurs habits pontificaux. Il est en laine blanche , et a la forme d'une bande large de trois doigts , qui entoure les épaules, ayant des pendants longs d'une palme par devant et par derrière , avec de petites lames de plomb arrondies aux extrémités, couvertes de soie noire avec quatre croix rouges. Les uns prétendent que le pallium était originairement un manteau impérial dont les empereurs accordèrent l'usage au pape et aux patriarches, qui, plus tard, s'attribuèrent le droit d'en honorer d'autres prélats. Les autres disent que le pallium est un ornement purement ecclésiastique, et que l'usage en fut introduit par saint Lin, qui succéda a saint Pierre l'an 66. D'autres enfin assurent qu'il n'en est pas fait mention avant l'an 326. U n'appartient qu'au pape d'accorder le pallium. Trois mois après leur consécration, les archevêques sont obligés, selon le droit, d'en faire la réquisition , et, jus-
qu'à ce qu'ils l'aient obtenu, ils ne peuvent exercer leurs fonctions, si ce n'est pour accorder des démissoires. Chez les Grecs , tous les évéques portent le pallium; mais, parmi les Latins, il n'y a que ceux à qui les papes l'ont accordé par un privilège particulier. Le pallium n'est point la marque essentielle de l'archiépiscopat , et il ne se porte pas hors le service divin sans un privilège particulier. Le pallium s'est dit autrefois d'un habit long semé de croix que portaient les chrétiens * il s'est dit aussi d'un habit propre aux moines, a'un voile de religieuse, et du drap nommé poêle qu'on étend pendant la messe sur les personnes qu'on marie. Voy. Thomassin, Discipline de T Église. Bocquillot , Liturgie sacr.% p. 170. Du Cange, Ghssarium. Le P. de Bralion, Pallium archiépiscopale. D. Thierry Ruinart. Richard et Giraud. Bergier. D. Macri Hierolexicon. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 53-65.
I. PALLU (François), évêque d'Héliopolis, né à Tours en 1625, mort l'an 1684, résigna son canonical de la collégiale de Saint-Martin pour se consacrer à l'œuvre des missions étrangères. Nommé évêque, puis vicaire apostolique de la province de Fo-Kien, en Chine, il eut a supporter les plus grandes contrariétés. Cependant sa conduite fut approuvée par le Saint-Siège, et on lui donna le titre d administrateur général des missions. On a de Pallu : Relation abrégée des missions et des voyages des évéques français envoyés aux royaumes de la Chme, Cochinchine , Tonquin et Stam; Paris, 1682, in-8». Voy. Michaud, Bioar. univers., au Supplém. La Nouv. Biogr. génér.
II. PALLU (Martin), jésuite, de la même famille que le précédent, né à Tours en 1661, mort à Paris en 1742, prêcha d'abord avec succès, et devint directeur de la congrégation de la Vierge. Parmi ses ouvrages nous citerons : i'Les Quatre Fins de l'homme; Paris, 173», 18*28, in-12; — 2r Du Fréquent Utage des sacrements de pénitence et d'eucharistie ; ibid., 1739, 1816, in-12; — 3» Sermons; ibid., 1744, 1750 , 6 vol. in-12; — 4» De r Amour de Dieu; ibid., 1737, in-12. Voy. le Diction, portât, des prédicat. Moréri, Diction, histor. Feller. Michaud, qui, au Supplém.. indique plusieurs autres écrits de Pallu. La Nouv. Biogr. génér.
PALLDELLE (Joseph- André de la), licencié en théologie et en droit au xvnr» siècle, était curé de Clinchamps et syndic du diocèse de Coutances. U a publié : Résolutions de plusieurs cas , de conscience et des plus importantes questions du barreau ; Caen, 1710 ; Rouen, 1746. Voy. le Joum. des Savants. 1711 et 1746. Richard et Giraud.
I. PALMA, ville épisc. et capitale de l'ile de Majorque , sous la métropole de Valence. Son
R rentier évêque, Rai mono Torella, dominicain, it élu en 1240. De Commanville, /" Table alphabét., p. 180. Richard et Giraud. Gaet Moroni, vol. LI, p. 71 , 72.
II. PALMA (Biaise), barnabite, né à Fara en 1577, mort l'an 1635, a publié en italien plusieurs ouvrages de piété , entre autres : 1° Vie de sainte Françoise Romaine ; Rome, 1626, in-8»; -2» Méditations pour t Aient; ibid., 1625, 1639, in-12; Bologne, 1627; — 3» Méditations pour te Carême: Macerata, 1668, in-12: — 4° Palmier spirituel; Milan, 1662, in-12, 1676; en latin, Munich, 1600; Bologne, 1677; Paris, 1653; traduit aussi en allemand, en espagnol et en français, et inséré en partie dans le Paradisus d Horstius:— 5«Lïoer Vitce; Milan, 1612, 1662; Rome, 1623. Voy. Ungarelli, Biblioth. Bamabit.
PALM ATA, genre 3e mortification corporelle