‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 516 sur 1294 · PALM · texte numérisé non relu

PALM

PÀLU

en usage chez les religieux. Baromui croit que c'était une sorte de pénitence qui consistait à se frapper la paume de la main avec une férule; niais Gretserius dit , avec plus de raison peutêtre, que Itpaimata n'était que l'action de frapper violemment la terre avec la paume de la main, quand on faisait certaines prostrations. Pierre Da mien confirme cette explication quand, décrivant quelques espèce» de macérations, il dit qu'on frappe fortement les mains contre le pavé : Lorica est homo indutus ad carnem, fer~ reis membra divisa, circuHs umbit, mit lit eu m labore metana>as, aliidii in pavimcnlum sarpius manus, etc. D'autres cepeudant croient qu'il s'agit de coups dont on so frappait la poitrine. D'autres enfin veulent que cette pénitence consistât à se prosterner de manière que la paume de la main touchait la terre, ainsi que les ge- ! noux; ce qui se rapproche beaucoup du senti- I ment de Gretserius et de Pierre Damien. Voy. ' Baron mis Annal. . ad ann. 1055, n. 11. Mabillon, Aclti Sanclor. (Ji din. S. Benedicti, tom. IX. p.26<>. D. Macri Hieroiexicon. Le Diction, de la theol. catho/.

PALME, terme qui se prend : 1» pour une mesure nommée palme ou paume, et qui est haute de quatre doigts; ce terme revient à l'hébreu téphah ou fo/>AoA,qui contient trois pouces trente-sept quatre-vingt neuvièmes de pouce; 2° pour un arbre qui était fort commun dans la Palestine; les plus beaux palmiers étaient aux environSd'Engaddictdc Jéricho; cette dernière ville est appelée quelquefois la ville des Palmiers. Ce que ait Job : • Je multiplierai mes jours comme le palmier », fait entendre que cet arbre dure fort t longtemps. La pabne ou la branche de palmier est un symbole de victoire ; on en offrait au temple de Jérusalem ; on en portait devant un conquérant qu'on recevait dans une ville, et on envoyait une branche de palmier d'or aux rois de Syrie, comme une espèce de tribut. Saint Chrvsostome croit que c'est du vin de palmier que Moïse a voulu exprimer sous le nom de Sicera. Voy. Exode, xxv, 25. Deutér., xxxiv, 3. Juges, i. 10. Job, xxix, 18. I Machab., XIU, 51 ; Il Machab., x, 7. S. Jean, xii, 13. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Dmserl. sur Job? Compter. Paume et Sicera.

PALMER (Thomas), dominicain anglais au xve siècle, fut prieur de la maison de Londres, et signala son zèle contre les sectateurs de \Yiclef . qu'il confondit dans plusieurs discussions

Î obliques. Parmi ses ouvrages, on cite surtout : 9 Tructatus de unione fucienda , sive de tolletulo schismatr; — « 2» De \ eneratione imaginum; — « 3° De Ortginali Peccato; — 4» De Vénérations sanctorum. Vou. le P. Échard, Scriptor. Ord. Pnriltc, tom. I. p. 753.

PALMER AN (Thomas), docteur de la maison de Sorbonne, né en Irlande, vivait au xm* siècle. On a de lui deux recueils intitulés Fleurs de la Bible et des Pères; Paris, 1556; Lyon, 1678 et 1079.

PALMES. Vay. Rameaux.

PALMIER ou PALMIERI ( Matthieu), historien, né à Florence en 1406, mort l'an 1475, fut chargé de plusieurs ambassades et devint gonfalonier de justice. 8on principal ouvrage est une Chronique générale, depuis la création du monde jusqu'à son temps ; elle a été continuée par Matthias Palmer jusqu'en 1481 ; cette chronique a été imprimée, pour la première fois, à la suite d'Eusébeet de saint Prosper, vers l'an 1475; Venise, 1483, in-4»; Bàle, 1529 et 1536,

"l. PALMYRE, ville de Syrie, bâtie par Salo-

mon dans un désert, et sur les conflnt de l'Ara»

bie déserte. Elle s'appelle en hébreu Tadmor, qui signifie palme , palmier. Les Arabes lui ont conservé son nom hébreu. On l'appelait aussi Adrianopolis en l'honneur de l'empereur Adrien, qui l'avait restaurée et agrandie. Elle est devenue dans la suite un siège épiscopal de la- Phénicie du Liban ou de la seconde Phénicie, au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Damas. On en connaît trois évèques , dont le premier. Marin, figure parmi les Pères du concile de Nicée. Palmyre est aujourd'hui un archevêché in partibus, mais sans suffragants. Voy. 111 Pois, ix, 18. Il Paralip., vni, 4. D. Calmet, Diction, de In Bible. Lequien, Orient Christ,, tom. U , p. 840. De Commanville, /" Table aipkahêt., p. 1H0. Richard et Giraud. Tarai , Syvia sacra. Gaet. Moroni, vol. LI , p. 72-74.

P ALTOS ou PALTUS, siège épisc. de la première Syrie, au diocèse et sous la métropole d'Anliocne. On en connait cinq évèques, dont le premier. Cymatius, assista en 3G2au concile d'Alexandrie. Voy. Lequien, Orient Christ,, t. H, p. 709. De Commanville , /" Table aip/iabit., p. 180. Richard et Giraud.

PALU (Pierre de la ), en latin Pahtdanus ou Petrus de Palude, patriarche de Jérusalem, né à Varambon, dans la Bresse, vers 1277, mort à Paris en 1342, tit profession chez les dominicains, professa avec succès dans l'université de Paris, devint en 1317 déliniteur de la province de France , et fut nommé par Jean XXII nonce en Flandre. L'an 1330, ce souverain pontife la nomma patriarche et administrateur de l'évéché de Nicosie, en Chypre. La Palu mit tout en œuvre pour engager le sultan d'Egypte à se montrer plus favorable aux chrétiens; mais, n'ayant pu y réussir, il revint en France , où il prêcha une nouvelle croisade. Il fut nommé à cette époque administrateur apostolique de l'évèché de Couaerans. Parmi ses principaux ouvrages on remarque : 1° Commentaires sur ie lit* et U IV* livre des Sentences de P. Lombard ; Venise, 1403; Paris, 1414, 1517, in-fol.; 1530, 2 vol. in-fol.; — 2* Concordances sur la Somme de saint Thomas; Salamanque, 1552, in-fol.; — 3° Sermons, De Tempore et sanctis; Anvers, 1571, in-fol.; — 4° Traité de la puissance ecclésiastique ; Paris, 1506, in-fol. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ord. Prœdic> tom. I, o. 603. Le Père Tout on , Hommes illustres de C Ordre de Saint* Dominique, tom. II, p. 233.

I. PALUDANUS (Arnold ou Arnould), religieux de l'étroite observance des Frères -Mineurs, né à Liège, vivait au xvf siècle, n fut provincial de son Ordre en Flandre , et professa la théologie. Il a donné : De Foro anima, id est de potestate quant habetit Sacerdotes confestfiru, tum regulares , tum seculares, juxta concih'i Tridentini formam légitime approitati, etc.; Liège , 1030, in -8°. Voy. Valère- André, Biblioth. Mo,

II. PALUDAliUS (Henri), récoUet, né i Liège, vivait au xvii* siècle. 11 a traduit de l'espagnol de Didier de la Vega : 1* Conciones et exerciha pia; Cologne, 1610, 2 vol. in-12; — 2° Paradisus gloriat sanctorum; ibid., 1610, in-8*. Vou. Valère-André, Biblioth. Betg. Paquot, Mémo™ pour servir à t'hist. Hltér. des Pays-Bas. La Souv. Biogr. génér.

III. PALUDANUS (Jean Van den Broek ), théologien , né à Malines en 1565, mort i Louvain lan 1630, professa la théologie et l'Écriture sainte dans cette dernière ville, rat successivement curé de Sainte-Gertrude, de Notre- Dame de Malines, puis de Saint- Pierre et Saint-Paul dans la même ville. Il a

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1» YitvHcim théologie* adrenms verbi Dei cornrpiclas ; Anvers , 1090 et 1622, 2 vol. in-&»; — 2» Afil'fytUrns maHunut; Louvain, 1623, in- 4» ;

— 3» De S. Ignatio Concio sacra; ibid., 1623, in-8» ; — 4» timeinn spiritualis tucris condonibus adnptata; ibid., 1624, in-4°. Foy. Valère-André , Bibtwth. fklg., édit. de Bruxelles, 1739, t. II, p. 708. Richard et Giraud.

IV. PALUDANUS (Michel), de l'Ordre de Saint -Augustin, né à Gand en 1593, professa dans soc Ordre, et y exerça les premières charges. Il a laissé : 1° des Commentaires sur la Somme de saint Thomas; — 2» Sacra et theologtcn Concordantia regum Judo- et Israël. Voy. Vtlere-André, Biblioth. Belg.

PAMBON ( Pnmbo ) , abbé de Ni trie, né en 315, mort l'an 385, se mit dès sa jeunesse sous la conduite de saint Antoine, et devint un de ses plus illustres disciples. Sous un pareil maître, Pambon parvint bientôt à un haut degré de perfection. Il s'attacha surtout à veiller sur sa langue. Son amour pour les humiliations était tel, qu'il pria Dieu pendant trois ans de ne le point glorifier devant les hommes, mais de le rendre, au contraire, un objet de mépris a leurs jeux. Cependant Dieu le glorifia pendant sa vie, mais il lui accorda la grâce de profiter des applaudissements qu'il recevait pour s'établir de plas en plus dans l'humilité. Pambon quitta saint Antoine pour se retirer dans le monastère des Cellules, où Rulin reçut sa bénédiction en " ♦ . ina.s il était abbé de celui deNitrie lorsque Mêlante l'Ancienne {voy. ce nom) lui apporta trois cents livres d'argent pour assister les frères qui étaient dans le besoin. Pambon, qui était occupé a dire des nattes, n'interrompit point son travail; et, sans regarder Mélauie ni son présent, il lai dit que Dieu récompenserait sa chanté ; puis se tournant vers Origéne , son dis* ciple, il le chargea de distribuer la somme tout entière aux frères de la Libye et des iies, dont les monastères étaient fort pauvres, et de ne rien réserver pour ceux d'Egypte, parce qu'ils pouvaient se passer de secours. A la pnere de saint Athanase il se rendit à Alexandrie pour confondre les ariens, et rendre témoignage à la divinité de Jésus-Christ. Pambon mourut, sans maladie et sans douleur, pendant qu'il faisait une corbeille de nattes, qu il légua a Palliée . son disciple. Mélanie se chargea du soin de ses funérailles, et, ayant obtenu la corbeille léguée à Pallade, elle la conserva précieusement jusqu'à sa mort. Les Grecs honorent saint Pambon le 18 juillet; quelques calendriers placent sa féte à d'autres jours, et plusieurs h igiographes la mettent au 6 septembre. Voy. Pallade, Hutaria Lauriaca. Ruftin, Hist. Patr. Sozomen., Hist. ecclét. Tilleroont, Mémoires , tmn. VIII j>. 446.

PAMÈLE ( Jacques de ) , en latin Pamelius , théologien et critique , né a Bruges en 1536 , mort a Mons l'an 1587, fut successivement chanoine de iiroges, archidiacre de Saint-Omar et prévôt d'Utrecht. 11 mourut en allant prendre possession de l'évêché de Saint- Orner, auquel il venait d'être nommé. On lui doit : 1» Uturgia latinorum; Cologne, 1571-1576, 2 vol. in-4*,' — 2* De nun admittendis una in republica diversantm religinnum Exercitiù; Anvers, 1589, in-80^

— 3° MicrrAogus de ecclesiasticis observationxkus; — ¥ Catalogué eornmentttr. velerum selettô* ntm m tmit*r*t Biblia ; — 5» Conciliorum Para» lipommo ; — O une édition des Œuvres de saint Cyprien; Anvers, 1508, 1589, in-fol.; — 7° de Tertallien; ibid., 1579, in-fol.; — 8» de Raban Manr; Cologne. 1627 , 3 vol. in-fol. Voy. Valère-

André, Bibboth. Belg. Le Mire, ht Blog. Belg. Swert , A thena Belg.

P AMI ERS ( Porwrp , Afiamiœ), ville épisc. de France , sous la métropole de Toulouse , dans l'Ariége. Elle n'était d'abord à son origine qu'une abbaye fondée au milieu du x« siècle , et qu'on appelait Hutni-Anl onin de Predelas. Elle passa aux chanoines réguliers. Dans la suite, les comtes de Foix ayant bâti tout auprès le château de Pamiers, ce château donna naissance u la ville, dont les comtes et les abbés furent coseigneurs. A la fin du XIIIe siècle, l'abbaye fut érigée en cathédrale, et le nouveau diocèse fut distrait de celui de Toulouse. Le premier évêqne de Pamiers fut saint Louis, fils de Charles II, roi de Sicile, religieux franciscain. Voy, Richard et Giraud , tom. XXIX, p. 22 et suiv.

PAMMAQUE (Saint), prêtre de Rome, mort en 44X1, appartenait a la noble famille Furia. Il devint le gendre de sainte Paule, dont il épousa la seconde fille, Pauline, et après la mort de sa femme il distribua ses biens aux pauvres, embrassa la vie monastique , et établit à Porto, près de Rome, un hôpital en laveur des étrangers. Ami intime de saint Jérôme, il lui adressa plusieurs de ses ouvrages, et ce fut à sa prière

au'il fit une nouvelle traduction des Principes 'Origène. On conserve une lettre que lui adressa saint Paulin de Noie, son ami. Le Martvrologo romain moderne a placé au 30 août la féte de saint Pammaque. Voy. saint Jérôme, Lettres XXVI, XXX. X XXIII , L, LU.

PAMPEI0P0LI8, ancienne vrille épisc. de la Paphlagonie, sous la métropole de Gangre. Elle fut érigée en archevêché avant l'an 869 , puis élevée à la dignité de métropole. On en connaît quatorze évoques , dont le premier, Philadelphe, eut pour successeur Sophronius, qui assista au conci le de Sélcucie. Voy . Lequien, Orims Christ., tom. Lpj 557. Richard et Giraud.

PAMPELUNE (Pampelona. Pompeiopolis) , ville épisc. d'Espagne, sous la métropole de Burgos, située dans le voisinage des Pyrénées. Elle fut fondée par le grand Pompée , lorsque ce capitaine faisait la guerre en Espagne contre Sertorius. Le premier évéque de Pampelune est Saint Firmin , qui soum it le martyre à Amiens. De l'an 1032 à l'an 1459 on a assemblé trois conciles à Pampelune. Voy. de Commanville, Table atphabét., p. 180. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 90-92.

I. PAMPHILE (Saint), martyr, prêtre de l'église de Césarée, né à Béryte, en Phénicie, vers l'an 240, mort à Césarée. dans la Palestine, le 16 février 309, exerça d'abord dans son pays les premiers emplois de la magistrature. Plus tard il se consacra uniquement A l'étude des saintes Écritures , et à la lecture des ouvrages d'Orlgéne, dont il transcrivit la plus grande partie de sa propre main. Plein d'amour

riur la science , saint Pamphite se plut toujours protéger les savants, et il forma une bibliothèque contenant plus de trente mille volumes, qu'il donna a l'église de Césarée. Enfin il associa Eusèbe & ses travaux , et tous deux collationèrent avec soin les diverses copies de la Bible. L'Église célèbre le 16 février la féte de saint Pamphile. Il nous reste de lui : 1* son premier livre de Y Apologie d'Origène , dont Ruffln a donné une traduction en 397 ; — 2° un Commentaire sur les Actes des apôtres, que Montfaucon a publié dans la Biblioth. Coisliana. Voy. Arta poss. S.Pamphil. apud. Pabric. c. tt, Oper. S.Hippolut. Saint Jérôme , Bpist. ad Marcellam f t. II,

f. 711. Eusèbe, De Vit. Pamphil. apud. Hieron.t I et II. In Hufftn., tom. IV, p. 359. Mit., 1. VI,

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VII et VIII, et Lift, de martyr. Photius , In Biblioth., cod. CX VIII et CX IX. D. Coi Hier, Hist. des Aut. sacr. et ecctés., lom. III , p. 435 et suiv. Richard, et Giraud. Feller, Biogr. univers. Michaud.

II. PAMPHILE (Pamphilus), siège épisc. de la province d'Europe , sous la métropole d'Héraclée. On en connaît trois évéques, dont le premier, Michel, souscrivit au septième concile général. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1133.

III. PAMPHILE ( Joseph), en italien Panfilo (Giuseppe ), évéque de Signi , né à Vérone , vivait •u xvi* siècle. Il entra dans l'Ordre des Augustins, et fut promu à l'épiscopat vers l'an 1579. On a de lui : 1° une Chronique de son Ordre; Rome , 1581 ; — 2° De t Origine des cérémonies; — 3» Traité sur tes ornons des apfitres et tes lettres des premiers Papes ; — 4° Des Cérémonies anciennes dans F administration du taptéme, du saint chrême et de r Eucharistie : — 5° Des Exorcistes, et de f ancien rite pour enasser tes démons.

PA MPH1LIE , province ecclés. d'Asie , homée à l'orient par la Cilicie , au couchant par la Syrie, au nord par la province d'Asie, et au midi par la Méditerranée. Saint Paul et saint Barnabé prêchèrent à Perges de Pamphiiie. Sous l'empereur Théodose le Jeune, la Pamphiiie fut partagée en deux provinces : la première avait

Kur métropole la ville de Side, et la seconde, rges, qui avait été la métropole de la Pamphiiie tout entière avant la division de ce pays en deux provinces; plus tard on érigea dans la seconde Pamphiiie d'autres métropoles : Syheum et Attalie. Voy. I Machab., xv, 23. Actes, xxvii, 5; xiu, 13; xiv, 2 et 42. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 81. Le Diction, de ta théol. cathol.

PANAGIE (Panagia), terme grec qui signifie toute sainte, et qui s'applique proprement à la sainte Vierge. Les Grecs l'emploient pour désigner une cérémonie que font les moines dans leur réfectoire, surtout durant le temps pascal. On sait que Jésus -Christ, après sa résurrection, apparut à ses disciples pendant qu'ils étaient à table , et qu'il mangea avec eux. Or, selon une tradition de l'Eglise grecque, les apôtres, en mémoire de ce fait, lorsqu'ils ha* bitaient encore à Jérusalem avec la Mère de Jésus , laissaient toujours une place vide à leur repas, et déposaient à celte place un morceau de pain destiné au Sauveur, qu'ils attendaient toujours pour présider leur repas. Après l'Ascension, les apôtres conservèrent cet usage, qui se perpétua et se répandit dans l'Église grecque, et il fut pratiqué non-seulement par les prêtres, les religieux et les religieuses, mais encore par l'empereur de Constantinople , comme le disent Codin, du Cange et Léo Allatius. Quant au pain dont on se servait, il devait avoir une forme triangulaire , comme symbole de la Trinité des personnes dans l'unité de la nature divine. U était placé sur la table, devant une image de la sainte Vierge, dans un vase particulier nommé Panagiarton. Celui qui présidait levait le pain en l'air, et disait : « Grand est le ■nom... ; » les assistants répondaient : « de la sainte Trinité. » L'officiant reprenait : « Venez i notre secours, très-sainte Vierge, Mère de Dieu ; » et on répondait : « En vertu de son intervention , ayez pitié de nous, ô Dieu , et sauvez-nous! » On disait alors dix oraisons, parmi lesquelles la Salutation angélique, ce qui prouve que le pain était bénit surtout en l'honneur de la Mère de Dieu. En distribuant le pain on chantait encore une hymne à la sainte Vierge. C'est

de là sans doute que vient la coutume de ger du pain bénit à certains jours de féte, surtout à Pâques , usage qui d ailleurs s'ob«er»e chez les Latins aussi bien que chez les Grecs. Voy. Marc , xvi , 14. Luc , xxiv, 30, 41-43. Jean, xxi, 5, 13. Actes, I, 14; D, 45; x, 41. Codin, De Ofhcialibus patatii Constantinopolttani et de () (ficus magnœ Ecclesiee. Goar, Eucologium Gr<r> corum. Léo Allatius, De Eccicsia? orient, et occident, perpétua Consensione. Du Cange , Glossarium. D. Macri Hierolexicon. Le Diction, de la thétl. cathol.

PANAGIOTTI ou PANAJOTTI (Nicusi), drogman de la Porte, né dans l'ile de Chio, mort en 1673, contribua beaucoup, par son adresse et son éloquence, à la reddition de Candie- Chrétien zélé, il parvint à améliorer le sort de ses coreligionnaires, et obtint que les saints lieux fussent confiés à leur garde; il avait des connaissances très-étendues dans la théologie. On a de lui : Confession de foi orthodoxe de f Église apostolique d'Orient, en grec vulgaire, publiée avec une traduction latine; Leipzig , 1695, in-8». Cet ouvrage , dans lequel l'auteur soutient l'ancienne foi de l'Église grecque , est dirigé contre le patriarche Cyrille Lucar, et péremptoire contre les calvinistes , qui . comme on sait , avaient cherché chez les Grecs quelques conformités d'opinions avec leurs erreurs. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. aénér.

PANAMA (Panama), ville épisc. de l'Amérique méridionale , sous la métropole de Lima , et capitale de la province de Panama ; elle

nque , y fut transféré quatre ans après. Selon de Commanville, Panama fut érigée en évéché l'an 1515 par Léon X, et soumise i Lima l'an 1545; mais, selon d'autres, elle ne le fut qu'en 1534 par Clément VII. Maintenant Panama est suffragante de Santa-Fe-de-Bogota. Le premier évèquc de Panama fut Vincent de Pedroso , dominicain. Voy. de Commanville /" Table alphabet., p. 181. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. Ll , p. 92.

PAN ARETE, terme grec qui signifie toute vertu. C'est le nom que les Grecs donnent à trois livres de l'Ecriture, que nous appelons Sapientiaux, et qui sont les Proverbes de Salomon , l'Ecclésiaste et la Sagesse. Les Grecs

donnent à entendre par là que ces livres enseignent toutes les vertus. Voy. Bergier, Diction, de théol.

PANCIROLE ou PANCIROLI (Gui), en latin Pancirolus (Guido), jurisc., né à Reggio l'an 1523, mort a Padoue en 1599, professa le droit à Padoue, et acquit une grande réputation par la profondeur de son génie et l'étendue de sa science. On a de lui des écrits sur divers sujets; nous citerons seulement : 1* Thesaunu variarum lectionum utriusque iuris ; Venise, 1610, in-fol.; Lyon, 1617, in-4»; — 2° un Commentaire sur Tertullien , dont on trouve un fragment < ~ Muratori , Anecdota latino , tom. III ; — 3» rum memornbilium deperditarum et imper tarum Libri III; Amberg, 1599, 2 vol. in-8»; Leipzig, 1707, in-4*. Ce traité fut composé par Panciroli en italien ; ce fut Henri Salmuth qui le mit en latin avec des commentaires de sa façon, où on retrouve en plusieurs endroits l'expression de ses sentiments d'hérétique. Aussi son édition a-t-elle été mise a Y Index par deux décrets différents, datés l'un du 7 août 1603, et l'autre du 16 décembre 10U5. Voy. Ph. Thonu-

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