PANI
sini, Eloaia. Le Joum. des Savants, 1707 ; Supplém., 1712, 1722 et 1756. Nicéron, Mémoires, lom. IX. Cliauffepié , Nouveau Diction, histor. et mr.Tiraboschi, Storia del/a Letterat. Italiana et Bibtiotera Modenese Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génie.
PANCRACE (Saint), martyr, mort à Rome vers l'an 3D1, fut enterré dans le cimetière de Saint-Calépode, qui prit ensuite son nom. Saint Grégoire de Tour* l'appelle le vengeur des parjures , et dit que Dieu , par un miracle continuel, punit visiblement les faux serments qui onl été bits en présence de ses reliques. Une partie de ces précieuses reliques fut envoyée en 637 à Oswi , roi d'Angleterre , par le pape VjtaJiea. 11 y a dans ce royaume, ainsi qu'en France, en Italie et en Espagne, un grand nombre d'églises qui portent le nom de Saintfoncrace. Le Martyrologe romain fait mention du marlvre de saint Pancrace le 12 mai. Voy. Gregor. Turon., De Gloria martyr., c. XXXIX. Gregor. Magn., Epist., I. VI, epist. xlix. Beda, Hul.eecles.. 1. Ilf, c. xxxix. Bollandus, t. III, maii. Tillemont, Mémoires, tom. V. Gaet. Moroni, »ol. LI, p. 94.
PANDULPHE, ne à Pi se , vivait au Xll« siècle, n a donné : La Vie du pape Gélose II, Rome, 16$}.
PANÉADE ou PANÉ AS, ville épisc. de la première Phénicie, au diocèse d'Ântioche et sous la métropole de Tyr; c'est la même que Charte de Ptalippe , dont il est question dans l'Ecriture. Elle était située au pied du Liban, près des sources du Jourdain. On l'appela d'abord Lait, pois Dan , du nom de ce patriarche ; cependant saint Jérôme distingue Dan de l'anéat. On dit qu'il y avait dans cette ville une statue de Xotre-Seigneur que la femme hémoroîsse y avait fait ériger après sa guérison , mais elle fut abattue par Maximin ou Julien l'Apostat. On connaît cinq évèques de Panéade , dont le premier. Éraste, est mentionné dans 11 ."pitre de saint Paul aux Romains (xvi , 23). Cette ville a en en outre quatre évèques latins sous le patriarche de Jérusalem; le premier, Adam, fut nommé vers l'an 1132. Panéas est maintenant un simple évéché in partibus, toujours sous la métropole de Tyr. Voy. Matth., xvi , 13 et suiv. Joseph., Antiq.. 1. V, c II. Hieronym., In Loc. Hebr. Reland , Palœitina ittustrata , p. U1 8. Lequien. Oriens Christ., tom. II, p. 831, et t. 111, p. 1338. De Commanville, /" Table alphabit., art. C*sarea Paneee. Richard et Giraud. GaeL Moroni, toi. LI, p. 97. Compar. CÉSARÉE, n° VI, Dan, n» II. Laïs, n» I.
L PANÉGYRIQUE (Ptmeoyrtaw, Panegyris), terme grec qui signifie proprement assemblée publique, réunion générale, solennelle, se dit aussi d'un discours public fait à la louange de quelqu'un. En matière religieuse , panégyrique se dit d'un discours public et solennel dont le bot direct est de louer la personne d'un saint ou quelqu'une de ses actions, de ses vertus, etc., ou bien de glorilier quelque mystère de la religion. Voy. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 97-U8. Le Ihction. de ht théol. cnthol.
IL PANÉGYRIQUE (Panegyricus), livre ecclésiastique a l'usage des Grecs , et ainsi appelé parce qo il contient plusieurs panégyriques ou discours « la louange de Jésus-Christ et des saints. Ils sont disposés selon l'ordre des mois, et renferment souvent douze volumes, qui répondent à chaque mois de l'année.
PAKEIOH. Voy. Panion.
PANEL (Alexandre -Xavier), jésuite, né à
en îuOO» moi t
à Madrid l'an 1777, professa dans plusieurs collèges de son Ordre, et fut appelé en Espagne, où il devint précepteur des infants et garde du cabinet des médailles. Il était fort versé dans la numismatique. Parmi ses ouvrages nous citerons : Remarques sur le premier verset du pre» mie»' livre des Machabées; Lyon, 1739, in- 4*; trad. en espagnol , 1753. Voy. La Serna Santander , Catalogue. Chaudon , Diction, htstor. univ. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. gêner.
PANEMOTICHUS ou PANEMOTICUS. siège épisc. de la seconde Pamphilie, au diocèse d Asie , sous la métropole de Perge. On en connaît quatre évèques, dont le premier, Fauste, assista au premier concile de «icée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1032. De Commanville, /•• Table atphabét., p. 181. Richard et Giraud.
PANEPHYSUS, en arabe Bana, ville épisc.
de la première Augustamnique, sous le patriarcat d'Alexandrie. On en connaît huit évèques, dont le premier, Philippe , se trouve parmi les Pères du premier concile de Nicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 547. De Commanville, P* Table alphabét., p. 181. Richard et Giraud.
PAN EUS ou PANIUS, montagne , autrement nommée llermon, faisant partie du mont Liban, et au pied de laquelle était située la ville de Panéade. 11 y avait sur cette montagne un ancien temple païen fort vénéré ; elle était couverte de neige pendant tout l'été. Voy. Euseb., Onomasticon , ad voc. H ta von. I lierons m., ibid. Reland., Patœst. illustr., p. 323, 919. D. Calmet, Diction, rie la Bible.
PANIBERGA. Voy. Bamberg.
PANFILO ( Giuseppe). Voy. Pamphile, n* III. PANGE LINGUA. On appelle ainsi une hymne magnifique, composée par saint Thomas d'Aquin en l'honneur de l'institution de la divine Eucharistie , et qui commence par ces mots. On la chante le jeudi saint, aux processions solennelles et aux fêtes du saint Sacrement. Des six strophes dont elle se compose , on ne chante, à la bénédiction du saint Sacrement ordinaire, que les deux dernières, qui commencent l'une par Tantum ergo, et l'autre par Genitori Genitoque. Quant à l'auteur de cette hymne, Gaet. Moroni dit que Gennade et un ancien scoliaste de Sidonius l'attribuent à Claudien Mamert, frère de saint Mamert, évèque de Vienne, d'autres à Venance Fortunat, saint François de Sales à Théodulphe , évèque d'Orléans en 835, et Noél Alexandre à saint Thomas d'Aquin. Le savant écrivain confond le Ponge lingua gloriosi corporis dont nous parlons ici avec le Pange lingua gloriosi lauream ou prœlium certammis, hymne qui se chante pendant le temps de la Passion en l'honneur des souffrances du Sauveur , que les uns attribuent en effet à Mamert , et les autres à Venance Fortunat. Voy. Mamert, n° II.
PANICARIO (Doiotheo), baruabite, né à San Severino, dans la Marche d'Aucune , l'an 15H5, mort en 1665, est auteur de plusieurs ouvrages en italien, parmi lesquels nous citerons : 1» Pensées spirituelles; Macerata , 1629, in-8»; — 2° Les Aphorismes du cloître; Aucune , lt>i8. Vou. Ungarelli, Biblioth. Barnabit.
PAN IC ASÉITES , terme dérivé des mots latins panis, pain, et casaus, fromage; on a donné ce nom aux montanisles, parce qu'ils pétrissaient du pain avec du fromage pour en faire la matière de leurs sacrifices.
PANIERI ( Ferdinando ) , théologien, né à Pistoie en 1759, mort l'an 1822, fut nommé pro-
de sa ville na-