‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 52 sur 1294 · I. LE DUC. Voy. Die, n° I · texte numérisé non relu

I. LE DUC. Voy. Die, n° I

IL LE DUC (Claude). Voy. Dre, n« IL III. LEDDC (Nicolas), curé à Trouville, puis vicaire à l'église Saint-Paul à Paris, mort eu 1744, fut interdit par l'archevêque de Paris pour avoir pris la défense de l'évèque de Senez , qui avait été condamné par le concile d'Embrun. Il a donné : 4° Année ecclésiastique, ou Instructions sur le propre du temps et sur le propre et le commun des saints , avec une explication des Epitres et des Évangiles; Paris, 1734 et années suiv., 15 vol. in-12; — 2» Limitation de Jésus-Christ , traduction nouvelle, avec des réflexions, des pratiques et des prières à la fin de chaque chapitre, etc.; ibid., 1737, in-12; ouvrage souvent réimprimé; — 3° Le Chenùn du ctet , suivi du plus court chemin pour aller à Dieu, trad. du latin du cart de Bona; ibid., 1738, in-8». Voy. la Nom. Biogr. génér.

LEE (Sainte), dame romaine, morte vers l'an 383, renonça au monde après la mort de son mari, et se retira dans un monastère de Rome

dont elle devint supérieure. Elle termina jours dans les exercices les plus rigoureux de la pénitence. On célèbre sa fete le 22 mars. Voy. saint Jérôme, Lettre à sainte Marcelle. Richard et Giraud.

I. LEE (Edouard), archevêque d'York, né à Lee-Magna, dans le comté de Kent, l'an 1482, mort en 1544, fut employé par Henri VIII dans diverses ambassades, et devint chancelier de Salisbury, puis archevêque. Zélé catholique, il écrivit contre Luther et contre Erasme ; mais plus tard il reconnut la suprématie religieuse du roi. Parmi ses ouvrages , nous citerons : Annotationum Libriduo in Annotationes Sovi Testamenti Erasmi; Bàle, 1520. Voy. Wood, Athenœ Oxonienses , tom. I. La Nouv. Biogr. génér.

II. LEE ( Samuel ), anglican, chanoine de la cathédrale de Bristol et recteur de Barley, né à Longnor, dans le Shropshire, en 1783, mort l'an 1852, se livra à l'étude des langues orientales, et professa à l'université de Cambridge l'arabe, puis l'hébreu. Outre des sermons et des ouvrages de controverse et de lexicographie, il a laissé

Plusieurs écrits, parmi lesquels nous citerons : 0 Book ofJob, translated from the original hebrew; 1837; — 2° An Inquiry into the nature, progress, and end of prophecy; Cambridge, 1849, in-8°; — 3" The Events and times ofthe visions nf Daniel and S. John, investigated , identifiai and determined; Londres, 1851, in-8». Voy. la Nouv.

^'leeCHMAN (William), théologien écossais, né à Dolphinston, dans le comté de Lanark, en 1706, mort à Glasgow l'an 1785, fut curé à Beith et professeur de théologie à Glasgow. 11 a laissé des Sermons, qui ont été recueillis par Wodrow et publiés en 1789, 2 vol. in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

LEÉDAN, tils de Gerson. Voy. I Paralip., xxui, 7.

LEEW. Voy. Leoninus.

LEEWIS (Denis), chartreux, né à Rickel, dans le diocèse de Liège, en 1394, mort en 1471, fut surnommé Doctor exstaticus. (la laissé un grand nombre d'ouvrages de philosophie et de théologie morale exégétique, parmi lesquels nous citerons : 1° Enarrationes in Psalmos; Cologne, i 1531 , — 2» De Fide catholica contra Gentiles; ibid., 1534, in-8»; — 3* In Libros IV Sentent iarum; ibid., 1538; Venise, 1584; — 4° In quatuor Evangelia; Cologne, 1538 et 1543; Venise. 1569;

— 5" In quatuor Prophetat majores; Cologne, 1548 ; — 6° In omnes Pauli Epistotas; ibid., 1 545 ;

— l' In Dionysii Areopagita Opéra; ibid., 1546;

— 8° In Pentateuchum ; ibid., 1547, fa-fol.; —

LÉGA

LÉGE

9° In XII Prophetas minore*; 1649; — 10° Summu hdei orthodoxe; Anvers, 4569, in-8»; Venise, 2 vol. in -40; — 11» un recueil de 31 Traités, contenant des instructions morales pour tous les états de la vie , intitulé : Opuscula minora ; Cologue,l559,in-fol.; — 42» Tractât, mystici Vil; Louvain 4576, in-4». Voy. la Nom;. Biogr. génér. LE FAUCHEUR. Voy. Faucheur.

LE FÉBURE ou LE FEBVRE, LE FÈVRE (Jean ou Jacques^, jésuite, né à Gluson, dans le liainaut, mort à Valencionnes en 1755 , professa la philosophie à Douai . et devint directeur-président du séminaire de Oeuvrai, près de Valen» demies. Il a publié : 1° l/t seule Religion véritable démontrée contre les athées, les déistes, etc.; Paris, 1744, in -8»; — 2« Bayte en petit , ou Anatomie de set ouvrages; Douai, 1737, in-12, réimprimé sous ce titre : Examen critique des ouvrages de Bayle ; Paris, 1747. Voy. la Souv. Biogr.

* LEFÈVRE et FÈVRE (LE) se mettant souvent l'un pour l'autre dans les biographes et les autres écrivains, on devra cherchera Févre (Le) les personnages qu'on ne trouvera pas à Lefèvre.

LEFÈVRE (Jacques), grand vicaire de I archevêque de Bourges, né a Lisieux, mort à Paris en 1716, se fit recevoir docteur à la Sorbonne en 1674. Parmi ses ouvrages nous citerons : 4» Entretiens d'Eudoxe et tf huchariste sur tes Histoires de l'arianisme et des iconoclastes du P. ilaimbourg; Paris, 4674, in-4"; Cologne, 1083, in-12;

— 2" Motifs invincibles pour convaincre ceux de la relioion prétendue reformée ; Paris, 1682, in-12;

— 3» Nouvelle Conférence avec un ministre touchant les causes de ta séparation des protestants ; ibid., 16K» . in-12; — 4# Instructions pour confirmer les nouveaux convertis dans la foi de l'Eglise; ihid., 1686, in-12 ; — 5° Hccueit de tout ce qui s'est fuit pi'Ur et contre les protestants en France; i bul . , 1686. Il a donné, en outre, une édition augmente* de l'ouvrage de Magri, intitulé : Antilayia>, seu contradicttones apparentes Sacra' Scripturtt; Paris, 1685, in-12. On croit qu'il collabora aux llexapies, ou tes Six colonnes sur la constitution I nigenitut, en faveur du P. Quesnol ; Amsterdam, 1714. in-4". Voy. la Souv. Biogr. génér.

LEFREIf (Lais-Ulol), protestant suédois, né dans un village de la Vestrogothie en 1722, mort à Al m i l'an 18U1, professa les langues orientales à l'université de cette dernière ville. Il a travaillé à la nouvelle traduction suédoise de la Bible, entreprise d'apros les ordres de Gustave 111, et a laissé un grand nombre de Dissertations théologiqucs, philosophiques et philologiques. Un en trouve la liste dans Rotermund, Suppténutnt au Lextconde Jœcher. Voy. la Souv. Biogr. qénér.

I. LÉGAL (Legalis), te dit de ce oui est défini par les lois : ainsi on appelle peines légales celles que les lois ont définies, et qui durèrent des peines arbitraires, dépendantes de l'opinion des juges.

II. LEGAL (Legalis), terme de théologie qui signifie ce qui regarde la loi de Moïse, par opposition à la loi de Jésus-Christ ou à l'Evangile. Voy. Loi.

LÉGALISATION , certificat donné par autorité de justice ou par une personne publique, et confirmé par l'attestation, la signature et le sceau du magistrat. Le droit canon ne parle pas de légalisation. En France, lorsqu'il s'agit de légaliser un acte pour procéder dans une ofticiahté, ou prendre les ordres dans un autre diocèse, lu légalisation doit être faite par l'évoque. Voy. Richard etGiraud. L'abbé André, Loui s alphabet.

LÉGAT (Legatui), mot dérivé des verbes 1ère, delegare. qui signifient : envoyer, déléguer. terme désigne donc, à proprement parler,

celui qui est envoyé par un autre pour quelque fonction; cependant il désigne ordinairement les ambassadeurs que les papes envoient aux

r rinces souverains avec un caractère parheuier d'autorité et les marques de leur dignité, c'est-à-dire le chapeau, 1 anneau et la croix, qu'ils reçoivent d'un cardinal ou d'un évèque célébrant pontilicalement. Il y a trois sortes de légats : 1" les légats a latere ou de htere, ainsi nommés parce qu'ils sont toujours aux cotés du pape comme ses conseillers; ce sont des cardinaux que le souverain pontife envoie en ambassade; — 2» les légats missi ou envoyés, que le pape envoie sans qu'ils soient cardinaux, comme les nonces et les internonces; 3» les légats nati ou nés , à qui on ne donne aucune légation , mais à la dignité desquels est attaché le titre de légat apostolique; tels étaient autrefois les archevêques d'Arles et de Reims. Voy. les canonistes, en général ; car ils ont tous traité ce sujet comme Reifienstuel, lib. I Décrétai., tit. XXX. Barbosa. Jus ecc/cs. universate, I. I , c. v. L. Ferraris. ad voc. Leoatus. Schmalzgiueber, Ju<i écries, nniversutn. Gaet. Moroni, vol. XXXVII, p. 265-288. Chacun de ces auteurs en cite plusieurs autres. Voy. encore Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon, où sont rapportés iiou-seuiemeiit lesH2 cas dans lesquels l'autorité des légal- est nulle en France, d'après la légis* talion française, bien que les papes leur donnent des pouvoirs contraires à celte législation dans la plupart desdits cas, mais encore les pièce* relatives à la mission du cardinal Caprara lors* qu'il est venu en France comme légat a latere. Le Diction, de la théol. cathol.

LÉGATION (Legnti munus, dignitas, curia , legatto), terme qui désigne la charge ou la fonction du légat, ou sa cour, ou son tribunal, ou sa dignité, ou sa juridiction. Il y a des légation* ordintiu-cs qui sont proprement des vicariats apostoliques. Les légations extraordinaires sont celles des légats que le pape envoie pour quelque a il. m v particulière. Voy. l'abbé André, Cour» aljifiriftét . de droit canon.

LÉGATION ^VICE-). C'est la charge du vicelégat.

LEGAUFFRE ( Ambroise), canoniste, né au Grand -Lucé, dans le Maine, en 1568, mort à Ha yeux l'an 1635, professa le droit canonique à l'université de Caen, et devint vice-chancelier •Je cette université, puis trésorier de l'église de Baveux. On a de lui : Synopsis Décréta lium, seu od singulos Dccretalium titulos methodten i'*n< utriusque mutnttonttm distinct io: Paris, 1650. infol. Voy. Hu«t, Origines de Caen, c. xxiv. llertnant, tlist. du diocèse de Bayevx. B. Hauréau, Hi st. tittér. du Maine. La Nouv. Biogr. génér.

LÉGENDAIRE (Aulor historias sanciorum legendaf), auteur de légende, celui oui a composé une légende. I.e premier légendaire grec est Siméon Métaphraste, oui vivait au x* siècle; et le premier légendaire latin, Jacques de Vérase, plus connu sous le nom de Jacques de Voragine. Voy. Bergier, qui , dans son Diction, de théol. à remarque avec raison que du mépris qu'on s'accoutume à concevoir pour les légendaires on passe aisément à une témérité audacieuse qui refuse toute croyance à des actes dont l'authenticité et la vérité sont connus plus tard. Les protestants surtout . ajoute Bergier, ont donné dans cet excès, et quelques -uns même de nus écrivains ne s'en sont pas assex préservés

LÉGENDE (Lryenda), terme qui

LfcGE

LÉGI

d'abord le livre d'église qui contenait les lec-

tares qu'on faisait dans l'office divin, et qu'on appelle aujourd'hui leçons. Les Vies des saints ont été appelées des légende* parce qu'on devait les lire dans les leçons de matines et dans les réfectoires des communautés. Voy. Bergier , Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol.

LEGEOLUM. Voy. Lutrin.

1. LÉGER on L'ÉGUIER . LEUTGAR, LI- GAIRE, LUDGER (Saint), en latin Isodeganus, évéque d'Autun et martyr, né vers l'an 616, mort le 2 ou le 3 octobre 678, était issu d'une des plus illustres familles de la Gaule. Il fut élevé par son oncle, Didon, évéque de Poitiers, qui l'ordonna diacre, puis archidiacre de son église. Vers l'an 651, on lui conlia la direction de l'abbaye de Saint-Maixent, en Poitou, et, l'an 650, sainte Bathilde, régente du royaume, le nomma à l'évéché d'Autun, qui depuis deux ans était divisé par la faction de deux ecclésiasti ques ambitieux. Saint Léger rétablit le bon ordre dans son diocèse, assembla un concile vers l'an 661 , et eut part au gouvernement sous Childéric II ; cependant ses ennemis l'accusèrent d'avoir tramé une conspiration contre ce prince ; et , après avoir été on butte aux plus cruelles persécutions de la part d'hbroïn, saint Léger eut la téte tranchée. Le martyrologe romain moderne a marqué sa féte au 2 octobre. Nous avons de saint Léger: 1» une Lettre adressée à sa mère pour la consoler de la mort de Guéri n, som autre fils; elle se trouve dans le P. Labbe, M Uioth. des muiuucrft», tom. 1 ; — 2» son Testament , inséré par Etienne Pérard dans les preuves de son flùtt. de Bourgogne. Voy. D. Rivet, Ilist. Iittér. de là France, tom. III. D. Ceil- Her, Hist. des Aut. sacr. et ecctés., tom. XVII, p. 710 et 720. La Galtia Christ., tom. IV, col. 349. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVII , n, 316, 317. La Nouv. Bioyr. génér.

IL LÉGER ou LICAR. Vog. Lîcar.

III. LÉGER ou LIGAIRE (SAINT-), en latin Sanctui btodegariw , abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située dans le Poitou, au diocèse de Saintes, et fondée l'an 961. Elle dépendait autrefois de l'abbaye de Saint-Maixent: mais plus tard elle devint' libre. Voy. la Galliu Christ., tom. II. Richard et Giraud.

IV. LÉGER (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située ù Soissons, et fondée l'an 1139. Ce n'était d'abord qu'une simple église laissée par les évéques de celte ville a la disposition des comtes de la même ville; mais le comte Rainald la rendit à l'évéque Gosschn,qui v établit des chanoines réguliers de l'Ordre de fcaint-Aiigiistin. Occupée d'abord par les chanoines de la congrégation d'Arouaise, elle fut unie en 1066 à la congrégation de France. Voy. la Galtia Christ., tom. 'IX, col. 467. Richard et Giraud.

V. LÉGER (Antoine), protestant, né i Villesèche, en Savoie, l'an 1591, mort à Genève en 1661 , étudia les langues orientales, et fut nommé chapelain de Corneille de Haga, ambassadeur des Provinces-Unies à Constautinople. En 1637, il fut mis à la téte de l'église protestante de Saint-Jean-Val-Lucerne; mais il quitta bientôt cette place à cause des démêlés qu'il eut avec les missionnaires catholiques, et il se retira à Genève, où il professa la théologie et les langues orientales. Ses principaux ouvrages sont : l'une édition du Nouveau Testament en grec ancien et en grec vulgaire, intitulée : Novum Testaments m idiomate yraxo litterali et grtreo vulyart ex versione Maximi Callioyolitani : Genève, 1638, 2 part, in-*; — 2» Thèses thexdogica» de mnetifi-

cetione hominis peccatoris ; ibid., 1658, in-4». Voy. Sénebier, Hist. Iittér. de Genève, tom. II, p. 130. Michaud, Biogr. un i ver t. La Souv. Biogr. génér.

VI. LÉGER (Antoinet, fils du précédent, né à Genève en 1652, mort l'an 1719, exerça les fonctions de pasteur, et professa la philosophie, puis la théologie. Il a laissé, outre quelques Dissertations de physique: 1» De Feiieitate; — 2« De Deo; — 3» De Anaihemate Maranata; ces dissertations ont paru à Genève de 1705 i 1715; — — 4* Sermons sur divers textes de l'Écriture sainte; Genève, 1720, 5 vol. in-8»; trad. en allemand; Pâle, 1722, in-8°. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Souo. Biogr. gêner.

VII. LÉGER (Jean), protestant, cousin du précédent, né à Villeséche en 1615, mort à Leyde vers 1070 , succéda à son oncle Antoine Léger dans le gouvernement de l'église Saint-Jean- Yal-Lucemc. A celle époque, les protestants des vallées ayant tenté de s'ériger en république indépendante, eurent à lutter contre le Piémont, et Léger s'adressa aux puissances étrangères pour obtenir quelque adoucissement au sort des Vaudois. Il parcourut l'Allemagne et la Hollande, sollicitant partout des secours pour ses coreligionnaires, et fut condamné a mort par le tribunal de Turin, devant lequel il avait été cité pour répondre de sa conduite. Son principal ouvrage est intitulé : Histoire générale des églises évangé/iques des vallées du Piémont ou Vaudoises. jusqu'en 1664; Leyde, 1669, in-fol.; trad. en allemand ; Breslau. 1750, 2 vol. in-4°. Voy. Feller. Michaud, Bioyr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

VIII. LÉGER (Michel), ministre protestant, de la même ville que les précédents , né à Genève, mort en 1745, a laissé : Sermon sur le Jubilé de la réfnrmnUon de t'illustre ville de Neuchâtel; BAle, 1731 , in-4». Voy. la Souv. Biogr. yénér.

LÉGET (Antoine), directeur du séminaire d'Aix, né i Calians, au diocèse de Fréjus, mort à Paris en 1728, a laissé : 1" Les Véritables Maximes des saints sur l'amour de Dieu, tirées de f Ecriture et des saints Pères; Paris, 1699, 1 vol. in-12; — 2° Devoirs des con/esscurs dans l'administration du sacrement de Pénitence; Lyon, 1703,2 vol. in-12. Voy. le Jaurn. des Savants , 1703, p. 144. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

LEGIO. Voy. Légion , n« XX.

LEGINUM. Voy. Lutrin.

I. LEGION, ville de Palestine célèbre dans les écrits d'Eusèbe et de saint Jérôme. Elle étai*. au pied du mont Cannel, à quinze milles de Nazareth. C'est probablement le même lieu qui est encore aujourd'hui nommé Leyune, et qui était un camp où les Romains entretenaient une lésion de soldats pour garder le passage de Ptolèmaïde à Césarée de Palestine. Voy. Reland, Patarstina ilhutrata, p. 873. D. Calmet, Diction, de h Bible.

IL LÉGION . terme qui ne se trouve que dan<le texte grec du Nouveau Testament et dans la Vulgate, est emprunté des Romains, chez les-

3ueïs la légion était un corps de troupes composé e six mille hommes; mais il se prend souvent pour un grand nombre indéterminé. C'est dans ce sens que l'on dit quo Jésus-Christ guérit un possédé qui avait une légion de démons, et qu'il assura à saint Pierre que, s'il voulait prier son Père, il lui enverrait plus de douze légions d'anges pour sa défense. Voy. Matth., xxvi, 53. Marc, v, 9. Luc, vin, 30, 36.

111. LÉGION FULMINANTE. On lit dans plusieurs auteurs ecclésiastiques que Marc-Aurèlt»,

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