‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 523 sur 1294 · II. PAPOUL (SAINT-), évéché. Voy. Saint- Papoul · texte numérisé non relu

II. PAPOUL (SAINT-), évéché. Voy. Saint- Papoul

PAPPA, ville épisc. de la province de Pisidie, au diocèse d'Asie et sous la métropole d'Antiochc. On en connait quatre évêques, dont le premier, Eugène, est au nombre des Pères du

Eremierconcile général de Constantinople. Voy. equien, Oriens Christ., tom. I, p. 1057.

PÀQU

PARA

PAPULI SANCTI FANUM. Voy. Sawt-Pv-

l'Ol'L.

PAPULUS fSanctus). Voy. PapOUL, n» I.

PÀQUE ou PAQUES (Parcha), mot hébreu qui signifie proprement saut (sattus), pnstage. On donna ce nom à la fête qui fut établie en mémoire de la sortie d'Egypte, parce que la nuit qtii précéda cette sortie l'ange exterminateur, qui mita mort les premiers-nés des Égyptiens, passa (littéral, sauta par-dessus), épargna les maisons des Hébreux , parce qu'elles étaient toutes marquées du sang de l'agneau qu'on avait Immolé la veille, et qui, pour cette raison, est appelé Y Agneau pascal. On voit dans l'Exode (xn) la manière dont cette féte devait être célébrée. L'obligation de la Pàque était telle, que uiconque aurait négligé de la faire était conamné a mort; cependant on pouvait la différer au second mois de l'année ecclésiastique, qui, selon le sentiment général, répond à avril et à mai. Quant à la Pàque chrètietine.eWc a été instituée parNotre-Seigneur Jésus-Christ lorsque, dam le dernier souper qu'il fit avec ses apôtres, Il leur donna , sous les espèces du pain et du vin, son corps à manger et son sang à boire. Celte féte, qui doit se célébrer dans la sincérité, l'innocence et la véiité, figurées par les pains sans levain, a lieu tous les ans, avec une grande solennité, le dimanche après le quatorzième de la lune de mars. Dans les premiers siècles de l'Église, il y a eu une grande diversité de sentiments et de pratiques dans la célébration de la Pàque; mais, dans le concile de Nicée tenu en 3&. on décida qu'on célébrerait partout la Pique le dimanche qui suivrait le quatorzième de la lune de mars. Ceux qui résistèrent lurent regardés comme hérétiques et appelés quartodetimans ou quatunrdecwiuns, en grec tessaiTsdécatttes , c'est-à-dire partisans du

auatorzième jour. Pour donner aux lideles la tcilité de satisfaire au prérepte de la communion pascale, l'Église accorde une quinzaine, c'est à-dire la semaine qui précède la féte de Pâques et celle nui la suit; cette quinzaine, par là même, s'appelle la Quinzaine de Pâques. On a discuté aussi loi t longtemps pour savoir si Jésus-Christ a fait la Pàque légale et judaïque la dernière année de sa vie; le sentiment le plus commun est qu'il l'a faite le jeudi soir, de même que tous lesJuirs. 11 est clair,d'après cet exposé, que le mot Moues a été employé en divers sens ; mais ceux qu on rient de voir ne sont pas les seuls; on lui en a donné encore plusieurs autres; ainsi il se prend : 1° pour le passage de lange exterminateur ; 2° pour l'agneau pascal; 9" pour le repas où on le mangeait: 4° pour la féte instituée en mémoire de la sortie d'Égypte et du passage de l'ange exterminateur; 5*pour tontes les victimes particulières qui s'offraient pendant la solennité pascale; 6» pour les pains sans levain dont on usait pendant toute l'octave de la Pàque ; !• pour toutes les cérémonies qui précédaient ou qui accompagnaient cette solennité; 8* chez les chrétiens, pour la féte qui se célèbre en mémoire de la Résurrection de Notre- Seigneur; 9» dans le langage ancien de l'Église, pour toutes les fêtes solennelles. Voy. hxod., xn. Lévit., xxm. Nombr.,ix,xxvui. Deutéron., xvi, 5 et suiv. II Parai., xxx. 1 Esdr., vi. Ézéch., iv, 31. Matth., xxvi. Marc, xiv. Luc, u, xxn. Jean, n, vi, xi, xii, xm, xviii. xix. 1 Corinth., v. Hebr., xi. Euseb., Vita Constant., I. III, c. xviii, xix. Hist. eccles., !. V, c. xv, xx, xxm, xxrv. Epiphan., Panar. hares., lu. Petavius, in Animadvers. Epiphan., et De Doctr. Terni*., c. xv. Le P. Lami, Lettre sur fa Pàque. Thojnard,

L'Harmonie ou la Concorde des Evangiles. D. Câlin et , Dissert, sur la dernière Pdque de N.-S. Jésus-Christ. D. Macri Hierolexicon. Plumyoen, Dissert, de supremo Christi paschate; c'est une réfutation delà Dissert, de I). Calmet. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. J .-B. Glaire, Introd., etc., tom. II, p. 375-376. Weizel, La Solennité pascale des chrétiens des premiers siècles; c'est ce quia été écrit de mieux sur la controverse pascale, dit Héfélé dans son savant article du Diction, de la théol. cathol., Paqles (Controverse sur la fête de). Compar. notre art. Communion, n° XI.

PAQUOT (Jean-Noèl), historien et biographe, né à Fïorennes, dans la principauté de Liège, I en 1722 . mort à Liège en 4803, se fit recevoir en 1751 licencié en théologie. Il professa l'hébreu au collège des Trois-Langues, devint chanoine de Saint-Pierre de Louvain, et fut nommé historiographe par l'impéralrice Marie-Thérèse. Outre quelques ouvrages sur l'histoire profane, il a donné : De Historia sanctarvm imaginum et picturarum lib. IV, auctore Joanne Molano; Louvain, 1771, in-4». Voy. Feller. Michaud. La Nouv. Biaor.genév.

PARA DU PHANJAS (François), philosophe et mathématicien, né au château du Phanjas , dans le Dauphiné, en 1724, mort à Paris l'an 171)7, entra chez les jésuites, et professa avec éclat les mathématiques et la philosophie dans plusieurs maisons de son Ordre. En 1791 il prêta serment à la constitution civile du clergé; mais il s'empressa de le rétracter dès la publication des brefs pontificaux. 11 a laissé , outre des écrits sur la physique, les mathématiques, etc. : 1° Éléments de métaphysique sacrée et profane, ou Théorie des êtres insensibles ; Besançon , 1767, in-8°: Paris, 1779 , 3 vol. in-8°; trad. en allemand; Manheim,1781 et 1788 ; — 2° Us Principes de la saitie philosophie conciliés avec ceux de la religion , ou la Philosophie de la religion; Paris, 1774, 2 vol. in -8°; — 3» Institut urnes phi fasiiphicœ ; ibïd. , 18U0, iu-8»; — 4* Tableau historique et philosophique de ta religion ; ibid., 1781, in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. génér. Michaud, où l'on trouve des détails importants sur les écrits du savant jésuite.

PARABOLAINS ou PA R ABOL ANS , PARA- BOLAIRES, nom donné, dans les premiers siècles de l'Église, à certains clercs d'Alexandrie oui allaient dans les hôpitaux soigner les malades, et même les pestiférés. Il est probable que le nom de parabo/ains fut donné à ces clercs à cause de la fonction périlleuse qu'ils exer-

Sient. Les Grecs appelaient paraboloi, et les tins paraboli et parahot'irii , ceux qui dans les jeux de l'amphithéâtre s'exposaient à combattre contre les bêles féroces. Les païens donnèrent aux chrétiens ce même nom par mépris et par dérisiou , soit parce qu'on les condamnait souvent aux bétes, soit parce qu'ils s'exposaient eux-mêmes à une mort presque certaine en embrassant le christianisme. loy. le Code théxxlosien, De Episc. et der., 1. XXJI. Baronius , A. C 416. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Pajulbolus. Bergier, Diction, de tkéûl,

PARABOLE, mot dérivé du grec, et qui signifie comparer quelque chose, en (aire le parallèle et la comparaison avec une autre chose. Le langage parabolique était la manière de parler des sages et des savants. Les prophètes se sont servis de paraboles pour rendre sensibles aux princes et aux peuples les menaces ou les promesses qu'ils leur faisaient. Dans l'Évangile, Notre-Seigneur ne parlait au peuple qu'en paraboles, afin de vérifier la prophétie

PARA

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d'Isnïe qui disait que ce peuple verrait sans connaître, et ouïrait sans entendre. Dans le Nouveau Testament, il y a certaines paraboles que l'on soupçonne être de véritables histoires, comme celle du mauvais riche, du Samaritain de Jéricho, de l'enfant prodigue, etc.; d'autres paraissent faire allusion à quelque point d'histoire de ce temps-là. Enfin le mot de parabole se met assez souvent, dans l'Écriture, dans un sens de dérision , de mépris, comme lorsque le Seigneur dit qu'il rendra son temple la parabole de tous les peuples , si Israël ne lui reste pas fidèle. Voy. Juges, IX . 7, 8 et suiv. II Rois, xil, 2, 3 et suiv.; xiv, 2, 3, etc. II Paralip., VB, 20. Matth., xin, 10, 24 et alibi passim. I). Macri Hierolexicon. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. III, p. 324, où l'on montre, contre la prétention de l'exégèse rationaliste de ces derniers temps, que les prophéties ne doivent pas être expliquées comme de simples paraboles.

PARACELLAIRE (Parncellarius , Su'qmlmentarius), nom que l'on donnait autrefois à un officier du Pape qui distribuait aux pauvres les restes de la table du souverain Pontife. Il y avait plusieurs paracellaires qui faisaient aux

Eauvres des distributions de vivres, soit de la ible immédiatement, soit seulement du palais du Pape. Voy. Anastase le Bibliothécaire, Vie du pape /.acharie. D. Macri Hierolexicon , ad voc Paracellarius.

PARACHMUCHI. Voy. CharACMOBA.

PARACHR0N1SME , composé de deux mots grecs, dont l'un signifie contre, en opjtosition , au delà, et l'autre temps. C'est une espèce d'anachronisme qui consiste à placer un fait, un événement dans un temps postérieur i celui où il est réellement arrivé. 11 est opposé à prochroni.Ttm: Cnmpar. PROCHRONISME, ANACHRONISME.

PARACLET, mot dérivé du grec, et qui signifie celui qui exhorte, qui défend, qui console, qui prie, oui intercède pour un autre. C'est le nom que l'on donne ordinairement au Saint- Esprit, et que Notre-Scigneur lui a donné. Jésus-Christ se nomme aussi paraclet ou consolateur, lorsqu'il dit : « Je prierai mon Père, et « il vous donnera un autre paraclet. » Saint Jean dit que nous avons un avocat (en grec un paraclet. auprès du Père, et cet avocat, ce paraclet, ce défenseur, ce médiateur est Jésus-Christ. Cependant le nom de paraclet est surtout affecté à la personne du Saint-Esprit. Au ix* siècle on a agité la question suivante : Doit-on dire paraclet ou paraclit ? Érasme ayant prétendu qu'on devait écrire paracletus , fut condamné par la faculté de théologie de Paris; et Thiers dit qu'il fut condamné, malgré le peu d'importance de la question , parce que de tout temps l'Église latine a été dans l'usage d'écrire paraclitus. Voy. Jean, xiv, 16,26; xv, 26. I Jean, u, 1. J.-B. Thiers, De Retinendn in tibris ecclesiasticis Voce Paraclitus; 1669. Le Joum. des Savants, 16611, p. 112, 1" édit., et p. 28, 2« édit. D. Macri Hierolexicon. ad voc. Paraclitus. Bergier, Diction, de theoj.

PARACLÉTIQUE {Liber paracleticus), livre ecclésiastique en usage chez les Grecs ; il est ainsi nommé parce que la plupart des discours qu'il contient ont pour but de consoler les pécheurs, et de les exhorter à la pénitence. Voy. Allatius, Dissert. I de Itb. eccl. Grœcorum. PARADES (Jacques de). Voy. Clusa* PARAD1N (Guillaume), chanoine de Beaujeu, né à Cuiseaux en 1510, mort i Beaujeu l'an 1500, était frère du précédent. Parmi ses ouvrages historiques on remarque : 1° Historiarum memorabilium ex Genesi Descriptio tetrastichis

versibus; Lyon, 1568, in- 8»; — 2° Histoire d<* l'Église gallicane; — 3° Histoire dTAristée touchant la tradition de la loi et Moïse. Voy. Louis Jacob, De Scriptor. Cnbilonens. Papillon, Biblioth. des Aut. de Bourgogne.

I. PARADIS (Paradisus), terme dérivé de l'hébreu pardés, et qui signifie proprement un verger; il veut dire quelquefois un bois de haute futaie ; il y a trois endroits du texte hébreu où le mot paradis a cette dernière signification. Les Septante ont employé ce terme en parlant du jardin d'Éden , où le Seignenr plaça Adam et Lve. Dans le Nouveau Testament, le mot de paradis se met pour un lieu de délices, où les âmes des bienheureux jouissent de la béatitude éternelle. Les Juifs appellent ordinairement le paradis le jardin d'Éden, et ils croient qu'après la venue du Messie ils y goûteront des délices de toutes sortes; et ils pensent qu'en attendant la résurrection et la venue du Messie les Ames y demeurent dans un état de repos. ^ Voy. Genèse , u , 8. Ecclésiastique , il , 5. Cantiq., iv, 13. Luc, xxiii, 43. D. Calmet, Diction, de la Bible. D. Macri Hierolexicon. Bergier, Diction, de thénl. Relandi, Dissert, de situparadisi terrestris. Bertheau , Des Opinions géographiques servant de base à ta description du Paradis de la Genèse. Hardouin, De Situ Paradisi terrestris. Bochart, Phaleg et Chunaan. Le Diction, de la théol. cathol. Gaet. Moroni. vol LI, p. 156-158.

IL PARADIS, se dit aussi quelquefois d'une chapelle provisoire, ornée avec magnificence, érigée soit dans l'intérieur d'une église, soit dans les rues, et qui sert de reposoir dans la procession de laFétc-Dieu, et. pendant la semaine sainte, pour y déposer les présanctifiés. Voy. l'abbé Jacquin et Duesbcrg, Diction. d'Antiquités chrétiennes.

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