‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 526 sur 1294 · I. PARALAUS. Voy. l'art, précédent · texte numérisé non relu

I. PARALAUS. Voy. l'art, précédent

IL PARALAUS , siège épisc. de la seconde Égvpte. I oi/. Paraluis.

PARALIPOMÊNES, mot dérivé du grec, et qui signifie choses omises. C'est le nom que les Septante ont donné aux deux livres qui suivent les Rois, sans doute pane que ces deux livres, qui répètent d'ailleurs une quantité de faits contenus dans ces derniers , renferment quelques événements et quelques particularités qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans l'Écriture. Les Juits, qui ancicn.iement n'en faisaient qu'un seul livre . les appelaient paroles ou faits des jours, annales, nom qui répond parfaitement à celui de Chroniaues, que saint Jérôme leur a donnés. Le premier livre renferme une récapitulation de l'Histoire sainte , par les généalogies, depuis le commencement du monde iusqu à la mort de David ; le second contient l'histoire des rois de Juda et d'une partie de ceux d'Israël , depuis l'avènement de Salomon jusqu'au retour de la captivité. Quoique les /'«rahpomènes aient été assez négligés par la plupart des commentateurs, saint Jérôme remarque que ces livres contiennent des choses très-importantes pour l'explication des Livres saints, que la tradition des Écritures y est contenue, et qu'on y trouve au sujet de l'Évangile une inimité de questions toutes résolues. Voy. saint Jérôme, kjast. ad Dommionem, ad Pnulinum et Rogatùm. I). Calmet, Préface sur les Paralip. J.-IJ. (îlaire, nui, soit dans son Introduction . etc., t. III, p. 149 et suiv., soit dans Les Livres saints vengés , tom. II, p. 113 et suiv., montre : | 1° qu'il est très-probable nue l'auteur des para- ■ lip<»nènes n'est autre qu'Èsdras, puisque c'est l'opinion commune parmi les rabbins, les in- I terprètes chrétiens, soit catholiques, soit protestants; que les caractères intrinsèques de ces livres favorisent cette opinion , et que les diflicultés qu'on y oppose sont plus spécieuses que solides; 2° que de Wette, Gramberg et les autres

rationalistes d'Allemagne qui ont attaqué la véracité des Paralipomènes ont complètement échoué dans leurs attaques, leurs divers arguments n'étant d'aucun poids aux yeux d'une saine critique, et les reproches qu'ils adressent à l'auteur des Paralipomènes étant, au contraire, aussi peu fondés en vérité qu'injurieux à sa personne ; 3° que les objections faites par les incrédules et les rationalistes contre la divinité des Paralipomènes ne sauraient balancer l'autorité de Jésus-Christ, des apôtres et de toutes les Églises chrétiennes, qui les regardent comme faisant partie intégrante des livres écrits par des hommes divinement inspirés.

PARALIUS ou PARALUS, et PARALAUS selon de Commanville, siège épisc. de la seconde Égvpte, sous le patriarcat d'Alexandrie. On en coiinait quatre évéques, dont le premier, Athanase, assista et souscrivit au concile général d'Éphèse. Voy. Lequien , Oriens Christ., t. II, p. 570. De Commanville , P* Table alphabet., p. 182. Richard et Giraud.

PARALLÈLES (ENDROITS), PARALLÉ- LISME. On entend par endroits paralU'les des passages qui , quoique éloignés les uns des autres, sont néanmoins semblables, soit parce qu'ils contiennent les mêmes mots, soit parce qu'ils expriment le même fait ou la même doctrine , et par parallélisme, l'état des endroits p4irallè/es. Quand les endroits parallèles contiennent les mêmes mots, le parallélisme est verbal, et, lorsqu'ils expriment une histoire ou une doctrine, le parallélisme est réel. Or, l'un et l'autre sont très -utiles pour déterminer la signification des mots et le sens des écrivains sacrés; car il est manifeste que si le sens d'un des deux endroits parallèles est clair et déterminé, on peut s'en servir pour expliquer celui de l'autre passage qui est obscur et moins déterminé. Mais, pour ne pas se méprendre dans l'usage de ce moyen, il faut que les endroit s soient véritablement parallèles, c'est-à-dire ou que les mots soient non-seulement les mêmes.maisqu'ils soient encore employés dans les mêmes circonstances, ou qu'il s'agisse dans les deux endroits de la même chose. Il faut ensuite examiner le passage qui est le plus clair, et s'en servir pour expliquer celui nui renferme de l'obscurité. Les endroits parallèles tirés du même auteur ou du même livre sont préférables à ceux qui appartiendraient à des auteurs diiTérents, poisqu'alors on explique un auteur par lui-même, ce qui est un moyen très-direct et très-certain de connaître sa pensée; néanmoins les enduits parallèles tirés de livres diiTérents peuvent être employés quand ils sont clairs et bien déterminés, puisqu'il est permis d'expliquer les uns par les autres des auteurs qui ont écrit d.ins la même langue. Cependant, si les auteurs avaient vécu dans un temps très-éloigné de celui de l'écrivain qu'on veut expliquer, et s'il y axait quelque raison de penser que les mots ont pu acquérir quelque nouvelle signification dans cet intervalle de temps, on ne saurait s'en servir en toute sûreté. Outre le parallélisme verbal et réel, il y a encore le parallélisme poétique, qui pour les livres poétiques est un grand moyen d'interprétation. Or il y a deux espèces principales de parallélisme poétique. L une consiste à répéter dans le second membre de phrase l'idée énoncée dans le premier, comme dans ces mots du psaume cm , 1 : In exitu Israël de . Egupto, domus Jacob de populo Ijarbaro. L'autre espèce consiste à énoncer dans lesecond membre l'idée contraire à celle du premier, comme dans ce passage des Proverbes ( x , 7 ) : Mèmoria Justi

PARA

PARA

cum laudibus, et nomen impiomm pvtresret. Il es\ évident que ce double parallélisme est d'un Stand secours dans l'interprétation des passages wéliques de la Bible. Ainsi , pour déterminer le sens des roots ambigus, on doit toujours préférer, parmi les significations dont ils sont susceptibles , celle qui conserve le parallélisme. Lest par ce moyen que, dans ces derniers temps, on a fixé d'une manière sûre et satisfaisante, le sens de plusieurs passages ambigus qui jusqu'ici avaient échappé à la sagacité des interprètes. Pi». J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 318, 319. Le Diction, de la théol. ca-

PARALYTIQUE , PARALYSIE. Le paralytique, comme on sait, est un individu atteint de para- <ys*. Or la paralysie connue dans les temps les Plus anciens, tire sa signification du grec paraftw, c'est-à-dire relâcher, dissoudre, affaiblir. On peu! donc la définir : V affaiblissement ou taMition de la sensibilité et du mouvement, ou n hue *ruk d? ces propriétés, dans une partir quelwpx du corps. Jésus-Christ a guéri plusieurs paralytiques par sa seule parole. Un centurion, «Ion saint Matthieu, ayant dit à Jésus-Christ que son sénateur, paralytique, souffrait violemmrnt, les incrédules ont cru donner un démenti a I érangéliste , en disant que dans la paralysie on ne saurait souffrir de grandes douleurs, puisque la maladie elle-même ôte tout mouvement et tout sentiment. Strauss, tout en admettant une paralysie douloureuse, affirme que cette acuité du mal dont parle saint Matthieu, est éviaentment ntpposée. Mais les incrédules qui ont fait cette objection, et Strauss lui-même, ignorent sans doute que dans la paralysie imparfaite qui prive du mouvement seul, un paralytique peut souffrir extrêmement, même dans les parties paralysées, puisqu'il suffit que les nerfs moteurs soient seuls affectés, tandis que les nerfs sensitifs sont entièrement libres, et peuvent par là même servir d'instrument à la douleur. Cette considération , dont l'exactitude ne saurait former le plus léger doute pour quiconque possède les premiers éléments de l'anatomie et de la physiologie, prouve que saint Matthieu, ou plutôt le centurion dont il rapporte les paroles , a pu dire , sans blesser la vérité

r «on serviteur paralytique était en proie a nolentes douleurs. Voy. Matth., rv, 24; vin, a, 2. Marc, 11 , 3 et suiv. Luc, v, 18 et'suiv! La Livres saints vengés, tom. Il , p. 344-347, où nous prouvons par le témoignage des médecins et par divers faits authentiques, l'exactitude de no? actions dans cet article.

PARAMO (Luii de), théologien, né à Borox, près de Tolède, vers l'an 1515, fut archidiacre et chanoine de la cathédrale de Léon, puis inquisiteur de la foi en Sicile et en Espagne. Il a laisse , entre autres écrits : De Origine et progressa offmt sanctaf Inquisitionis eiusque dianilaie et utilitate Librilll; Madrid, 1598, in-fol ■ Anvers, 161 i ; ouvrage qui a été traduit en français par Moreliet, sous ce litre : Manuel des inquisiteurs; Paris, 1702, in-12. Voy. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hispart., tom. IL Feller, Biogr. unu.*r$, La Souv. Biogr. génér.

I. PARANYMPHE, root dérivé du grec, et qui si-nitie celui qui est auprès de l'époux, qui ait les honneurs de la noce et qui conduit réponse chez l'époux. D après le* rabbins, le paranymphe devait avoir soin qu'il n'y eût pas de fraude dans les marques de la virginité de l'épouse, dont parte Moïse. Quelques interprètes ont pensé que Yaichitriclinus , dont il est queslion dans lEij/igîle à la cérémonie des noces

de Cana, était le paraw/mphe; mais ce sentiment nous parait peu fondé. Les chrétiens comme les Juifs, avaient autrefois des paranymphes; le quatrième concile de Carthage ordonne que, lorsque l'époux et l'épouse vont demander la bénédiction au prêtre, ils lui soient présentés par leurs père et mère, ou par les paranymnhes. Il en est question dans les Capitulaires de Charlemagne, et les Grecs en parlent aussi dans leurs Eucologes. Dans la suite, le

mot de paranymphe n'a été en usage que d'à I université ; il se disait de la cérémonie q

ns lui

avait lieu en théologie lorsque les bacheliers, après la lin de leur licence, se disposaient à demander la bénédiction du chancelierde l'université. Voy. Deutéron., xxn, 14, 15. Conc. Çarthag., ann. 398, can. MU. Les Capitulaires , I. VIII , c. CCCLXUI. D. Calmet, Diction, de la Bible. Jacques Goar, Eucologium, p. 385-391). Bergier, Diction, de théol. * F

il. PARANYMPHE. Dans les écoles de théologie de Paris, on donnait autrefois le nom de paranymphe à une cérémonie qui se faisait à la lin de chaque cours de licence. Un orateur appelé paranymphe, choisi parmi les bacheliers, après avoir fait une harangue, apostrophait chacun de ses confrères, quelquefois par des compliments, plus souvent par des épigrammes satiriques auxquelles ceux - ci répondaient de même. La faculté de théologie a sagement réprimé cet abus, et a réduit les paranqmphes à de simples harangues. Voy. Bergier, Diction, de théol.

I. PARAPHRASE. C'est une des méthodes qu'on emploie pour expliquer l'Écriture sainte; elle consiste à rendre le texte original en d'autres termes, d'une manière plus étendue, et en y ajoutant ce qui peut servir à l'éclaircir. Cette méthode est très-ancienne parmi les Juifs. Elle a été moins en usage parmi les anciens chrétiens, et ce n'est guère que dans ces derniers temps que quelques interprètes s'en sont servis. Mais tout en jetant du jour sur les passages obscurs, elle a l'inconvénient de déterminer le sens du texte sans en rendre raison. C'est pourquoi il faut joindre un commentaire à la paraphrase pour rendre raison de l'interprétation qu'on a donnée dans la paraphrase.. Telle que la demande l'herméneutique, la paraphrase doit être claire, ne contenir que la pensée de l'auteur; car elle irait au delà des bornes qui lui sont prescrites, si, en développant cette pensée, elle ajoutait quelque chose qui y serait étranger. Enfin elle ne doit pas être trop longue, parce que la prolixité fatiguant l'intelligence, l'empêche de retenir aussi facilement le sens du texte. Von. J.-B. Glaire, Introduction, tom. I, p. 257, 330. Le Diction, de ta théol. cathot. IL PARAPHRASE GHALDAÏQUE. Voy. Tar-

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