‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 527 sur 1294 · GUM · texte numérisé non relu

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PARASCÈVE. mot dérivé du grec, et qui signifie préparation. Les Juifs donnent ce nom au vendredi, parce que, comme il n'est pas permis de préparer à manger le jour du sabbat, ils le préparent la veille Saint Jean dit que le vendredi , jour auquel Jésus-Christ souffrit la mort, était la paraseève de la Paque, la Pâque devant être célébrée le lendemain. On voit, dans les Evangélistes , qu'on se hâta de descendre Jésus- Christ de la croix, parce que c'était la paraseève au soir, et que le sabbat allait commencer. Voy. Exode, xvj,23; xxxv, 2, 3. Jean, xix, 14; xxi, 42. D. Macri Hierolexicon.

PARASCHA, mot hébreu qui signifie séparation, division ; il désigne chez les Juifs une sec-

PARÉ

PARE

lion du Pentateuque, telle qu'on la lit dans les synagogues. Cnvtpar. HaPHTara.

PARATHÈSE (Parathesit), nom donné par les Grecs à une oraison que l'évéque récite sur les catéchumènes, en étendant les mains sur eux, pour leur donner la bénédiction, qu'ils j eçoivent en courbant la téte sous les mains du pontife.

PARATITLE (Paratitlum), terme de jurisprudence qui signifie des abrégés ou sommaires de ce que contient un livre de jurisprudence civile ou canonique, qui donnent une explication précise de tous les titres, et qui renferles principales décisions avec de courtes . D. Maori Hierolexicon. Richard et Giraud.

I. PARAV1C1NI (Jean-Matthieu), barnabite milanais, né en 1639, mort l'an 17Ô7, a publié : // vero Divoto di Maria; Naples, 1700 , 3 vol. in-4».

II. PARAVICINI (Jean-Paul), barnabite, né à Milan en 16V1, mort en 1711 , a laissé : Concordautta sacrorum canonum; Naples, 1708 , 3 vol. in-fol.

PARCEVAL (Jean), prieur de la Chartreuse de Paris, vivait au xvi* siècle. II a publié : Abrège de l'amour divin; Paris, 1530.

PARD (Pardus). Voy. Léopard.

I. PARDON. Fête chez les Juifs qui se confond avec celle des Expiations. Voy. Léon de Modène, Traité des cérémonies des Juifs, et campai, notre art. Expiation, n° IL

IL PARDON, est la prière que nous nommons aujourd'hui plus communément Angélus. Vou. Ancf.i.ls.

PARDONS se dit, dans l'Eglise catholique, des indulgences qui sont accordées aux fidèles. Voy. Indulgence.

PARD0U (Saint), en latin Pardulfus Wuractensis, abbé de Guéret, dans la Marche, né à Sardène, près de Guéret, vers 658, mort l'an 737, devint aveugle bien jeune encore , et parvint à une profonde connaissance des choses saintes. Dès qu'il eut recouvré la vue, il ne changea rien a sa conduite, et médita constamment sur les grandeurs de Dieu. Plus lard, il se retira dans la solitude, où il continua à vivre dans la pénitence; et, peu après, il fut choisi

S oui- diriger le monastère que Lanthaire^ comte e Limoges, avait fait élever dans un lieu ap-

felé Waract. La discipline que saint Pardou tablit dans cette maison rendit ce lieu extrêmement célèbre, et, plus tard, il s'y forma une ville qui reçut le nom de Guéret. Dieu favorisa Pardou du don des miracles. L'Eglise honore sa mémoire le 6 octobre, que l'on croit être le jour de sa mort. Voy. D. Menard , sur le Mart. des bénédict. Le P. Labbe,0iV</io/A. des manuscr,

I. PaRÉ, PARÉE. Ce terme s'emploie, dans la langue du droit, pour exprimer tout ce qui est prêt à recevoir son exécution, et qui est exécutoire par lui-même, sans autre ordonnance de justice. Quand on ait qu'une chose n'a pas d'exécution parée , on veut dire qu'elle n'a aucune autorité légale. Voy. l'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.

II. PARÉ (Gui), de l'Ordre de CHeaux, né en France, mort à Gand en 1206, fut élevé à la di-

nité d'abbé. Nommé, en 1204, archevêque de leims par Innocent III, il fut promu au cardinalat et employé dans diverses légations à Cologne, puis en Flandre. On a de lui : Constitutiones et legesnovœ pro mititibus Calatrava*, publiées par le P. Henriquet dans le Traité des

{iriviléges de Ctteaux ; Anvers, 1630. On lui attri- >ue plusieurs autres ouvrages, entre autres : Summa theologice. Voy. Ch. de Wisch, Biblioth.

Seriptor. Cisterc. Auberi, Hist. des cardin. Le Mire, Biblioth. ecclés.

PAREATIS , terme latin usité en chancellerie et en pratique ; il signifie une lettre de chancellerie qui s'obtient pour faire exécuter un contrat ou un jugement hors du ressort de la justice où il a été rendu. Autrefois il n'était pas nécessaire de prendre pareatis des juges royaux ou seigneuriaux pour 1 exécution des sentences, jugements et décrets du juge d'église, et il n'en fallait pas non plus pour exécuter les jugements des chambres ecclésiastiques des décimes, parce qu'elles étaient considérées comme des sièges royaux. Voy. les Mém. du clergé,iom. VI, p. 241 ; tom. VIII , p. 2139, 2140, 2619, 2020. De la Combe, au mot Pareatis.

PARÉC0P0LIS. Voy. Pajvthicopolis.

PAREG01RE (Saint), martyr de Patare, en Lycie. et compagnon de saint Léon. Voy. Léon, n°XIlI.

PAREMBOLE ( Castrum Saracenorum ), siège épisc. dont on rapporte ainsi l'origine : Il y avait au v* siècle, dans l'Arabie déserte, une troupe de Sarrasins qu'on nommait Nomades ou Scenitse, parce qu'ils habitaient sous des tentes, tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre; de la vient aussi le nom de Parembole, mot grec qui a la même signification que le mot latin cor/rum, camp. Ces intidèlea, poussé» par l'inspiration divine, se rendirent auprès de saint Euthyme, abbé, qui vivait alors dans la Palestine, et qui les convertit. Juvénal, patriarche de Jérusalem, leur donna un évêque suffragant du métropolitain de Patras. On connaît six de leurs évéques, dont le premier, Pierre, assista et souscrivit en 431 au concile d'Éphèse. Voy, Cyril. Scythopolit., hionum. eccl. grarc., tom. II, n. 18 et suiv. Lequien, Orient Christ., tom. III, p. 767. Richard et Giraud. Terxi, Syna Sacra, p. 112.

PAREMENT D'AUTEL, terme qui t'emploio spécialement en parlant de la couverture qui est devant la table d'autel. Ce n'était originairement qu'un simple rideau qui servait a empêcher que la poussière no gâtât les chasses qui renfermaient les reliques des saints qui étaient sous les autels. Voy. Moléon, Voyage liturg., p. 232. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 159-162.

PARENÊSE. Ce mot, qui est très-peu usité d'ailleurs, désigne une exhortation morale faite pour une circonstance particulière, telle qu'une prise d'habit dans un Ordre religieux, la présentation d'un nouveau régent dans un établissement d'éducation, un discours avant la confession ou la communion des élèves d'un petit séminaire, etc. Voy. Bergier, Dtctkm. de théol. Le Diction, de la tnéol. cathol., où on explique les qualités que doit avoir la parénèse.

I. PARENT. L'Ecriture applique proprement ce mot aux pères et aux mères. Or elle ordonne aux enfants d'honorer leurs parents, c'est-à-dire de les respecter autant intérieurement qu'extérieurement, de leur obéir et de les secourir de toutes les manières possibles. Mais si les enfants doivent respecter leurs parents et leur obéir, les parents à leur tour sont obligés d'instruire, d élever et d'entretenir leurs enfants. Dans l'Évangile, Jésus-Christ condamne la mauvaise explication que donnaient les docteurs de la loi afin de se dispenser de secourir leurs parents. Cependant le mot parent s'étend aussi a tous ceux qui sont unis par les liens du sang. Les mariages entre parents étaient défendus

Ear la loi à certains degrés. Voy. Exode, xx, \-2. évitiq., xviii, 7, etc. Matth.. xv, 5,6. Bergier.

n«IL

PARE

PARF

n. PAREHT (Nicolas), de l'Ordre de Cîteaux, né à Lille, mort vers l'an 1650, a laissé : i<> L'Abeille nwtque. Urée des Œuvres de saint Bernard ; Tournai, 1639; — 2«> L'Aiguillon de f amour divin ; Lille. 1G30 ; — 3» Exercices de piéti ; ibid.

PARENTÉ. On distingue trois sortes de parenté : la naturelle, la spirituelle et la légale. La ->retniére, appelée en latin consanguimtas , est e lien qui sait entre elles les personnes qui descendent d'une même tige ou souche, et qui sont d'un même sang. La parenté spirituelle est ce qu on appelle alliance ou affinité spirituelle, et\» parenté légale esl celle qui se contracte par J'adoption. Dans la parenté, on considère la «*eV, la ligne et le degré. Par touche et tige, comme disent les canoniales, per truncum , sti~ pxtem et radicem, on entend le père et la mère, ou le père seulement, ou la mère seulement, quand il y a des enfants de différents mariages dont les descendants tirent leur origine. Par ugne, on entend l'ordre des personnes qui sont dun même sang, et, par degrés, les distances qui existent entre les parents, tant en ligne directe que collatérale. Voy. l'abbé André, Cours ilpltatét. de droit canon. Le Diction, de la théol. rathnl. Cntnpar. DEGRÉS, n° III.

PARENTIN (Bernard), dominicain et docteur, né dans le Béarn, vivait au xiv« siècle. Il a laissé un traité de la messe intitulé : Lilium mus*; Paris, 1531, 4« édit. Voy. le P. Échard, Scrtplor. On/. Pradic, tom. I, p. 611.

P ARENZO (Parentium), Tille épisc. de l'Istrie vénitienne, sous la métropole d'Aquiléc, située sur la côte, dans une pnsqu'ile. Son premier évéque, Jean, assista en 579 au concile de Grado, tenu sous Élie, patriarche de cette église. Voy. Vgiiellijta/m Sacra, tom. V, col. 304, et tom.X, col 311 De Commanville, Table alphabet., p. 182. Gaet. Moroni, vol. LI , p. 174-181 .

PA RERMÊNEUTES ou mieux PARHERMÉ- N EUTES, c'est-à-dire faux interprèles, hérétiques qui parurent en Syrie vers l'an 671 , et qui expliquaient l'Ecriture* sainte à leur façon, su» avoir égard au sens qui était reconnu par I Eglise. C'est probablement ce qui donna lieu an quatorzième canon du concile m 7Vu//o,tenu l'an 6UÎ, qui défend d'expliquer l'Ecriture sainte d'une autre manière que les saints Pères et les docteurs de l'Église. Mais cet abus a été commun a toutes les sectes d'hérétiques. Voy. saint Damascéne , Ha* . XCVII. Pratéole, tit. Parer- "éneutei. Sander., Hœret.. cxxvii. Bergier, Diction, de théol.

PâRES. Voy. PÉRIX.

PARESSE (Acedia, pigritia), un des sept péchés capitaux qui cause les péchés d'omission, en inspirant le dégoût des devoirs et de la pratique de la vertu , à cause de la peine que l'on trouve à s'en acquitter. On pèche donc par paresse: 1* quand on se laisse aller au dégoût de ses devoirs par la crainte de la peine qui les accompagne; 2* quand on omet ce qu'on est obligé de faire ou qu'on ne le fait nas comme il dut, afin de ne pas se gêner; 3° quand on passe son temps dans l'oisiveté , et que , par un trop grand amour du repos, on ne fait pas profiter ses talents; 4* quand on se laisse aller au désespoir de vaincre les tentations et d'acquérir les vertus nécessaires au salut par une crainte lâche.

I. PARETJS (Daniel Waengler), protestant, philologue et petit-fils de Jean-Philippe, né à Neohaus en 16U6. mort l'an 1635, a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 'ntnersatis lastnrm eceleriastica; Meduila; Francfort, 1633, in-12. Voy. la Nom. Biogr. génér.

II. PARETJS (David Wœngler), protestant, né à Franckenstein en 1548, mort à Heidelberg l'a

pro-

1622, exerça le ministère évangélique, et fessa l'exégèse à l'université de Heidelbcr., abandonna la religion luthérienne pour embrasser le calvinisme. Parmi ses ouvrages, qui sont tous a Y Index de Clément VIII, on cite comme étant les principaux : 18 Caîvinus orthodoxus de sancta Trmitate; Neustadt, 1595; — 2* Exercitationes phdosophicœ et t/ieologtca: Heidelberg, 1600, in-8°; — 3° Disputationes theoiogica?; Francfort, 1610, in-8°; — 4° /reniais, seu de union* evangelkorum; Heidelberg. 16l4,in-4a; — 5°Comment anus in Epistolam ad Homanos; Francfort, 1009, in-4°; — 6° Thésaurus biblicus; Heidelberg, 1621, in-8°; — 7° une Traduction allemande de la Bible; Neustadt, 1587; traduction qui l'engagea dans une ardente polémique. Ses Opéra tneotoyica ont paru à Genève, 1642-1650, 4 vol. in-fol., et à Francfort, 1047. Voy. la Nouv. Biogr. génér,

III. PARETJS (Jean-Philippe Wœngler V protestant, philologue, fils du précédent, né à Hemsbach en 1576, mort en 1648, professa la théologie, la philosophie et l'hébreu à Hanau , et eut en môme temps la direction du gymnase de cette ville. Outre des travaux philologiques, il a publié : 1» Theatrum philosophiar christianœ; Francfort, 1623 ; — 2* Theoioàia symltolica de sacramentis; ibid.. 1643, in-12; - 3« De Deo et ejus agnitime; ibid., 1647, in -4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér,

PARÊZ. Foy. PÉREZ.

I. PARFAIT (Saint), prêtre et martyr, né à Cordoue, dans l'Andalousie, mort le 18 avril 850, fut élevé dans la communauté des prêtres nui servaient l'église de Saint- Aciscle. Il y fit de tels progrès dans la science et dans la vertu,

3ue, joignant l'intégrité des mœurs à la pureté e la doctrine , il fut élevé aux ordres sucrés jusqu'à la prêtrise. Plein de zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, il instruisit et consola les fidèles qui gémissaient sous le joug des Musulmans; mais ceux-ci, s'étant emparés de sa personne, le conduisirent devant le juge des Arabes, qui le condamna à mort. L'Eglise célèbre le 18 avril la fête de saint Parfait. Voy. saint Euloge , Mémorial des saints martyrs de Cordoue. Richard et Giraud.

IL PARFAIT (Perfectus, perfectio). Le Fils de Dieu veut que nous sovons parfaits comme notre Père céleste, c'est-à-dire que nous nous efforcions d'exprimer dans notre conduite la plus fidèle copie de la sienne , autant que notre faiblesse peut le permettre.— Parfait signifie aussi complet , entier. Ainsi une captivité parfaite a lieu lorsqu'on transporte tout un peuple dans un pays étranger, sans laisser personne pour cultiver la terre. Dans le Deutéronome, perfectio tua et doctrina tua désignent Yurim et le tJiummim que le grand prêtre portait sur lui. Voy. Genèse, vi, 9, 17. Deutéron., xvm, 13; xxxiii, 8. Josué, xxiv, 14. IV Rois, xx, 3. Matth., v, 48. I Cor., i, 10. Hébr., vu, 19.

PARFUM. Moïse donne la composition de deux espèces de parfums ; l'un devait être offert au Seigneur sur l'autel d'or qui était dans le saint, et il était défendu, sous peine de la vie, à quelque homme que ce fût, de s'en servir pour son usage; l'autre servait à oindre le grand prêtre et ses fils, ainsi que le tabernacle et les vases destinés à son service. Les Hébreux employaient pour embaumer les morts d'autres parfums , dans la composition desquels entraient la myrrhe et l'aloès. On parle encore dans l'Ecriture de plusieurs autres parfums ; par exemple, ceux qu'Lzéchias gardait dans ses tré-

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