PARK
CXLIV* lettre d'Innocent III. Ce n'est aujourd'hui qu'un évéché in partibus, toujours sous la métropole de Cyzique. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 947. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 211.
PARJURE, faux serment, jurement contre la vérité. La loi de Dieu condamne sévèrement le parjure, les faux serments, les vœux et les promesses faits sans dessein de les exécuter, ou les faux serments faits au nom des faux dieux. Dans le Lévitique , Moïse semble assigner des sacrifices pour expier le parjure; mais saint Paul, assurant que les sacrifices ne remettraient point les péchés intérieurs, il faut dire que ces sacrifices, ordonnés par Moïse, ne regardent que l'ignorance et la précipitation de celui qui a promis seulement le serment secret; ou qu'il suppose le péché déjà expié par une parfaite contrition, et que ce sacrifice est ordonné pour l'expiation des fautes légales qu'aurait pu commettre le coupable en s approchant des choses saintes en cet état. On sait d'ailleurs que, même selon Moïse, le faux serment public ne se remettait point par les sacrifices. Le droit canon a établi des peines très-sévères contre ceux qui se parjurent; il veut qu'on les éloigne de l'autel, et qu'on les traite comme des voleurs et des adultères. Il défend même de recevoir leur témoignage. Vou. Lévitiq., v, 1 , 4. 5, 6; vi, 2, 3, etc.; I, 24, 1ô. Galat., II, 16. Droit canon, can. ix, caus. 3, qu.5; can. xvii, caus. 6, qu. 1 ; can. vu, caus. 22, qu. 5, cap. xvii et liv, de Test. Bergier. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon. Compar. notre art. Jurement.
^ I. PARKER (Matthieu), archevêque intrus de Cantorbéry, né à Norwich en 1504, mort à Cantorbéry en 1575, était très- versé dans la théologie et l'histoire ecclésiastique. Sa réputation de prédicateur lui valut la place de chapelain d'Anne de Boulen; il obtint, en 1534, le doyenné de Stoke-Clare, dans le Sufiblk; dut à son zèle contre les catholiques plusieurs bénéfices et la place de vice-chancelier de l'université de Cambridge. Il fut même promu à l'épiscopat sous Elisabeth; mais son ordination est nulle. Le Courayer lui-même dit « qu'il est constant que sous Elisabeth les catholiques anglais refusèrent de reconnaître Parker pour évéque aussi bien que ceux qu'il avait consacrés. Sandcrus, ajoute le Courayer, Stapleton, Harding, en fournissent des preuves authentiques. » Aussi Y Index de Clément, où il figure , le nomme-t-il Pseudo- Archiepiscopus Cantuarensis. Outre des éditions de Matthieu Paris, de Matthieu de West» minster, de Thomas YVaisingham , tl'Asher, de la Bible anglaise de 1508 et des Évangiles en langue saxonne, il a donné : De Antiauitate Britannica Ecclesiœ; Londres, 1572, 1574,1729, infol.; c'est un recueil des vies des archevêques de Cantorbéry. Voy. Peller. Michaud. La Nouv. Biogr. gènér.
IL PARKER (Samuel), anglican, évéque d'Oxford, né à Northampton en 1640, mort l'an 1687, fut admis, en 1665, dans la Société royale de Londres, et promu à Tépiscopat en 1686. Ses principaux ouvrages sont : 1° Tentamina ohysico-theologica , swe tlieologia scholasticaj Londres, 1665, in-49; — 2° Discourse of ecclestastical polity; Londres, 1669, in-8"; — 3° Disputationes de Deo et providentia divina; ibid., 1678, in-4°; — 4° Démonstration of the divine authority of the law of nature and the Christian religion ; ibid., 1681, in-4». Voy. Moréri.édit. de 1759. Alhenœ Oxonienses, tom. IL Michaud. La Nouv. Biogr.