PARR
lustratus , luitricus parent, sponsor, patrinus, susceptor, gettator, offerens), celui qui tient et lève un enfant sur les fonts baptismaux, et qui lui imposa le nom. Lorsqu'on baptisait beaucoup d adultes et qu'on les plongeait presque tous nus dans les eaux du baptême, il n'y avait ordinairement que des hommes qui levassent les hommes, et des femmes qui levassent les femmes. Plus tard, quand on donna le baptême par infusion, et qu'on commença à ne baptiser presque que des enfants, on donna des fMrrains et des marraines aux nouveaux baptisés, de quelque sexe qu'ils fussent. On prenait autrefois autant de parrains et de marraines qu'on voulait; mais aujourd'hui il n'y a qu:un parrain et qu une marraine. Ils doivent avoir l'un et l'autre 1 âge nécessaire pour comprendre les engagements qu ils contractent, et qui, outre la parente spirituelle , consistent surtout à instruire et à élever chrétiennement les enfants qu'ils ont tenus sur les fonts baptismaux. En Orient, on donne aux garçons un pairain et une marraine, et, aux tilles, une marraine seulement. Les reli;ieuiet les religieuses, les hérétiques et les excommuniés, ne peuvent servir de parrains et de marraines. Les parrains et les marraines contractent une alliance spirituelle avec les enfants qu'ils tiennent sur les fonts de baptême, en sorte qu'ils ne peuvent pas se marier avec eui. La même alliance se contracte entre le confirmé, ton parrain et sa marraine de confirmation; mais il n'est plus d'usage de donner un parrain et une marraine aux enfants qu'on présente à la confirmation. L'usage de nommer des parrains est fort ancien dans l'Église, puisque Tertullien, saint Chrysostome et saint Augustin en font mention. Voy. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théoi. L'abbé André, Cours dp***. de droit canon. Le Diction, de ta théot.
IL PARRAIN se dit aussi du saint dont on a reçu le nom au baptême.