‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 533 sur 1294 · PARO · texte numérisé non relu

PARO

PAHR

de Parme fut d'abord suflragant de Milan, ensuite de Ravenne, que Grégoire XIII le soumit à Bologne en 1582, que plus tard Pie VII l'assujettit à Gênes, et puis la mit sous la dépendance immédiate du Saint-Siège, comme elle y est encore aujourd'hui. L'an 1187 , on tint a Parme un concile dans le but de réprimer les vi lences faites par des laïques contre des ecclésiastiques. Lan 100*2, 1 antipape Cadalous, évéque de Parme, y avait tenu un conciliabule pour sa prétendue confirmation. Voy. Ughelli, Ital.Sacr., tom. H, p. 140. La Regia, t. XXVIII. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. V. Le P. Mansi, Supplém. à la Collect. des conciles du P. Labbe, tom. I, p. 1907. De Commanville, Table alphabet., p. 182. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. Ll,p. 213-239.

PARMENAS (Saint), un des sept premiers diacres. On ne sait rien de certain ni sur sa vie ni sur sa mort. Les Grecs disent qu'il s'endormit aux yeux des apoti es. L'Ecriture fait l'éloge de ces sept diacres en disant qu'on choisit « sept hommes de bon témoignage, pleins de l'Esprit- Saint et de sagesse. » On a placé la féte de saint Parménas au 23 janvier. Voy. Actes, vi, 3, 5, 6. D. Calmel, Diction, de la Bible.

' PARMENTIER (Antoine), né à Nivelle, dans le B^tbant, mort à Namur l'an 1722, était docteur en théologie à Louvain. Il se distingua surtout par son zèle pour la foi. On a de lui quelques écrits composés en faveur de la bulle Vniyenitus, et dirigés contre Jean Opstraet et d'autres réfractaires ; Louvain, 1718, 111-80. Voy, Feller, lUogr. univers,

PARNASE ou PARNASSE, siège épisc. de la troisième Cappadoce, sous la métropole de Mocèse ( Moeyssus). On en connaît neuf évêques, dont le premier, pancrace, souscrivit à la lettre circulaire des ariens qui s'étaient assemblés a Philippopolis après s'être séparés du concile de Sardique. Parnase est maintenant un simple évéche in partibus, toujours sous la métropole de Mocése. l'ow. Lequien, Ortens Christ,, tom. 1, p. 410. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. U, p. 230.

PAROISSE (Parochia, parœcta), mot dérivé du grec paroikia, c'est à-dire habitation voisine, et, par extension, réunion d'habitations voisines. C'est une église desservie par un curé, où s'assemblent les habitants du territoire sur lequel s'étend la juridiction spirituelle du curé, pour assister au service divin et s'acquitter des autres devoirs de la religion. Il n'y avait originairement, dans les grandes villes, qu'un seul endroit où les fidèles s'assemblaient pour remplir les devoirs de la religion; plus taid on multiplia ces lieux, et Baronius dit que, dès l'an 250, il y uvait déjà a Rome quarante-six paroisses. La division des paroisses devait se faire par ter» ritoire et à proportion du nombre des habitants, par l'évéque, en présence de l'autorité séculière. Voy. D. Macri Hierolextcon , ad voc. Pahochia. L'abbé André. Cornpar. Cure.

I. PAROISSIEN {Parochianus), habitant du territoire d'une paroisse. Les paroissieusdoivent écouter leurs pasteurs ou leurs curés en assistant au service divin dans leurs paroisses; ils doivent aussi les honorer, leur obéir dans tout ce qui regarde leur salut, et leur fournir les choses nécessaires à la vit», 9elon ce principe fondé sur le droit naturel et divin, que le ministre qui sert le peuple dans les choses de la religion, doit vivre de son ministère. De là le commandement fait aux Juifs de payer la dime aux prêtres de l'ancienne loi- Voy. DiME.

IL PAROISSIEN ou EUCOLOGE, se dit aussi

d'un livre de prières dont on se sert principalement pour suitre l'office de l'église, et qui contient tout l'office des dimanches et des principales fêtes de l'année.

I. PAROLE ( Verbum ou sermo). Ce mot , en hébreu, a une signification aussi étendue que rcs en latin, qui vient évidemment du grec réo, c'est-à-dire je parle, et que notre mot français chose, qui est le causa des Latins; nous disons encore causer pour parler. Comme presque tout se fait par la parole parmi les hommes, dans nos versions latines de l'Ecriture sainte le mot verbum, qui est la traduction de l'hébreu ddbdr, signifie non-seulement parole, promesse, volonté déclarée, révélation, mais encore chose, action, événement , etc. Voy. Hergier, Diction, de théol.

IL PAROLE DE DIEU. Lorsque pieu a fait connaître sa volonté aux hommes, soit par luimême, soit par des hommes mêmes, auxquels il a donné des signes certains d'une mission surnaturelle , ce qui nous a été ainsi révélé est censé être la parole de Dieu. Conséquemment nous donnons ce nom à l'Ecriture sainte, parce qu'elle a été ordinairement écrite par des hommes auxquels Dieu avait donné commission expresse de nous parler de sa part. 11 n'est pas nécessaire que Dieu ait révèle ou inspiré immédiatement aux écrivains sacrés toutes les expressions et tous les termes dont ils se sont servis; il suffit que Dieu leur ait révélé ce qu'ils ne pouvaient pas savoir naturellement, qu'il les ait excités par un mouvement de sa grâce à écrire, et qu'il n'ait empêché, par une assistance particulière, à ce qu'ils n'enseignassent aucune erreur. Voy. Rergier, Diction, de théol. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 38-40. C'owpat . nos art. EcniTi re sainte. Inspiration ,

PARPAILLOT, nom injurieux qu'on a donné aux protestants dans quelques endroits de la France. Voy. Richard et Giraud.

I. PARR (Catherine), sixième femme d'Henri VIII, roi d'Angleterre, née en 15001 morte en 1547 ou 1518, avait reçu une bonne éducation, et se distinguait des femmes de son temps par une connaissance assez étendue des matières religieuses. On a de cette princesse, outre des Lettres insérées dans les Annales de Strype et daus d'autres recueils : 1° Proyers or Méditations, 1546, in-12; — 2» Lamentation ofa sitmer; publiée par lord Burleigh, et réimprimée en 1503. Voy. la Souv. biogr. yénér,

II. PARR (Kichard), né a l'ermoy, dans le comté de Cork , mort à CamberweU en 1091 , refusa par modestie un des évéchés d'Irlande , qu'on lui offrit après le rétablissement des btuarts. U a laissé : 1» Christian Refonmtion; Londres, 1000, in-8°; — 2° Life of archOts/top Vsher, insérée en téte des Lettres de ce prélat : 1080, in-fol. Voy, Chalmers, General b*ograp/ucai Diction. La Souv. litoyr. génér.

III. PARR (Samuel), théologien anglican et critique, né a Harrow-Hill, dans le Middlesex, en 1747, mort en 1825, fut curé de Hatton, puis chtnoine de Saint -Paul. Les opinions émises par Priestley ayant surexcité les esprits, Pair écrivit pour les , calmer sa Lettre d'irétiopotis aux habitants d'h'lcuthéropolis. On remarque en outre, parmi ses ouvrages, un Sermon prononcé en 4800 à Chnst-Church, et qui eut un grand retentissement. Ses Œuvres complètes ont été publiées en 8 vol.; on y trouve des dissertations sur l'histoire, la critique et la métaphysique. Chalmers, General biooraphicui Diction., et les autres biogr. anglais. La Souv.

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