XII. PASCAL (CIERGE). roy.CiERC.E,n° II
XIII. PASCAL (TEMPS). C'est le temps qui s'écoule depuis le jour de Pâques jusqu'au dernier jour de l'octave de la Pentecôte inclusivement; c'est an temps de joie et d'allégresse que l'Eglise chrétienne consacre à célébrer la Résurrection de Jésus - Christ. Il est surtout marqué par la répétition fréquente du mot alléluia; il n'y a qu'un nocturne à matines pendant la première semaine; on ne jeûne point pendant le temps pascal, et l'on ne prie pas à genoux. Von. Bergier, Diction, de théot.
PASCALES (LETTRES). Ce sont les lettres que le patriarche d'Alexandrie écrivait aux autres métropolitains pour leur désigner le jour auquel on devait faire la féte de Pâques; il était chargé de cette commission, parce que c'est dans l'école d'Alexandrie que se faisait le calcul astronomique pour savoir quel serait le quatortieme jour de la lune de mars. Voy. Bergier, Diction, de théot.
I. PASCH (Georges), protestant, né à Dantzig en 1661, mort Fan 1707, au moment où il venait dVHre nemmé professeur de théologie à Kiel.
Il visita l'Allemagne, les Pays-Bas, la France et l'Angleterre, recherchant le commerce des principaux savants de ces pays. On a de lui plusieurs écrits : 1° Depluralitate mundorum, contra Cartesianos; Wittemberg, 1684, in-4»; — 2* De Brutorum Sensibus atque fognitione; ibid., 1686, in-4»;
— 3° De Curiosis hujus saeculi inventif t/uonan accuratiori cultu fncem protulit antiquitas ; ibid., 1695, in-8#; Leipzig, 1700, in-4»; — 4° De Paradoxe morali: Et qui accipit, et qui nihil vel pauca dat, libéralisât ; Kiel, 1702 , — 5» De Philosophia charaeteristiça et para*netica; ibid., 1705; — 6° Brevis Introffuctio in rem litterariam pertinentem ad doctrinam moralem: ibid., 1706, in-i9;
— 7° De Be litteraria pertinente ad doctrinam moralem Socratis; ibid., 1606, iti-4°; — 8° De Re
i litteraria potissimum morali Platonis' 1707: — j 9» De Scepticorum proyeipuis Hypothesibus ; 1707 ; I — 10° Programma de aifpcu/tute muneris theolo- | gici; ibid., 1707, in-4°; — 11° plusieurs autres I ouvrages indiqués dans Michaud et la Souv. I Biogr. génér. Voy. Moller, Cimbria litterata , tom. II. Thiess, Gelehrtengeschichte der Vniversitœt Kiel, tom. II. H. Dœring, Die Gelehrten Theologen Deut schlands , tom. III. Nicéron, Mimoires, tom. VII. Weiss dit, dans la Biogr. univers, de Michaud , que la notice sur Pasch , que l'on trouve dans Nicéron, est inexacte et incomplète.
II. PASCH (Jean), protestant allemand, né à Hatzebourg, dans la basse Saxe, mort en 1709, professa la philosophie à Rostock . et exerça a Ribnitz les fonctions de pasteur, dont sa mauvaise conduite l'obligea de se démettre. Il a laissé quelques ouvrages, entre autres : 1* Mysterium Masorethicum, seu de Tikkun Sopherùn ; "Wittemberg, 1684, in-4°; — 2° De Angelorum Lmgua ; ibid., 1684. in-4°; — 3° De Georyio martyre; ibid., 1685, in-4». Voy. Moller, Cimbria litterata, tom. II. Thiess, Hamburgisches Lextcon. Michaud, Biogr. univers. La ffouv. Biogr. génér.
PASCHAL (Charles). Voy. Pasquali.
I. PASCHASE (Saint), martyr sous les Vandales, en Afrique, fut le compagnon de saint Arcade. Vnu. Arcade, n8Il.
II. PASCHASE (Saint), cardinal diacre, mort l'an 498, llorissait sous les papes saint Gélasc l", en 492, saint Anastase 11 et saint Symmaque. C'était un homme aussi remarquable par sou savoir que par la sainteté de sa vie. Il lui arriva de soutenir par erreur le parti de l'antipape Laurent contre saint Symmaque; mais il s'en repentit, et en lit pénitence avant sa mort. Il est auteur de deux livres sur la Divinité du Samt-Esprit, livres pleins d'une saine doctrine, comme l'afflrrae saint Grégoire le Grand. !U ont été insérés dans les Bibliothèques des Pères, et on en conserve les manuscrits dans la biblioth. du Vatican. On lui attribue quelques autres traités. Le Martyrologe romain met saint Paschase au 31 mai. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. M, p. 254.
1U. PASCHASE RADBERT (Saint), bénédictin, né dans le Soissonnais sur la fin du vin* siècle, mort le 26 avril 865, se retira dans le monastère de Corbie, où il fut chargé d'instruire ses confrères. Il devint abbé de ce monastère en 844 , assista au concile de Paris en 846, à celui de Quercv en 819, et abdiqua sa charge d'abbé en 851.11 a été canonisé en 1073. On a de lui : 1° Commentaires sur saint Matthieu et sur le Psaume XL1V«; — 2° Commentaire sur les Lamentations de Jérémic; — 3» un traité intitulé Du Corps et du sang du Sauveur; — 4° Traité de la foi, de l'es}>érance et de la cha-
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rité; — 5° Lettre à Frudegard ou Fredugard , I moine de la nouvelle Corbie, sur la présence réelle du corps et du -sang de Jésus-Christ dans le sacrement de l'eucharistie; — 6° Vie de saint Adolard ou Adelard, abbé de Corbie, et celle de Vain, son frère' — T Histoire du martyre de saint Bufin et de saint Valère; — 8° Traité sur l'enfantement de la sainte Vierge. Le Traité du corps du Seigneur se trouve dans la grande collection des PP. Malienne et Durand, tom. IX. Les Œuvres complètes de Paschase ont été publiées
Îar le P. Sirmond; Paris, 1618, 1 vol. in-fol. 'ou. Bellarmin. Vossius. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés.. tom. XIX, p. 87 et suiv. Bergier. Diction, de thénl.
IV. P ASC HASE, diacre du vi* siècle, traduisit, à la prière de Martin , évéque de Drague, des Demandes et des Réponsesde quelque* moines crées, qui font le VU* livre des VitcePatrum du P. Roswevdc.
PASCHÀSIlf, évéque de Lilybée, maintenant Marsala , en Sicile, vivait au y* siècle. Il assista en 451 au concile de Chalcédoine, en qualité de légat de saint Léon le Grand, et on croit qu'il écrivit les Actes de ce concile. On a de lui : deux Lettres à saint Léon. Voy. Isidore, De Vit. illustr., c. xi. Adon, In Chronic. Baronius, In Annal.
PASENUM, siège épisc. de la Grande Arménie, sous le catholique de Sis. On en connaît deux évéques, dont l'un fut Dieudonné, qui souscrivit au concile de Sis, et l'autre fut Thaddée, à qui le pape Jean XXII écrivit en 13*21. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1441.
PASINI (G iuseppe-Luca), né à Padoue en 1687, mort à Turin en 1770. Pendant qu'il était séminariste à Padoue, il s'appliqua avec tant de succès aux langues sémitiques x qu'il fut chargé de les enseigner à ses condisciples. Plus tard, il devint conseiller royal et bibliothécaire de l'université. Outre quelques écrils purement littéraires, on lui doit : 1° De Pra>cipui* SS. Bihliorum Linguis et versionibus ; Padoue. 1716, in-8°; — 2° Grammatices linguœ sanctœ Institutio; Padoue, 1721 , 1730, in-8°; — 3» Dissert. X selectœ in Pentateuchum ; Turin, 1722, in-4°- — 3° Storia del Nuovo Testamento con olcune riflessioni morah ; ibid., 1749. in -12: 1770, 4* edit. Voy. Tipaldo, Biogr. degti Itaf. illustri, tom. V, p. 362. La Nouv. Bioyr. génér. Feller, Biogr. univers.
P A SI NUS (Adéodat), capucin italien, vivait au xvii' siècle. Il a publié : Renversement de l 'ouvrage de Pierre du Moulin contre les capucins et du Commentaire de Jean à Lninio; Brescia,
PASOR (Georges), protestant, né à Ellar, dans le comté de Nassau, en 1570, mort à Franeker l'an 1037» après avoir enseigné l'hébreu à Herborn pendant dix-neuf ans, devint professeur de littérature grecque à Franeker. On a de lui : 1° Etuma nominum propriurum ; Herborn, 1626, in-8°; — 2° Lexicon grœco-latinum in Sovum Testament um; ibid., 1622,1026. 1632, 1648, 1663, in-8»; Leipzig, 1647,1702, 1717, in-8°; Amsterdam, avec des additions de Schœttgeu, 1611, 1650, in-8°; — 3° Syllabus, seu Idea grœcolatina omnium Novi Testamenti diclionum ; accedit lilxllus de septetn Novi Testament i diulectis; Amsterdam, 1633, iu-12; Francfort, 1671 ; Leipzig, 1699, in-12; — i" Manuale grœcarum vocum N. T.; Herborn, 1633, 1677; Amsterdam, 16i5, 1672, in-12, etc.; — 5* Grammatica grœcaN. T.; Groningue, 1655. Feller. Michaud. La Noue. Biogr. gêner.
PASQUALI (Charles), né à Coni, dans le Pié-
mont, en 1547, mort prèsd'Abbeville, en Picardie, l'an 1625, s'appliqua à l'étude du droit, et se fixa en France, ou il obtint des lettres de naturalisation. Il fut chargé de plusieurs ambassades, et devint, en 1592, avocat général au parlement de Rouen. 11 a laissé quelques ouvrages, entre autres : Chnstianarum precum Lib. Il; Paris, 1609, in-8»; ce recueil de prières a été réimprimé dans Colomiès, Biblioth. choisie. Voy. Michaud . art. Paschal ( Charles Pasquali ). La Now>. Biogr. génér.
PASQUAL1S (Martinez), chef de la secte d'illuminés dits Martinistes, né vers 1715, en Portugal, mort à Saint-Domingue en 1779, était d'origine juive. Il s'annonça, en 1754, par l'institution d'un rite cabalistique d'élus dit cohens, mot hébreu qui signifie prêtres, rite qu'il parvint à introduire dans quelques loges maçonniques de France. C'est a Bordeaux qu'il initia à ses opérations, qu'il appelait theurgiques, Louis-Claude de Saint-Martin, alors officier au régiment de Foix, qui s'attacha à lui, mais sans conserver toutes ses idées. Martinez. qui présentait sa doctrine comme un enseignement biblique secret dont il avait reçu la tradition, l'apporta en 1768 à Paris, et fit un assez grand nombre d'adeptes, qui, en 1775, prirent le nom de Martinistes. Cest dans la cabale judaïque que Martinez trouvait la science qui nous révèle tout ce qui concerne Dieu et les intelligences créées par lui. Il admettait la chute des anges, le péché originel , le Verbe réparateur, la divinité des saintes Écritures; mais il prétendait que, quand Dieu créa l'homme, il lui donna un corps matériel* qu'auparavant (c'està-dire avant sa création) l'homme avait un corps élémentaire, que le monde aussi était dans l'état d'élément, et que Dieu coordonna l'état de toutes les créatures physiques à celui de l'homme. Quoiqu'on les confonde ordinairement, les Martinistes formaient deux sectes distinctes; les uns suivaient la doctrine de Pasqualis, et les autres celle de Saint-Martin, qui n'était pas absolument la même. Voy. la Nouv. Biogr. aénér. Michaud, au mot Martinez. Compar. Saint - Martin , n" II.
P A S Q U ELI N (Guillaume), jésuite, né à Beaune en 1575, mort en 1632, professa le grec à Milan et la philosophie à Rome. Il quitta la société en 16l3j fut Pourvu de la prébende théologale de l'église de Beaune, et contribua à établir dans cette ville les Pères de l'Oratoire et les religieuses Ursulines. H a laissé : 1° Protocatastasis, seu prima Societatis Jesu institutio restauranda summo Pontifici; 1614, in-8°; Paul V condamna ce livre par une bulle du 16 mars 1618; — 2» Offxciu propria ùistgnis ecclesiœ collegialis B. Mante Virgmis apud Belnam; Dijon, 1628, in-8°; — 3° Catéchisme pour les enfants, souvent imprimé; — 4° Ouranologie , ou Traité du ciel; hiéro-théologie des Ordres religieux, montrant la source des plus renommés. Parallèle des modernes religieux avec Us anciens et le spécial parallèle de l'Ordre des Jésuites ; Paris,1615, in-12: cet ouvrage, dédié à Louis XIII , fut supprimé dés qu'il parut. Voy. Papillon, Biblioth. des Aut. de Bourgogne, tom. H, p. 127, édit. in-fol.
PASS/EUS. Voy. Pac^US.
PASSAGIENS ou PASSAGIERS, PASSAGI- NIENS , PASSAGINS (Pasagii, Pasagini, Passagii, Passagini, Passugeni, Passagerii, Passagieri, Passageres)} terme qui. selon les uns, vient du grec pasagios, c'est-à-dire tout saint, et, selon les autres, de passagio ow passagium, c'est-à-dire passage, vie errante. On a donné ce nom à plusieurs fanatiques de diverses sectes qui se di-
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saient purs ou cathares, et principalement à des hérétiques qui prétendaient qu'il fallait rejeter le mystère de la sainte Trinité, les Pères, l'Eglise romaine, pratiquer la circoncision, et observer toute la loi Je Moïse, à l'exception des sacrifices; ce qui les fît nommer circoncis. Le pape Lucius III les condamna par sa constitution de l'an 1184, faite au concile de Vérone. Voy. Bonacurce, Adversus hœreticos qui Passagii nttncupantur, dans le Spicilegium de d'Aehéry. Muratori, Antiq.ltal. médit orvi, tom. V, p. 152. Mansi , Sacror. Concilior. nova et ampli srima Collectif», tom. XXII, p. 477. Du Cange, Glossariwn. D. Macri Hierolexicon. Bergier. Diction, de thèol. Le Diction.de lu théol. cathol. PASSALORYNCHITES ou PASSALORYN-
SUITES, PATTALORYNCHITES , mot dérivé L> grec, et qui signifie peu et nez. On a donné ce nom à certains hérétiques issus des montanistes, qui croyaient que, pour être sauvé, il fallait garder un silence perpétuel. Ils tenaient continuellement le pouce sur la bouche, et Télexaient jusqu'au nez, pour marquer leur silence; c'est a peine s'ils osaient entr'ouvrir les lèvres pour faire leurs prières. Saint Jérôme atteste qu'il en avait rencontré quelques-uns do son temps. Voy. saint August., //«■/•., lxiii. Philastrius, DcHœr.,c. LXXVH. Du Gange, fi/aysarium, ad voc. Passalorinchita:. Tillemont, àtémeim, tom. II , p. 418. Bergier, Diction, de théol., art. Montanistes.
PASSAU ou PASSAW (Passavia, Patavia), ville épisc. d'Allemagne sur le Danube. Depuis l'an 1732, l'évèque de Passau relevait immédiatement du pape. Cet évèché fut fondé par Théodon III, duc de Bavière, vers l'an 100, après qu'Attila eut ruiné la ville de Lorch (Laurearnm), dont le siège épiscopal fut transféré à Saltzbom'g ; ce qui causa dans la suite de grands différend* entre les archevêques de Saltzbourg et les évéques de Passau. Ces derniers prirent le litre d'archevêque de Lorch ou de Passau, Ce différend fut terminé par Innocent XII, l'an 1693. en faveur de l'église de Salzbourg. Le premier évèque counu, Erchenrrid, siégeait vers 598. L'an 955, un concile fut assemblé à Passau par Adalhert, évèque de cette ville. I»ar le concordat de 1817, conclu entre S. S. Pie VII et le roi Maximilicn Joseph, le siège de Passau est devenu suffragant de Munich, et doit être désormais à la nomination du roi , ainsi que tous les autres sièges du royaume. Voy. le P. M.insi, Supplém., tom. I, col. 1129. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LI , p. 266-267. Le i Diction, de la théol. cathol. , qui cite un certain nombre d'auteurs à consulter sur Passait. L'abbé I André, qui, à l'article Bavière, rapporte le concordat de 1817 ; concordat qui règle les affaires ecclésiastiques concernant Passau.
PASS A VANTE ou PASSAVANTI (Jacopo), I dominicain, né à Florence, mort en 1357, a laissé : S]»ecchio délia vera penitenza; 1585. L'Académie de la Crusca en a donné , l'an 1681 , une édition qui a été reproduite a Florence, 1725, in-4°; mais avec des améliorations. Voy. le P. Échard. Scriptor. Ord. Prœdic, tom. 'I, p. 294.
PASSAVIA et PASSAW. Voy. Passau.
PASSELIERE. Voy. Pesseliêre.
PASSERANI ( Alberto Radicati, comte de), seiumeur Piémontais, mort en Hollande vers 1740. Attaché à la maison de Victor-AmédéeH, il prit une part très-active aux discussions qui s'élevèrent entre le monarque et le Saint-Siège relativement à la nomination aux bénéliecs consistoriaux. Passerani écrivit contre le Saint-
Siège des pamphlets si violents, qu'à la suite d'un procès qui lui fut intenté, et où il fut condamné comme contumace, le tribunal de l'inquisition ordonna la saisie de ses biens. II se sauva en Angleterre, où il emporta une haine ardente contre l'Église romaine, et où il se lia avec Collins,Tyndal et autres espi its forts. Mais un de ses ouvrages dans lequel il fait l'éloge du suicide, ayant été traduit en anglais, lui attira des poursuites de la part de la justice. L'écrit fut saisi, et l'auteur mis en prison, ainsi que le traducteur et l'imprimeur. Quand il eut recouvré sa liberté, il quitta l'Angleterre, se rendit en France et puis en Hollande, où il resta jusqu'à la fin de ses jours. On dit qu'avant sa mort il rétracta ses erreurs contre le chris- ! tianisme, devant des ministres protestants; mais on ne dit pas qu'il renonça à la haine mortelle | qu'il avait vouée au catholicisme et aux pontifes i romains. Ses écrits touchant la religion sont : 1° Récit fidèle et comique de la religion des cannibales modernes, par 2elim Moslem, dans leauei fauteur déclare les motifs qu'il eut de quitter cette idolâtrie abominable, traduit de l'arabe; écrit dirigé en entier contre l'Église romaine; — 2° Dissertation sur la mort; Rot! rdam, 1733; c'est l'ouvrage qui le fit mettre t n prison ; — 3° Pièces curtcuses sur les matière t les plut intéressantes; ibid., 1736; c'est un Parallèle entre Mahomet et Soscm (anagramme de Moses ou Moïse); une Hist. abrégée de la profession de foi ancienne et moderne; il y soutient, entre autres choses, que Jésus-Christ et saint Jean se sont fait initier par les Égyptiens dans les mystères des prêtres d'Osiris;— 4° La Religion maJtométane comparée à la païenne de l'indostnn , par Aly-Ben-Omar-Moslem ; Epltre à Cinkaïn, brnuttne à Visapour, traduite de Taraljc , avec un Sermon prêché dans la grande assemblée des quakers, à Ijnndres, par le fameux frère EUwell. dit l'Inspiré; Londres (Hollande), 1737, in-8». Voy. Feller. Michaud.
PASSEREAU (Passer), en hébreu tsipp'.r, terme qui se prend non-seulement pour le sereau, mais aussi pour toutes sortes d'oiseaux dont la loi ne défend pas l'usage. Dans la plupart des passages où I on trouve ce mot, il faut donc entendre un oiseau, en général. S'il s'était agi seulement du passereau, il n'eût pas été nécessaire d'ajouter : dont il est permis de manger, dans l'offrande que devaient faire les lépreux, car le passereau était pur selon la loi. Il y avait d'autres sacrifices ou l'espèce d'oiseau était déterminée, et dans lesquels Moïse avait expressément demandé des colombes. Voy. Lévitiq., i, 14; xiv, 4, etc. Psaume x, 2. D. Calmet , Diction, de ta liible. Compar. COLOMBE , n" I.
PASSERIN ou PASSERINO (Pierre-Marie de Sextula), dominicain du couvent de Crémone, né en 15U5, mort l'an 1677, fut non moins remarquable par son érudition que par sa piété et sa prudence. Il était docteur en théologie, et devint successivement assistant du gémral de son Ordre, provincial de la Terre - Sainte , inquisiteur de Bologne, procureur général a la cour de Rome, professeur de théologie au collège de la Sapience et vicaire général de son Ordre. Il a publié : %• De Electione canonica Tractatus; Rome, 1661, in-fol., — 2» De hominum statibtts et officiis Inspectiunes morales, ad ultimas septem quœstiones secundœ Sumnur S. rhomœ; ibid., 166j et 1667,3 vol. in-fol.; — 3» Cornmentaria in I, H ac III liliros sexti Decretalium ; 1667-1670, 2 vol. in-fol.; — 4» De Electione summi Pontificis Tractatus; ibid., 1670, in -fol.; —
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5» Tractât» de indulgenliis ; ibid., 1672, in-fol.; — 6e hfffulart Tribunal, seu praxis formandi processus, nrdum tnforo rtgularium, sed et secularnm; ibid., 1677, in-fol.; — 7° Commentaria Vwoloqva de Incarnatione , de Sacramentis, de Bucharistia; ibid., 1669, 3 vol. in-fol.; — 8»Sermones fmbitiœram SS. PP. Innocentio X et Alexandro Vil, primis Adventus et Quadragesimte domxniàt; ibid., 1666. Voy. le P. Échard, Scriptor.Orë.Pnedic.t\om. II, p.674 et 827. Richard et Giraud , qui donnent les titres de plusieurs ouvrages manuscrits de Passerin, conservés dans La bibliothèque des dominicains de Modène.
PASSIBLE, capable de souffrir. Les plus anciens hérétiques , les valentiniens , les gnostiques.les sectateurs de Ce r don et de Marcion, ne purent se persuader que le Fils de Dieu se fit revêtu d'une chair passible, et qu'il eût réellement souffert. Les uns distinguèrent Jésus et le Fils de Dieu : ils dirent que le Christ, Fils de Dieu, était descendu en Jésus au moment de sou baptême, mais qu'il s'en était retiré au moment de sa passion ; les autres prétendirent que le Fils de Dieu n'avait été revêtu que d'une chair apparente , n'avait souffert, n'était mort et ressuscité qu'en apparence. Mais l'apôtre saint Jean a condamne les uns et les autres quand il a dit : « Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et touché P*r nos mains, du Verbe de la vie, nous vous l'annonçons (I Jean, I, 1, 2) »; ce n'était donc pas de simples apparences. « Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ (1 Jean, n,2î). Nous avons connu la charité de Dieu en cela qu'il a donné sa vie pour nous (I Jean, m, 16).» Jésus et le Fils de Dieu ne sont donc pas deux personnes différentes; « Tout esprit qui confesse que Jésus-Christ est venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui divise Jésus n'est point de Dieu, et celui-là est l'Antéchrist (I Jean, iv, 2, 3). » Les Pères de l'Eglise, surtout saint Irénée et Tertullien, ont également réfuté ces hérétiques; ils ont fait voir que si le Fils de Dieu n'avait jpas souffert réellement, il ne serait ni notre Rédempteur ni notre modèle; il nous aurait donné un trèsmauvais exemple , en voulant paraître ce qu'il n'était pas, et en feignant de souffrir ce qu'il ne ^uttrait pas. Nous ne serions pas obligés d'avoir pour lui la moindre reconnaissance , et toutes les prédictions des prophètes touchant les souffrances du Fils de Dieu seraient fausses. Quant a ce que disaient ces hérétiques, qu'il est indigne de Dieu de souffrir, d'être couvert d'opprobres, de mourir sur une croix, Tertullien leur repond que rien n'est plus digne de Dieu que de sauver des créatures et que de leur inspirer l'amour, la reconnaissance, le courage dans les peines de cette vie, par l'excès même de ce qo il a souffert pour elles. Voy. Bergier, Dictum.de théol.
I. PASSION DE JÉSnS-CHRIST.Cette expression se prend en plusieurs sens. Ainsi elle se dit : !• des souffrances corporelles de Notre- Seigneor; 3* de la fête que l'on fait en mémoire du mystère de la Passion de Jésus-Christ; 3* de l'office et du sermon de la Pa«ton;4*de la partie de l'Évangile où est racontée la Passion ou la série des souffrances du Sauveur ; c'est ainsi que l'on dit : la Passion selon saint Matthieu, selon saint Marc; 5° des souffrances des saints et des adversités de la vie. Voy. Bergier, qui , dans son Diction, de théol., résoud toutes les difficultés que les païens et les incrédules oot opposées a la Passion de Jésus. Le Diction, teelés. et canon, portatif.