II. PASSION (DIMANCHE DE LA). Le <n
manche de la Passion est celui oui suit le quatrième dimanche de carême. A partir de ce jour, l'Église prend le deuil dans ses vêtements sacres , ses chants et ses cérémonies. Elle retranche plus sévèrement encore que dans lç carême tout passage de ses prières et de ses chants qui pourrait exprimer l'allégresse, comme le Gforia Patri, le Gloria in excelsii, \ Alléluia, etc. Elle couvre d'un voile violet les tableaux et les croix de tous les autels; elle supprime le psaume Judica, que le prêtre récite ordinairement au bas de l'autel en commençant la messe. Le dimanche de la Passion s'appelle aussi le dimanche Judica, parce que l'Introït commence par ce dernier mot. La quinzaine entre ce dimanche et la veille de Pâques se nomme le Temps de la Passion. Voy. le Manuel catltolique pour FintelUyence de l office divin. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction. d'Antiquités chrétiennes. Le Diction, de la théol. catholique.
PASSION ALIA, mot latin qui désigne des livres dans lesquels on écrivait les actes des martyrs. On les nommait aussi Sanctoralia , parce qu'ils contenaient les Vies des saints dont l'Église fait la féte dans le cours de l'année. C'est de là qu'est venu le Martyrologe romain. Voy. du Cange , Gtossarium. D. Macri Hierolexicon.
PASSION ARIUS, mot latin qui désigne la partie des Évangiles qui contient la Passion de Jésus -Christ, qu'on chante dans la semaine sainte. Voy. du Cange, Gtossarium. D. Macri Hierolexicon.
PASSIONBI (Dominique), cardinal, né à Fossombrone en 1682, mort près de Rome l'an 1761, fut successivement agent diplomatique du pape à la Haye, député près des congrès d'Utrecht et de Bade, nonce en Suisse, puis auprès de la cour impériale, secrétaire des brefs et directeur de la bibliothèque du Vatican. Promu au cardinalat en 1738, il eut dix-huit voix au conclave de 1758. Il a laissé, outre une Oraison funèbre: 1° Acta apostolicœ legationis Hehetica;; Zug, 1729; Rome, 1738, in-4»; — 2» des lettres, qui ont été insérées dans la Tempe helvetica, tom. IV, et dans le Commercium epistolicum d'Uffenbach. Voy. le Jouni. des Savant *, 1726 et 1731. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv.Biogr. génèr. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 271-
I. PASSIONISTES, ou clercs déchaussés de la Sainte-Croix et de la Passion de Notre-Sei-
des Passionistes , qui comptait alors dix individus. L'an 1711 , le pieux fondateur obtint un nouveau bref d'approbation de Benoit XIV ; approbation qui tut confirmée par celles de Clément XIII et de Clément XIV. Il eut la consolation de voir, sous ce dernier pape, sa con-
f;régation établie à Rome, sur la colline Cé« ienne, où le supérieur général fixa depuis lors sa résidence. A partir de 1775, année de la mort de Paul de la Croix, la congrégation se répandit de plus en plus. En 1782, on lui confia la mission de Bulgarie et de Valachie , et , de cette époque à 1841, vingt-quatre membres, dont quatre évêques , y furent envoyés. Depuis 1811 , la Belgique, l'Angleterre, la France et la Nouvelle-Hollande ont été dotées, à leur grand avantage, d'établissements de Passionistes. Voy. les Annales de la Propagation de la foi, 1842, 1815. Le Diction, de la théol. cuthol.
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