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IV. LEGION THÉBAINE ou THÉBÉENNE

Vou. Maurice, n" I.

LEGIPONT (Olivier), en latin Ugiponiiut , bénédictin, né a Soiron, dans le duché de Limbourg, en 1098, mort à Trêves l'an 1758, se lit recevoir licencié en théologie, professa la théologie et le droit canon, et devint prieur de l'abbaye de Saint-Martin de Cologne. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels on cite surtout : 1° Historia monnsterii Yisilmdibergensis in Pu/utinatu; Cologne, 1735) in-fol.; — 2* Monasticon Mogontiacum, sive succincta monasteriorum in archiejtismpatu Moguntino notitin ; Prague, 1746, in-8°; — 3" Sucra tnetropolis Colonie/isis Antiquitas et pra> roua tiwi ad versus uloria armulos asserta; Cologne, 1748, in-8». Enfin il a collaboré a l'histoire littéraire de l'Ordre de Saint-Benoit, entreprise par le P. Ziegelbauer, et a publié cet ouvrage sous ce titre : llistoriu rei tttterariœ Ordinis S. Benedicti in nuntuor partes distributa, etc.; Augsbourg, 1734, 4 vol. infol. Richard et Giraud. r elier, Biogr. univers. La Nom. Biogr. génér.

LEGISLATION. Certains canonistes parlementaires prétendent que l'Eglise n'a pas le pouvoir de faire des règlements de discipline pour sa police extérieure sans l'autorisation du gouvernement. Cette prétention n'est nullement fondée. D'abord l'Eglise a exercé ce pouvoir dès son origine. Nous voyons, en effet, les apôtres s'assembler à Jérusalem pour régler ce qui concerne les cérémonies légales, et leur décision est adressée à toutes les églises comme une loi dictée par l'Esprit -Saint (Actes, xv, 28). Saint Paul la propose à ces églises eu leur ordonnant de s'y conformer (Actes, xx, 41). Il prescrit luimême les règles de conduite sur les mariages des chrétiens avec les fidèles (I Corinth.. vu, 12), sur la manière de prier dans les assemblées (xi, 4, etc.), sur le choix des ministres sacrés (I Timoth., III), sur la manière de procéder contre les prêtres lorsqu'ils sont accusés (xv, 19). 11 se réserve de statuer de vive voix sur

autres points de discipline (I Corinth., xi , 34) Et, remarquons-le bien, ces règlements son reçus des fidèles comme des lois sacrées. Ei second lieu, les évéques successeurs des apotre ont exercé le même pouvoir sans interruptioi jusqu'à nous. Troisièmement, l'Eglise elle-mémi déclare formellement par l'organe du concile d< Trente que tous les chrétiens sont indistincte ment obligés d'observer ses lois, que l'Églis» (sess. XXV, c. xvui, de Heform.) a en particuliei le pouvoir de faire des décrets sur l'adminis tration des sacrements, et de révoquer ceux qu ont déjà été faits, selon qu'elle le croit utiU (sess. XVI, can. 2). L'Eglise peut donc faire de< lois, dans l'ordre de la religion, qui obligea tous les chrétiens, les évéques et les fidèles, le« rois et les sujets. Enfin l'Eglise, étant une société, a reçu immédiatement de Dieu le droil de gouverner le monde chrétien, et elle n'es) comptable qu'à lui seul de l'exercice qu'elle fail de ce pouvoir! Comme les pontifes préposés soi leurs églises ne se mêlent pas des affaires civiles, disait Grégoire 11 à l'empereur Léon, de même les empereurs ne doivent pas s'immiscei dans l'administration qui a été confiée aux pontifes. Vuy. l'abbé Pey, De l'Autorité des deiu. puissances. Pie VI, Bref du 10 mars 1790 aua évéques de r Assemblée nationale. Labbe, Conciles tom. IV, col. 1184; tom. VII, col. 18. Bossuet. Politique sacrée, liv. VIII, art. v. Hist. des variations, L X, n. 18. L'abbé André, Cours alphabét. de droit eunnn.

LÉGITIMATION (Spuriorum liberorum adop.

lio). acte par lequel on rend légitimes des enfants naturels. Avant les empereurs chrétiens, on regardait dans l'empire romain les enfants naturels comme des étrangers incapables de posséder des biens ou des charges. Constantin lit le premier des lois en leur faveur. La légitimation se fait par deux voies, l'une de droit, l'autre de grâce, savoir : par le mariage subséquent, ou par rescrit pontifical et par lettre du prince. La légitimation par rescrit ne peut émaner que du Souverain Pontife, dont le pouvoir à cet égard s'étend dans le monde entier. Quant à la légitimation accordée par le rescrit d'un prince temporel, elle produit incontestablement tout son effet dans le domaine du droit temporel ; mais elle n'a aucune valeur dans celui du droil ecclésiastique ; de même que la légitimation donnée par le pape est impuissante à conférer les droits civils; elle ne fait qu'effacer l'irrégularité. Aujourd'hui, en France, notre législation n'admet que la légitimation par le mariage subséquent. Vou. les canonistes Barbosa , Reitlèustuel. Les additions faites à L. Ferrans. Schinalzgrueber, etc. Richard et Giraud. L'abbé André, Diction, alp/utbét. de droit canon, où l'on trouve les articles de notre Code civil actuel qui concernent la légitimation.

LEGIUM. Voy. Lutrin.

LEGNANO (Jean de), jurisc., né à Milan, mort en 1382, a laissé quelques ouvrages, parmi les-

Îuels on cite : 1° Super Ciementims; — 2* Dt 'ensura ccclesiastica ; — 3" De Interdicto ecctesiastico; — 4° De Horis canonicis; — 5» De Beneficiorum ecclesiasticorum Pturalitate. Voy. Trithème, De Scriptor. ecclesiast.

LEGOBIEN. Voy. GoBIEN (LeL LE GONIDEC , philologue, ne au Conquet, en Bretagne, en 1775s mort à Paris en 1838, se livra à l'étude de l'idiome des paysans du pays de Léon , qui parlent le plus pur dialecte de l'Armorique. Il a publié dans cet idiome : 1 ■ Catéchisme historique de Fleury; 1820, in -18; — — 2» Le Souvenu Testament; Angouléme, 1827;

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— 3» Visites au taint Sacrement , de Liguori ; Saint - Bric ne , 1859. Voy. la Nouvelle Biographie générale.

LE GOUVERNEUR (Guillaume), évêque de Saint-Malo, né dans cette ville, mort en 1630, assista, l'an 1614, comme député du clergé aux états de Bretagne , fonda dans son diocèse plusieurs établissements de charité et de religion, et réunit les documents ecclésiastiques émanés de ses prédécesseurs. U les a publiés sous ce titre : Statuts synodaux pour le diocèse de Saint' Halo; Saint-Malo, 1012 et 1619, in-8°. Voy. la Aour. Biogr. génér.

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