‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 544 sur 1294 · PATH · texte numérisé non relu

PATH

■ PATRIE. Dieu . dans l'ancienne loi, a consacré, en quelque sorte, l'amour de l&patrie. Moïse exhorte sans cesse les Juifs à estimer leurs lois, à chérir leur nation, à s'attacher au sol de lu terre promise; et l'on sait jusqu'à quel point ce peuple poita dans la suite le patriotisme. L'auteur du livre de l'Ecclésiastique fait l'éloge de tous les personnages qui ont contribué à Ta force et à la prospérité de la nation juive. Si Jésus Christ n'a pas commandé l'amour de la patrie dans l'Évangile, c'est qu'il est venu pour former entre tous les peuples une société religieuse universelle , par conséquent pour inspirer à tous les hommes une charité générale; il savait d'ailleurs que le patriotisme, mal réglé chez les paiens, les avait rendus ennemis, injustes et souvent cruels les uns envers lea autres. Mais le Sauveur lui-même versa des larmes en annonçant les malheurs qui allaient bientôt fondre sur sa nation. Et, de son côté, saint Paul dit que dans le Christ Jésus il n'y a plus ni Gentil, ni Juif, ni Barbare, ni Scythe, parce que tous ne sont qu'une seule chose en lui. l oi/. Ecclésiastique, xuv et suiv. Galat., lit, 28. Coloss., m, 11. Bergier, qui réfute les attaque* dirigées par les philosophes et les incrédules contre les chrétiens au sujet du patriotisme. L PATRIMOINE, PATRIMONIAL. On nom-

mait autrefois patrimoine le titre sacerdotal d'un clerc, parce qu'il était composé ou censé composé des biens patrimoniaux de sa famille. On distingue aussi parmi les biens d'un ecclésiastique ceux qu'il tient de sa famille et ceux qu'il a de son bénéfice. Les premiers sont nommés patrimoniaux , et les autres tccléstan tiques. On appelle aussi patrimoine de l'Eylise les biens fonds qu'elle possède pour son entretien et pour le soulagement des pauvres. La plupart des grandes églises avaient des patrimoines plus ou moins considérables; mais la plus riche en ce genre de propriété était l'Église romaine. Quant aux bénéfices patrimoniaux, c'étaient ceux qui devaient être conférés à des personnes d'une famille, d'une ville, d'un lieu, d'une paroisse; ils ne pouvaient être ni résignés, ni permutés. Voy. de la Combe, Recueil de juritprud. canoniq., au mot Patrimoniaux, Titre clérical. Labbé André, Coursa/phubét. de droit canon. Gaet. Moj oui, vol. LU. p. 7.

II. PATRIMOINE DE SAINT-PIERRE. Province d'Italie dans les Étals du pape. On l'appelle patrimoine de Saint- Pierre parce que l'empereur Constantin la donna au Saint-Siège pour l'entretien de l'É<;lise qu'il lit bâtir en l'honneur de saint Pierre et pour celui des papes. Les lieux principaux de ce patrimoine sont Yiterbe, Montefiascoiie, Civita-\ecchia. Par la suite, ces possessions de l'Église furent agrandies par les donations de Pépin et de Charlemagne. Voy. l'abbé Jacquin et Duesberg, Diction, des Annuités cfuétiennes. Gaet. Moroni, vol. 1.11 , p.

PATRINCTON (Étienne), évéque de Saint- David, né à York, mort en 1417, appartenait à lOrdre des Carmes, et était confesseur de Henri IV, roi d'Angleterre. Il avait acquis de la réputation comme prédicateur, et il combattit les hérétiques avec xèle. On a de lui 1° In D Paulum ad Titum ; — 2» Sermnnes de sanctis;

— > Super Mugulrum Sentent lurum; — 4° De Sucerdotati Funetione;— 5» Contra H iclefitas;

— 6» C'y»! Ira Loikardos , etc. Voy. Pitseus, De Script. Anal.

PATRINS. Voy. PatarÊENS.

PATR1PASSIENS ou PATROPASSIENS , hérétiques ainsi appelés parc»* qu'ils croyaient

qu'il n'y avait qu'une seuls personne en Dieu, et qu'elle se nommait le Père, le Fils et le Saint- Esprit, selon la différence de ses opérations au dehors. Le Père, disaient-ils, a souffert comme le Fils. De là le nom de Passionistes au on leur a aussi donna. Voy. Bergier. Compar. Praxéens.

PATROBE (Saint), disciple des apôtres, dont saint Paul fait mention. On ne connaît aucune particularité de sa vie; les Grecs disent qu'il lut évéque de Pouzxoles, dans la Campanie ou dans le royaume de Naples, et mettent se mort au 4 ou an 5 novembre. Le Martyrologe romain l'a placé au 4 de ce même mois. Voy. Rom., xvi, 11. D. Calmet, Diction, de la BiUe.

I. PATROCLE, vulgairement PARRE (Saint), martyr à Troyes, mort le 21 janvier 250, suivit d'abord la carrière des armes. Il vivait retiré dans une terre de son paliimoine située près de la ville de Troyes, lorsqu'il fut dénonce comme chrétien i Aurélien, gouverneur de la province de Sens. Ce juge n'ayant pu l'obliger a changer de religion, le fit décapiter. Son culte est fort ancien , et sa mémoire a été célébrée

r -a : .i.. t i il , .

>ar saint Grégoire de Tours. L'an 900, on transëra ses reliques de Troyes à Cologne et de Coogne à Soest, en Westphalie, dans le comté de a Marck, dont il est le principal patron. Son chef a été conservé à Troyes. Son nom est marqué au 21 janvier dans le Martyrologe d'Usuard et dans le romain. Voy. Gregor. Turon.» De Gloria martyrum ,1. I , c. LXIV. Bolleadua , Acta Sanctorum.au 21 janvier.

II. PATROCLE (Saint), reclus, né dans le Berry vers l'an 490, mort en 570, garda les troupeaux de son père dans sa jeunesse. Après la mort de son pere, ayant été ordonné pi ètre i Bourges, il s'établit dans le village de Méré, où il tint une école pour les enfants. Il s'enfonça dans la solitude vers l'an 558, et s'arrêta à My- Cant, où il bâtit un ermitage, et où il vécut pendant dix -huit ans d'une manière très-austere, puis il bâtit à quelques lieues delà le monastère de Colombiers, dans lequel il finit ses jouis. Le Martyrologe de France marque sa féte au 19 novembre, que l'on croit être m jour de sa mort. Voy. Gregor. Turon., Vitm Putrum, c. IX, et Hitt. Fr., I. V, c. X.

PATROCLUS, père de Nicanor. Voy. il Machab., viii, 9.

I. PATRON , PATRONNE (Patronus, patron*), terme qui signifie gui tient lieu de père, tuteur, du latin pater, et qui s'emploie en parlant du saint ou de la sainte dont on porte le nom, ou sous La protection desquels on s'est placé. Il se dit aussi des saints sous le nom desquels les églises sont fondées, de ceux qui ont établi certains Ordres, et de ceux qu'on a choisis pour protecteurs de confréries, de communautés, de royaumes, de provinces, de corps de métiers. Le nom de patron se donne encore à ceux qui ont fondé ou doté des églises. Voy. l'abbé Jacquin et Duesberg, Diction. d'Antiquités cliré tiennes , où on trouve la liste des noms des patrons des principaux arts libéraux et des métiers. Le Diction, de la théol. cathol. Compar. Invocation, n° III.

II. PATRON, PATRONAGE, en matière bénéficiait.'. Le patronage consiste dans le pouvoir de nommer ou de présenter à un bénéfice vacant , et le patron est celui qui a pouvoir de nommer ou de présenter à un bénéfice vacanL Dans les premiers siècles, les évéques seuls avaient le droit de choisir Les ministres de l'Eglise, et ce fut seulement au iv« ou au y* siècle que l'on commença à accorder le droit de patronage à ceux qui fondaient ou qui dotaient des églises. On voit des preuves de ce droit

PÀTU

PAUL

dans les conciles d'Orange de l'an 441 «d'Arles

de V.. ci d'Orléans, tenu en 541. Il est dit dans l«t canons de ces conciles que celui qui voudra avoir une paroisse dans sa terre donnera un revenu sufliaant et dos clercs pour faire l'oflice. Le patronage se divisait en ecciéstartique, laïque et mirte. Le patrunuge ecclésiastique était celui qui appartenait i un clerc, soit à raison de son bénéfice, soit à raison de sa dignité, soit parce qu'il avait bâti, fondé ou doté une église avec des biens ecclésiastiques. Le patronage lai /ut était celui qui appartenait à un laïque qui avait fondé ou doté une église , ou à un clerc qui .«ait fondé ou doté une église avec des biens séculiers. Enfin le patronage mixte était celui qai appartenait à une communauté ou à une confrérie composée de clercs et de laïques. Voy. Vtmmresdu clergé. De la Combe, Recued dejuivpmd. canoniq., aux mots Patron et Patronage. Richard et Giraud, qui traitent : 1* De l'origine des patronages; 2° De leurs diverses espèces; 3* De la manière d'acquérir le droit de patronage; 4» De l'aliénation et de la translation do droit de patronage ; 5° De l'extinction de ce droit; 6° Des droits et des prérogatives des patrons; 7° Dos devoirs des patrons; 8° Des j«jes qui peuvent connaître des causes de patronage; 9» Des personnes capables d'exercer les droits de patronage. L'abbé André, et en général tons les canoniales.

I. PATTI (Paciar), ville épi se. de Sicile située sur la cote septentrionale de l'ile, à vingt-cinq heues au couchant de Messine, et a cinquantecinq au levant de Palerme. Roger, comte de Sicile, fonda en cet endroit, l'an 1094, une abbaye de bénédictins qui a donné l'origine a la vils, sous l'invôcation de Saint- Rai thélemy. Cette abbaye fut unie dès son origine avec une autre du même nom et du même Ordre, fondée dans l'ile de Lipari, et ces deux abbayes, gouvernées par un même abbé, furent érigées en évéché au xit* siècle. Le chapitre de la cathédrale de Saint < Barthélémy de Patti demeura régulier jusqu'en 10 /2, époque a laquelle il fut ■êcularoé. L'an 1390, les évéchés de Patti et de Lipari furentdésunis par Boni face IX. Voy, Pirro, Staim Sucro, 1. 111. Richard et Giraud.

H- PATTI (Antoine de), de l'étroite obserrance des Frères Mineurs, né en Sicile, mort a Rome l'an 1617, était un homme recommandable par ses éœinentes vertus. Il professa la théologie, et fut établi par Clément \ 111 vicaire apostolique pour la réforme de la terra de Labour. U a laissé, en italien ; 1° Considérations ff uyuitums de la Règle de Saint -François; \eiiise, lol7, in-4% — V des Serinons intitulés l* ï'erye r dts P indicateurs ; ibid. , 1617 ; — 3» Entré; (mit et ni,* dans le paradis; Lyon, 1644, jn-12. la». Pirro, Siciiia Sacra, fol. 421. Le P. Jean de Sa. nt- Antoine, BUUioih. univ. Fran- *Jj tom. L p. 121.

PATUZZI ( Giovanni -Vincenzo), dominicain, né a Uiioghano en 470O, mort à Vioeuce en l'ttJ, professa la théologie à Venise, et acquit

S son savoir une grande réputation. On a de ■ 1* Vita délia venerabiii serva di Dio, Fuiletta fto*«,«W ttrs' Ordinedi son Domenico, etc.; Venise, Il 40, itt-4»; — 2* Di'/toa delta dottrina deW Angeacù LM/o» San Tomptaso sopra l'articolo quarto dtUa q. 154, 2, 2; Utfl. in-4»; — 3» De Futuro mptonan Siatu iibri très, eto.; Vérone. 1748, io-4*; U y a joint un supplément intitulé De Sede mferux in ierris queerenda , etc.; — \PltUtr* teairjgico-mofQii di Euseàto Erauiste dtlC au tore délia raecUta dtUtmoiteprvpostziotti, ttc, i« difesa deW htoria dtl probabilinmn de!

P. Daniello Coneina, ad i suai adversari, etc.i Venise, 1751, 1752, 1754, 6 vol. in-8<\ — 5» Trottata délia régula prossima délie aiioni umane, nella scella délie opinioni, etc.; Venise, 1758, in -4°; trad. en latin; ibid., 1761,2 vol. in-4°; — 6* Compendio délia précédente opéra sia brève istruzione, etc.; ibid., 1759, in-8°; réimprimé à Venise en latin ; — 7» (jettera Enciclica de) Sommo Pontifice Benedetto XIV, diretta air assenv bien générale del Clero Gallicano, etc. ; Venise, 1758, in-S°. et 1761 ; — ■ 8° De Indulgentiis , et requisitis ad tas recipiendas dispositionîbus; in-12; — 9° Lettere ad un Ministro di Stato sopra le morali dotirine de' moderni cusuisti ed i gravissimi danni che ne risu/tano al publiât bene, etc.; Venise, 1761, 2 vol. in-8*. Voy. leP.deRubeis, De Rébus congregat., etc., p. 489. Richard et Giraud.

* PAUL. Ce nom ^'appliquant à des homonymes divers, nous avons placé d'abord celui qui est mentionné dans le Nouveau Testament, puis les papes, ensuite les saints non papes, après ceux-ci une congrégation religieuse et les lieux qui portent le nom de saint, puis on bienheureux, enlin les autres homonymes qui n'appartiennent à aucune de ces catégories.

I. PAUL ( Saint), apôtre des Gentils, né à Tarse, en Ciltcie, mort a Rome l'an 65 ou 66 de J.-C, se nommait d'abord Suul, était Juit et appartenait à la tribu de Benjamin. Dès son plus jeune igc il étudia la loi aux pieds de Gamaliel, fameux docteur des Juifs, et montra un si grand zèle pour l'observance de la loi de Moïse, que, dès le commencement de l'Église, il fut un de ses plus cruels persécuteurs. Un jour, se trouvant près de Damas, porteur d'ordres sévères contre les chrétiens, il entendit une voix qui lui dit: «Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? » Saul, frappé de crainte en entendant la voix du Sauveur, se rendit à Damas, où il resta trois jours sans prendre de nourriture. Au bout de ce temps, Ananie vint le trouver d'après l'ordre du Seigneur, et lui imposa les mains; puis Saul, s'étant levé, fut baptisé et rempli du Saint-Esprit. A partir de ce moment, Saul ne cessa d'annoncer partout l'Evangile, à Damas, a Tarse, où il demeura jusqu'à l'an 43. et dans l'ile de Cypre , où il convertit le proconsul Serge -Paul. C'est à peu près à cette époque qu'il commença à être appelé Paul. De l'île de Cypre, il se rendit avec saint Bamabé à Perge, en Pamphilie, et à Antioche dcPisidie, où le peuple accourut en foule pour l'entendre; mais les Juifs ayant suscité une persécution contre les apôtres, ceux-ci se retirèrent à Antioche, puis à Icône. Ils y convertirent beaucoup de personnes, et opérèrent de grands prodiges; cependant les Juifs ayant recommencé le cours de leurs persécutions, Paul et Bamabé allèrent à Lystres, où, à la vue des miracles de saint Paul, le peuple regarda ces apôtres comme des dieux et voulut leur offrir des sacrifices ; mais les Juifs soulevèrent la multitude, et saint Paul fut lapidé et traîné hors de la ville. L'apôtre visita la Pisidie , la Pamphilie , la Syrie, et demeura assez longtemps à Antioche avec les disciples. On ne sait pas ce qu'il ht depuis l'an 45 de J.-C. jusqu'à Van 50, époque à la* quelle eut Heu le concile de Jérusalem; on pense que lui-même pendant cet intervalle il porta l'Evangile jusqu'en lllyrie, comme il nous l'ap*

Srend lui-même dans l'Épitre aux Romains. Ce it pendant le cours de ces prédications qu'il reçut cinq fois des Juifs trente -neuf coups de fouet, qu'il fut battu trois fois de verges par les Romains, qu'il fit deux naufrages, et qu'il resta un jour et une nuit cm pleine mer à lutter

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contre les flots. Saint Paul et saint Baroabé étaient à Antioche lorsque quelques personnes venues de Judée soutinrent qu'on ne pouvait être sauvé sans la circoncision et l'observation des cérémonies de la loi; ce qui donna lieu aux apôtres de s'assembler à Jérusalem et décider qu'on n'obligerait pas les Gentils â porter le joug de la loi , mais seulement à éviter l'idolâtrie, la fornication, ainsi que l'usage des chairs étouffées et du sang. Saint Paul et saint Barnabé, députés de l'Eglise d' Antioche dans cette affaire, y furent donc renvoyés avec des lettres des apôtres qui marquaient 'la résolution qu'on avait prise dans cette assemblée. Ce fut dans ce même voyage que saint Paul exposa publiquement devant les fidèles la doctrine qu'il prêchait aux Gentils, et saint Pierre, saint Jacques et saint Jean n'y ayant rien trouvé à ajouter, conclurent que saint Paul et saint Barnabé continueraient le cours de leurs prédications. Saint Paul, accompagné de Silas, parcourut la Syrie et la Cilicie, passa par Derbes et Lystres. visita la Lycaonie , la Phrygie , la Galatie , la Mysie , vint à Troade, d'où il aborda à Néapoli, en Macédoine, près des frontières de Thrace. De cette ville il se rendit à Philippes, où il fit des conversions et des miracles, mais où il eut aussi à souffrir une cruelle persécution. A Thessalonique, l'apôtre prêcha trois jours de sabbat de suite ; mais il dut quitter cette ville à la suite d'une sédition qui y avait été fomentée par les Juifs. A Bérée, il convertit beaucoup de Juifs et de Gentils; mais il fut encore obligé de quitter cette ville, et on le conduisit à Athènes , où il prêcha dans la synagogue aussi souvent qu'il le put. Mené devant l'Aréopage, il parla devant ce tribunal, dont il convertit plusieurs membres, et de là il se rendit à Corinthe. C'est dans cette ville qu'il écrivit ses deux Épitres aux Thessaloniciens. L'apôtre visita Jérusalem, traversa la Galatie et la Phrygie, parcourut les hautes provinces de l'Asie, revint a Êphèse, où il séjourna de l'an 54 à l'an 57, prêchant toujours avec le plus grand zèle , opérant de nombreux miracles, et travaillant de ses mains, afin de n'être à charge à personne. Il eut beaucoup à souffrir de la part des Juifs et des Gentils, et fut même exposé aux bêtes. Cest très -probablement à Êphèse, et l'an 56 ou 57 de J.-C, qu'il écrivit aux Galates, que de faux docteurs avaient séduits. L'année suivante, c'est-à-dire l*an 57 ou 58, ayant appris que la division régnait à Corinthe, il écrivit sa première Épitre aux Corinthiens, et, dans le courant delà même année, sa seconde, composée en Macédoine. L'an 58, selon le sentiment le plus suivi, saint Paul écrivit de Corinthe son Épitre aux Romains, puis il se rendit à Jérusalem, où il eut à supporter mille tourments de la part des Juifs. On le fit comparaître devant plusieurs juges, puis on l'envoya à Rome, où sa parole fut écoutée avec fruit. Les chrétiens de Philippes ayant appris que l'apôtre était captif à Rome , lui envoyèrent Épaphrodite, leur evéque, pour lui porter de l'argent et l'assister en leur nom ; et c'est à cette occasion que saint Paul écrivit son Épitre aux Philippiens, vers l'an 62. Vers la fin de cette même année, il écrivit son Épitre a Philémon, afin de lui demander la grâce d'Onésime, esclave dont Philémon avait eu à se

{ilaindre, et il chargea aussi Onésime d'une ettre pour les Colossiens. Mis enfin en liberté, saint Paul écrivit pendant son séjour en Italie son Épitre aux Hébreux ; mais il est impossible de déterminer au juste le lieu où il la composa. Quoi qu'il en soit de cette question, l'a-

pôtre adressa sa lettre aux fidèles de la Palestine pour les affermir contre les maux qu'ils souffraient de la part des Juifs incrédules. Saint Paul parcourut donc l'Italie, visita les églises

au'il avait établies, se rendit en Macédoine, où écrivit probablement sa première Épitre à Timothée , épitre dans laquelle il lui trace les devoirs d'un évêque. Peu de temps après, il écrivit à Tite-et, l'an 65, après avoir parcouru l'Asie, visité Troade, Éphèse et Milet, il vint à Rome, où les Pères croient que Dieu lui avait révélé qu'il souffrirait le martyre. L'apôtre fut bientôt jeté en prison , et ce fut là qu il écrivit sa seconde Épitre à Timothée, puis son Épitre aux Éphésiens et aux autres Églises d'Asie ; cette lettre, la plus sublime de toutes celles que saint Paul à écrites, a pour but d'instruire les fidèles des principaux mystères de la foi. Quelque temps après , ce grand apôtre consomma son martyre, et eut la téte tranchée au lieu nommé les E'aux-Salviennes. L'Église célèbre, le 29juin, sa fête avec celle de saint Pierre ; et elle fait le lendemain une commémoration particulière de cet apôtre , dont elle célèbre la conversion le '25 janvier. Voy. les Actes des Apôtres , vm et suiv. Les Êpitres de saint Paul. Clem., Epùt. I ad Corinth., n. 47. Origen., In Mai th., tom. XVII. Saint Jérôme, saint Ambroise, saint Chrysostome, et tous les interprètes des Épitres de saint Paul. Baronius, In Annal. Godeau, Vie de saint Paul et Hist. de l'Église. Tillemont. Mémoires, tom. I. D. Calmet, Diction, de la Bible. D. Ceillier, Hi.it. des Aut. sacr. et ecclés., tom. I, p. 379 et suiv. Richard et Giraud. Bergier, qui, dans son Diction, de théof., s'attache surtout à réfuter les objections des incrédules contre la vérité de l'histoire de saint Paul , ses miracles et sa doctrine. Feller, qui rapporte des exemples trèsintéressants de l'effet produit par la lecture des Épitres de saint Paul. Michaud, qui cite le portrait que fait de l'apôtre saint Chrysostome. La Notai. Biogr. génér., où on lit d'excellentes réflexions sur plusieurs points. Le Diction, de la théol.cathot..où le savant Aberlé considère saint Paul au double point de vue de son histoire et de ses épitres. J.-B. Glaire, qui, dans son introduction histor. et crit., etc., tom. V, p. 1-172, non-seulement traite toutes les questions qui se rattachent aux Épitres du grand apôtre , soit envisagées sous un point de vue général , soit considérées chacune en particulier, c'est-à-dire l'authenticité de ces Épitres, leur divinité, l'ordre des temps dans lequel elles furent composées, les difficultés qui leur sont particulières, les sources de ces difficultés et les moyens de les lever, le lieu et le temps où chaque épitre fut composée , l'occasion et le sujet ; mais encore signale les beautés littéraires sans nombre qu'elles renferment, et donne la liste des meilleurs commentaires anciens et modernes qui en ont été faits, tant par les catholiques que par les protestants.

IL PAUL I" (Saint), pape, né à Rome, mort en 767, succéda, l'an 757, à son frère Élienm» Il ou III. Doux et charitable, il visitait souvent les pauvres et les prisonniers, et il fit bâtir de* églises et des oratoires. Il entretint de bonnes relations avec Pépin, roi des Francs, dont il implora souvent le secours contre les Grecs et les Lombards, et il travailla avec zèle, quoique inutilement, à la conversion de l'empereur Constantin Copronyme. Il a laissé des Lettres, qui ont été insérées en partie dans le P. Labbe , Collect. des Conciles, et en partie dans la Collection de Gretser. Koy. Anastase, Vie de Paul /•*. Baron ius, Annal. Anastas. Biblioth., Liàerponti-

PAUL

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M«- u.Ceillier,tfï*f. des Aut. sacr. et ecc/és., tom.XVUl.p. 191 et suiv.

111. PAUL II, pape, né i Venise en 1418, mort a Rome en 1471. se nommait Pierre Barbo, et était, par sa mère, neveu d'Eugène IV. Il devint successivement archidiacre de Bologne, évéque de Cervia , en Romagne, puis cardinal. Il succéda a Pie II en 1464, accorda plusieurs privilèges aux cardinaux, tenta de liguer les princes chrétiens contre les Turcs, mit tout en œuvre pour soulager ses sujets et pacifier l'Italie, réduisit le jubilé à vingt •cinq ans, attaqua la simonie, défendit les extorsions, et n'accorda des charges qu'aux hommes d'une probité éprouvée. Sixte I\ lui succéda. Il nous reste de Paul II des Lettre* et des Ordonnances; on lui attribue an Traité de* règles de la chancellerie. Voy. le card. Querini, PauH II, Pontif. max., Vindwriœ adwiui platinam aliosque obtrectatores ; Rome, 1740, avec la Vie de ce pape par Michel Cauenmo de Viterbe. Bzovius. Sponde et Rainaldi,

IV. PAUL III , pape, né à Rome en 1468, mort l'an 1519, se nommait Alexandre Farnèse. Il devint, en 1499, évéque de Moutefiascone, puis cardinal, et succéda en 1534 à Clément VII. Il «opposa surtout aux protestants, et indiqua à cet effet un concile, qui se réunit d'abord à Mantoue, puis à Trente. Il fit avec l'empereur et les Vénitiens une ligue contre les Turcs, qui échoua. Il engagea le roi François I" et l'empereur Charles V à se trouver a Nice, en Provence, où Us firent une trêve de dix ans, qui fut rompue par l'ambition de Charles V. Il condamna \' mtinin de ce prince, établit l'Inquisition, approuva la société des Jésuites, ainsi que plusieurs autres congrégations, et traita comme il le méritait Henri VIII, roi d'Angleterre. Il a laissé plusieurs Lettres. Jules III lui succéda, l'oy. Pierre Bembo, Lettere. Sadolet, Epùtol. Onuphre. Ciaconius.

V. PAUL IV. pape, né à Capriglio en 1476, mort a Rome l'an 1559, nommé auparavant Jean- Pierre Cara/fa. 11 occupa successivement les sièges de Cnieti et de Brindisi, fut promu au cardinalat en 1536, et fonda, avec Gaetano de Thiene, l'Ordre célèbre des Théatins. Il succéda, en 1555, au pape Marcel II, travailla à la réforme du clergé, abolit les abus qui se commettaient dans les expéditions par l'avarice des ofticiers, fit dresser un Index librorum prohibi-

iit les blas-

termina les fameuses congrégations de Auxi- Itis, en défendant aux deux partis de se censurer, lança un interdit contre la république de Venise pour avoir fait des lois contraires aux libertés des ecclésiastiques, approuva de nouveaux instituts, entre autres la congrégation des prêtres de l'Oratoire de France, l'Ordre des religieuses de la Visitation et celui de la Charité; canonisa saint Charles Borromée, et envoya des missionnaires dans les Indes et au Japon. Grégoire XV lui succéda. Voy. Victorel, Addit. ad Ciacon. Bzovios et Sponde, Annal. Duchéne, Hist. des Papes. Louis Jacob, Biblioth. Pontif. Murât ii. Annal. d'Italie , ann. 1606 et suiv. Artaud de M ont or, Hist. des Sow\ Pontifes

», défendit les lieux infimes, punit tateurs, chassa de Rome ses neveux, qui abusaient de leur autorité contre les lois de la justice et de la religion, confirma (Inquisition, obligea les évèques à résider dans leurs diocèses, rt les religieux a demeurer dans leursmonastères; érigea dans les Indes les archevêchés de Goa et de Craiiganor, et, dans les Pays-Bas, ceux de Cambrai, de Malines et d'Ulrecht , avec divers évècbés pour leur servir de sutrragants; travailla à rétablir la religion catholique en Angleterre, sous le règne de la reine Marie, et s'unit à Henri II, roi de France, contre les Espagnols, qui ravageaient l'Italie. Pie IV lui succéda. Paul IV a laissé plusieurs traités, parmi les-

SU on cite : 1» De Symbolo; — V De Emenwfo E<xlesia,ad Paulum III; — 3° Regulœ T/œam, etc. Voy. Duchéne, Vie de Paul IV.

Sadolet. Eputot. Sponde, Annal.

VI. PAUL V, pape, né à Rome en 1552, mort l'an 1621, nommé auparavant Camille Borghèse. 11 fut d'abord avocat consistorial , prélat abréviateur, vice-légat a Bologne, légat en Espagne, cardinal, gouverneur de Rome, et fut appelé a succéder à Léon XI en 1605. Il reprit et

VIL PAUL (Saint), premier ermite, né dans la basse Thébaïde, vers l'an 228, mort vers l'an 342, s'enfuit dans le désert l'an 250, à l'époque de la persécution de Dèce. Il se renferma dans une caverne, où il passa le reste de ses jours, uniquement occupé de la contemplation de Dieu. 11 reçut la visite de saint Antoine, lui annonça le moment de sa mort, et le pria de l'ensevelir dans le manteau que saint Athanase lui avait donné. On célèbre, le 10 janvier, la fête de saint Paul. Il y a un Ordre religieux appelé communément les Ermites de Saint -Paul, on les Frères de la Mort, et qui reconnaissent saint Paul , premier ermite , pour leur patron. Cet Ordre fut institué en Hongrie, vers l'an 1215, par Eusèbe de Strigonie, et réformé vers l'an 1563 par Paul, évéque de Vesprim. En 1553, il s'est établi en Espagne et en Italie une autre congrégation d'Ermites de Saint -Paul. Voy. Bollandus. Polydore, Hist. des Ordres relig., 1. VII; 1715, in-k

VIII. PAUL (Saint), martyr du désert de Batte, à trois lieues des montagnes d*Horeb et de Sina, était supérieur de quarante-deux anachorètes, lorsqu'il fut massacré, avec une grande partie de ses religieux , par des barbares de la côte d'Ethiopie nommés Bletnroyens. On honore le 14 janvier la mémoire de ces saints martyrs. Voy. Bulteau, Hist. monast. d'Orient, L II, c. 11.

IX. PAUL (Saint), évéque de Narbonne, fut envoyé dans cette ville, dit saint Grégoire de Tours, pour y prêcher l'Évangile, à l'époque où saint Saturnin portait à Toulouse la lumière de la foi, c'est-à-dire vers le milieu du Dl* siècle. Sa vie est complètement inconnue. On célèbre sa féte le 22 mars. Voy. Bollandus. Tillemont, Mémoires, tom. IV, à l'art, de saint Denis.

X. PAUL (Saint), martyr de Césarée, en Palestine, fut compagnon de saint Pamphile. Voy. Pamphilb, n° I.

XI. PAUL (Saint), martyr de Césarée, en Palestine, vivait au iv siècle. Il eut la tête tranchée le 25 juillet, jour auquel les Latins célèbrent sa fête. Voy. Eusèbe, Des Martyrs de la Palestine.

XII. PAUL (Saint), évéque de Constant i impie et martyr, né à Thessaloniqne vers 285, mort à Cucuse, en Cappadoce, le 7 juin 351, fut exilé dans le Pont par l'empereur Constantin, à la sollicitation des ariens. Rétabli sur son siège , il en fut chassé de nouveau sous l'empereur Constance; il se retira alors dans les pays qui étaient soumis à l'empereur Constant, et vint, dit-on, à Trêves, pour trouver ce prince. Plus tard il se rendit à Rome, fut rétabli encore sur sou siège, d'où on le chassa peu de temps après. L'an 351, on le conduisit chargé de chaînes à Cucuse , petite ville située dans les déserts du mont Tau rus, et ses ennemis l'y étranglèrent.

PAUL

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Les Latins célèbrent sa léte le 7 juin. Voy. Socrate.Soxomène. Théodoret. Bollandus.

XIII. PAUL (Saint), marhr, frère de saint Jean Voy. Jean , n°XXXI.

XIV. PAUL (Saint), premier évéque de Léon, en Bretagne, né dans le pays de Galles, en Angleterre, l'an 492, mort le 12 mars 570, se retira d'abord dans un désert des extrémités de l'Ile,

ois dans 1 Armorique ou petite Bretagne, vers an 522. Nommé évéque en 520, il fit disparaître de son diocèse jusqu'aux derniers vestiges de l'idolâtrie, bâtit plusieurs monastères, et mourut dans celui de Bas. On bonore sa mémoire le 12 mars. Voy. Bollandus. Le P. le Cointe, Annales.

XV. PAUL (Saint), évéque de Verdun, né en France, mort en 049, se retira d'abord parmi les ermites des monts des Vosges, du côté de Trêves, où il demeura quelque temps autour du mont Gebenne, qui depuis fut appelé Pauiherg ou Potherg, du nom de ce saint. Plus tard il entra dans 1 abbaye de Tholey, au diocèse de Trêves, et fut sacré évéque vers l'an 030. Sous son administration, le diocèse de Verdun changea complètement de face. Paul acquit une si grande réputation de sainteté, qu'il fut en grande faveur à la cour de Dagobert et de Sigebert, son fils. On célèbre sa féte le 8 février. Voy. Bollandus.

XVI. PAUL (Saint), diacre et martyr de Cordoue, mort le 20 juillet, vers l'an 850, alla se présenter au palais du prince et au conseil des magistrats pour y confesser la foi de Jésus- Christ. H fut exécuté dans la place, devant le palais. On célèbre sa féte le 20 juillet. Voy. saint Euloge de Cordoue, Mémorial, I. II.

XVII. PAUL DE LAMPSAQUE (Saint), martyr, fut compagnon de saint André de Lampsàque. Voy. André de Lampsaque (Saint).

XVI il. PAUL LE SIMPLE (Saint), disciple de saint Antoine, dut son surnom à sa simplicité naturelle, lise maria, et vécut jusqu'à l'âge de soixante ans dans un village de la Thébaide, faisant le métier de laboureur pour subvenir aux besoins de sa famille; puis u se retira auprès de saint Antoine, qui, pour l'éprouver, lui ordonna souvent les choses les plus ridicules, et qui l'envoya dans une cellule située a une lieue de la sienne. U n'y avait pas un an que saint Paul vivait dans cette retraite, lorsque Dieu le récompensa en lui accordant le don des miracles. On bonore sa mémoire le 7 mars et le 18 décembre. Voy. Pallade, buusmuue. Sozomene, Htst. ecclés., tom. I, c. xm.

XIX. PAUL TRICASTRIN (Saint), évéque des Troia-Châteaux , en Dauphiné, n'est connu que par son nom, qui est fort célèbre dans l'Église de France. On croit qu'il souscrivit au premier concile de Valence de l'an 374. La cathédrale des Trois -Châteaux l'honore comme son patron titulaire, et célèbre sa féte le 1" février.

XX. PAUL (SAINT-), congrégation de clercs réguliers. Voy. Barnabites.

XXI. PAUL (SAINT-), en portugais San-Puuh, ville épisc. delà côte méridionale du Brésil, située dans la partie septeutrionale de la capitainerie de Saint- Vincent. Benoit XIV y a érigé un évéché en 1745.

XXII. PAUL DE BESANÇON (SAINT-), en latin Sanctu* Paulut Buuntincnsù , abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans la ville de Besançon. Elle fut fondée au vu* siècle par saint Douât, archevêque de cette ville, pour des moines qu'on fit venir de Luxeuil , et qui suivaient la règle de Saint-Colomban. Hugues 1", un des successeurs de saint Donat sur le siège

de Besançon, et qui avait été pourvu auparavant de l'abbaye de Saint - Paul , fit des donations considérables i ce monastère, y établit des chanoines et un doyen, et défendit d'y mettre jamais ni abbé, ni prévôt. Plus tard, quelques chanoines de ce chapitre ayant embrasse la rè^le de Saint-Augustin, ceux qui ne voulaient pas vivre avec tant de régularité refusèrent de se soumettre à cette règle , et il en résulta des contestations qui furent apaisées en 1131 par Anseric , archevêque de Besançon. Ce prélat décida que les chanoines séculiers seraient soumis à un doyen, et les réguliers à un prieur. Innocent IV ordonna qu'on ne reçût désormais dans ce chapitre personne qui ne suivit la règle de Saint-Augustin ; de sorte que , dès l'an 12j2, il n'y avait pas un seul chanoine qui ne fût régulier. Le premier abbé régulier de cette communauté fut Etienne de Cicons. Vers l'an 1160, le titre d'abbé cessa d'être un titre régulier, et Charles de Neufchâtel, archevêque de Besanou, fut le premier abbé commendataire de aint-Paul. Voy. la Martinière, Diction, géogr., histor., etc. Richard et Giraud.

XXIII. PAUL DE NARBONNE (SAINT-), en latin Sanctu* PauJus Sart<mensiM , abbaye séculière dédiée à saint Paul, premier évéque de Narbonne; elle était d'abord située hors de la ville, mais dans la suite elle fut renfermée dans l'enceinte de Narbonne. D'après la tradition et le nécrologe de cette église, l'abbaye de Saint- Paul devait sa fondation à Charlemagne. Il parait, par un bref du pape Urbain II , qu'en tU03 on tenta de réformer ce monastère en y introduisant la vie régulière; mais la plupart des chanoines s'y opposèrent, et ceux qui voulurent l'embrasser se retirèrent dans un lieu appelé Saint-Martin de Vernète, que le chapitre leur assigna en 1114. Alexandre IV accorda à l'abbé de Saint-Paul la permission de porter la crosse, prérogative qui était commune aux autres abbés du diocèse. Voy. la (iaUtn ChrisL, tom. VI, col. 14t.

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