PA T H
linaire, 1. VI, lettre XII. Saint Grég. de Tours, Hi.it., I. II.
pàtier. Voy. Pair.
PATIN (Gui), célèbre médecin , né à Hodenc, près de Beauvais. en 1602, mort à Paris l'an 1672, fut nommé professeur au collège de France, et acquit une grande réputation par sa science et par son esprit. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons ses Lettres; Cologne , 1692; La Haye, 1715-1716; Rotterdam, 1725, 5 vol. in-12; pour faire remarquer qu'elles manquent d'exactitude pour la plupart des faits, et surtout sur les matières de religion. Voy. Ladvocat, Diction, hùtor. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génèr.
I. PATIN ( Joseph-Henri ) , dominicain , né à Chabreuil , près de Valence , dans le Dauphiné, vivait du xvii* au xvm* siècle. En 1682 il professa la théologie à Paris, dans le couvent du noviciat général ; puis il fut appelé à Avignon , où pendant quarante ans il professa la philosophie et la théologie. II avait acquis la réputation d'un saint et savant religieux. On 'à de lui : 1° Theologia evangelica, seu npuscula de vita, morte , resurrectione et ascensione Christi, qua ab Evangeiistis enarrantur : swnptibtis disctpul or uni Doctoris angelici ; Avignon, 1705, in-12; — *2* Theoloqùt clericalis seu opuscula mrtralia de kubitu et disciplina clericorutn , scilicel de beneficiis, simonia, censuris, koris canonicis; ibid., 1710, in-12; — 3° Tfteologia exeaetica, seu opuscula de sacris Bibliis ; ibid., 1712, in-12. Voy. le P. Echard, Scrt>/. Ord. Prœdic, tom. II, p. 806 et 807.
II. PATIN (Magdeleine H OMAN ET, dame), belle-fllle de Gui Patin , née en 1640, morte en 1682, résidait à Padoue, et était membre de l'académie des sciences de Ricovrati. Elle a donné : un Recueil de réflexions morales et chrétiennes ; Padoue, 1680, in-12. Voy. le Journ. des Vivants,
PATM0S , ile de la mer Egée où saint Jean l'évangélistefut relégué, et où il écrivit son Apocalypse. Voy. Apocal., i, 9 et suiv. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. V, p. 256.
PAT0RNAT ( Léonard), jésuite, né à Salins en 1569, mort à Besancon l'an 1639, professa dans diverses maisons de son Ordre la théologie et l'Écriture sainte. Il combattit avec talent rhérésie luthérienne , et Richelieu le chargea plusieurs fois de répondre aux écrits des ministres protestants, il a publié sous un pseudonyme : Déclara tiones aliquœ multorum aeductorum ad Ecctesiie castra. Voy. Augustin et Aloïs de Backer, Btblinth. des écriv. de la Comp. de Jésus. La Nouv. Biogr. génér.
I. PAT0U1LLET (Louis), jésuite, né à Dijon en 1699, mort à Avignon l'au 1779, professa la philosophie à Laon , et se fit connaître comme prédicateur. Ses principaux ouvrages sont : 1" Diction, des livres jansénistes; Lyon, 1752, 4 vol. in-12; cet ouvrage, qui n'est qu'une édition augmentée de la Btblinth. Jan séniste du Père Colonia, fut mis à Y Index (decr. 11 martiil75i), et réruté par le P. Rulié ; — 2e Le Progrès du jansénisme; Quiloa, 1753, in-12; — 3° Histoire du pélagianisme ; Avignon, 1763 ou 1767, 2 vol. in-12. Il a été un des principaux rédacteurs du Supplément aux Souvelles ecclésiastiques, que les jésuites opposèrent à la publication de la Gazette janséniste, et, après la mort du P. du Halde , il fut chargé de continuer le recueil des Lettres édifiantes, dont il a publié quelques volumes. Voy. le Journ. des Savants, 1750, p. 402. Ln France littéraire. Feller, Biogr. univers. Augustin et
A lois, BiblioUi. des écrivains de la Compagnie de Jésus.
II. PAT0DILLET (Nicolas), jésuite, né à Salins en 1622 , mort à Besançon l'an 1710 , fut pendant longtemps supérieur de la mission française à Londres. On a de lui : l* Sentiments cT une âme pour se recueillir à Dieu; 1700, in-12; — 2° Beato Francisco de Sales , episcopo Genevensi Panegyricus, dictus Camberii, poitr. idus novembr. 1662; prœmittitur epist. ad Franc, de Bertrand de Chamousset; ouvrage inédit, mais dont le manuscrit , conservé à Ta Bibliothèque royale de Paris, est catalogué : IV, 404, n. 7858. Voy. Michaud , Biogr. univers. La Souv. Biogr. génèr.
PATRJE N0VJE et PATRJE THESSALICjE.
Voy. Patras , n» IL
PATRAS (Patr<r rctcres), ville épisc. du Péloponèse ou de l'Achaïe proprement dite, située sur une colline , à un quart de lieue de l'entrée du golfe de Lépanle. Saint André y prêcha la foi et y soutrrit le martyre. Jusqu'au ix* siècle, Patras n'était qu'un simple évéché suffragant da Corinthe; mais à cette époque elle fut érigée en métropole par l'empereur Nicéphore Ie'. Cette ville a eu vingt-trois évéques , dont le premier, Stratocle, frère du proconsul d'Achaîe, fut baptisé par saint André, puis ordonné évéque de Patras. Elle a eu en outre vingt-deux évéques latins, dont le premier, N..., siégeait en 1207. Patras est maintenant un archevêché in uarttbus, ayant pour sulîragants les évéchés de Caminitza, Olene, Augustopolis et Modon. Voy. Lequien , Orient Chrtst., tom. II, p. 178, et t. III, p. 1023. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 290-291.
PATRAS ou NÊOPATRÀS < Sovœ Patnt ou Patron T/tessaiùxe ) , ville épisc. de la province de Thessalie, sous la métropole de Larisse , au diocèse de l'illyrie orientale. Saint Paulin, évéqae de Noie, met cette ville près des Thermopyles ; la notice de l'empereur Léon en fait la cinquième métropole. D'après les Actes des conciles, il parait qu'elle fut élevée à cette dignité vers le ix' siècle. Cette ville a eu huit évéques, dont le premier, Hérodion, un des soixante-douze disciples, parent de saint Paul, fut ordonné évéque par les apôtres. Cette ville a eu en outre dix évéques latins, dont le premier siégeait sous Innocent III. Voy. Lequien. Oriens Cttrist., t. II, p. 123, et tom. III, p. 1014. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. LI , p. 291.
PATRIARCAT, mot dérivé du grec, et qui signifie proprement dignité de patriarche. Ce nom a été donné à ce qu'on appelait anciennement diocèse, c'est-à-dire plusieurs provinces qui ne faisaient qu'un corps sous une ville plus considérable, qui était gouvernée par un même vicaire du préfet du prétoire. L'Eglise , s'étant établie suivant la forme de l'empire , a fait de même un corps des églises de ces provinces, sous la juridiction de 1 évéque de la principale ville , appelé exarque ou patriarche. Il y avait en Orient cinq diocèses de cette nalure : I Kgypte, sous l'évèque d'Alexandrie ; l'Orient proprement dit, sous celui d'Antioche ; l'Asie, sous celui d'Éphèse; le Pont et la Thrace, qui dans les premiers temps n'avaient pas d'évéques qui eussent juridiction sur tout le diocèse. Depuis, la ville de Byzance, ayant été érigée en ville royale, et nommée Constuntinople , devint la ca-
Fitale du diocèse de Thrace, puis du Pont et de Asie même. Ou attribua à 1 évéque de Jérusalem, par honneur pour la ville où la religion était née , quelques provinces de la Palestine ; de sorte qu'il y eut quatre patriarcats en Orient :
PATR
PATR
celui d'Alexandrie, celui de Constantinople, qui i eut le second rang: celui d'Antioche et celui de Jérusalem. En Occident, le patriarcat de Rome, qui a toujours été au-dessus de ceux d'Orient, renfermait l'Italie . les Gaules, l'Espagne, l'Afrique, les iles comprises entre ces provinces, la Grande-Bretagne , l'Irlande, l'Illyrie et même la Tance, au moins par succession de temps. Henri de Valois attribue aux apôtres rétablissement des patriarcats de Rome , d'Alexandrie et d'Antioche ; cependant d'autres auteurs prétendent aue ce qu'en dit le VIe canon du concile de Nicée ne doit pas s'entendre des droits ( et des prérogatives des patriarcats, mais seu- j lementdes églises métropolitaines. Voy. Scheelstrate, Du sert, sur les cinq patriarcats d'Orient I et nr le patriarcat d'Occident. Le P. Ch. de Saint-Paul, Gcographia Sacra; Amsterdam, 1704, in -fol. Le P. Tnomassin, part. I, c. vu et suiv. L'abbé André , Cours alpnabét. de droit canon. Le Diction, ecciés. et canon, portatif. Gaet. Moroni, toI. Ll. p. 302 e seg. Compar. Alexandrie, n4 VI, Constantinople, Antioche, n« I, Jfru <\lem, n° I , et l'art, suiv. Patriarche.
PATRIARCHE (Patriarcha), mot dérivé du grec, et qui signilie chef de famille. Il se dit : v des anciens pères ou chefs des générations qui sont nommes dans l'Ancien Testament, depuis Adam jusqu'à Jacob; 2° des souverains magistrats des Juifs après la destruction de Jérusalem; 3* par extension, de toiis les évéques des \illes capitales des cinq diocèses d'Orient; V des éieques des cinq principaux sièges de l' Eglise : Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem ; 5° de quelques métropolitains, et de quelques autres évéques d'Occident ; 6» des évéques des nations qui se sont conrerties; 7" des évéques des nations qui se sont séparées de l'Égli se grecque ou de l'Église romaine; 8» des principaux fondateurs d'Ordres religieux, comme saint Basile, saint Benoit, etc. Les patriarches ont des droits d'honneur et de juridiction. Le droit d'honneur est la préséance wr les autres métropolitains; le droit de juridiction est celui d'ordonner les métropolitains de leur patriarcat, de convoquer des conciles de fous les évéques du patriarcat, et d'avoir une inspection générale sur toutes les provinces qui en dépendent. De tous les évéques de France , il n'y arait que celui de Bourges qui prenait la qualité de patriarchey quoiqu'elle eût été donnée autrefois à plusieurs autres. Il y a aujourd hui douze patriarches, qui sont les patriarches : 1° de Constantinople ; 2» d'Alexandrie ; 3" d'Antioche; 4» de Jérusalem; 5» de Venise; 6* de Lisbonne; 7° d'Antioche des Grecs Melchites; 8* d'Antioche des Maronites; 9° d'Antioche des Syriens; 10* de Babylone de la nation des Chaldéens en Mésopotamie ; 11° de Cilicie; 12° des Arméniens. Voy. le P. Tnomassin. De la Combe. Recueil de jurisprudence canonique, au mot Patriarche. D. Calmet , Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théot. Richard et Giraud. Le Diction, ecciés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon. Gaet. Moroni, vol. Ll, p. 294-303. Le Diction, de la théol. ca-
thol. Compar. PATRIARCAT et LONGÉVITÉ DES PATRIARCHES ANTÉDILUVIENS.
I. PATRICE (Saint), apôtre de l'Irlande, né à Bonavtn Ta berna, le bourg de Kill-Patrick , en Ecosse, selon les uns, ou un lieu de la Bretagne Amorique, suivant les autres , l'an 372 , mort à Town-Patrick, en Irlande, le 17 mars de l'an 405 ou 464, ou 483, ou 493, était fils de Concesse, nièce de saint Martin de Tours. A l'âge de seize an* iJ fut enlevé par des barbares, qui
le conduisirent en Irlande, où il garda les t roupeaux. Après un esclavage de six années il retourna en Ecosse, entra dans les ordres , et fut ordonné évéque. Cependant il alla en Irlande y prêcher la foi, et y opéra de nombreuses conversions. Il fonda aussi plusieurs monastères, dont un à Armagh , établit des églises et des écoles où la piété et les bonnes études ne tardèrent pas a fleurir, et, après avoir établi son siège à Armagh, dont les autres églises devinrent suffragantes , il se démit de ses fonctions épiscopales en faveur de Bénigne , prince irlandais qu'il avait converti. L'Église honore le 17 mars la mémoire de saint Patrice. Il nous reste de lui : 1° La Confession de saint Patrice; — 2° une Lettre à Corotic, prince du pays de Galles ; ces ouvrages, écrits en latin , ont été publiés par Jacques Ware; Londres, 1656, in-8°; réimprimés dans Galland, Bibliotheca Patrum; l'édition la meilleure et la plus récente est celle de Dublin, 4835, in-8*. On attribue à saint Patrice le Traité des douze abus, que l'on trouve parmi les ouvrages de saint Augustin et de saint Cyprien , et les canons d'un concile qu'il présida vers l'an 463. Voy. Bollandus, au 17 mars. Dom Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecciés., tom. XV, p. 209 et suiv. Richard et Giraud. relier. Mi* chaud. La N»uv. Bioyr. génér.
II. PATRICE (André), premier évéque de Wenden, né en Pologne, mort en 1583, avait été d'abord prévôt de Varsovie et archidiacre de Wilna. Il a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels on cite : 1° Paralleli Ecclesiœ orthodoxat cum synugoga hœreticorum ; — 2° De Vera et falsa Ecclesia libri quinque. Voy. Simon Starovolscius, In Elogiis centum Polonorum.
III. PATRICE (Augustin Piccolomini), en latin Patricius, évéque de Pienza . dans la Toscane, né à Sienne, mort en 1496, fut successivement chanoine de sa ville natale, secrétaire de Pie II, maître de la chapelle du Pape et évéque. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Le Traité des rites de l'Église romaine, en latin, que Christophe Marcel , archevêque de Corfou , fit im-
f rimer sous son nom à Venise, 1516; Rome, 750; — '2° Im Relation de l'assemblée de Ratisbonne, en latin, publiée par le P. Manillon dans son Mtis-irum italicum, et par Muratori, dans le Renan itaticarum , tom. XXIII. Voy. Sponde, Annal. Le Journ. des Savants . 1689 et 1737. Richard et Giraud, qui rapportent les inexactitudes que Muratori a reprochées au P. Mabillon touchant Patrice.
PATRICIENS (Patriciani), nom donné à des hérétiques qui avaient adopté les erreurs de Patrice ou Patricius, qui vivait vers l'an 195. 11 était marcionite et précepteur de Symrnaque. Il soutenait que la chair de l'homme ayant été créée par le démon , on devait la haïr et la détruire, et que c'était une bonne œuvre de se tuer soi-même. Voy. August., Hicrcs., lxi. Baronius, ad ann. 203, n° 16.
PATRICK (Simon), né à Gainsborough, dans le comté de Lincoln, en 1626, mort à Ely en 1707, se Ut recevoir docteur à Oxford, devint doyen de Peterborough , puis évéque de Chichester et d'Ely. Fougueux protestant, il ne cessa d'attaquer de vive voix et par écrit les doctrines catholiques. Outre un grand nombre de Sermons, de Commentaires sur les Livres saints, d'écrits de dévotion et de controverse qui ont eu de nombreuses éditions, il a augmenté et publié l'ouvrage du chanoine Gunton, intitulé: Hittory of the Church of Peterborough; Londres, 1686, in-fol. Voy. Chalmers, General and biograp/iical Dictionary. ChaufTepié, Souv. Diction, histor. La JVonr. Btogr. génér.
PATR