‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 558 sur 1294 · II. PEINES CHEZ LES ANCIENS HÉBREUX · texte numérisé non relu

II. PEINES CHEZ LES ANCIENS HÉBREUX

Ces peines peuvent se réduire à deux classes , les peines corporelles, et celles qui sont de toute autre nature; nous ne mentionnerons ici que les principales. — I. Les peines corporelles étaient : l9 le crucifiement , c est-à-dire l'action d'attacher un criminel à la croix avec de simples cordes ou avec des clous , comme cela a eu lieu pour Jésus-Christ , conformément à la prophétie de David et à celle de Zacharie < Psaume, xxi ( Hebr., xxn), 17) ; 2" la prison , qui parmi les Hébreux, de même que parmi les autres peu* pies, était quelquefois simplement pour la garde de ceux qui étaient accusés ou soupçonnés de crime, mais qui souvent aussi était un châtiment, et un châtiment ignominieux et rigoureux par les autres peines dont elle était aceom-

riapnee (Genèse, xxxix, 20. Juges, xvi, 21. V Rois, xvii, 4. Ecclésiastique, vi, 26. Isaïe, xxiv, 22. Jérémie , xxxn , 2, etc. ) ; le tympanum ou tympanisme , qui consistait à attacher le patient à une potence, et à le frapper de verges (II Mâcha! ,, vi, 19, à comparer avec Hébreux, xi, 35); 4° le fouet, qui a assez de rapport avec le tympanisme. était infligé au coupable pendant qu'il était couché par terre; le nombre de coups ne devait point passer quarante (Deutéron., xxv, 2.3); saint Paul dit qu'il a reçu cinq fois des Juifs quarante coups de fouet moins un , et qu'il a été trois fois déchiré de verges (II Corinth., xi, 24, 25); on frappait ordinairement les criminels sur le dos , souvent sur les côtés, quelquefois sur le visage ( Proverb., x, 13; xxvi, 3. Ecclésiast., xxx, 12, etc.); 5° la décapitation, qui consistait à couper simplement la tôte avec un glaive ou une hache (II Rois, xx, 21, 22. IV Rois, x, 6-8. Matth., xiv, 8-11. Actes, xii, 2); 6° le feu, qui compte, en effet, dans la législation mosaïque parmi les supplices corporels , mais qui était en usage antérieurement à cette législation , et qui ne s'appliquait pas toujours de la même manière (Genèse, xxxvin, 21. Lévit., xx , 14. IV Rois , xxiii , 16, 20. Jérém., xxix, 22. Daniel, m, 21. II Machab., vu ,13); 7° la privation de l'honneur de la sépulture, un des plus grands et des plus ignominieux châtiments chez Tes Juifs; selon l'historien Joseph, on ne l'appliquait qu'à ceux qui s'étaient donné la mort; on les enterrait la nuit, après les avoir laissés tout le jour à la voirie ( De BeUo, 1. III, c. xiv); Moïse n'ordonne cette peine contre aucune espèce de crime; il veut même que le cadavre du pendu soit enseveli le jour même où celui-ci aura été attaché à la potence ( Deutéron., xxi, 22, 23); cependant quelquefois, pour des causes particulières , et pour inspirer une plus grande horreur du crime , on laissait les corps des suppliciés plusieurs jours ou même plusieurs mois sur le poteau ( II Rois, XXI, 8 et suiv.); 8° la lapidation, qui était une peine aussi infamante que douloureuse (voy. Lapidation); 9° la précipitution du haut d'un rocher ou d'une tour (Juges , vu, 25. IV Rois, ix , 33. 11 Paralip., xxv, 12. Luc, iv, 29. Joseph, De Bello, I. V, c. i), ou précipitation d'un homme avec une grosse corde au cou au fond de la mer ( Matth. j xviii, 6); mais ces deux genres de supplices n étaient ni commandés par la loi mosaïque , ni pratiqués dans les jugements réglés ; et, quant a ce dernier en particulier, il parait n'avoir été en usage que chez les Syriens seulement ; et si les Hébreux l'employèrent, ce ne fut que depuis la domination des rois de Syrie sur la Judée ; 10° la scie ( II Rois, xu, 31. Hébreux , xi, 37 ); c'est très-probablement au supplice de la scie que Daniel fait allusion (xiu, 55)

] lorsque, parlant à un des accusateurs de la chaste Susanne, il lui dit que l'ange de Dieu le coupera en deux ( scindet te médium ) ; et c'est un sentiment tort commun parmi les Juifs et les chrétiens qu Isaïe a été déchiré par le milieu du corps avec une scie de bois; 11° les épines et les ronces ( Juges , vin, 7, 16 ) ; le terme hébreu baryantm , rendu dans la Vulgate par ronces , et qui signifie littéralement pierres à feu, semble désigner des machines qui servaient à fouler le grain, de même que le mot harltsim, littér. aigus , tranchants, que la même Vulgate a traduit par chariots, carpenta (II Rois, xu , 31. 1 Paralip., xx, 3); 12» les cheveuj coupés. On coupait les cheveux à certains coupables pour leur faire souffrir une peine humiliante et ignominieuse (il Esdr., xiii, 25. Isaïe, m, 17). Une tête chauve et pelée était aux yeux des Hébreux une difformité des plus honteuses, et le titre de chauve réveillait en eux les idées les plus déshonorantes ( IV Rois , il , 23). — II. Les peines de seconde classe, chez les anciens Hébreux, étaient : \9Yejxommunication ; il y en avait, selon les uns, de deux sortes, selon les autres , de trois, nommées Niddoui ou Niddui, Cherem et Schammata (voy. ces mots. Compar. Excommunication ) ; 2» vhyprttheque ou la caution, que le créancier pouvait exiger de son débiteur, excepté pendant l'année sabbatique , parce que le chômage des terres laissait le débiteur sans revenu ; 3° les sacrifices prescrits par la loi, quand la transgression d'une loi n'avait été qu'un effet de l'ignorance ou de la légèreté. La peine . pour un dépôt que l'on déniait ou que l'on taisait aux héritiers, coasistait dans la restitution du dépôt, plus un cinquième de sa valeur à titre d'indemnité. Si le propriétaire du dépôt ou ses héritiers étaient morts ou inconnus , la restitution était faite au grand prêtre , en sa qualité de ministre du Seigneur; 4° les amende», qui étaient réglées par la loi t par des arbitres, ou même par la personne qui avait été lésée ; 5° la réparation de tout dommage causé, soit que ce dommage fût l'effet du vol, soit qu'il le fût de la supercherie, et le voleur et le trompeur rendaient au moins le double de ce qu'ils avaient

Eris ou obtenu par des moyens illégitimes. Toute lessure ayant occasionné une impossibilité momentanée de travail donnait droit contre celui qui l'avait faite à une indemnité proportionnée à la durée de la maladie. Le droit du talion n'était applicable que là où la volonté de blesser et la préméditation étaient supposables. En vertu du même droit du talion, on appliquait au faux témoin la peine réservée au crime qu'il avait faussement dénoncé. Voy., sur ces différentes peines , Exod., xxi , xxii. Lévit., v. Deutéron., xxii , xxiv. D. Calmet, Dissertation sur les supplices dont il est parlé dans V Ecriture , tom. i, p. 2Û et suiv.; cette Dissertation se trouve encore en tête du Comment, littéral sur le Deutéronome. J.-B. Glaire, qui, dans son Introduction histor. et crit.. etc., tom. II, p. 318 et suiv., a reproduit le fond de la Dissertation du savant commentateur, en y ajoutant toutefois une explication des mots hébreux harqanlm et tiaritsim, laquelle , comparée à deux passages du voyageur Niebuhr, également par fui ajoutés, donnent une juste idée de ces deux instruments de supplices. Le Diction, de la théol. cathoi.t qui cite plusieurs genres de supplices dont il est parlé dans l'Écriture , et que nous n'avons as mentionnés nous-méme, et qui donne, comme , Calmet, des détails empruntés aux rabbins. IU. PEINES ECCLÉSIASTIQUES. Voy. Peinbs, n« I.

PÉLA

PELB

PEIRCE (James), anglican , né à Londres en 1674, mort à Exeter l'an 1726, acquit de la ré-

Îu ta lion comme prédicateur, et lut choisi en 713 comme ministre d'une église non conformiste d'Exeter. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Paraphrase* and notes on the E/nstJes of S. Paul to the Colosstnns , Phiàpptatis and Hebrews; Londres, 1725-1737, 3 vol. iii-4° ; — 2* De (en ce of the dissent my mintstry and ordination: ibid., 1717, in-8*; — 3» Plain cJtristianity defended ; ibid., 1719-1728, in -8°. Ko y. U Souv. liwgr. genér.

1. PÉLAGE I", pape, né a Rome vers l'an 495, mort en 560, était diacre de l'Église romaine lorsque le pape Vigile l'envoya , en 546, auprès de I empereur Justinien, qui le chargea de déposer Paul, patriarche d'Alexandrie. U succéda en 555 à Vigile, condamna les trois chapitres dont il avait pris auparavant la défense, et travailla à faire recevoir le cinquième concile. U rendit de grands services aux Romains, assiégés par les Goths, et écrivit seize Épitres

Îue nous possédons encore. Jean ill lui succéda. oy. Anastase le Biblioth., Lioer Pontificulis. Barouius , Annal. Gaet. Moi oui , vol. LII , p. 38, 39. Le Inctinn. de la ihéol. cathoi.

H. PÉLAGE II , pape , né à Rome vers l'an 520, mort en 590, était religieux du monastère du Mont-Cassin , lorsqu'il succéda à Benoit 1" en 57H. 11 lit de vains eliorts pour ramener 4 l'unité de l'Église les évéques d lstrie et de Vénétie, qui faisaient schisme pour la défense des trois chapitres, s'opposa à Jean, patriarche de Constantinople, oui prenait le titre d'évéque Œcuménique , et fut le premier pape qui , dans les diplômes de sa chancellerie, marqua le temps par les indictions que Constantin le Grand avait instituées en 312 11 fit de sa maison un hôpital pour recevoir les pauvres. On a de lui

3uelques Épi 1res. Saint Grégoire le Grand, son iacre et son apocrisiaire, lui succéda. Voy. Anastase le Biblioth., Liter Pontificalis. Baronius , Annal., ad ann. 777, 586. Gaet. Moroni , vol. LU. p. 39-40.

III. PELAGE (Saint), évéque de Laodicée, en Syrie, était originaire de cette province, et vivait au IVe siècle. U fut marié dans sa jeunesse; mais, le premier jour de ses noces, il persuada à son épouse de garder la continence rendant le reste de leur vie. Élevé en 360 sur le siège de Laodicée, il assista en 363 au concile d'Antioche , et en 367 à celui de Tyanes. 11 fut un des cent quarante-six évéques nui confirmèrent par leurs souscriptions la foi du concile de Rome tenu par le pape saint Oamase en 371, et il se montra toujours un zélé défenseur de la foi de l'Église contre les ariens. Exilé en Arabie par l'empereur Valens, il fut rappelé sous Gratis n , et il assista en 381 au second concile œcuménique de Constantinople. L'Église célèbre sa féte le 25 mars. Voy. Socrate, Hist ecctés., 1. 111, c. xxv. Sozomen., 1. VI, c. xii ; 1. VII, c. ix. Theodoret., 1. IV, c. m ; 1. V. c. vm. Henschenius, au 25 mars. Hermant, dans la Vie de saint Habile.

IV. PÉLAGE (Pelugius), hérésiarque, né en Angleterre , vivait du iv» au v» siècle. II embrassa l'état monastique , quitta son pays pour se tixer en Italie , où dès l'an 400 il commença à enseigner : 1° que l'homme peut opérer son salut par les seules forces naturelles du libre arbitre, et sans le secours de la grâce ; 2° que la grâce n'est nécessaire que pour agir plus facilement et plus parfaitement ; 3* qu elle est donnée aux œuvres et au propre mérita de l'homme; 4» que l'homme peut de lui-même parvenir à

un état de perfection dans lequel U ne soit plus sujet aux passions, ni au péché; 5° qn'il n'y a point de péché originel; que les enfants qui meurent sans baptême ne sont pas damnés, et qu'ils jouiront d'une espèce de félicité étemelle hors le royaume de Dieu; b^que la charité n'est point un don de Dieu ; 7* que la prière n'est pas nécessaire pour acquérir la grâce de la conversion ou de la persévérance , parce que tout cela est au pouvoir du libre arbitre; 8* qu'Adam n'était pas mort par suite du péché originel , mais par la seule condition de la nature. Plus tard Pélage passa en Afrique avec Celestius , le plus fameux de ses disciples, et de la en Palestine. Dénoncé au concile de Diospolis, il trompa les Pères de ce concile par ses réponses ambiguës, et fut absous; cependant le pape Zozime le condamna, et Honorius le chassa de l'Italie en 418 ; Pélage se retira alors en Pales* Une, d'où il fut encore expulsé, et on pense qu'il retourna en Angleterre , où il enseigna ses erreurs, ce qui détermina les évéques des Gaules â y envoyer saint Germain d'Auxerre pour les réfuter. Il nous reste de cet hérésiarque une Lettre à Démétrmle et quelques autres écrits. Saint Jérôme et saint Augustin ont combattu avec énergie la doctrine de Pélage. Voy. August., Hères., lxxxviii. Saint Prospcr. Saint Fuigence. Sander., Hêtres., xcix. Baronius, ann. 406. Le card. Noris, Hist. pf/ay., et plusieurs autres ouvrages â consulter indiqués dans Pluquet. Diction, des hérésies. Richard et Giraud , art. Pêlaoiens. Bergier, au mot Pélaoianisme. Feller, au mot Pélage. Gaet. Moroni, vol. LU , p. 37-38. Le Diction, de la theol. cathoi. , qui traite la matière d'une manière assez développée , et indique aussi un bon nombre d'auteurs a consulter.

PÉLAGIANISME, doctrine de l'hérétique Pélage. Voy. l'art, précéd.

I. PELAGIE (Sainte), vierge et martyre, née à Antioche, morte vers l'an 312, fut arrêtée par des soldats pour être conduite devant le juge , qui avait conçu pour elle une passion coupable ; mais ayant réussi à leur échapper, etle se précipita du toit de sa maison. Saint Chrysostome dit que cet acte fut le fruit d'une inspiration particulière de Dieu; autrement il eût été ré» préhensible. L'Église honore sa mémoire le 9 juin. Voy. saint Ambroise, De la Virginité, 1. III. Saint Chrysostome, Panégyriques en l'honneur de sainte Pélagie.

II. PÉLAGIE (Sainte), célèbre pénitente du v« siècle, était la principale comédienne de la ville d'Antioche, et le peuple la nommait »/..tguerite ou Perle, soit à cause de sa grande beauté, soit parce qu'elle était toujours couverte de perles. Ayant entendu un jour un sermon prononcé par saint Nonnus, évéque d'Édesse, en Mésopotamie, qui se trouvait alors à un concile d'Antioche , elle fut profondément touchée par la grâce, se fit baptiser, distribua son bien aux pauvres, et alla se renfermer dans une grotte de la montagne des Oliviers. Elle y vécut d'une manière très-austère, sous le nom de Pélage, car elle s'était déguisée en homme. Les Grecs célèbrent sa féte le 8 octobre. Voy. FeU \er.J\iogr. univers. Richard et Giraud.

PÉLAGIENS (Pelagiani), disciples de l'hérétique Pélage. Voy. Pélage, n« IV.

PELAG0NIA. Voy. Héraclès, n* VII.

PELARGUS. Voy. Storch.

PELB ART (Oswald), franciscain, né âTemeswar, en Hongrie, dans le xv* siècle, sa rendit célèbre par son talent pour la prédication aussi bien que par ses écrits théologiques. On a de

PFXL

lui :1» Pmœrium sermonum de tempore; Paris, \~A~ , "r r : di i ii. édit.; — 2» Potnvrium sertnonum demtctis, en 2 part-; Lyon, 1514, in-fbl., 1* et déni, édit.; — 3» Qmadragesimale triplex depmttenha, de vittis, de pra-eeptis Decalùgi; Paris, 1517, in-4», G* et dern. édit.j — 4» Stellarxum rxaxjnm gtoriosissimse Virginu. stu Pomaenum ierw«iuni de B. Virgine ; Paris, 2 vol. in«3», O édiL; Venise, 1587; — 5» Expositio compendtma tenant htterûlem et myttkum cOmplectens iiln Pxtmorvm, sct/ivet Psaiterium , liber hymnonu*, Uber toiiioquiorum regii Prophète; item expatitit Canticorum V. T., Canticorum fit T., S^mtjoà Athanasii, hyimi universalis ereaturee ; Hjfufnau, 1513, in-fol., 2* édit.; — 6* Aurei Ro- «Tfi Theologia» ad Sententiarum IV libros pnri- Ivrmlee quadripartiii Libri IV: Brcscia, l694, 4 vol. uMol., 5* édit. Voy. le Diction, de la théol. cathol,

PELECIUS (Jean), jésuite, né à Ulm, en Souabe, mort en 1623, a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels on cite : 1* Traité des sacrements de la nouvelle loi; — 2° Du Sacrifice et dm sacrement de t Eucharistie , etc.; tous les «"rages du P. Pelecius ont été imprimés à Ddlingen, 1591.

PELEE (Saint), martyr do rv» siècle, fut arrêté dans la dernière persécution avec plusieurs chrétiens. Ces serviteurs de Jésus-Christ ayant été condamné* aux minet dans la Palestine, y bâtirent de petits oratoires, où ils s'assemblaient pour louer Dieu. Dès que l'empereur Galère en tut Informé, il les fit disperser en différent* endroits ; mais il y en eut quatre d'entre eux condamné» à être brûlés vifs. Ces bienheureux martyrs furent Pelée. Nil, Élie et Patermuthe, tous quatre Égyptiens. Patermuthe était un nomme d'un rare savoir et d'une grande réputation. C'est à lui qu'Eusébe et saint Pamphile adressèrent leur apologie d'Origène. Voy. Eu- **be, De Martyrià. in Pala-stina, c. XIII. Compar.

PÈLERIN (Saint). Voy. PtRÉÛRiN, n» I.

PELERINAGE , voyage de dévotion que l'on fiut aui tombeaux des martyrs et des autres taints. aux églises , aux chapelles et aux autres beux de piété. Les pèlerinages «ont très-anciens, car les Juifs éloignés de Jérusalem visitaient lu moins une fois Tannée cette ville sainte, capitale de la Judée et centre de la religion judaïque. Les chrétiens les commencèrent sous la règne de Constantin, et ils devinront beaucoup plus fréquents dans les siècles suivants, jusqu au dixième, qui fut célèbre par ceux de la Terre-Sainte, et qui donnèrent naissance aux croisades. Les pèlerinages sont fort utiles loi si'on les fait dans un esprit de piété ; plus tard s'y introduisit des abus et des superstitions; aussi l«s rois avaient défendu les pèlerinages hors du royaume sans leur permission et sans l'approbation des évéques diocésains. Voy. Richard et Giraud. Bergier, qui réfute en quelques mots les fausses idées que les protestants se sont faites sur les pèlerinages. ÙEnct/clop. cathod., dont l'excellent article se termine par la réponte à deux objections que des catholiques peu éclaires ont coutume de faire contre cette pieuse pratique. L'abbé André, qui, dans son Court alphabet, de droit canon, cite une formule de la permission que l'évèque donne pour uu pèlerinage à Rome ou ailleurs. Le Diction.de la théol. eathnl.

I. PELETIER (Claude LE) , magistrat, né à Paris en 1G3U, mort l'an 1711 , fut prévôt des marchands, et succéda à Colbert dans la chaq de contrôleur général des finances. On lui doi

!• Le Corp» de droit canon; — î? L'Ancien Code ecclësiatttque; — 3° des Qftservatiommr le Code et les Novell* s, d'après les manuscrits de P. Pithou ; — 4* une édition du Contes theofogus de P. Pithou. Koy. Feller. Michaud. La N'ont-. Biogr. gehér.

II. PÉLETIER (Claude LE), curé et chanoine do Saint - Pierre à Reims, yoy. Pelletier , n* L

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