PENH
ders, qui appartiennent à différents Ordres religieux, demeurent et virent régulièrement dans une maison située prés de la basilique à laquelle ils ippartiennent. Ceux de Latran sont des franciscains réformés, qu'on appelle observations; ceux du Vatican étaient autrefois des jésuites, et ceux de Sainte-Marie-Majeure sont des dominicains. Lorsqu'ils confessent ils ont une verge à la main, comme pour marquer l'étendue de leurs pouvoirs. Ils sont soumis au grand pénitencier pour ce qui regarde leur office, et aux supérieurs de leur Ordre pour ce qui concerne la vie régulière. 3» Pénitencier se dit encore des prêtres établis dans les églises cathédrales pour absoudre des cas réservés à l'évéqne. Leur office est ordinairement une dîgmtè dans les chapitres. Autrefois on n'approuvât pas généralement des confesseurs pour toute retendue d'un diocèse , et chacun n'était pas libre de choisir indifféremment un des ccmfesseurs approuvés - les évoques déterminaient les confesseurs, les uns pour les laïques, les autres pour les clercs, les autres pour les religieuses, etc.; de sorte que les fidèles ne Doutaient se confesser qu'aux prêtres qui leur étaient destinés en particulier, mais ils pouvaient toujours s'adresser aux évoques. Le nombre de ceux qui s'y adressaient croissant de jour en jour, les évéques choisirent un prêtre recotmuandable par sa doctrine et par sa piété pour tenir leur place. Ils le nommèrent confetteur ou pénitencier générât, et permirent i tous les fidèles de s'y adresser, comme à leur personne même, pour en recevoir l'absolution des cas réserves. Il est fait mention de ces sortes d*f*x't*nciert généraux dans le concile d'Oxford de l an 128U , et dans celui de Chester de lan 1289. u concile de Trente ordonna que chaque évéque établirait dans sa cathédrale un ^nitencier qui serait âgé de quarante ans, et docteur ou licencié en théologie ou en droit canon. Voy. concile de Trente, sess. XXIV, c. vin, d< bform. Benedict. XIV, Const. In Apostolic». Kl'b. april. 17*4. Thomassin, Discipline de CÈ- S'"e. part. 1,1. I, c. xix. et part. IV, I. ï, c- Un. L. Ferraris, Prompta Bwtioth., ad voc. Caromojs, n» LXL Richard et Giraud. Gaet. «oroai, vol. LU, p. 6 e seg. L'abbé André, p*rf itphnW, de droit canon. L'abbé J. Stremler. îmiétiet peines ccefés., etc., p. 617, 618.
PENITENT se dit, dans l'Église romaine, de celui qui fréquente le sacrement de pénitence. Il y avait autrefois des pénitents public?. ComMr. Pénitence, n» III.
PENITENTES D'ORVIÈTE. Ordre de religieuses d'Italie qui ont les mêmes observances et le même habillement que les carmélites déchaussées. Elles ont été établies par Antoine bmioncelli , gentilhomme d'Orviète , qui lit bâtir dans cette ville une maison d'abord destinée à recevoir de pauvres tilles abandonnées par leurs parents. L'an 1662, cette maison futéripe <»n monastère , et on y reçut les femmes et m filles débauchées nui voulaient Taire pénitence. On leur donna la règle des carmélites, ■WC des constitutions particulières. Ces religieuses ne font point de noviciat ; elles restent quelques mois dans le monastère en habit séculier, et, quand on leur donne l'habit religieux , elles renoncent publiquement à l'année d épreuve, et prononcent leurs vœux. Voy. le P ;Héiyot, But. des Ord. monast., tom. I, f d7i.
PÊNITEWTIEL. Voy. Pénitenciel.
L PENITENTS se dit des religieux du Tiers Ordre de Saint - François , qui diffèrent des
autres franciscains par la petit capuchon, la
haute chaussure, etc. Voy. Tiers Ordre.
IL PÉNITENTS se dit aussi de certaines confréries de laïques qui s'assemblent dans certains temps de l'année, et surtout dans le carême , pour faire des prières et des processions publiques, se donner la discipline, etc. Ils marchent les pieds nus et le visage couvert d'un linge. Il y en a qui portent sur la tête une couronne d'épines , d'autres qoi se chargent de croix ou de chaînes, etc. Il y a de ces sortes de pénitents en Languedoc , à Avignon, et principalement en Italie, où ils forment plusieurs confréries sous le nom de pénitents bleus, verls, violets, gris, noirs et blancs. Voy. VHist. des cérém. relig., tom. II, p. 30. Gaet. Moroni, volume LU. p. 48. Compar. Flaoellants.
III, PÉNITENTS (ORDRE DES). Voy. Dominique , n° V.
PENN (William), législateur de la Pensylvanie , et un des chefs dey auakers ou trembleurs, né en 1614 a Londres, où il est mort l'an 1718, fit ses études à l'université d'Oxford. S'élant attaché i la secte des trembleurs, il en propagea les doctrines avec le plus grand zèle. Son père le bannit à plusieurs reprises de la maison paternelle; mais rien ne put le gagner; il semblait même redoubler d'ardeur à chaque rigueur qu'on exerçait envers lui. Pendant un emprisonnement de huit mois il composa des ouvrages en faveur de sa secte. En 1670, pou après sa mise en liberté, il fut arrête de nouveau pour le fait d'une prédication en pleine rue, faite à des quakers dont on avait formé la chapelle; mais le jury devant lequel il fut traduit l'acquitta. Enfin le gouvernement lui ayant donné la propriété et la souveraineté d'UH<î province d'Amérique, il s'y établit, et donna des lois dont aucune n'a été changée depuis. On appela dés lors ce pays, qui était couvert de bois , Pennsylvanie. Il revint en Angleterre , fit un second voyage en Pennsylvanie, d'où il revint encore pour ne plus y retourner. Sa Vie a été écrite par Hepworth Dixon. Penn a laissé de nombreux opuscules qui ont été recueillis et publiés d'abord en 1728, 2 vol. in -fol., puis en 3 vol. in-8°. Voy. Chalmers, Gêner. Biogr. Dietionary. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
PENN A ou CIVITA DI PENN A (Pinna), ville épisc. de l'Abruzze ultérieure, sous la métropole de Chieti , et située près de Salina. Lan 1252 Innocent IV érigea l'église d'Atri en cathédrale , et l'unit a celle de ferma. Le premier évéque de Penna fut saint Fatras, un des soixantedouze disciples. Voy. Ughelli, Uutia Sacra, t. I , p. 4. De Gommanville , /'• Table alphubét.. p. 18Û. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 81-83.
PENNA-FIEL ou PEN A-FIEL (Pena Fidelis), ville d'Espagne , située dans la Vieille-Castille, à six lieues de Valladolid. L'an 1302 on y assembla un concile où l'on fit quinze canons de discpline. Voy. La Regia, tom. XXVULLabhe, tom. XI. Hardouin, tom. VIL Richard et Giraud.
PBNNAFIEL (Léonard de), jésuite espagnol, mort en 1657, a laissé des Traités de théologie; Lyon, après 1660,4 vol. in-fol.
PENNALOSE ( Ambroise de ) , jésuite espagnol, mort à Madrid en 1656, a publié : !• Traité de la divinité de Jdsus^Christ et du Saint-Esprit, et du mystère de la sainte Trinité, contre les Juifs, les pholiniens et les sociniens; Vienne en Autriche, 1636; — 2* Défense de la Vierge, Mère