‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 564 sur 1294 · II. PENSEE MAUVAISE. Voy. Délectation · texte numérisé non relu

II. PENSEE MAUVAISE. Voy. Délectation

" PENSION CLÉRICALE ou ECCLÉSIASTIQUE, PENSIONNAIRE. La pension cléricale est une certaine portion des fruits d'un bénéfice assigné pour un temps ou pour une juste cause à un ecclésiastique qui ne le possède pas, à prendre sur celui qui le possède. On trouve des exemples de ces sortes de pensions dès le concile général de Chalcédoine , qui consentit avec joie que Maxime . qui avait été nommé évèque d'Antioche à la place de Domnus, fit à ce dernier une pension sur l'Église d'Antioche. Saint Grégoire , pape , ordonna aussi qu'on assignat une penrion sur l'évéché de Lipari à Agathon,

3 ni en avait été déposé. 11 y a des pensions sur es bénéfices qu'on accorde à des laïques a titre d'aumônes ou de gratifications , et qui sont différentes des pensions cléricales. Les pensions cléricales ne sont permises et canoniques qu'aux conditions suivantes : 1° Celui à qui on les accorde doit être légitime, clerc, exempt de censure et d'irrégularité; 2° la pension doit être fondée sur de justes causes , telles que la pauvreté d'un clerc, une transaction sur un droit litigieux, la récompense des services qu'on a rendus ou qu'on rendra à l'Église , la résignation soit pore et simple , soit a cause de permutation pour l'utilité de l'Église, enfin tout autre avantage réel de l'Église. 3" 11 est nécessaire que celui qui crée la pension ait pouvoir de la créer , et ce pouvoir n'appartient qu'au Pape , selon beaucoup de théologiens, et aux évèques selon d'autres. 4S La pension ne devait point passer le tiers du revenu des bénéfices qui demandaient résidence. 5* On ne pouvait résigner un bénéfice à charge d ames , ni une prébende de cathédrale ou de collégiale avec réserve de pension , a moins qu'on n'eût desservi ces bénéfices pendant quinze ans, ou qu'on ne fût notablement infirme, et qu'on n'eût point d'autres bénéfices suffisants pour vivre cléricalement. 6° Quoiqu'un résignant eût desservi pendant

quinze ans , il ne pouvait retenir une pensum ,

?uand il résignait pour cause d'incompatibilité. 0 Les bénéfices simples pouvaient se résigner avec une pension de la moitié du revenu , quoiqu'on ne les eût pas desservis pendant quinze ans. La pension ne pouvait être créée qu'en conférant le bénéfice, et par les mêmes lettres de provision; mais elle subsistait pendant toute la vie du pensionnaire, quoique le bénéfice passât à un autre. Les pensionnaires qui avaient résigné leurs cures après quinze ans de desserte ou par infirmité, étaient ordinairement déchargés de contribuer aux décimes ordinaires et extraordinaires, même pour dons gratuits; les autres contribuaient aux dons gratuits. Voy. Lamet et Fromageau , Résolutions de cas de conscience touchant la morale et la discipline de t Église, art. PENSIONS ECCLÉSIASTIQUES. Collet, Morale, tom. IL La Combe, au mot Pension. Les Conférences d'Angers, tom. I. Les Mémoires du clergé,lom. VIII, p. 1238 et sutv. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.

PENTACONT ARQUE (Pentacontarchus) , mot grec qui signifie chef, commandant de cinquante. On lit dans le second livre des Machabées ( m , 55), qu'au moment de livrer une bataille, Judas établit dans l'armée différentes classes d'ofticiers , entre autres des pentacontarquet , c'està-dire des chefs de cinquante hommes , des officiers qui devaient commander i cinquante hommes. romnor.|DÉCURlON.

PENTAPOLE, mot grec qui signifie cinq villes. Ce nom fut donné aux cinq villes criminelles : Sodome , Gomorrhe. Adama, Séboïm et Ségor ; elles étaient toutes les cinq condamnées à une perte certaine, mais Lot obtint la conservation de Ségor. A la place où. les quatre autres étaient situées se forma le lac Asphaltite ou lac de Sodome. Voy. Genèse, xix, 22. Sagesse, x, 6. D. Calmet, Diction, de ta Bible. J.-B. Glaire, Introduction, histor. et crit., etc., t. II, p. 21-23.

I. PENTATEUQUE JUIF. Le mot Pentateuque est dérivé du grec, et signifie littéralement etnq instruments ou livres. Or ces cinq livres sont : la Genèse , V Exode , le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. On l'appelle Pcntateuque juif ou hébreu pour le distinguer du Pcntateuque samaritain. Ce que nous avons dit à chacun de ces mots et à l'article Moïse nous dispense d'entrer ici dans de certains détails ; nous nous bornerons donc à quelques questions générales les plus importantes. Ainsi le Pentateuque, que les Juifs désignent par le mot de Loi, parce que toutes les lois des anciens Hébreux s'y trouvent contenues, a été composé en hébreu par Moïse. Son authenticité est tellement constatée, que nous ne craignons pas de mettre au défi les critiques les plus habiles et les plus sévères de fournir en faveur de l'authenticité d'un livre quelconque, composé sous le règne du roi Louis XIV, autant de preuves solides que celles qui militent en faveur de celle du Pentateuque. Or dire que le Pentateuque est l'œuvre de Moïse, c'est affirmer qu'il est le livre le plus ancien du monde ; car tous les efforts des rationalistes indianistes et des sinologues modernes n'ont pu jusqu'ici démontrer le contraire; encore ici nous défions les plus savants d'entre eux de nous donner un démenti fondé. Nous dirons de même de l'intégrité du Pentateuque : on ne saurait montrer qu il n'est pas aujourd'hui tel qu'il est sorti de la plume de Moïse pour le fond et la substance. Tout, au contraire, conspire à prouver qu'il n'a pas été interpolé dans les choses

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