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essentielles; car les meilleurs critiques contiennent que dans les choses d'une moindre importance, qui n'intéressent ni le dogme, ni la morale, il a pu subir de légères interpolations. Voltaire, dans sa Philosophie de fhistoire, l'auteur de iouvrage intitulé : Les Trois Imposteurs : Sinise, Jésus - Christ , Mahomet, et les déistes en général, ont porté l'impiété jusqu'à prétendre que la mission de Moïse, ses entretiens avec Dieu, ses miracles, etc., sont autant de mensonges qu'il a inventés. Quelque impies, quelque absurdes même que paraissent ces assertions, elles ont été soutenues avec un acharnement qu'on a peine à imaginer. Mais la véracité du Pentateuque devient un fait démontré incontestable dès qu'il est prouvé que Moïse, qui en est l'auteur, a pu connaître toutes les choses qu'il rapporte ; qu'il n'a pas voulu tromr les Juifs , et que , lors même qu'il eût été -même dans l'erreur sur les événements qu'il raconte, il lui aurait été tout à fait impossible de les tromper. Le raisonnement que nous faisons ici est celui de tous les apologistes de la religion, qui en ont prouvé la vérité jusqu'à l'évidence. La véracité du Pentateuque une fois idmise, on ne saurait lui refuser un caractère divin; car il contient une doctrine révélée de Dieo, et de véritables prophéties, et de plus il est plein de faits miraculeux. — Ces titres suffisent certainement pour assurer au Pentateuque une supériorité bien marquée sur tous les autres livres de l'antiquité ; cependant nous croirions manquer à notre tâche si nous ne disions un mot de son mérite littéraire. Or il suffit de lire quelques pages à livre ouvert pour se convaincre que Moïse a écrit d'une manière également naïve, touchante, claire et élevée, et qu'il sait se montrer, avec un admirable à-propos , simple ou majestueux , grave ou animé. Sa narration plait par sa justesse ; ses instructions sont agréables par la manière vive et noble dont elles sont proposées; il n'y a rien de bas, rien de superflu. A la vérité , il fait des descriptions et des comparaisons hardies, à la manière des Orientaux ; mais elles ne manquent jamais de justesse et d'une noble grandeur. C'est surtout dans les pièces poétiques qu'il s'élève jusqu'au plus haut degré de l'éloquence humaine, et qu il U dépasse même quelquefois ; animé en effet par le souffle divin , il prend un sublime «sor, et est bientôt emporté et élevé au-dessus de toute la nature. Qu'on lise (mais surtout dans le texte original ) 1» le discours prophétique de Jacob bénissant de son lit de mort ses douze tils, qui vont devenir les chefs de douze peuples (Genèse, xttx): 2° le Cantique de Moïse après le passage de la mer Bouge (Exod., xv); 3» les Discours prophétiques de Balaam (Nombr., uni , xxrv); 4* le Cantique du Deutéronorne (xxxii); 5* les Bénédictions de Moïse ( xxx); on ne pourra s'empêcher de reconnaître que ces morceaux sont de vrais chefs-d'œuvre d'éloquence par les beautés de tout genre dont ils étincellent. Voy. les théologiens, dans les traités De Vera heligione et De Verbo Dei, les Interprètes de t Écriture et les Apologistes de la *, qui tous généralement ont traité les diverses questions qui se rattachent au Pentateutpse, et en particulier 0. Calmet et la Bible de Vence, Dissertation sur le Pentateuque, Du Voisin , L'Autorité des livres de Moise établie et if fendue contre les incrédules. Bergier, Diction, b théol., dans lequel, à l'occasion d'un écrit •'npie intitulé : Dteu et les hommes, on a inséré "m excellente réfutation des erreurs contemporaines par rapport au Pentateuque. J.-B.
Glaire , Jntrod., etc., tom. I , où une partie de ce qui est dit de l'Écriture sainte en général s'applique parfaitement au Pentateuque en particulier, tom. III, p. 3-92. Les Livres saints vengés, dont le premier volume tout entier est consacré à défendre l'œuvre de Moïse contre les diverses attaques des rationalistes et des mythologues modernes. Compar. les art. Genèse, Exode, etc., Chine, lNDE,n°I, Moïse, n° II.
IL PENTATEUQUE SAMARITAIN. Le Pentateuque samaritain n'est autre , pour le fond , que le Pentateuque Juif ou hébreu, tel qu'il était avant la captivité de Babylone et avant Esdras, c'est-à-dire écrit en caractères hébreux . appelés aujourd'hui samaritains: tandis que le Pentateuque juif proprement dit contient le texte hébreu , mais en caractères chaldaïques. L'origine du Pentateuque samaritain a donné lieu à
[ilusieurs sentiments, parmi lesquels trois seuement méritent l'attention de la critique : le premier suppose que les anciens Samaritains n'ont connu le Pentateuque qu'après la captivité de Babylone, lorsque Manassé, gendre de Sanaballat , se retira a Samarie , parce que ce fut alors qu'ils le firent copier en caractères samaritains sur des exemplaires juifs ; le second est de ceux qui veulent que le prêtre qui fut envoyé par Assaradon pour enseigner aux Samaritains la loi de Dieu , leur apporta un exemplaire du Pentateuque; le troisième est soutenu par les critiques qui prétendent que le Pentateuque n'a jamais cesse d'exister, et d'être connu dans le royaume d'Israël, formé par les dix tri» bus schismatiques, et que par conséquent il n'a pas été nécessaire que ce prêtre y apportât ce livre. Quoi qu'il en soit de ces opinions , tout bon critique sera obligé de convenir que le Pentateuque samaritain est d'une autorité fort respectable, tant à cause du soin avec lequel les Samaritains l'ont toujours conservé, que parce qu'il est pour le fond des choses d'une conformité parfaite avec celui des Juifs et avec les anciennes versions. Mais si, d'un côté, ce Pentateuque confirme puissamment l'authenticité et la véracité des écrits de Moïse, l'usage qu'on peut en faire doit être borné et renferme, ce nous semble, daus ces limites : 1° Toutes les fois que la pureté du texte hébreu est attaquée par de téméraires critiques dans les passages où le samaritain porte la même leçon, ce Pentateuque offre une preuve irrécusable de la fidélité de ce texte. 2° Il sert encore à concilier quelques contradictions apparentes du texte hébreu, et à découvrir le véritable sens de plusieurs endroits difficiles et obscurs de l'Écriture. 3* 11 nous faut souvent connaître la manière dont les anciens interprètes qui s'en sont servis entendaient certains passages, que les exemplaires hébreux nous présentent comme amphibologiques. — Outre le Pentateuque samaritain , il existe une version des livres de Moïse en langue samaritaine dont nous parlerons à l'article Samaritain E,\n° II. Voy. le Pentateuque samaritain , D. Calmet, Diction, de la Bible. Les Nouveaux éclaircissements sur l'origine et te Pentateuque des Samaritains, par un religieux bénédictin de la congrégation de Saint -Maur; Paris, 1760, in -12; ouvrage très-estimé, dont Richard et Giraud ont donné une analyse, t. XXI, p. 451 et suiv. J.-B. Glaire, qui , dans son Introd., etc., tom. I, p. 118 et suiv., donne un aperçu de l'histoire des Samaritains, histoire dont la connaissance est nécessaire pour apprécier le Pentateuque , et cite les principanx auteurs anciens et modernes qui ont écrit sur le Pentateuaue samaritain.
PENTECOSTAIRE ( Penteco*tarium\ livre clésmsliiiue des Grecs, ainsi nommé parce qu'il contient ieuroflice depuis la fête de Pâques jusque celle de la Pentecôte. Voy. D. Macri tfie-
PENTECÔTE ( Pentecoste), terme dérivé dn grec, et qui signifie cinquantième , parce que cette féte se céléorait le cinquantième jour après la Pàque. Ce cinquantième jour était pour les Hébreux le 16 du mois d'aéiô ou de mm, qui était le second jour de la fête de Pàque. ils l'appelèrent la féte de* semaines, parce qu'on la célébrait sept semaines après Piques. On offrait les prémices des moissons du froment qui s'achevaient alors, ce qui la fit appeler aussi la féte solennelle de la moisson et des prémices. L'offrande consistait en deux pains levés de deux décimes, ou trois pintes environ de farine chacun. On présentait en outre, au temple, sept agneaux de l'année, un veau et deux béliers pour être offerts en holocauste ; deux agneaux en hosties pacifiques et un bouc pour le péché. On ne voit pas dans l'Écriture que cette féte eut une octave, quoiqu'elle fût une des trois solennités où tous les mâles devaient paraître devant le Seigneur. Outre les victimes ordonnées au Lévitîque pour être offertes le jour de la Pentecôte, oit lit dans les Nombres qu'on offrait aussi deux veaux et un bélier en holocauste, sept agneaux en hosties paciliques, et un bouc pour le péché. La féte de la Pentecôte était instituée parmi les Juifs : 1° pour obliger les Israélites à venir au temple du Seigneur et y reconnaître son domaine absolu sur leur pays et sur leurs travaux, en lui offrant les prémices de leurs moissons; 2* pour rappeler et pour rendre grâces au Seigneur de la loi qu'il avait donnée sur le mont Sinat, à pareil jour, le cinquantième après la sortie d'Egypte. L'Église chrétienne célèbre aussi la fête de la Pentecôte cinquante jours ou sept semaines après Pâques ou la Résurrection du Sauveur, en mémoire de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres et les disciples assemblés a Jérusalem , selon l'ordre qu'ils en avaient reçu de Jésus -Christ •vaut son Ascension. Vou. Exod., xix, 1 ; xxiu, 16. Lévit., xxiu, 15,16 18, 19. Nombres, xxviu, 37. Deutéron., xvi, 0, 10. Actes, il et Ul. Joseph, Antuf., 1. IV, c. vin. Bergier, Lhctum. de tltéil. D. Calmet, Diction, de la Bible. D. Macri Hie,r>laxieon. J.-B. Glaire, Introduct ion, etc., tom. Il, p. 176. Les Livre* saints vengés, tom. 11 , p. 486- 483; l'auteur y réfute les incrédules qui accusent de fausseté le récit des Actes des Apôtres sur le lieu où s'opéra le miracle de la descente du Saint-Esprit (i, u), et celui des Juifs acculant les apôtres de s être enivrés. VEneyclmt. catfinl., qui contient une foule de considérations importantes. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 85-88, ou l'on trouve cite un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur la Pentecôte. Le Diction, de la ti»-'ù. cutkttl., qui donne beaucoup de détails divers sur la féte de la Pentecôte.
PENULA, terme sur la signification duquel on est très -partagé. Les uns, d'après le sentiment de quelques Pères grecs, croient qu'il signifie une cassette à mettre des livres; les autres veulent que l'apôtre désigne par ce mot un vêtement, une espèce de manteau; cette interprétation nous fui ait la mieux fondée. D. Calmet i se que penuia doit s'entendre d'Un habit qui U forme des anciennes chasubles sans les. et qui enveloppaient tout le corps, n'ayant d'ouverture que par le haut pour passer la tète. Voy. U Timoth., iv, 13. D. Calmet, Diction, de la Bible. D. Macri *