‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 574 sur 1294 · IV. PÉTRA, lieu situé sur les frontières de · texte numérisé non relu

IV. PÉTRA, lieu situé sur les frontières de

Chanaan , près de la montagne du Scorpion (Juges, I, 36). L'hébreu porte $éùtk, littér. pierre, rocher. Beaucoup d'interprètes pensent

3up dans ce passage des Juges, aussi bien que ans IV Rois, xiv, 7; Il Paralip., xxv, 12; Isaie, xvi, 1 , xlii, Il , il s'agit de Pétra , ville capitale de l'Arabie Pétrce. Dans Isaie, xvi, 1, elle est appelée Pierre du désert (Petra deserti). Cette ville, quoique isolée au milieu des sables du désert , acquit une grande importance et des richesses immenses, parce qu'elle a longtemps servi d'entrepôt aux inarchauds de Gaza. Or elle a dû sa puissance et sa célébrité aux Nabntéens, peuple qui appartenait par son origine à la

{grande famille des nations araméennes, comme 'a prouvé le savant E. Quatremère, mais qui était venu habiter les régions de l'Arabie, où il resta fixe pendant plusieurs siècles. Voy., outre les Commentaires sur les passages bibliques cidessus, Reland, Palœst. illustr., p. 70, 71 , 72, 81, 81, 86, 93, 115, 463, 667^ 926, seqq. D. Calnet, Diction, de la Hible. E. Quatremère, J/enutire sur les Nnbatéens , p. 11 et suiv., of et suiv. Çompar. JectÈHEL , Pétra , n° V.

V. PETRA, ville épisc, connue aujourd'hui sous les différents noms de Arcé, Crach, Haruc ou Hérac , Mmit-Royat, Sélah , en latin Petra sets Habba, Petra Deserti, Cjfi ■incopalis, est la même ville que celle mentionnée dans l'article précédent. Elle est devenue métropole de la troisième Palestine ou de la première Arabique. Elle fut érigée en évéché dans les premiers temps de I Eglise , et eu métropole au v* siècle, avec un grand nombre de suffragants. On en connaît cinq évèques, dont le premier, Asterius, se sépara des Eusébiens dans le concile de Sardiquc, en 347, et souscrivit la sentence que les Pères de ce concile prononcé! eut en faveur de saint Athanase. Le Martyrologe romain (ait mention d' Asterius le 10 juin. Pétra a eu aussi quelques

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évéques latins; on n'en connaît qu'un, nommé Gucmcui; il est mentionné dans Guillaume de Tyr. Péira est aujourd'hui un archevêché in pur ti bus ayant dix évêchés pour suffragants. Voy. Guillaume de Tyr, Uni., 1. XX , p. m. Terzi , Syria Sacra, p. 279. Lequien , Orient Christ., tom. III, p. 722, 1305. De Commanville,/" Table atphabét,, p. 186. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 215-246.

VI. PÉTRA, ville épisc. de la province de Lazique , située sur la côte de la mer Noire, sous la métropole de Trébizonde. Procope dit qu'après avoir été prise parChosroës, roi de Perse, elle fut reprise par les Romains, qui la ruinèrent. Il parait que du temps du concile In Truilo elle était rétablie, puisqu'un de ses évéques, nommé Jean , souscrivit les canons de ce concile. Cette ville a eu aussi un évêque arménien, nommé Joachim , qui fut envoyé par Constantin, catholique, au concile qui se tenait en Italie pour l'union des Églises grecque et latine, sous le pape Eugène IV. Voy. Lequien, Orient Christ.. Inm. I, p. 1345, 1411.

VII. rETRÀ, ville épisc. de la première Macédoine, la même que Cithron. Voy. ce dernier mot.

VIII. PETRA , ville épisc. de la seconde Asie, dans l'exarchat de ce nom, érigée au ix« siècle sous la métropole de Smyrne. Voy. de Comroanville , lT* Table alphabét., p. 186.

IX. PETRA, surnommée Acrabbim, ville épisc. de la province de Palestine, sous la métropole de Césarée, est, selon quelques auteurs, différente de Péira d'Arabie ou Pétra, n» V. 11 est certain qu'on trouve un évéque de Pétra dans la Palestine, nommé Arius ou Macanus, et qui souscrivit en 317 les actes du concile de Sardique, puis la lettre synodale de Maxime, patriarche de Jérusalem, au peuple d'Alexandrie, touchant le rétablissement de saint Athauase. Il fut exilé en Afrique, sous l'empereur Constance, avec Asterius , évéque de Pétra d'Arabie, et il eut beaucoup à souffrir pour la foi. Il est question de ce saint prélat dans les ouvrages de saint Athanase, et dans le Martyrologe romain au 20 juin. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. 111, p. 667. Richard et Giraud. tom. XIX , p. 276.

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