‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 577 sur 1294 · PETR · texte numérisé non relu

PETR

in-8° ; — 9* Befutatio D. Bruni pertinens ad articultan de Caya Domini ; Upsal , 1583 ; — 3° Discipline de C Eglise suédoise; Stockholm, 1571, in-4"; — 4e Sermons sur la Passion ; ibid., 1573, in -8"; — 5° quelques autres ^ermons, des ouvrages liturgiques, polémiques et dogmatiques. Voy. Michaud , Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

VII. PETRI (Olaùs-Phase), protestant suédois et frère du précédent, ne à fKrt'bro en 1497, mort à Stockholm l'an 1552, embrassa, comme Laurent, les doctrines de Luther, et devint successivement prédicateur à Stockholm, chancelier et premier pasteur de la capitale. Il travailla avec son frère à une version suédoise de la Bible, basée sur la traduction de Luther, et qui est connue sous le nom de Hihlc de Gustave ; elle a été imprimée en 1541. Olaùs a laissé en outre, en suédois : 1° Brief Enseignement sur le mariage, /tour savoir s'il est permis aux ecclésiastiques ; Stockholm , 1524 , 1528, in-4° ; — 2° Bé/tonse aux douze questions sur Usquelles la doctrine éranqélique diffère de t Eglise romaine; ibid., 1527, 1605, in-4°; — 3° Des Dtroirs des ecclésiastiques et des laïques; ibid., 1528, in -4°; — 48 Des Inconvénients de la vie monastique; ibid., 1528, in -4°; — 5° Pastille sur tous les Évangiles; ibid., 1530; —6° Introduction à l'Écriture sainte; ibid., 1538, in-4»; — 7° des Sermons. Voq. la Souv. Biogr. génér.

VIII. PETRI (SuffridusK érudit, néàRyntsmageest , en Frise , l'an 1527 , mort à Cologne en 1597, devint bibliothécaire et secrétaire du cardinal de Granvelle , professa le droit à Cologne , et fut nommé historiographe des États de Frise. On a de lui quelques ouvrages, entre autres : 1° Htstoria veterum episcoporum l ltrajectime sedis et conntum Wdlnndvt, etc.; Franeker, 161*2 , in-4°; — 2° (lesta pontificum U'ndiensium , dans Chapeauville , Gesta, loin. III; — il a traduit du grec en latin : llermiiv Sozomeni Historié ecclt'sitisttCŒ Lib. III p'isterinrrs ; 1507, in-12. Il a donne en outre une édition du recueil intitulé : De lllustribus Ecclesiœ Scriptonbus Auctores prœcipui teteres; 1580, in-12. Voy. De Thou, Hist. Àubert Le Mire, Elogia Belgica , p. 182-184. Valère-André, Biblioth. Belg. Nicéron , Mémoires . t. XXX. Paquot, Mémoires, etc., torn. VII, p. 267 et suiv. Fcller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér. Félix Nève, Relations de saint Pétri avec l'université de Louvain.

PETRICA (Ange de), de l'Ordre des Frères Mineurs, né a Sonnino, dans la campagne de Rome, llorissait vers 1650. Il était docteur en théologie. Il devint théologien de la sacrée Congrégation préposée à la correction de l'Euec— loge, et vicaire du patriarche de Constantinople. On a de lui : 1» Turris David, scu de militante ac triumphnnle Ecclesia Disputât tones adversus huius temporis hatreticos , etc.; Rome, 1647, infol.: — 2° De Appel Hationibus omnium Ecclesiarum ad Romanam ; ibid., 1649, in-fol.; — 3° Bedargutio dissertationis , quant nuper David Blonde/tus pro jure pleins in regùnine ecclesinstica addidit , insérée dans le P. Thomas de Rocaberti , Biblioth. maxim. pontif., tom. III; — 4° De Tripi ici Philosopliia Aristotelis, rationnli , naturali et divina, disputationes ; Rome, 1672, in-4°; — 5° Disputationes adversus hœreses, et aliquorum Graxorum errores , ac etiam contra yen tes quœ christianam religionem non assumunt, et Judaorurn perfkiiam ; ibid., 1671, in-4u ; — 6» De Xohilitate, ejusdem origine, et de recta forma rcgnandi, ad principes laicos; ibid., 1657, in -8°. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. Francise, tom. I, p. 83 cl 84.

PÉTRICOVIE (Petricoria), ville de la basse Pologne, dans le palatinat de Siradie, où, de l'an 1412 à l'an 1628, on a assemblé quinte conciles qui avaient pour but l'extinction des hérésies , la réforme du clergé, et la liberté de l'Église de Pologne. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Mnroni. vol. LU, p. 246.

PETRIGORIDM. Voy. PÉR1GI EUX.

PETROBUSSIENS {Petrohussiani), hérétiques ainsi nommés de Pierre de Bruys, né dans le Dauphiné, et qui vers l'an 1126 passa dans le Languedoc , où il enseigna : 1° que le baptême donné aux enfants leur était inutile pour le salut, parce que ce n'est que la foi propre qui nous sauve avec le baptême; 2° que l'Eucharistie n'était rien , et ne pouvait être matière de sacrifice; 3° qu'il fallait détruire les églises, parce que c'était une superstition de croire que Dieu fût attaché à un lieu plutôt qu'à un autre; qu'il fallait briser et brûler les croix comme des instruments horribles de la Passion et de la mort du Sauveur ; 5° que les sacrifices, les prières, les aumônes et toutes les bonnes œuvres étaient inutiles aux morts. Comme les manichéens, les Pélrobussiens admettaient deux dieux. Combattu par Pierre le Vénérable, abbé île Cluny.et par saint Bernard, Pierre de Bruys fut condamne par le second concile de Latran , assemblé en 1130, et les habitants de Saint -Gilles le brûlèrent vif vers l'an 1146. Vot/. Bergier, Diction, de thénl. Compnr. Bm YS, n° II.

PETR0 J0 AN NI TES (Petro Joannitce), hérétiques qui avatent adopté les erreurs de Pierre- Jean ou Pierre Joannis, né dans le Périeord, et qui, vers l'an 1197, enseigna que Jésus-Christ était encore vivant sur la croix lorsqu'il reyut le coup de lance. On dit qu'il a soutenu aussi les rêveries de l'abbé Joaciiim , et qu'il a prétendu que le baptême était seulement une cérémonie extérieure qui ne donnait aucune grâce; que l'âme raisonnable n'était point la forme de l'homme ; qu'il avait seul l'intelligence du vrai sens dans lequel les apôtres avaient prêché l'Évangile, etc. Voy. Pratéole, Elenchus lltrreticorum omnium. Durand , De Fide vindicata.

PETRONE (Saint), évêque de Bologne , né, à ce que l'on croit, a Constantinople, vivait au v siècle. L'amour de la solitude le détermina a visiter l'Égypte. puis la Palestine, et, l'an 430, Théodose le Jeune l'envoya à Rome pour annoncer au pape (^élestin la convocation d'un concile général qui devait être assemblé à Éphèse l'année suivante, afin d'examiner l'affaire de Nestorius. Sur ces entrefaites, des députés de la ville de Bologne ayant demandé un évêque au Pape , Çélestin décida Pétrone à se charger de cette Église. Celui-ci la gouverna

quinze ans, et lit refleurir dans son diocèse la pureté de la foi et des mœurs. On célèbre sa fête le 4 octobre , que l'on regarde comme le jour de sa mort. Voy. Gennade , Hommes illuitr., c. xli. Surius, au 4 octobre. Richard et Giraud.

PÊTR0NILLE (Sainte), vierge romaine que quelques auteurs font fille de l'apôtre saint Pierre, quoique, selon l'opinion la plus probable, elle ne fût que sa fille spirituelle. Ce qui est certain, c'est qu'elle se distingua parmi les premiers chrétiens de Rome par ses vertus et ses bonnes œuvres. Elle mourut dans celte ville, et elle fut enterrée sur la voie d'Aidée , où l'on bâtit dans la suite un cimetière et une église de son nom qui devinrent célèbres par la dévotion des fidèles. Le pape saint Paul 1" fit transporter son corps dans l'église de Saint- Pierre au Vatican. La fetc de la sainte se célèbre le 3t

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