PEY
., 1899; — V» De Promiscua vestium utriusgue ts Usurpation?, ad Deuteronomii xxil, 5; ibid.,
est dit et répété continuellement dans l'Écriture que le Dieu d'Israël est le souverain Seigneur de toute la terre ; qu'il règne sur tous les peuples ; que ses miséricordes éclatent sur tous ses ouvrages; qu'il conserve, qu'il nourrit et protège toutes ses créatures ; qu'il a établi des chefs sur toutes les nations; que ses anges sont les protecteurs des monarchies, etc. 2° Moïse ne pouvait pas prendre plus de précautions qu'il n'a fait pour étouffer l'orgueil chez les Israélites ; il leur dit que Dieu les a choisis pour son peuple, non parce qu'ils sont meilleurs et plus estimables que les autres, mais parce qu'il lui a plu, et parce qu'il l'avait promis à leurs pères. Il les avertit que le seul moyen de conserver la protection et les bienfaits de Dieu, c'est de lui être constamment soumis et fidèles; qu'autrement il les punira de manière à faire trembler tous les autres peuples (Deutér., vii, etc.). Lorsque les prophètes ont annoncé le Messie, ils l'ont promis, non pour les Juifs seuls, mais pour toutes les nations. Ç'a donc été de la part des Juifs une opiniâtreté inexcusable de vouloir aue la grâce de l'Évangile fût pour eux seuls. 3* Quoi qu'en disent les incrédules , il est démontré par le fait que Dieu avait accordé aux Israélites des bienfaits qu'il n'avait point départis aux autres nations. Les promesses faites à la multiplication étonnante de sa postérité en Égyptc, la manière dont Dieu avait tiré les Israélites de l'esclavage , dont il les avait nourris, instruits et conserves dans le désert, les prodiges qu'il avait opérés en leur faveur, la possession de la Palestine, qu'il leur avait accordée, etc., étaient certainement des bienfaits particuliers dont aucun autre peuple ne pouvait se glorifier. Moïse n'avait donc pas tort de leur dire qu'ils étaient spécialement le peuple, 1'hérit.ige, la possession chérie du Seigneur, etc. 4° Il est encore incontestable que , pendant toute la république juive, tous les peuples connus ont été polythéistes et idolâtres, tandis que les Israélites rendaient leur culte au seul vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre. Il était donc à la lettre le Dieu d'Israël. Les incrédules auront beau dire que cette prédilection était de la partialité, de l'injustice de la part de Dieu; il est démontré par le fait et par les principes que Dieu , sans partialité et sans injustice , peut partager inégalement les dons naturels entre les peuples et entre les hommes; donc il peut aussi, sans partialité et sans injustice , leur distribuer inégalement les bienfaits surnaturels, dès qu'il ne leur demande compte que de ce qu'il leur a donné. Jamais les incrédules ne parviendront à détruire cette démonstration, qui sape par les fondements tous les svstèmes d'incrédulité. Voy. Bergier, Diction, de tfiéol. Compar. nos art. ABAN- DON. Inégalité.
PEY (Jean), né l'an 1720 à Solliès, diocèse de Toulon , mort en 1797 à Constance, selon les uns, et à Venise suivant les autres, occupa plusieurs postes dans son diocèse, puis devint chanoine de la métropole de Paris. La révolution de 1780 l'obligea de quitter la France. Il se prononça fortement pour les droits de l'Église dans les disputes qui eurent lieu , vers 1754 et 1755, entre les magistrats et le clergé. Il est connu par de nombreux écrits, dont les principaux sont : 1° Vérité de la religion chrétienne prouvée à un dente ; 1770 , 2 vol. m -12; — 2» Le Phdosophe catéchiste , ou Entretien sur la religion entre le comte de "' et le chevalier de "' ; 1799, in-12; ~ Observations sur la théologie de Lyon, inti-
mai. Voy. Tillemont, Mémoires , tom. I , dans la Vie de mini Pierre.
PETR0SA. Voy. Peyroasb(La).
L PETRUS ( SANCTUS ï AD MONTES. Voy.
Pierre, n» XV.
H. PETRUS (SANCTUS) ANTISSI0D0REN- SIS. Y*. Pierre, n« XVI.