‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 588 sur 1294 · II. PHELÉLIA, aïeul d'Adaïa. Voy. II Esdras, xi · texte numérisé non relu

II. PHELÉLIA, aïeul d'Adaïa. Voy. II Esdras, xi

PHÉLETH , père de ILon et de Jéhiel . de la tribu do Ruhen. Voy. Nombres, xvi, 1.

PHELETHI ou PHELÉTHIEN , nom collectif pour Phétethiens. Nous pensons avec Gesenius que ce mot signifie proprement coureurs. Mais,

Î|uoi qu'il en soit de l'étymologie, les Phé/éthiens orinaient avec les Cérétniens, auxquels ils sont toujours joints, la garde particulière du roi; c'étaient les gardes du corps de David, Voy. U Rois, vm , 18; xx,23,etc. D. Calmet. Diction, de la Rihle. Contpar. CERETHEt.

I. PHEL1PPEAUX ou PHILIPPEADX (Jean), jésuite, né à Blois en 1577, mort l'an 1643, se lit connaître comme prédicateur, et professa la rhétorique et la théologie. On lui doit : !• Commentaires sur les petits Prophètes; Paris , 1(i33 , 2 vol.; — 2° Commentaire sur le prophète Osée, avec une Préfore sur les verrions grecques de la Bible; ibid., 1030 , in-fol. Richard et Giraud.

II. PHELIPPEAUX ou PHILIPPEAUX(Jean), docteur en théologie, né à Angers, mort à Meau\ en 1708, fut précepteur de l'abbé Bossuet , neveu du grand Bossuet, et qui devint évéque de Troyes. Phelipeaux fut chanoine, officiai et grand vicaire de Mcaux On a de lui : 1° Relation de l'origine , du progrès et de ta condamnation du quiet Lime répandu en Franrv; 1732- 1733, in-12; — 2° Discours, en forme de méditations , sur le sermtm de Jésus - Christ sur lu montagne; Paris , 1730, in-12. Voy. D. Toussaint du Plessis, Préface de son Hist. de l'Église de Meaux. Le Journ. des Savants , 1731, p. 461. Richard et Giraud. De Baussct, Hist. de Fénelon. Feller . Htogr. uivers.

PHELLUS , ville épisc. de la province de Lycie, sous la métropole de Myre , au diocèse d'Asie. On en connaît trois évéques, dont le premier , Lucien , est mis par Basile au nombre des évéques zélés pour la foi catholique. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I , p. 901. Richard et Giraud.

PH ÉLONITE. Ce mot , qui se trouve dans le premier livre des Paralipomènes (xi, 30), veut dire : Qui est de Phéton ; mais Phéion est le nom d'un lieu inconno. Au vers. 27 on lit Phaionitc, qui a probablement la même signification, d'autant plus nue le texte hébreu présente le même mot dans les deux endroits.

PHELTI, un des prêtres ou lévites qui revinrent de Babylone à Jérusalem avec Zorobabel. Voy. Il Esdr.. xii, 17.

PHELTIA ou PHELTIAS, fils de Banaïas, mourut dans le temps même qu'Ézéchiel prophétisait sa ruine , ainsi que celle des autres princes du peuple. Voy. Ezéch., XI, 13.

PHÉNENNA, seconde femme d'Elcana, père de Samuel. Phénenna avait insulté Anne, première femme d'Elcana , parce que celle-ci était stérile. D'après les paroles du cantique d'Anne, on croit que Phénenna devint elle-même sté-

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rile, ou qu'elle perdit ses enfants. Voy. I Rois , I et il.

PHENICE (Phœnice), port de l'île de Crète, situé au couchant de cette ile. Saint Paul ayant mouillé à Phénice lorsqu'on le menait à Rome, était d'avis qu'on y passât l'hiver. Voy. Actes, xxvn, 12.

PHÉNICIE, province de Syrie, bornée au nord par la Syrie proprement dite , au levant et au midi par l'Arabie déserte et la Palestine, et au couchant par la Méditerranée. L'Écriture ne la nomme pas ; mais elle parle souvent de Tyr et de Sidon , qui en étaient les principales villes. Ce pays, oui a joui d'une grande célébrité dès les temps les plus anciens, fut éclairé des lumières de la roi par les disciples, qui se dispersèrent après le martyre de saint Étienne. Saint Pierre y établit des prêtres avec un évéque. On la divisait autrefois en deux parties. La première occupait la partie occidentale du pays le long de la Méditerranée , et formait la seconde province du diocèse d'Antioche. La ville de Tyr était la métropole de cette province. La Phénicie, ou Phémcie du Liban, occupait la partie orientale de la Phénicie prise en général. On la nommait du Liban pour la distinguer de la première Phénicie, parce que cetle célèbre montagne se trouve dans son étendue. Elle formait la troisième province du diocèse d'Antioche, et avait la ville de Damas pour métropole. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol., qui consacre à la Phénicie un article très- développé.

PHERBUTE ou TARBULE (Sainte), vierge martyre en Perse, était sœur de saint Siméon . archevêque de Séleucie et de Ctésiphon , qui mourut pour la foi avant sa sœur. La reine de Perse étant tombée malade à l'époque de la mort de saint Siméon, les Juifs accusèrent Tarbule et sa sœur d'avoir empoisonné cette princesse pour venger la mort de leur frère. Cependant on voulut leur sauver la vie à condition qu'elles adoreraient le soleil ; mais elles refusèrent généreusement, et on les scia en deux. Avec elles souffrit une servante de Tarbule, qui était vierge comme sa maitresse. Les Latins célèbrent leur fête le 2*2 avril. Voy. Sozomèue, Hist. ecc/éf. Bollandus, Acta Sanctorum.

PHÊRE, ville épisc. de la province de Thessalie, au diocèse de l'Illyrie orientale. L'Église de Phère jouissait au xiv* siècle des droits métropolitains. Un de ses évèques, dont on ignore le nom, siégeait du temps de l'empereur Jean Cautacuzène. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. II, p. 130. Richard et Giraud.

PHÉRÉSÉENS , anciens peuples qui , avec les Chananéens , habitaient la Palestine. 11 y a même assez d'apparence qu'ils étaient eux-mêmes Chananéens; mais, comme ils n'avaient point de demeures fixes, et qu'ils vivaient dispersés tantôt dans un lieu, tantôt dans un autre, ils furent appelés Phètéséens , c'est - à - dire épars , dispersés. L'Écriture les joint assez souvent aux Chananéens. Voy. Genèse, xui, 7. 111 Rois, ix, 20, 21.

PHERMESTA, septième lils d'Aman, ennemi des Juifs, il fut mis à mort avec son père. Voy. Esther. ix, y.

PHERNANDUS. Voy. FerNANO.

PUÉRORAS, filsd'Àntipater et frère du grand Hérode, n'est guère connu dans l'histoire des Juifs que par ses mauvais artiûces et le désordre qu'il mit dans la famille de son frère. Il fut la

Srincipale cause de la mort de Mariamne, épouse 'Hérode. et de celle de ses deux fils, Alexandre et Aristobule, et il entra dans la conspiration

d'Antipater contre Hérode, qu'il résolut de ne plus voir. Il quitta, en effet , Jérusalem , et se retira au delà du Jourdain. Cependant à sa mort Hérode lui fit des obsèques magnifiques. Voy. Joseph, Antiq., 1. XVII, c. v, vi ; De Betlo Jud., 1. I, c. xix. D. Calmet, Diction.de la Bible.

PHBROZSAPOR ou ANBARA , ville épisc. sous le maphrien des Jacobites, située sur l'Euphrate, non loin de Bagdad. On n'en connaît

Îu'un évéque, Acha, qui fut ordonné en 639. oy. Albufeda, Tab. geogr., n» 272. Lequien, Oriens Christ., tom. Il, p. 1Ti93.

PHESDOMIM , lieu de la tribu de Juda. Voy. I Paralip.. xi, 13. Aphesdomim.

PHÉSHUR, dont les fils revinrent de Babylone à Jérusalem avec Zorobabel. Voy. I Esdr., n,38.

PHÉTÉIA, chef de la dix -neuvième famille de l'ordre sacerdotal. Vot/. I Paralip., xxiv, 16.

PHÉTHROS ou PHÉTROS, nom égyptien dont les Septante ont fait Babj Isaïe, xi, 11. Phathurès.

rfgypte!

Voy.

PHÉTROS , canton de la haute Egypte (Isaïe, xi , 1U), probablement le même que* Phathurès. Cotnpnr. Phathurès.

PHÉTRUSIM, cinquième fils de Mizraim,

Reupla le canton nommé Phathurès, dans la aute Égypte. Voy. Genèse, x, 14. Compar. Phathurès.

PHI ALA , mot que l'on traduit ordinairement par fiole; il signifie plutôt une coupe ou cassolette à mettre des parfums. Voy. Exode, xxv, 29. Nombres, vu , 13. Juges, v, 25. Apoc., v, 8.

PHIALÊ (Phiala), fontaine ou lac très-célèbre au pied du mont Hermon, d'où le Jourdain prend sa source. On lui a donné le nom grec de Phiatè à cause de sa ressemblance avec un grand bassin. On a donné ce nom à plusieurs autres lacs ou réservoirs d'eaux. Voy. Joseph , De Bello Jud., I. 111 , c. xviii. Plin., Hist., 1. V, c. IX ; L VIII , c. xlvi. Margino Sanuto, Liber secretorum fidelium supei' Terra>Sanctœrecuperationc,p. 2U>seqq. Reland, Palœst. iltustr., p. 261, 265. D. Calmet , Diction, de la Bible.

PHICOL, général de l'armée d'Abimélech.

Vou. Genèse , xxi , 22.

PHICOLA, village voisin de Jérusalem, d'où était Joseph , fils de Tobie et neveu du grand prêtre Onias I". Voy. Joseph, Antiq., I. XII, c. IV.

PHIDEAS , fils d'Axioram , fut, selon Joseph , le dix-septième grand prêtre des .Juifs , et eut pour successeur Sudéas. Les noms de ces deux pontifes ne se trouvent pas dans l'Écriture. Voy. Joseph, Antiq., I. X, c. XI.

PHIGELLE (Phigellus), abandonna avec Hermogène la doctrine de saint Paul après l'avoir suivie pendant quelque temps. D'après Tertullien , ils sont fauteurs de l'hérésie qui nie la résurrection des morts. Voy. II Timoth., i, 15. D. Calmet , Diction, de la Bible. Compar. Hermogène, n° I.

PHIHAHIROTH, lieu entre Magdalum et la mer : quatrième campement des Israélites dans le désert. Voy. Exode, xiv, 2. Nombres, xxxm, 7, 8. D. Calmet , Diction, de la Bible. P.-E. Jablonski, Dissert. V* de terra Gosen, § IX.

PHILACTÈRE. Voy. Phylactère.

I. PHILADELPHIE, ville épisc. de la Lydie, située à vingt- sept milles de Sardes, au pied du mont Tmolus. C'est une des sept villes dont parle saint Jean dans l'Apocalypse , et qui reçut l'Évangile des apôtres eux • mêmes. C'était d'abord un simple évéché suffragant de Sardes, mais il fut érigé en métropole, et il parait, d'après une lettre de Nicéphore, patriarche de

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Constantinople , au pape Léon III , que Philadelphie jouissait de cette dignité dès le ix» siècle. Celle ville obtint au xv« siècle tous les droits métropolitains de l'église de Sardes, lorsque cette dernière cité fut détruite par Tamerlan. Au et au xvn« siècle, le métropolitain de Philadelphie résidait à Venise; mais plus tard il établit son siège à Constantinople. Le premier évéque de Philadelp/iie , Luce , fut ordonné par saint Paul. Philadelphie est aujourd'hui un évêché m partibus sous la métropole , également in partAus , de Bostra. Voy. Romains, xvi , 21. LesÉW. Amst.,\. VII , c. xlvi. Lequien, Oriens Ckrùt., p. 868. J)e Commanville , /'• Tahle alphaàét.,j>. 187. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, Toi. t\IV,p. 263 -36t.

I/. PHILADELPHIE , ville épisc. de la province d'Isauhe , au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Séleucie. Lequien y mentionne quatre évéques, dont le premier, Hypsistius, assista au premier concile général de Constantinople; mais Terzi en nomme un cinquième. Amrnianus, qui souscrivit la lettre synodale adressée à 1 empereur Léon. Voy. Lequien , Qneni Christ., tom. H, p. 1022. Richard et Giraod. Terzi, Siria Sacra. Gaet. Moroni, vol. XXIV, p. 365.

III. PHILADELPHIE , ville épisc. de la sende province d'Arabie, au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Bostra. C'est la célèbre capitale des Ammonites , que David assiégea et prit Son nom oriental , au temps de saint Jérôme, était Rabatanama d'Arabie ou Ha'Jtat - Ammm : ce fut, dit-on, Ptolémée Philadelphe qui lui donna celui de Philadelphie. Ammien )larcellin la met au nombre des grandes villes d'Arabie; aujourd'hui c'est un archevêché m partibut, qui a pour stiffragant Mennith, évéche également in partibus. On en connaît quatre évéques, dont le premier, Cvrion, assista aux conciles de Nicée et d'Antioche. Voy. Lequien , Oneiu Chnst., tom. II, p. 862. Richard et GinuA. Gaet. Moroni, vol. XXIV, p. 265.

IV. PHILADELPHIE , ville épisc. des États- Unis d'Amérique , qui a été érigée en évèché le * «fil 1808, par Pie VII, sous la métropole de Baltimore. Depuis son érection, Philadelphie comprenait l'État de Pensylvanie et celui de Deijware; mais Grégoire XVI ayant créé un nouvel évèché à Pittsbourg, dans la Pensylvawe, celui de Philadelphie a perdu de son étendue. Voy. l'abbé André , art. États-Unis. Gaet. Moroni, vol. XXIV, p. 265-268.

PHILALETHES, terme grec qui signifie anus de la vérité, désigne une secte religieuse qui s'est formée à Kiel , dans le Holstein. Cette secte réclame une liberté absolue en matière de religion, et professe un déisme pur. La société est gouvernée par un chef spirituel et deux anciens, assistés d'une commission de dix membres. Le pouvoir suprême appartient à la communauté. Die a un temple sans ornements et sans images. Le culte se compose d'une prière et d'un sermon prononcé par le chef, et de cantiques chantés par les membres; il est célébré chaque septième jour de la semaine, et à certains jours de féte. Ces fêtes sont : la fête de la Conscience ou de la Pénitence, le jour de l'An ; les fêtes de la Nature, au commencement des quatre saisons ; l'anniversaire de la fondation de la société, et les fêtes publiques ordonnées par l ttat. La société consacre en outre , par des ntes particuliers, certains événements de la vie pmée, comme I imposition d'un nom au nou- 'eau-né, l'admission dans la communauté, le

mariage , le divorce, l'inhumation , le serment.

Voy. rWjrier, Diction, de théol.

I. PHILARÊTE, professeur de belles-lettres, vivait du xvii» au xvur> siècle. On a de lui : Ethicn duobus libris comprehensa, quorum prior, aretologia , virluiis tum coonoscenda* principia , materiem, indolent et officia, tum comparandœ adminicula docet; poster ior, eudarmonologia, virtutis prmnia edisserit. etc.; Amsterdam , 4708 , in-8*. Voy. le Jnum. des Savants, 1709, p. 718, 1™ édit., et p. 658, 2» édit.

IL PHILARÊTE (Théodore Romanof), troisième patriarche de Russie , mort à Moscou en 1633, était par sa mère proche parent du dernier tzar du sang de Rurik. Elevé en 1606 au siège épiscopal de Rostof, il fut en 1610 envoyé en ambassade en Pologne , où on le retint prisonnier pendant neuf ans. De retour à Moscou en 1619, il y trouva tzar son fils, qui le nomma

Êatriarche, et partagea avec lui la souveraineté, n 1620, Philarète établit que tout membre d'une confession chrétienne qui embrasserait la religion russe devrait être rebaptisé, ce qui se pratique encore maintenant. Ses Èpitres pa*torales ont été recueillies dans l'Ancienne bibliothèque russe, tom. XVI. Voy. la Souv. Biogr. gêner.

PHIL ARQUE, compagnon de Timothée, général des troupes syriennes. On ignore les circonstances de sa vie et l'année de sa mort. Vou. II Machab., vin, 32. D. Calmet, Diction, de ta bible, et son Commentaire sur II Machab., vin, 32.

PHILAS , ancien siège épisc. de la seconde Thébaïde , sous le patriarcat d'Alexandrie. On n'en connait qu'un évéque, Marc, qui assista au concile que saint Athanase tint à Alexandrie l'an 362, après la mort de l'empereur Constance. Voy. Lequien, Oriens Chriit., tom. II , p. 614.

PHILASTRE (Saint), évêque de Brescia, mort l'an 387 ou 388. On ignore le lieu et l'époque de sa naissance ; mais on sait qu'ayant été ordonné prêtre, il parcourut presque toutes les provinces de l'empire pour combattre les Juifs, les païens et les ariens. Il prit soin de l'église de Milan avant que saint Ambroise en eût été nommé évéque , et il s'opposa énergiquement à l'arien Auxenco, qui prenait le titre d'évèque de cette ville. S'étaut arrêté à Brescia , dont il fut le septième évéque, il gouverna ce diocèse avec fruit. Il assista au concile d'Aquilée en 381 , et vit saint Augustin à Milan en 384. L'Eglise l'honore le 18 juillet. On a de saint Philastre : 1° un Catalogue des hérésies, qui a été inséré dans toutes les Bibliothèques des Pères, et qui a été publié plusieurs fois séparément; les meilleures éditions sont celles de Hambourg, 1721 , et de Brescia, 1738, in-fol.; — 2° Actes de saint Faustin, de saint Jovite et de sainte Aphre. Quelques auteurs ont pensé que saint Philastre était l'auteur du Symbole qui porte le nom de saint Athanase. Voy. Surius, au 18 juillet. Possevîn, /« Appar. sacr. D. Ceillier, Hist. des Au t. sacr. et ecclés., tom. VI , p. 739 et suiv. Le Journ. des Savants, 1739, p. 648 et suiv. Richard et Giraud, qui , outre quelques observations critiques fort judicieuses sur les écrits de saint Philastre, citent les endroits remarquables de ces mêmes écrits.

PHILÉAS (Saint), évêque de Thmuis, mort vers l'an 309, appartenait à une famille noble et riche de Thrnuis, dans la basse Egypte. Il quitta tout pour embrasser le christianisme, et fut nommé évéque pendant les premières années de la persécution de Dioclétien et de Maximien Galère. On l'arrêta sous Maximien, et on le conduisit à Alexandrie, où il eut la tête tranchée. Avec lui souffrit saint Philorome, intendant de

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l'Egypte, et receveur général des finances dans cette province. L'Église honore leur mémoire le 4 février. Nous avons de saint Philéas une Lettre pastorale qu'il adressa à son peuple pendant sa captivité. Eusèbe nous l'a conservée dans son Histoire. Voy. Eusèbe, Mat. ecctés., ch. ix et x. Tillemont, Mémoires, tom. V.

PHILELEUTHERE. Voy. Benteley.

PHILELLEN , c'est-à-dire umi des Grecs. On a donné ce surnom à Aristobule, roi des Juifs, bis et successeur de } année. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIII . c. XIX.

PH1LELPHE (François), en italien Filelfo, humaniste, né à Tolentino en 1398, mort à Flo rence l'an 1481, acquit une grande réputation comme poète latin , et professa à Venise, à Bologne, a Rome, à Sienne, à Pavie, etc. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° Dell' Immortalità dell' anima; Cosenza, 1478, in- 4»; — 2° De Multarurn disaplinarum Ortu et incrément o ; Spire, 1508, in-4° ; — 3° Ite Morali Disciplina; Venise. 1552, in -4°. Voy. Nicéron , Mémoires, tom. VI et X. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. PHILÉMON (Saint), riche citoyen de Colosses, en Phrygie, fut converti avec Appia, sa femme, par Apaphras, disciple de saint Paul. Sa charité, sa libéralité et sa miséricorde étaient inépuisables, et il avait fait une église de sa maison. C'est â lui que saint Paul écrivit au sujet d'Onésime. Les Constitution* apostoliques le font évèque de Colosses, mais les Menées portent qu'il fut apôtre, et premier évèque de Gaze en Palestine; de là il revint à Colosses, où il souffrit le martyre. On célèbre sa féte le 22 novembre. Voy. Philém., vers. 1, 2.D. Calmet, Diction, de In Bible.

II. PHILEMON (Saint), martyr et compagnon de saint Apollonius, diacre. Voy. Apollonius, n° V.

PHILÈTE. Saint Paul écrivant à Timothée peu de temps avant son martyre, l'exhorte à fuir ceux qui tiennent des discours vains et profanes, parmi lesquels il nomme Philète. Voy. II Tu no th., il, 16, 17, 18. D. Calmet, Diction, de la Bible.

PHILIARQUE (Côme), chanoine et théologal de Florence, né à Pistoie, vivait à la fin du xvi» iiècle. On lui doit : Du Devoir des prêtres; Venise. 1597. 2 vol.

PHILIBERT (Emmanuel -Robert de), ecclésiastique, né à Toulouse en 1717, mort vers la lin du xviu» siècle, a publié les Annules de la Société des Jésuites, 1764-1765, 4 vol. in-4». Voy. Feller, Biogr. univers.

PHILIEUL (Vasquin), littérateur, né à Carpentras en 1522, mort vers l'an 1582, était docteur en droit, chanoine de Notre-] >ame-des- Doms et juge de la cour temporelle d'Avignon. Outre plusieurs ouvrages purement littéraires, il a laissé un Traité de f Eucharistie ; 1565. Voy. Goujet, Biblioth. fiant;., tom. VIL Du Verdier, Biblioth. franc. La Souv. Biogr. qénér.

PHILIPOTÈAU. Voy. I m en esn E, n° IV.

* PHILIPPE. Ce mot étant un nom commun à des personnages divers, nous avons placé d'abord ceux qui6ont mentionnés dans la Bible, puis les saints modernes, enlin les autres homonymes, en commençant par les noms propies de personnes.

I. PHILIPPE, roi de Macédoine et père d'Alexandre le Grand , est mentionné dans l'Écriture, mais seulement par incident, à l'occasion d'Alexandre son (ils. Voy. I Machab , i, 1. Dom Calmet, Diction, de la Bible.

, xiv,

II. PHILIPPE, frère de lait d' Antiochus Êpiphanes , était Phrygien d'origine , et fort en faveur auprès d'Antiochus. Ce prince le nomma gouverneur de Jérusalem, où il persécuta les Juifs pour les obliger à renoncer à leur religion. Quelque temps après, Antiochus, se voyant près de sa lin, l'établit régent du royaume et lui contia les ornements royaux pour les remettre à son fils Antiochus Eupator. Mais, se voyant trop faible contre Lysias,, qui avait usurpé le gouvernement, il alla en Egypte, portant avec lui le corps d'Épiphanes, afin de demander du secours à l'tolémée Philométor; et, l'année suivante, pendant que Lysias était occupé contre les Juifs, il s'empara d'Antioche. Cependant Lysias revint en toute hâte dans le pays, reprit Antioche, et fit mourir Philippe. Voy. I Machab., vi , 14, 55 ; II Machab., ix, 29. D. Calmet, Diction, de la Bible.

III. PHILIPPE, fils d'IIérode le Graud et de Cléopâtre, mort l'an 37 de J.-C, épousa Salomé, fille d'IIérodiade, si fameuse par le meurtre de saint Jean -Baptiste. Pendant que son frère Archélaùs était allé à Rome pour faire confirmer par Auguste le testament d'IIérode, leur père , il gouverna la Judée ; puis il se rendit à Rome pour soutenir son frère et veiller à ses

f>ropres intérêts. Lorsque Auguste eut confirmé e testament d'IIérode, Philippe revint dans sa tétrarchie de la Trachonite, de la Gaulonite, de la Batanée et de Panéade, et se montra plein de zèle pour le bonheur de ses sujets. Il entoura de murs Panéade, qu'il nomma Césarée de Philippe , augmenta Bethzaïde , patrie de saint Pierre, et lui donna le nom de Jnliade, en l'honneur de Julie, fille d'Auguste. Voy. Matth 3. D. Calmet. Diction.de la Bible.

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