IV. PHILIPPE ou HÉRODE-PHILIPPE. Voy
Hérode, n» II.
V. PHILIPPE (Saint), apôtre, né à Bethzaïde, en Galilée, mort vers l'an 80 de J.-C., exerça d'abord, croit-on, la profession de pécheur. Il fut appelé par Jésus-Christ au commencement de la mission de ce divin Sauveur, et il détermina Nathanaël, son ami, à suivre aussi Jésus. Il assista aux noces de Cana, au sermon de la montagne, à la Cène, et accompagna son divin maître sur la montagne des Oliviers. Après l'Ascension, il resta à Jérusalem jusqu'au moment où les apôtres se dispersèrent; puis il prêcha la foi dans les deux Phrygies, eut saint Polycarpe pour disciple , et fut crucifié à Hiéraple pour s'être opposé au culte des serpents. Les Orientaux célèbrent sa féte le 14 novembre, et les Occidentaux avaient d'abord choisi le 22 avril pour honorer sa mémoire; mais sa fête est le plus ordinairement marquée au 1er mai. Dans quelques Martyrologes , on a marqué au 28 février la fête de la vocation de saint Philippe. Voy. Luc, vi, 13. Jean, i, 44, etc.; vi, 5: xn, 20-22; xiv, 8, etc. D. Calmet, Diction, de la Bible. D.Ccillier, tint, des Aut. sacr. et ecclés., tom. I, p. 484, 488 et
VI. PHILIPPE (Saint), le second des sept diacres que les apôtres choisirent après l'Ascension, né, croit-on, à Césarée en Palestine, mort vers l'an 45 , prêcha la foi à Samane , où il convertit un grand nombre de personnes* il en donna avis aux apôtres saint Pierre et saint Jean, qui vinrent leur imposer les mains afin qu'ils reçussent le Saint-Esprit. On voit dans les Actes que saint Philippe reçut d'un ange l'ordre d'aller sur le chemin de Jérusalem a Gaza ; il y rencontra l'eunuque de la reine d'Êthiopie, et le baptisa ; on croit que cet
PHIL
fut le premier apôtre de l'Éthiopie, et les Grecs eè\èbrent sa fête le 27 août. Quant à saint Phi- W se rendit à Azot, puis à Césarre, et, se\on quelques auteurs, il fonda l'église de Tralles, dans l'Asie Mineure. Les Grecs honorent la mémoire de saint Philippe le 1 1 octobre, et les Latins, le 6 juin. Ko»/. Actes, vi, 5; vm, 5, etc., %, 27, etc. D. Calmet, Diction, de la
VII. PHILIPPE (Saint), évéque de Gortyne, en Candie, vivait au n« siècle. Il se fit remarquer par son zèle à garantir son église de la fureur des gentils et des pièges des hérétiques. Il avait composé contre l'hérésiarque Marcion an ouvrage qui ne nous est point parvenu. On célèbre le il avril la féte de ce saint évéque. Foy. Eusehe, Hi »f., I. IV, c. xxm et xxv.
VIII. PHILIPPE (Saint), évèque d'Héraclée, enThrace, mort le 22 octobre 362, fut arrêté
fir l'ordre du gouverneur Bassus. qui, après avoir soumis à mille tourments, le fit brûler vif avec son diacre saint Hermès. On célèbre leur féte le 22 octobre. Saint Sévère, prêtre et disciple de saint Philippe, souffrit le martyre le lendemain. Vou. Tiilemont, Mémoires, t. V.
Iï. PHILIPPE DE NÉRI (Saint). Voy. Nêhi, a* 11.
X. PHILIPPE, prêtre et disciple de saint Jérôme, a fleuri vers l'an 450, et est mort sous l'empire de Marcien. On a de lui un Commentaire sur Job, qui a paru à Bâle,1527. Voy. Gennade, DeSrriptor. eccl., c. LXitl.
IL PHILIPPE, évéque deTarente, mort vers 1 an 1100, embrassa le parti de l'antipape Léon, ce qui le fît déposer dans le concile de Latran assemblé en 1139. Il se retira à Clairvaux, où •I reçut l'habit des mains de saint Bernard, et devint en 1150 prieur de ce monastère, puis abbé du monastère de l'Aumône dans le diocèse de Chartres. On trouve vingt- cinq Lettres de lui, qui ont été insérées dans la Bibliothèque de Clleoux.
XII. PHILIPPE ou PHILIPPI (Henri), jésuite, né à Saint-Hubert, dans les Ardennes, mort à Ratisbonne l'an 1636, professa la philosophie et la théologie i Gratz, à Vienne, a Pra- |ue, etc., et fut précepteur, puis confesseur de 'erdinand III, roi de Hongrie. 11 a laissé en latin quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Introduction chronologique ou Calendrier ecclésiastique ; Cologne,162l ; — ^Abrégé chronologique de t histoire sacrée des temps ; ibid., 1tf2l; — 3* v ta eau Manuel chronologique du Sowemt Testament: ibid., 1635; — 4° Examen de la chronologie ae l'Ancien Testament; ibid., 1637 . — 5» Questions sur l'année de la naissance et de la mort de Sotre-Seigneur; ibid.; — 6° Questions chronologiques sur te Pentateuque et sur les propriétés; Anvers, 1638. Tous ces ouvrages sont écrits en latin. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor.Societ. Jesu. André- Valère , Biblioth. Bely. Richard et Giraud. «
XIII. PHILIPPE (Le marquis de SAINT-), écrivain du ivm* siècle, a publié : La Monarm chiedes Hébreux, trad. de l'espagnol; La Haye, 1777. 4 vol. in-12. Voy. le Jaurn. des Savants, «750, p. 269 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent vu aperçu de l'excellente méthode qu'a suivie l'auteur pour rendre l'étude de l'histoire sainte utile par rapport à l'esprit et au cœur.