II. PHOT IN , hérésiarque. Voy. Photiniens
PHOTINE , nom donné par les Grecs à la Samaritaine que Jésus -Christ convertit. Voy. Jean, iv, 7, 8, 9, etc. D. Calmet, Diction, de la Bible.
PHOTINIENS (Photiniani), hérétiques du iv* siècle qui niaient la divinité de Jésus-Christ, et qui avaient pour chef Photin , né a Ancyre , mort en 376, et qui était évèque de Sirmich en Pannonie. Il soutenait , avec Paul de Samosate, que Jésus- Christ était vrai homme, mais non pas Dieu , et qu'il n'avait été Christ que lorsque le Saint-Esprit était descendu sur lui le jour de son baptême. Vers l'an 342 il enseigna une erreur qui lui était particulière, en disant que Dieu n'était pas immense. Condamné en 347 par le concile de Milan, il fut déposé en 351, et exilé sous l'empire de Constance ; rappelé sous Julien , il fut de nouveau exilé sous Valentinien. Il avait composé plusieurs ouvrages, dont les principaux étaient : 1° un Traité contre tes Gentils ; — 2» des livres adressés à l'empereur Valentinien. Au rapport de Socrate, il avait écrit dans son exil un livre en grec et en latin, dans lequel il réfutait toutes les autres hérésies afin d'établir la sienne. Voy. Epiphan., Hœres., XXXIII, LXXI. Augustin,, Hœres., XUVet XLV. Hieronym., De Scriptor. eccl. Sander., Hœres., LXV. Socrat., Hist. eccles., 1. 1 , c. xxix. Sozom., Hist. eccles., 1. IX, c. vi. Vinc. Lyrin., Comment t., c. ccxrv. Baronius, Annal., ad ann. 347. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Pluquet, Diction, des hérésies. Le Diction, de ta théol. cnthoL.au mot Photin.
PHOTIDS, patriarche schismatique de Constantinople, né dans cette ville vers l'an 815, mort à Bordi , en Arménie , en 801 , appartenait à une famille illustre alliée au sang impérial. Profondément versé dans toutes les branches des connaissances humaines, il fut regardé, même par ses ennemis, comme le premier homme de son siècle pour son esprit , son savoir et son éloquence. Son mérite l'éleva aux plus grands emplois : il devint successivement capitaine des gardes de l'empereur, ambassadeur en Perse, et secrétaire d'État. Saint Ignace ayant été chassé du siège de Constantinuple , Photius, qui n'était que laïque, se fit élire patriarche, et sacrer en 857 par Grégoire Asbeste, évèque de Syracuse. 11 fit approuver son ordination, condamner saint Ignace dans un synode assemblé à Constantinople en 801 , et dans un autre synode il lit condamner le pape Nicolas,
Ïii avait improuvé sou ordination. L'empereur ichel étant mort en 867, Basile, son successeur, rétablit saint Ignace et expulsa Photius, qui fut déposé et excommunié dans le huitième concile général, assemblé en 869. Cependant, à la mort de saint Ignace, Photius, qui s'était réconcilié avec Basile , se lit rétablir sur le siège de Constantinople. U en fut chassé en 886 par Léon , fils de Basile, et mourut quelques années après. Nous avons de Photius un grand nombre
d'ouvrages , dont les principaux sont, outre son Myriobiblon ou Bibliothèque, ouvrage qui Ta rendu le plus célèbre dans l'histoire des lettres, et qui est l'analyse sommaire , générale et critique de tous les livres qu'il avait lus : 1° TraM contre les nouveaux manichéens ou les pauliciens , inséré par Christophe Wolf dans ses Anecdota sacra et profana ,* Hambourg , 1722 ; on en trouve quelques fragments dans Montfaucon, BibJiotheca Coistiana; — 2° Lexicon grœcum; Leipzig, 1808, in -4°; curieux glossaire qui n'était guère connu que par le manuscrit, qui avait fait partie de la bibliothèque de Marquard Gude, et que l'on appelait pour cela Codex Gudianus: on le cite encore par le simple mot abrégé Cott. (pour Codex), quand il est question des ouvrages de Photius ; — 3° une Collection des canons de l'Église, publiée par le cardinal Mai dans son Sptcilegium romanum, tom. VII ; — 4° une Co/lection sur les droits des métropolitains; — 5° Le Somocanon, trad. en latin par Gentien Hervet; Paris, 1561 ; Baie , 1562. Justel en a donné une édition en grec et en latin ; Paris , 1615 et 1620, in- 4», et l'a inséré depuis dans sa Bibliothèque canonique; ibid., 1661 ; — 6° Commentaire sur rÉ pitre de saint Paul, et des Notes sur les prophètes; — 7° deux cent quarante -huit Epiires, publiées en grec et en latin par Montagu ; Londres, 1641, in-fol.; — 8° une Bibliothèque, qui contient l'examen d'environ deux cent quatrevingts auteurs, en grec; Augsbourg, 1601, infol.; en grec et en latin ; ibid, 1606, in-tol.; Genève ,1613; Rouen, 1653; — 9» Dissertations et divers traités théologiques , traduits en latin par Currian, et publiés par Canisius dans ses Anti-
Ï\uœ Lei'tiones, tom. V. Voy. les Lettres de Nicoas et d'Adrien II. Veccus., De Processione Spirit., V. Léo Allatius, De Synodo Photiana. Nicolas, In Vita S. Ignatii. Anastase , In Vita Pontif., Zonaras, Annal., tom. III. André Schot, In Proleg. Biblioth. Baronius, Annal. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclét., tom. XIX, p. 426 et suiv. Pluquet, Diction, des hérésies, Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Bioqr. génér,
PHRAGONÉOS (Phragonïs), siège énisc. de la seconde Ègypte, sous le patriarcat d'Alexandrie. Une partie de l'éléarchie était soumise à cette église, et l'autre partie à celle de Pachnamuni. Phragonéos a eu trois évéques, dont le premier, Agathus, siégeait en 362. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. II, p. 565. Richard et Giraud.
PHRANZA ou PRANZES, FRANTZES (Georges), historien grec, né en 1401, mort vers!478, s'attacha à Constantin, qui le nomma protovestiaire. U eut beaucoup de peine à sauver sa vie lors de la prise de Constantinople par les Turcs, et il termina ses jours dans un monastère. On a de lui une Chronique qui s'étend de l'an 1259 à l'an 1477. Jacob Pontanus en a donné une traduction latine qui a été publiée à la fin de Théophylacte Simocatta; Ingolstadt,1604,in-4°; Alter en a donné le texte à Vienne, 1796 f infol.; enfin Bekker en a publié une nouvelle édition, avec une traduction latine, qui a été insérée dans la collection byzantine de Bonn ; 1838, in-8°. Voy. Vossius, De Hist. grœc., 1. II, c. xxx. Léo Allatius. Alter, Prooemium de son édition. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
PHRÉNOLOGIE ou GRANOLOGIE , CRÀNIO SCOPIE, science qui, procédant de l'inspection du crâne, apprécie les penchants, les facultés de l'homme, d'après les saillies, les protubérances, les bosses ou les dépressions de cet organe . et dont les partisans , trouvant la eranioscopte insuffisante, ont adopte la méthode de
PHUA
la eéribroseopie , c'est-à-dire étudié les circonvolutions cérébrales. Les leçons du docteur Gall, auteur de m système, furent interdites à Vienne en 1801 , comme tendant à propager le matérialisme et le fatalisme, principes subversif* de l'ordre social ; elles furent, au contraire, tolérées à Paris , où il y eut des cours publics de phrenologie, comme d'anatomie et de pathologie. Dans le système phrénologique , tout se résume dans la constitution physique, tout est soumis à Tempère fatal de l'organisation. Il n'y a donc évidemment ni vice ni vertu. Ce système est la négation de toute loi morale; cest la négation du libre arbitre. Gall veut que le libre arbitre ne soit qu'un résultat; donc il le détruit. Voy. Bergier, Diction, de théol.
PHR1A. Voi/. Perta.
PHRONTISTE (Phrontista), ndm qu'on a donné quelquefois aux chrétien* contemplatifs occupés à méditer la loi de Dieu ; et on a appelé Phrontiitères les monastères dans lesquels on la médite plu* particulièrement qu'ailleurs. Ces ' deux mots sont dérivés du grec phrontnô : je pense, je màtitÊ Voy. D. Macri Hierolexicm, ad voc. Phrontisterium.
PHRYGASTES. Voy. Phrygiens.
PHRYGIE , contrée d'Asie qu'On divisait autrefois en Phrygie Paeatienne ou Capatienne et en Phrygie Salutaire. La Phrygie Paeatienne avait pour métropole la ville de Laodicée, qui l'était auparavant de toute la Phrygie, et la Phrygie Salutaire avait pour métropole la ville de bynnade. La Phrygie Paeatienne ayant été subdivisée en deux provinces, la première eut la ville de Laodicée pour métropole, et on assigna pour métropole de la seconde la ville de Hiérapolis, qui n'était auparavant qu'un simple éyèché sulfragant de Laodicée. Les anciens divisaient la Phrygie en grande et petite Phrygie ; celte dernière était subdivisée en deux provinces , dont l'une s'appelait la Phrygie de t Hellesponl, à cause de sa situation le long de l'Hellespont, et l'autre, située aux environs du mont Olympe, vers la Bithynie, s'appelait Phrygin Epictetus. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, inind., p. 13, et tom. UL in ind., p. 13. Richard
PHRYGIENS ou PHRTGASTES, hérétiques qui professaient les mêmes erreurs nue les cataphrygiens ou montanistes. Voy. Cataphrygiens et Montanistes.
PHTHÉNOTH, nome ou nouvellement de la première Egypte, dont Buti était la capitale, selon Ptolémée, avec titre d'évéché, sous le patriarcat d'Alexandrie. On en connaît trois évèques,dont le premier, Pininuthès, mélétien, eut pour successeur Caius, qui assista au concile de Nicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. H,i». 530. Richard et Giraud.
I. PHUA, fils dlssachai, devint le chef de la grande famille des Phuates. Voy. Nombres, xxvi, 23.
IL PHUA, de la tribu d'Issachar, fut père de Thola, qui fut ju«e d'Israël. Voy. Juges, x,
'llî. PHUA et SÉPHORA . sages-femmes d'Ègypte auxquelles Pharaon ordonna de faire mourir tous les enfants mâles qui naîtraient aux Israélites; il y a apparence que ces femmes étaient Israélites elles-mêmes, à cause de Péloignetnent que les Hébreux avaient pour les Egyptien*; mais il n'est pas probable que Phoa fût la mère de Moïse, et Séphora sa sœur. 11 parait encore certain que ces deux sagesfemmes ne lurent pas les seules qui reçurent ' cet ordre de Pharaon ; et il est certain que si , I