‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 597 sur 1294 · PHUT · texte numérisé non relu

PHUT

comme la plupart des interprètes le pensent et qu'il parait assex clairement par le texte de la Vulgate, cette parole : « Il leur bâtit des maisons », regarde ces sages-femmes, ce n'est point que le mensonge qu'elles firent soit approuvé en auouhe sorte par l'Écriture, mai* seulement pour récompenser leur compassion envers les enfants hébreux. Voy. Exode, 1,15, 17... 91. Dont Calmet. fhction.de la Bihle. Richard et Giraud.

PHDAÏTES(PA«ffi/(p),nom d'une famille dont le fondateur fut Phua. Voy. Nombr., xxvt, 23. Cofnpar. PHUA, n<* 1.

PHDL, roi d'Assyrie, régna de l'an 759 à 742 av. J.-C. Il succéda i Sardanapalè , dont la fin tragique fat amenée par la révolte d'Arbacès, satrape de Médie. et de Bélésis, gouverneur de Babyione. Phul prit le nom de Sardenapate il. et secourut Manahem, roi d'Israël, qui avait peine à se maintenir sur son trôné; ce prince lui donna mille talent* d argent pour reconnaître ce service. Vers l'an 749, Phul s'associa Téglath-Phalasar, qui lui succéda. Voy. IV Rois, xv, 19. 20. I Paralip., v, 26.

PHULLA. Voy. Bulla.

PHUNON , station des Hébreux dans le désert. U y avait des mines de métaux si dangereuses, dit saint Alhanase, que les criminels qu'on condamnait à v travailler n'y pouvaient vivre que

Cïu de jours. On croit que ce fut à Phunon que olse éleva le serpent d'airain; d'autres pensent que ce fut à Salmona. Quoique l'Écriture n'indique pas le lieu de cet événement, il est probable que ce fut à l'un ou l'autre do ces deux endroits; car, ayant placé le murmure des Israélites après leur sortie de Hor, elle marque

fiar là même qu'ils campèrent à Salmona, et de a à Phunon. Voy. Nombres, xxi, 4, etc.; xxxm, 42. 4:t. D. Calmet, M'tinn. rie la Bihle.

PHUR . et plur. PHURIM. ou POUR, plur.

POURIM, mots dérivés du persan, et adoptés par les Hébreux ; ils signifient proprement sort, sorts. On les a employés pour désigner une féle solennelle instituée par les Juifs en mémoire de leur délivrance de la fureur d'Aman , qui , ayant usé de la superstition des sorts pour déterminer le temps auquel il avait dessein de faire périr les Juifs, subit lui-même, avec ses enfants et tous ceux de sa faction, le sort qu'il avait préparé à Mardoché* et à tout Israël. La fête des sort* fat fixée par Mardoché* aux 1P et t.V jours du moi* adar. Elle consistait en des divertissements qui avaient beaucoup de rapport avec les anciennes bacchanales des païens. Lorsqu'il se trouve deux mois d'adar. ce qui arrive tous les trois ans, on suit au 14* jour du second adar ce qu'on appelle le petit purim, mais qui n'en a proprement que le nom. Quoiqu'on puisse travailler pendant les deux jours de cette fête, dont le premier seulement est solennel, on s'én abstient cependant surtout le premier jour. L'an 408, Théodose lf défendit aux Juifs d'élever pendant cette fête de* gibets, d'y attacher une figure nommée Aman , puis de brûler ensuite l'un et l'autre, parce que cette cérémonie dégénérait en insultes pour le* mystères de la religion chrétienne. Voy. Ksther, m, 7, 9, 26, 28; xt, 1. D. Calmet, Diction, de I» Bihle. hichard et Giraud. J.-B. Glaire, Introé. histor. et cri t., etc., tom. II, p. 378,

PHUTH , troisième AI* de Ch. un. Si, avec Pline et plusieurs autres, on regarde les enfants j de Phuth comme habitants de l'Ethiopie, on voit | qu'il en est souvent parié dans les prophètes. Ainsi, du temps de Jérémie, Phuth obéissait à Néchao, roi d'Egypte. Nahum m*l ce peuple au nombre de ceux qui doivent venir au se-

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