IV. PICART DE SAINT-ADON. Voy. Picard, n» IV
PICCINARDI (Serafino) ou PICINARD (Séraphin ) , né à Brescia en 1634 . mort à Padoae l'an 1695 , professa la théologie à Bologne, à Vérone , a Gênes, puis 'à Milan, et occupa la chaire de métaphysique à Padoue. On a de lui : 1° Philosophiœ dogmatica* peripatetica> christianœ Lib. IX; Padoue, 1671-1676, 2 vol. in-4»; — 2» ft Approbatione doctrines S. Thomee lib. VII; ibid., 1GK3, 3 vol. in-fol.; — 3° Prœdestinatus; ibid., 1686. in-4". Voy. La Nouv. Biogr. génér.
I. PICCOLOMINI ( Alessandro), archevêque de Patras et coadjuteur de Sienne, né à Sienne l'an 1508, mort en 1578, était très-versé dans ta théologie, les mathématiques, la physique et la philosophie. Il a laissé en italien , et sur divers sujets, un assez grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° Philosophie morale; — 2» L'Institution du prince chrétien; — 3« Rafae/la ou Délia Creanza délie donne; ce livre , qui a été imprimé en plusieurs endroits, a été aussi traduit en français . mais sous divers titres. Nous ne le citons ici que pour prévenir le lecteur qu'il contient des maximes très-dangereuses. L'auteur lui-même a fini par le sentir, puisqu'il le refondit tout entier, et le publia sous le titre de : Delf Instituzione morale, lib. XIII, etc. Voy. Thevet, Eloges des hommes illustres , tom. VIII. Ghilini , Teatro d'uomini lelterati, tom. I. Tiraboschi, Storia délia lelteratura itai. Nicéron, Mémoires, tom. XXIII. De Thou, Éloges. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
II. PICCOLOMINI (Francesco), érudit; né à Sienne en 1520, mort l'an 1604, appartenait à la même famille que le précédent. 11 professa la philosophie à Sienne, a Macerata, à Pérouse et à Padoue. On a de lui , outre plusieurs ouvrages qui ne sont en général que des travaux sur Aristote : Universa Philosopliia de moribus, nunc primum in decem gradus redacta et explkota; Venise, 1583, in-fol.; Francfort, 1601, 1611, in-8°. Voy. Thomasini , Elogia , tom. 1 , p. 206. Nicéron, Mémoires, tom. XXIII. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. aénér.
III. PICCOLOMINI (Giacomo-Ammanati), évéque et cardinal, né près de Lucques en 1422, mort l'an 1479, fut promu au cardinalat par Pie II, et occupa successivement les sièges de Pavie, de Frascati et de Lucques : On lui doit : 1° Commentarii et epistola; Milan, 1506, 1521, in -fol.; Francfort, 1614, in-fol.; les Commentaires sont une suite de l'ouvrage historique de Pie II, publié sous le même titre, et contiennent les événements de l'Europe de 1464 à 1469; — 2° Historica Nnrratio de Hussitis et Georgio Podiebradio; — 3» De Lcodicnsiwn Dissidio cum eptscopo suo Ludovico Borbonio ; ces deux ouvrages ont été insérés à la suite des Commentarii de Pie II , édit. de 1616. Voy. Paul Jove , Elogia. Seb. Paoli, Disquisizione délia vita det cardinale Piccolomini : Lucques, 1712, in-4». Nicéron, Mémoires, t. XV. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér.
PICENINI ( Jacoues), protestant, né à Samadeno, au pays des Grisons, vivant au xvui« siècle, est auteur des ouvrages suivants : 1° Apologie des Églises réformées; Coire , 1706; c'est une réponse au livre du P. Segneri , jésuite , intitulé : L'Incrédule sans excuse: — 2° Trionfo delta vera religione. Picenini opposa cet ouvrage à celui que le P. André Semeri , jésuite aussi , avait publié sous ce titre : Courte Défente de la religion, et qui était une réfutation de YApolo-
PICH — 1781 —
PICP
gie des églises réformées. Picenini trouva un autre redoutable adversaire dans le cardinal "Vincent -Louis Gotti, dominicain, qui écrivit contre lui trois gros volumes ; Bologne , 1748 , où toutes les assertions du ministre calviniste sont complètement réfutées. Voy. Feller, Bioyr. unitert.
PICHEREL (Pierre), savant ecclésiastique, né près de la Ferté-sous-Jouarre , mort en 1590, était très-versé dans les langues latine, grecque et hébraïque ; il assista au célèbre colloque de Poissy. On a de lui : 1 des Opuscules tnéologigues en latin; Leyde, 16-29, in-12; — 2» In Cosmopeiam , ex quinque un mis Getieseos capi tibia Paraphrasis; Pans, 1579, in -4°. Voy. Moréri, édit. de 1759.
PICHLER (Gui ou Veit), en latin Vitus, jésuite, né à Berchofen en Bavière, mort l'an 1736, professa le droit canonique à Dillingen, et le droit à Ingolstadt, puis à Munich. On a de lui : 1° lier polemicum ad Eeclesiœ catholicœ ventatem ; Augsbourg , 1708 , in -8° : — 2° Examen polemicum super Augustana Confessione ; ibid., 1708, in -8»; — 3° Papatut numquam errant in proponendis fidei articulis; ibia., 1709 , in-8» ; — 4° Lutheranismus constanter errons in fuiei articulis; ibid., 1709, in-8°; — b* Theologia polemicn; ibid., 1719, in-4°; souvent réimprimé; — 6* Sunmia jurisprudentiœ sacrée; ibid., 1723, 5 vol. in-8° ; — 7° Jus canonicum practice expiicatum; ibid., 1728, in-4°; 1735, 1746, in-fol. Voy. le Joum. des Savants , 1740 et 1749. Richard et Giraud. Feller. Michaud. Les PP. Augustin et Alois de Baker , Biblioth. des écrivains de la compagnie de Jésus. La Nouvelle Biographie générale.
PICEOH (Jean), jésuite, né à Lyon en 1683, mort a Sion, dans le Valais, l'an 1751, se livra à la prédication, et fit des missions à Reims , à Langres et à Metz; il devint plus tard grand vicaire et visiteur général du diocèse de Sion. On a de lui : L'Esprit de Jésus-Christ et de tEylise n«r la communion fréquente; 1745, in-12. Ce livre, qui avait pour but de combattre les jansénistes, fut condamné , parce qu'en combattant les erreurs de ses adversaires, l'auteur était tombé dans des erreurs non moins grandes. Il y a deux décrets de la S. Congrégation de Y Index qui condamnent le livre du P. Pichon : l'un est daté du 13 août 1748, et l'autre, du 11 septembre 1750. Mais l'auteur n'avait pas attendu les ditférenles censures portées contre lui pour avouer ses torts. Dès le 2* janvier 1748, c est-à-dire à une époque où très -peu d'évéques s'étaient encore déclarés contre lui , il écrivit de Strasbourg à M. de Beaumont, archevêque de Paris, une lettre dans laquelle il témoignait désavouer, rétracter et condamner son livre. Voy. Feller, Bioar. univers. Les Nouv. ecclésiastiques, ann. 1740-1751. Le Calendrier ecclésiastique pour 1757. La Nouv. Bioyr. orner.
PICHON (Thomas-Jean), chanoine et chantre de la Sainte-Chapelle du Mans, né au Mans en 1731 , mort l'an 1812, était docteur en théologie. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° La ha mm triomphante des nouveautés; Paris, 1756, in-12; — 2* Traité historique et critique de la nature de Dieu; ibid.,. 1758, in-12; — 3» Les Droits respectifs de l'État et de t Église rappelés à leurs principes; ibid., 1766, in-12; — 4» Des Études théologiques; Avignon, 1767, in-12; — 5» Les Arguments de la raison en faveur de la religion et du sacerdoce; ibid., 1776, in-12; — 6* une édition des Principes de la religion et de k morale de Saurin; Amsterdam , 1768 , 2 vol. hvlî. Voy. le Journ. des Savants 1758, p. 389.
Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv.
PICINARD (Séraphin). Voy. Piccinardi (Sera fino).
PICÎNELLI ou PICINELL0 (Filippo), chanoine régulier de Latran , né à Milan en 1601, se fit recevoir docteur en théologie, acquit une grande réputation comme prédicateur, et devint abbé de son Ordre. 11 a laissé un certain nombre d'écrits sur divers sujets, entre autres : 1" Pnneyitici; Venise, 1649, t. I ; Milan, 1658-1675, tom. II et III, in-8°: — 2° // Mondo simbôlico; Milan, 1653, 1680, in -toi.; trad. en latin; — 3° Feminarum Sacrât Scriptural Elogia ; ibid., 1657, in-8" ; — 4» Fatiche apostotiche; ibid., 1672- 1674, 3 vol. in-4° ; réimprimé en latin ; 1711 ; — 5» Massime de' sacri chiostri ; ibid.. 1678, in-4° ; —6° Lumiet riflessi, civeb,QUOScrittureillustrate cm erudizioni profane; ibid., 1667, in-fol.; trad. en latin en 1703. Voy. Ai gelati , Bihlhth. Scriptor. Mediolan., tom. 11, p. 1075. Richard et Giraud.
PIC0NI0 (Bernardinus a). Voy. Bernardin, n° VI.
I. PICOT (Jean), en latin Picus, conseiller au parlement de Paris, mort dans cette ville en 156o , employa ses loisirs à traduire du grec en latin ou en français quelques ouvrages des Pères, tels que : 1° Contra karcionitas d Origène ; Paris , 1556, in-4° ; — 2° De Seleclis Scripturce Qiueitionibus amhiguis; 1558, in-4°; — 3° Comment ami s in Jeremiam . Baruch et Threnos; 1564, in-4»; la version de ces deux traités de Théodoret a été conservée dans l'édition de 1612 donnée par le P. Sirmond; — 4° Homiliœ de saint Macaire; 1559, in -8°; — 5* Varia opu&cula de saintMaxime. Koy.Nicéron, Mémoires, t. XXXIV. La Nouv. Bioar. génér.
IL PICOT (Michel-Joseph-Pierré), littérateur, né à Neuville-aux-Bois , près d'Orléans, en 1770, mort à Paris l'an 1841 , se livra spécialement à l'étude de l'histoire ecclésiastique du xviu« siècle. Il fut chargé en 1806 de rédiger le Mémorial catholique, journal mensuel que l'abbé de Boulogne, devenu depuis évêque de Troyes, avait fondé, et en 1814 il dirigea l'Ami de fa religion et diLroi, qui devint bientôt l'organe officiel du clergé. On a de Picot : 1° des Mémoires; 1Ξ — 2* Mémoire pour servir à t Histoire ecclésiastique pendunt le xvn* siècle; Paris, 1806; 1815- 1816, 4 vol. in-8»; 6 vol. in-8», 3» édit.; —3° Essai historique sur l'influence de la religion e* France pendant le xvm» siècle : ibid., 1824 , 2 vol. in-8° ; — 3° une édition des Œuvres de l'abbé d< Boulogne; 1827; il y a ajouté un Tableau re/igieux de la France sous le Directoire , et un Pré ci* historique sur tÉylise constitutionnelle. Voy. Michaud , au Supp/ém. La .Vout». Bioyr. génér.
PICPUS ou PICPUSSES, religieux du Tiers Ordre de Saint- François , appelés aussi Pénitents. On les nomme Picpus à cause d'un de leurs couvents qui fut bâti en 1601 à Picpus , petit village qui touchait au faubourg Saint -Antoine à Paris. Ce couvent, qui n'est que le second de l'Ordre , a donné son nom à l'Ordre entier. Ces franciscains se nomment à Paris reliyieux pénitents de Nazareth, et dans quelques provinces on les appelle Tiercelins. Le couvent de Picpus a été fondé par Jeanne de Sault, veuve de René de Rochechouart, comte de Mortemar; Henri IV y accorda des lettres - patentes , et Louis XIII "posa la première pierre de l'église, et, dans les lettres -patentes par lesquelles il confirme l'érection de ce monastère , en 1624 , il prit la qualité de fondateur. Voy. Bergier, Diction. de théol.