‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 601 sur 1294 · PICT · texte numérisé non relu

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1 PIGQDST ou PIQUET (Claude), cordeher de l'étroite observance delà provmcedeSaint-Bonaventure, né à Dijon, vivait au commencement du xvn« siècle. Il était docteur en théologie, et ii devint gardien d'une maison de son Ordre a Chàlons. 11 a publié : 1° Comment aria super evunyelicam fratrum minorum regulamet S. r ranci ci testamentum, etc., Lyon, 1597; - * Provincia S. Bouaventurœ , seu Burgundia, frattum minorum regularis ohservantiee, ae camobwrum ejuidem initium,progressus,et descrwtw; louis, «MO, in-8°; ibid., IÔ21, iri-8',2' Mit.

pillon , bibtioth. de, Aut. de Bourg., t. H, D, tt», m -fol. Le P. Jean de Saint- Antoire, Btbliutti. univ. Francise, tom. I. p. *». Richard et 01-

raud. ... xx

II. PICQUET ( François), missionnaire, né à Lyon en 1020, mort à Hamadan, en Perse, 1 an 1085, voyagea en France, en Italie et en Angleterre, devint consul d'Alep en Syrie pour la France et la Hollande. 11 rendit de grands services à ces deux nations et aux chrétiens du Levant, ramena à l'Église catholique un grand nombre de schismatiques , et se montra aussi zélé missionnaire que consul fidèle et inlelh-

8 eut. Ayant encrassé l'état ecclésiastique, il evint vicaire apostuliquede Bagdad, puis évéque de Césarople, dans la Macédoine. 11 a fourni plusieurs pièces importantes à Nicole pour sa Perpétuité de la foi de l'Eghse touchant r Eucharistie. Ko», la Vie de Picquet : Paris, 1732, in 12. Les Mémoires du chevalier d'Arvieux, tom. VI. Les Lettres édifiante* et curieuees, écrites des Vissions étrangères. Feller, Biogr, univers. MicUaud. La NoW nuHjr. génér.

PICTAVIUM, Voy. Poitiers,

PICTET (Bénédict ou Benoit), pasteur et docteur en théologie, né à Genève en 10o5, mort l'an 17124, professa la théologie dans sa ville natale, et se distingua par un véritable talent oratoire. Eu 1714 il hit nommé membre de I Académiede Berlin. On a de lui un grand nombre d'écrits, entre autres : 1» Traité tWne / indifférence des religions; Neufchàtel, 1092, in -12; Genève. 1711, in-12; trad, en anglais; —V La Monde chrétienne , ou l'Art de bien vivre; Genève, 1095-1098 , 8 vol. in-12; 1710; - 3°Ih™' logia chnsiwua; Genève, 1690, 2 vol. in-8% trad. en français par l'auteur; Amsterdam, 1701,

2 vol. in-4-, Genève, 1708, 3 vol.; - 4* Luthen et Coliint Consensus de prœdesttnatvne; Genève, 1701 in-12; — 5° Histoire de l'Eglise et du monde au xi* siècle; ibjd., 1712, in-4°, faisant suite a l'Histoire de l'Eglise et du monde de Lesueur, dont Pictet a donné une nouvelle édition ;~- 6° quatorze Sermons sur divers sujets ; ibid-, 1 > £\ , in-»°. Von. le P. Nicéron, Mémoires, tom, I : et X , part. 1. 11. Le Journ. des Savants, 1 /Ou, 17U et 1750. Sônebier, Hist. httér. de Genève, t II, p. 249-250. Richard ot Giraud, qui donnent les titre» de vingt ouvrages différents de Pictet. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. gêner.

PIDOU DE SAINT - OLON (Louis-Marie ) , théatin , frère du précédent , né à Paris en 1037, mort a Ispahan l'an 1717, lit profession 4 Home en 1059, et sapphqua a l'étude des langues orientales, et principalement de l'arménien. Chargé l'an 1003 d'une mission apostolique en Pologne, il eut a Léopol plusieurs entrevues avec des prélats de l'Église arménienne, et les décida à reconnaître la suprématie du Pape. Innoceut XI le nomma en 1087 évéque de Babyloue , et, vers la même époque . le roi de r rance le chargea de replanter ses intérêts près de la cour dlspahan. Pidou a laissé : Wersionde la liturgie arménienne, dans le tom. Hl de l Ex-

plication littérale des cérémonies de la messe, par G P. Lebrun; Pari. , 1720 ; S* Courte Itetom

de l'état de la mission apostoliauc aux ^rmmMm de Pologne, de Valachte ; 1069. \oy. Michaud, Biogr. unii>er$. La Souv. Biogr. gêner.

PIDOUX (Charles), sieur du Chaillou, ne a PoitieJs, vivait au IW siècle, et était lieutenant général en la sénéchaussée de Cwray II est le principal auteur d .un* i Vie de dégonde ; Poitiers, 1021, in-12; Niort, 1844. I a». Dreux dû Radier, Hist. littér. du Poitou. La Sou*.

B1?Pïf1^'( Saint), pape, né à Aquilée, mort i Rome le 11 juillet 1o7, était frère de samt Hermas, surnommé le Pasteur. Pie 1" succéda à saint ilygin en 142, et, avec 1 • wcea ra de saint Justin le philosophe , il combattit les hérésies de Valentin et d© Marcion, qui niait la résurrection des morts , et condamnait le mariage. A la prière de sainte Praxède , fille du sénateur saint Pudens, il érigea dans le pala s de cette chrétienne, où avait autrefois habite saint Pierre, un titre pastoral, et y fonda une église connue sous le nom Suinte-} lerge+Pvtlmtmne, sœur de sainte Prazède. On attribue a ce Pape des Décrets et des Lettres que quelques critiques regardent comme apocryphes. P»e l eut saint Anicet pour successeur, et on honore sa mémoire le 11 juillet. Voy. Baromus , /»• i»- «o/. Ciaconius. Platina. Duçhène, tif. Juste Fontanini.WiW. tUtà'.iTAqmUe; Rome, 1712, in-4°. Bollandus, Acta Sanctorum, au 11 juillet. Artaud de Montor, Bief, des »mmV Pontifes, et Gaet. Moroni , vol. LUI , sur ce Pape et les suivants. Feller, Biogr. univers.

11 PIE II, pape, né à Corsignano en 14Uo, mort a Ancône l'an 146V, se nommait auparavant Eneas Si/lvius Piccolomini. A l âge de fj«gh six ans il assista au concile de Bàle, ou il lut secrétaire de Dominique Capramca , dit le cardinal de Fermo ; dans la suite il fut charge de plusieurs missions importantes, et devint suc cessivement évéque deTrieste, puis de jnenne^ Promu au cardinalat Pf^ Calute 111 en IloO il succéda à ce pape en 1458. 11 changea le nom de Corsignano, lieu de sa naissance, en celui de Piemo , et y érigea un évéché. H donna »W la bulle Execrabilis contre les appels au futur

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ooncile, abrogea la pragmatique-sanction, rétiacta ce qu'il avait écrit autrefois en faveur du concile de Bàle, attaqua les ennemis du Samt- Siége. H méditait une guerre contre les turc* lorsqu'il mourut. Paul 11 lui succéda, ml» laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Conimentariorum et ueslis Bastions ts concilii Lib. Il, Baie, in-fol.; 1577, in-8», et dans Orthwinus, fm* lus rerum expetendarum, tom. 11 ; — 2U Pefi/aA> g us de rébus EcHesice et Imperii, dans B. Pei, Thésaurus Anecdotamm, lib. Il; — 3» Onifi»«»

rliticœ et eccleriusticee . Lucques, t75o-1»w, vol. in-8°. La plus grande partie des OEeafrf de Pie II a paru à Bàle, 1551 , 1571 1 vol. «; fol. Ses écrits historiques et géographiques ont été publiés à Helmstaedt ,1697, 1707, m ïnthéme. Bcllarmin. Ciaconius. Onuphre. i>uchéne. Bzovius. Sponde. Raynaldt. Louis-Jacob. BiUioth. pontif. Le Journ. des Savants, \>Uy Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud, mm la Souv. Biogr. génér., qui donnent la lwle a&

autres écrits de Pie IL k x

III. PIE III, né à Sienne en 1439, mort ^ Rome Tan 1503, se nommait Fr*w?J£î!:

chini. Pie II, son oncle maternel , lui Qt prenore

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fut promu à l'archevêché de Sienne en 14GO, et créé cardinal peu de temps après. Il succéda i Alexandre VI en 1503. Il préparait des réformes, lorsqu'il mourut, vingt-six jours après son élévation au souverain pontificat. Jules II fut appelé a lut succéder. Voy. Ciaconius, Victorel et Duchéne . Vie de Pie M. Raynatdi.

IV. FIE IV, pape, né à Milan en 1409, mort à Rome l'an looo , se nommait Giananyelo de' Mediei. Il fut protonotaire sous Clément VII, et lé^at de l'armée contre le duc de Parme , sous Jule6 III. Il succéda à Paul IV en 1550, pardonna aux Romains, qui avaient outragé la mémoire de son prédécesseur, fit mourir le cardinal Carafla et le duc de Mortorio, son frère, sollicita les princes chrétiens contre les Turcs , qui menaçaient l'ile de Malte, et mit tout en œuvre pour détruire l'hérésie en France et en Allemagne. Sous son pontificat, le concile de Trente fut heureusement conclu , en 1563, par les soins Ue saint Charles Borromée, son neveu. Pie V lui succéda. Voy. Mura ton . Annales liai., t. X. Sponde, Annal. Aubert, Hist. des cardinaux. Feller, Btoar. univers., sur ce Pape et les suivants.

V. PIB V ( Saint), pape, né à Bosco , en Lombardie, l'an 1504, mort a Rome en 1572, se nommait Michèle Ghislieri. 11 fit profession chez les dominicains, forma ses frères à la science et à la vertu , fut inquisiteur de la foi, puis commissaire général du Saint-Office, et vicaire de l'in-

uisiteur général. Il devint successivement vêque de «épi et de Sutri, cardinal, inquisiteur général de la chrétienté , et fut transféré à l'évèrhé de Mont-Réal ou Mondovi en Piémont. Il succéda en 1560 a Pie IV , régla sa famille, retrancha la débauche des cabarets, le luxe, le scandale, défendit les combats des bêles . obligea les évéques et les curés à résider ou à te démettre, rétablit et purifia le culte divin , fit imprimer le Catéchisme romain en plusieurs langues, publia les Bréviaires et les Missels corrigés, abolit les indulgences pécuniaires, voulut que les cardinaux qui ne paieraient pas leurs dettes y fussent contraints, comme les autres , par la justice, et lit plusieurs règlements salutaires au clergé séculier et régulier. 11 envoya des légats dans toutes les églises affligées par l'hérésie, soutint l'Ordre de Malte , que les Turcs avaient beaucoup affaibli, et ligua contre eux les Espagnols et les Vénitiens, qsi remportèrent en 1571 la célèbre bataille de Lénante. Il rétablit les Car afin dans leurs biens, fit observer le concile de Trente, excommunia Élisabet h , reine d'Angleterre, consola et secourut Marie Stuart, ainsi que tous les catholiques persécutés, condamna la doctrine de Baius, abolit l Ordre des Humiliés, et mit tout en œuvre pour réprimer les abus et faire fleurir la religion. Il eut Grégoire XIII pour successeur. On célèbre sa féte le 5 mai. On a de ce saint Pape des Lettres; Anvers, 1640, 1 vol. in -4°. Voy. Jérôme Catena, Antoine Gabutius, Vte de Pie V. Speude, ln Annal. Le P. Touron, Hommes illustres de l'Ordre de Samt- Dominique , tom. IV . p. 305. De Falloux, Hist. de saint Pie V, pane; Paris, 1844, 2 vol. in-8».

VI. PIE VI , pope , né à Césène, dans la Romagne , en 1717, mort a Valence, dans la Drome. en 1790, se nommait Jean -Ange Rraschi. Il quitta l'épée pour embrasser l'état ecclésiastique, fut nommé trésorier par Clément XUl, et devint cardinal sous Clément XIV, auquel il succéda en 1775. 11 réforma l'habillement et la mollesse , qui s'était introduite dans les mœurs des ecclésiastiques , fit disparaître les abus qui

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s'étaient glissés dans l'administration du trésor, récompensa les agriculteurs les plus industrieux, adoucit )e sort des jésuites qui étaient détenus au château Saint-Ange, et leur rendit la liberté peu do temps après. A la demande de Frédéric II, roi de Prusse, il conserva l'institut de ces religieux en corps dans les États de ce prince, et montra toujours un zèle ardent pour le bien-être des peuples; mais les soins de l'administration temporelle ne lui firent pas négliger les institutions charitables; il chargea les Frères des écoles chrétiennes de l'éducation des enfanta du peuple , et il érigea de pieux asiles pour les jeunes filles pauvres. Le règne de Pie VI fut affligé par les plus cruelles épreuves : les cours de Naples et de Vienne , puis le grand duc de Toscane , lui suscitèrent les plus graves difficultés , et Pie VI était à peine sorti de ces embarras lorsque la révolution française lui en créa de nouveaux. C'est alors que le souverain Pontife vit Avignon et le comtat Venaissin réunis à la Fiance, lesannates supprimées, et la fameuse constitution civile du cierge jeter le désordre dans l'Église de France. Il réclama dans plusieurs écrits, mais surtout dans un bref doctrinal, daté du 10 mars 1791, qui est un chef-d'œuvre d'éloquence et de saine théologie. Enfin le territoire pontifical fut envahi a plusieurs reprises, et le Pape se vit obligé de signer le traité de Tolentino , qui lui enlevait les trois légations de Bologne, de Ferrare et de la Romagne. et par lequel il renonçait à la souveraineté d Avignon et du comtat Venaissin. En 1798 une armée française vint camper sous les murs de Rome, et Pie VI l'ut conduit sticressi vement à Sienne, a la chartreuse de San-Cassiano, près de Florence, à Parme, à Plaisance, à Turin , puis à Valence , où il termina ses jours dans la captivité. Pie VII lui succéda. Vny. Richard et (.n-a ml. Ferrari, Vita Pii Ml: 1802, in -4». Tavanti, Fasti del papa Pi» VI. Merck, La Captivité et la mort de Pie VI. Bourgoing , Mémoires historiques et pJtilosopliiqves sur Pie VI et son pnntifwat. Picot, Mémoires eeclés. L'abbé Aimé Guillon, Les Martyrs de la foi; c'est l'ouvrage le plus complet et le plue instructif suites derniers moments de Pie VI.

VII. PIE VII, pape, né à Césène en 1742, mort à Rome l'an 18*23, se nommait auparavant Gréuoire- Barnahé- Louis Ckimramonti. Il prit l'habit de Saint -Benoit dans le monastère de Sainte-Marie, de la réforme du Mont-Cassin, à Césène, et, après avoir successivement professé la philosophie et la théologie dogmatique, il fat nommé abbé de son monastère, puis evèque de Tivoli en 1782, et cardinal en 1/85. C'est a cette époque qu'il fut transféré au siège d'imola. Pendant quinze ans il gouverna ce diocèse avec la plus grande sagesse , et il défendit toujours avec courage les prérogatives de sou Église, à laquelle il épargna beaucoup de malheurs. L'an 18U0, il fut appelé à succéder à Pie VI , et son premier soin fut de rétablir l'ordre dans les finances du gouvernement pontifical; puis il publia la bulle Post diutumas, qui contient des règlements très-sages sur l'administration civile et l'organisation judiciaire. Pie VU vit avec bonheur la religion catholique rétablie o» France, les provinces de Rénovent et de Ponte- Corvo rendues au Saint-Siège, et il ne put refuser de venir à Paris afin de sacrer le nouvel empereur. Cependant la mésintelligence ne tarda pas à éclater entre le gouvernement français et Rome; le pape n'ayant pas voulu accéder à d'injustes prétentions, fut en butte aux persécutions les plus cruelles; tous ses Etats

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