‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 608 sur 1294 · XXXVI. PIERRE (Jean des). Voy. Des · texte numérisé non relu

XXXVI. PIERRE (Jean des). Voy. Des

XXXVII. PIERRE C0MEST0R, doyen de l'église de Troyes, et chancelier de l'église de Paris , né à Troyes , mort en 1178, fut surnommé Comestor, en français le Mangeur, à cause de la quantité de livres qu'il avait lus avec rapidité.

PIER

PIBR

Chargé de la chaire de théologie à Paris, il l'occupa jusqu'en 1169, époque à laquelle il la laissa i Pierre de Poitiers , mais sans abandonner sa qualité de chancelier. Il termina ses jours à l abbaye de Saint-Victor. Il était regardé comme un des plus habiles docteurs de son temps. Nous avons de lui : 1° Scholastica Histoha super fiovum Testaptentum , et/m addihonibus atque inmh<ntv>, histoire qui s'étend depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 63 de Jésus- Christ. Elle a été regardée pendant plus de trois siècles comme ce qu'il y avait de plus parfait dans ce genre , et on l'a appelée scholostique , à cause de l'usage qu'on en faisait dans les écoles; Reutling, 14/1, in - fol.: Strasbourg, 1483 et 1502; Bàle, 1486, in-fol.; Paris. 1513, in-4»: Haguenan, 1519, in-fol.; Lyon, 15», in-4«, et 1543, in- 8°; Venise, 1728; traduite en français, l'an 1494, par Guyart des Moulins, sous le titre de In Bitte historiée , dédiée à Charles VIII; Paris, sans date (1096), 2 vol. in-fol. avec grav. sur bois , et sous le titre de Bible Esrolastre; traduite aussi en flamand ; — 2° Sermones, qui ont d'abord été attribués à Pierre de Blois; Mayence, 1600 et 10(15; on les trouve anssi dans la Bibliothèque de» Père», Lyon, 1677; — 3» un Sermon sur la conception ttnmaeutée de In sainte Vterge; Anvers, 1536. Voy. D. Ceillier, llist. des Aut. mer. et écriés., tom. XX 111 , p. 305 et suiv. Richard et Giraud. qui donnent certains détails fur les ouvrages de Pierre Comestor. Papillon , Bibtioth. des auteurs de Bourgogne. Chaudon et Delandine, Diction, histor. Feller. Michaud. La fiouv. Biogr. génér. Le Dktwn. de la tttéol. cathol

XXXVIII. PIERRE DE BADNIQUEL, évéque de Neusladt, né à Bauniquel , vivait au xv« siècle; il avait fait profession chea les religieux de l'Ordre de Saint-Augustin , et était un des hommes de son temps qui possédaient le mieux l'Écriture. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° une Hist<\re de l'Ancien et du Souvenu Testament ; — 2° des Commentaires sur if» Proverbes, f Ecclésiaste , le Cantique des cantiques, etc. Voy. Trithèrae, De Scriptor. ecct. colfertanen.

XXXIX. PIERRE DE BÉNÉVENT , surnommé Morra, cardinal, vivnit du xu* au xin* siècle. 11 professa longtemps le droit canon a Bologne, puis devint secrétaire du pape Innocent III, qui le nomma quelques années après cardinal et légat du Saint-Siège dans le midi de la France. C'est en cette dernière qualité qu'il présida en 1215 un i oncile tenu à Montpellier, et auquel assistaient cinq archevêques, vingt-huit évéques, beaucoup d'abbés, d'antres ecclésiastiques, et un grand nombre de barons. On a de ce cardinal : Compilât io, ou recueil des Décrétâtes d'Innocent 111, fait par l'ordre de ce Pape , et qui

en 1210. Voy. le Diction, de la théol. ca-

parut

thol.

XL. PIERRE DE BLOIS . théologien et historien, né à Blois vers l'an 1130, mort vers 1200, était profondément versé dans les belleslettrea, la philosophie, la théologie et le droit. Il acquit bientôt une grande réputation par son savoir, et , vers 1167. Guillaume du Perche l'emmena en Sicile , où il devint précepteur du jeune

S rince Guillaume II, et garde du sceau royal. I eut une si grande part au gouvernement que les Siciliens en furent extrêmement jaloux ; ce qui l'obligea à revenir en France, ou il enseigna les arts libéraux. En 1175 il se rendit en Angleterre, où le roi Henri II le chargea de plusieurs négociations importantes ; puis il entra • l'archevêque de CantorWry, qui le

nomma son chancelier et archidiacre de Bath. Plus tard il devint archidiacre de Londres. Pierre de Blois montra toujours le plus grand xèle pour l'honneur de la religion; mais son peu de modération lui suscita de nombreux ennemis. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1* un recueil de cent quatre-vingt-trois Lettrés ; — 2» soixantecinq Servions ou Exhortations; — 3* De Transfiguratione Dormni ; — 4* Compendtutn in Job; — 5° De Jerosolymitana Peregrinatione acceleranda ; — 0° /> Confessione sacramentaria ; — 7* De Pd*nitentia; — 8" De Institution episcopi ; — 9» De Judtrorum Per/tdia. Ses Œuvres complètes ont paru à Paris, 1519, in-fol.; Mayence, 1600. tn-4*; ibid., 1605, in-8"; la meilleure édition est celle qui a été donnée par Goussainville; Paris, 1677, m - fui.-, elle a été reproduite dans la Bibliothecn maxima Patrum, tom. XXIV. Voy. Dom Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecks,, t. XXIII . p. 206 et suiv.

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