XLI. PIERRE DE CELLE Voy. Celle ,iï* III
XL1I. PIERRE DE CLUGNY ou CLUNY, surnommé le Vénérable, né en Auvergne l'an 1093. mort le 24 décembre 1156, appartenait à la famille des comtes Maurice ou de Montboissier. Il prit l'habit religieux à Cluny, et l'an 1121 succéda à saint Hugues, qui en était abbé , et travailla à faire revivre dans son monastère la dis» cipline monastique, qui y était fort affaiblie. En l'absence de Pierre, Ponce, on de ses prédécesseurs, entra à main armée dans l'abbaye de Cluny, mais Honoré II excommunia Ponce, qui mourut à Rome en 1126. Pierre reçut à Cluny le pape Innocent II , puis le fameux A bêla rd ; il assista au concile de Pise en 1131, fit un voyage à Rome en 1146. dans le But de renoncer a sa dignité; mais le pape Luce II n'y ayant point consenti, il revint dans son monastère , où il combattit les erreurs de Pierre dé Bi uvs et de Henri , le fondateur de la secte des lienririens (voy. Henri, n° IV). Il eut un différend avec saint Bernard au sujet d'un moine de Cluny qui avait été élu évêque de Langres, et il fut obligé de prendre la défense de son Ordre contre l'apologie du même saint. 0"oiqu'il n'ait pas été canonisé dans les formes, son nom est placé au 25 décembre dans les Martyrologes des bénédictins et dans celui de France. On a de lui : 1» des Lettres; — 2» un Traité contre tes Juifs ; — 3» quatre livres contre la série des sarrasins; il ne nous en reste que deux, qui ont été insérés dans les PP. Martenne et Durand , Amplissimn Collectio, tom. IX ; — 4* Traité contre Pterre de Bruys; — 5» un Sermon sur la Trans/L guration ; — 6» deux livres de Miracles arrivés de son temps ; — 7» Statuts de Cluny ; — 8» des Proses f des vers, des hymnes, etc.; ces ouvrages ont été publiés par le P. Martin Marier, Bibliotk. de Cluny; 1614. Voy. Trithème, De Sfriptor. eccl. Le Jmtm. des Sainnts, 1719, 1720 et 173*. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers., art. Pierre le Vénérable.
Xl.l il PIERRE DAMIEN ou DAMIANI, DE DAM1EN. Voy. Damien, n° IV.
XLIV. PIERRE DE DRESDE, hérésiarque, né à Dresde, mort à Prague en 1410 , fut chas«é de son pays pour y avoir propagé les doctrines des vaudois. Il se retira à Prague, où il déclama surtout contre la communion sou» une seule espèce, puis il s'unit aux hussites contre la suprématie du Pape , et répandit leurs idées sur la nature de l'Église. 11 a écrit des ouvrage?»
Soi sont aujourd'hui complètement oubliés. Voy. loréri, Diction, histor. ta .\<>w. Biogr génér. XLV. PIERRE DE H ERENTALS .chanoine régulier de Prémontré et abbé de FJorelT, né
PTEH
PIER
dans le Brabant, mort vers l'an i486, a laissé : 1» un Commentaire sur les Psaume*; Cologne, 1481 ; plusieurs fois réimprimé ; — 2° on Abrégé des Vies des Pattes d'Avignon , publié par Baluxe. Nous rappellerons gué les Vies dès Papes d'Avignon, publiées par Baluze, ont été mises à T Index par un décret du 22 décembre 1701).
1LYI. PIERRE DE LAODICÊE. prêtre de cette église , vivait au vit' siècle. On lui attribue quelques ouvrages, entre autres celui qui est intitulé : Expoeitio Gratinais Domtniear, que I on trouve dans la Bibliothèque des Pères. Voy. Le Mire, A wtuar. de Seriptor. ecct.
XLVIL PIERRE DE LA RÉSURRECTION , religieux carme de la province de Touraine, mort à Rennes en 1873, a laissé : 1° De f Amour et de in c**maissanec de Jésus et de Marie ; 2 Vol. m -4e; — 2« Manuel des religteux; — de Soliloques de f homme sage f — 4° Exercices de la ftitude ; Rennes , 106l ; in-8» ; — 5° Le Gouvernement des passions; Nantes, 1662; — 6" La Vie spirituelle traitée avec méthode; — 7» De la Conversation des religieux. Voy. la BiMinth. Carme' ki.. iom. II, col. 597.
XLYUL PIERRE DE MAILLEZAIS, chronique nr du xr* siècle, embrasia la règle mouasuqu# sous la discipline de Goderanne , abbé de Mailerais, dans le bas Poitou. Il avait la répulation d'un homme d'esprit, de mérite et de savoir. Nous avons de lui un récit intéressant pour IhLtoire de son époque, principalement pourcelledescomtes de Poitiers et de l'abbayede Mailleiais , le P. Labbe t'a compris ( Malteacen*e Chrontcon ) au nombre des documents qu'il a re* cueillis pour l'histoire d'Aquitaine. Ce oui a rapport à la Translation de saint Higomer a été publié de nouveau par D. Mabillon et les Bollandtstes. Ybv. D. Rivet, llist. littér. de la France, t. VI, p. 509. La Saur. Bioer. oénér.
XLIX. PIERRE DE POITIERS, religieux de I Ordre de Clunv, mort après l'an 1141, fit profession dans on monastère d'Aquitaine, et devint secrétaire de Pierre le Vénérable, qu'il accompagna en Espagne l'an 1141. On a de lui, outre des Poèmes en vers élégiaqups : 1° trois Lettres adressées à Pierre le Vénérable ; ces écrits ont été recueillis dans la Bibliothèque de Cluny; — > 2» une Lettre adressée également à Pierre le Vénérable , et qui a été insérée par DD. Mar* tenne et Durand dans VAmpHsrima Collectm, tom. II, p. 11. Voy. D. Rivet, Hitt. littér. de la France, tom. XII, p. 49 et suiv, Richard et Gi-
L. PIERRE DE POITIERS, disciple de Pierre Lombard, vivait du xu* au Xiu* siècle. Il succéda à Pierre Comestor dans la chaire de théologie de Paris en 1169 , ce qui lui acquit une
Kinde réputation , et il devint chancelier de ris. Innocent III et Célestin le prirent souvent pour arbitre dans divers procès. On a de Pierre de Poitiers cinq livres des Sentences ; Paris, 1655. 11 s'est montré fort attaché à la noetnne de son maître, mais il n en a pas suivi la méthode. Voy. D. Ceillier, Hvd. des Aut. sacr. et erefé»., tom. XXHI, p. 53 et soiv. Richard et Giraod . vers la fin de l'art. Pierre Comes-
U. PIERRE DE SAINT- ANDRÉ (Jean -Antome Bampalle en religion), carme déchaussé, né à l'Isle, dans le cotntat Venaissin. en 1621, mort a Rome l'an 1671 , professa la philosophie et la théologie , et devint vers l'an 1667 déOniteur général de son Ordre. On loi doit quelques ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° HisgeneraHs Fratrum dismlceatorum Ord. de >ï Rome , 1668-1671, 2 vol. in-fol.;
c'est la continuation de celle qu'avait entreprise le P. Isidore de Saint-Joseph; — 2» Le Réiigieu* dans la solitude; Lyon, 1668, in-42; — # Vie du B. Jean de la Croix ; Aix « 1675. Voy. Michaud, Bi<<gr. univers. La Nouv. Biogr. gtnér, LU. PIERRE DE SAINT- ROM U A LD Voy.
GUILLEBAI'D, n° II.
LUI. PIERRE DE SAINTE-FOIX, de I Ordre des Carmes, né en Angleterre , mort au couvent de Norwich en 1462, était docteur de Paris. Il se fit connaître comme prédicateur, professa et fut inquisiteur en Angleterre. Onade lui : ,1* des Sermons f — 2* des Commentaires sur Its E pitres de saint Paul et de saint Pierre; *» 3* Protconia sententiarum ; — 4# Atphmhetum ihèologite; — 5» Placila theologiee; — 6» Determinattonet varia, etc. Voy. Lucius,/n Bihlinth. Carm. Pitseus, De Script, nngl.
LIV. PIERRE DE 8ICILB (Petrus Siculus), chroniqueur italien du ix», se rendit à Bytance en 830, afin d'échapper à la persécution des Sarrasins ; l'empereur Basile et ses fils lui donnèrent plusieurs bénéfices ecclésiastiques. Il a laissé en grec : Historia de vana rt stolida Manicho-ontm hmreti ; Ingolstadt, 1664, in-^; Paris, 1639, in» fol.; — cette traduction latine eut du P. Matthieu Raderus. Voy. Le Mire, In A l'tuar. Baronius,ilr)fM/*4, tom. X. Possevin, Apparat, sac. Moneitore, Biblioth. Sicula.
LV. PIERRE DIACRE, écrivain grec, vivait au vi* siècle. L'an 519, il vint a Rome en qualité de député au sujet d'une dispute qui s'était élevée entre Victor, défenseur du concile de Chalcédoine, et les moines de Scythie, qui voulaient qu'on dU qu'une personne de la Trinité avait été crucifiée pour nous. On a de lui : ua Traité de l'Incarnation et de la grâce de Jésus- Christ , qui a été inséré dans la Bibliothèque des Pères. Vu;,. Bellarmin, De Seriptor. ecct. Posse* vin. In Apparat. Sacro.
LVI PIERRE D'OSMA . professeur de théologie a Salamanque, vivait au xv« siècle. Il à composé un Traité de ta concession, dans lequel il avançait , entre autres erreurs : 1* que VË* alise de Rome pouvait errer dans ses décisions; 2* qu'il faut se confesser des péchés secrets, et non de ceux qui sont connus; 3° que le sacrement de pénitence , quant à la grâce qu'il prodoit, est un sacrement de la loi de nature, nullement établi dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, etc. L'archevêque de Tolède condamna ce livre à être brûlé , et Sixte IV confirma ce jugement en 1479. Voy. d'Argentré , Collect. judie., tom. I, p. 146. Feller, Biogr.
LVIL PIERRE LE BIBLIOTHÉCAIRE, chroniqueur, né à Rome en 1107, mort après l'an 11»), prit l'habit de Saint-Benoit au couvent du Mont-Cassin. Exilé en 1128 à l'instigation de quelques moines jnloux de son savoir, il revint peu de temps après dans son couvent, où il exerça les fonctions de bibliothécaire. Admis en présence de Lothaire , qui désirait rétablir l'accord entre les moines du Mont-Cassin et le pape Innocent II, Pierre déploya tant d'éloquence et d'habileté en plaidant la cause de son couvent, que Lothaire l'éleva aux dignités de logotheta a secretts , d'auditor, de chartulatre et de chapelain impérial. Plus tard, Alexandre III chargea Pierre de diriger provisoirement le monastère du Mont-Cassin pendant une vacance du siège abbatial. Oh a de Pierre ; !• le 1V« livre du Chrontcon S. Monasterii Cannent*, dont il a aussi revu et corrigé les trois premiers livres, dus a Léon d'Ostie ; Venise, 1513 ; Paris , 1668 , les Scriptore* de Muratori, tom. Ill ; 2» U-
hellus de viris illustribus Casinensibus ; Rome , 1655; Paris, 1666, dans la Btbliotheca Palrum, tom. XXII, et dans Muratori, Scriptores , t. IV; — 3» Disciplina monastica, dans la ColJectioauctorum Ordinis S. Benedicti ; Paris, 1726; — 4° Vita S. Aldemarii, Acta S. Guinimnis et Januarii, dans le recueil des Bollandistes; — 5» Vita S. Placidi , dans les Acta Ord. S. Benedicti, tom. I. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et eccl., tom. XXIII, p. 78 et suiv.
LVIII. PIERRE LE CHANTRE, théologien, né dans le Beauvoisis, mort à l'abbaye de Longpont en 1197, professa la théologie a Paris, où il devint grand chantre de la cathédrale. Nommé en 119*1 a l'évèché de Tournai , il vit son élection cassée pour vice de forme , et il ne fut pas plus heureux en 1196, lorsqu'il fut appelé au siège épiscopal de Paris. Sa santé ne lui permettant pas de prêcher la croisade en France, Pierre en chargea son disciple, Foulques, curé de Neuilly. Il prit l'habit religieux à Lougpont, et il mourut au moment ou il venait d'être nommé doyen de Reims. On a de lui : Verbum abireviatum ; Mons, 1639, in- 4". Voy. la Nom. Biogr. aénér. Henri de Gand, De Scriptor. eccl., c. xv. Chronic. Alberk., p. 411. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et eccl.
LIX. PIERRE L'ERMITE, chef de la première croisade , né à Amiens vers 1050, mort en 1115 à l'abbaye de Neu-Moutier, près de Huy , dans le diocèse de Liège , quitta la profession des armes pour embrasser la vie crém i tique , et ensuite celle-ci pour la vie de pèlerin. 11 entreprit en cette qualité un pèlerinage à Jérusalem 1 an 1093. Profondément touché de l'état déplorable où étaient réduits les chrétiens, et de la profanation des lieux saints, il résolut de travailler à la délivrance de Jérusalem, et en particulier à celle du saint sépulcre*; il soumit son plan à Siméon , patriarche de Jérusalem, qui lui remit une lettre adressée à l'Eglise romaine et a tous les grands de l'Occident. Encouragé par cette lettre, et surtout par une apparition de Jésus -Christ, dans laquelle, comme il le raconte lui-même, le divin Sauveur lui promettait le succès de son entreprise , il se rendit plein de joie en Italie , où il fut accueilli favorablement par Urbain II. Ainsi reconnu député du Pape et de l'Église de Jérusalem, et muni de lettres adressées aux grands de la chrétienté, Pierre parcourut toutes les contrées de l'Occident, traçant le tableau le
{dus émouvant de l'oppression des chrétiens, de a cruauté des Turcs, et du déshonneur infligé à la foi chrétienne. A la même époque, c'est-à-dire en 1095, Comnène , empereur des Grecs , demandait qu'on l'assistât contre les Turcs ; et c'est ainsi que la croisade fut décidée dans le concile de Germon t. Après la prise de Jérusalem, Pierre revint en Occident, et se retira dans l'abbaye de Neu-Moutier, où il finit ses jours. Il a été diversement jugé. Tandis que de son temps il fut regardé comme un saint, les temps modernes n'ont voulu voir en lui qu'un fanatique. Le savant Haas, qui fait cette réflexion, ajoute judicieusement : « La vérité n'est dans aucun de ces extrêmes ; l'Église ne Ta pas canonisé ; mais l'histoire en sait assex sur son compte pour qu'on ne puisse pas le confondre avec uu fanatique ou un séducteur. » Voy. Guillaume de Tyr, Gesta Deiper Franco*, 1. 1, c. xi-xvm. Baronius, Annal, ecclesiast. Pagi, Critica. ad ann. 1095 e seqq. Labbe. Concilia gênerai ia , tom. IX. Michaud, Hist. des Croisades, tom. I. Feller, qui réfute complètement les objections des philosophes moderne* et des autres enne-
mis de la religion catholique. Haas, dans le Diction, de la théol. catkol. La Nom'. Biogr. génér., dont cependant plusieurs réflexions sont empreintes d un esprit de malveillance.