I. PIGNATELLI (Antoine). Voy. Innocent, n» XII
II. PIGNATELLI (Jacques), docteur en théologie et en droit dans le royaume de Naples , vivait an xyj i siècle. On a de lui : 1* Consultattotm canonica»; Rome, 1G68, 1075, 3 vol. inlol.; Venise. 1606, 5 vol. in-fol.; Lyon, 1700,
1 vol. in-fol.; une dernière, 12 vol. in-fol.; — 2» Jacobi Pignatelli Ecriptaleis m Saientinu tacr Theolog. ac J. V. doctoris. Novinima Consultations canonica* prœcipuas controversias qva* ad firfem ejusque regulam spectant , M quihus errorts ailtœorum , infidelium, schismaticorum , txrreticorum, et atiorum Ecclesiat catltolica hostium refs~ runtur et repeilunlur, preetertimque illas qua* rirca S. inquisitionis tribunal versantur. Vbi de inquiriloribus , eorumque offteialibus et rninistris, de reis in quos jus et potestntem habent deque pœnis pro casuum varietate istis inftigendis et quant plurima a lia ad hoc argument um facimtia complectentes. Il y a dans ces 2 vol. trois cent trente-deux consultations sur la foi chrétienne et sur les hérésies qui la combattent ; Porto- Kerrajo, 1711 ou 1712, 2 vol. in-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1712, p. 438, 1» édit., et p. 308, 2« édit.
PIGNER0L (Pinaroiium), ville épisc. de Piémont sous la métropole de Turin, située sur le Cluson, à l'entrée de la vallée de La Pérouse. H y avait une abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit qui avait été fondée en 1064. et qui fut érigée en évèché en 1748. Voy. Richard et Giraud Gaet. Moroni.vol. LUI, p. 59-81.
PIGN0RIA (Loremo), en latin Pignaràu, curé de l'église Saint -Laurent et chanoine de Trévise, né à Padoue en 1571, mort l'an 1631, était profondément versé dans le droit canon. Il fut secrétaire de Marco Cornaro,évèque de Padoue, qu'il accompagna à Rome. 11 s'appliqua dans cette ville à l'étude des monuments et à l'examen des bibliothèques. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Mensœ Isiacœ, seu vetitstissima* tabula* trnea* sacris AZgi/ptiorum simulucris ca*lat<r Explicatio,cum auctuariode variis veterutn ha*reticorum amuletis, ex antiquis gemmis et sigt/lis; Venise, 1005, in-4"; Francfort, 1608, in-4*; Amsterdam, 1669, in-4»; — 2» La Vita di S. Giustina ; Venise, 1626, in-4»; — 3» Symbolorum epistoKcorum Liber; ibid., 1628, 1629, in-8». Voy. Thomasini, In Vit. Pign. et in Etog. doetor. Nicéron, Mémoires, tom. XXI. Chaùffepié, Nouv. Diction, histor. Michaud, Biogr. univers. La Nnuv. Biogr. géaér.
PIKARD. Voy. Picard, n» I.
PILA, lieu de Palestine dont Sophonie parle lorsqu'il s'écrie : Jetez des cris de douleur, habitants de Pila. Au lieu de Pila, l'hébreu porte Machtesch, que la Vulgate a traduit par dent molaire dans le livre des Juges (xv, 19), mais que plusieurs habiles interpi-étes ont considéré, d'après la paraphrase chatdaique de Jonathan et l'historien Joseph, comme un nom propre de lieu , qui tire son origine de la victoire que Samson remporta sur les Philistins avec une mâchoire d'âne. Quant au prophète Sophoniet quelques-uns prétendent qu'il s'exprime ainsi a cause du ravage que Samson allait faire dans cette ville, après avoir tiré, par le secours de Dieu, de leau d'une dent mâchelière, ou d'un rocher qui en avait la forme. D'autres croient qu'il a en vue Jérusalem, où devaient être comme broyés ceux qui s'y rencontreraient à l'époque de la prise de cette ville par Nabuchodonosor. Voy. Juges, xv, 15 et suiv. Sophonie, I, il. D. Calmet, Diction.de la Bible, et Comment, littéral sur les Juges , p. 240. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengés, tom. II, p. 62-tiB, où sont réfutées les objections des incrédules contra le récit de la victoire de Samson.
PILARIR (Étieime), théologien hongrols,né â Olschova en 1615, mort à Neusalxa en 1608, était dis d'un ministre protestant. Il acquit beaucoup de réputation comme prédicateur. Kn